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16 mai 2018

Un week-end princier près de Chantilly

Le mercredi, mai 16, 2018

Je ne sais pas si j'étais plus excitée à l'idée de visiter le domaine de Chantilly, de découvrir la dentelle ou de goûter la vraie crème Chantilly.

Un peu (beaucoup) les trois.

Je ne me lasse pas de visiter des CHÂTEAUX.
En France, comme à l'étranger.
Des palais royaux, des châteaux forts, à l'architecture médiévale, baroque ou renaissance... 

Quand on en a vu un... on voudrait tous les voir.
Découvrir leur histoire, imaginer la cour qui s'y pressait pour les dîners mondains, ou l'Histoire qui s'y est jouée entre deux anti-chambres. Comment une mode vestimentaire a fait la renommée d'une ville ou comment un dessert connu dans le monde entier est né...

Bref, je me suis régalée... !

... à découvrir Chantilly et ses alentours, pendant ce long week-end de printemps qui m'aura valu mon premier petit coup de soleil de l'année tellement le temps était radieux. 


Château de Chantilly


Magnifique.
Difficile de qualifier autrement le château quand on arrive au portail et qu'on le voit entouré d'eau et de jardins

On n'imagine pas, alors que l'on a tout juste fait trois pas dans le domaine, qu'il y a déjà tant à raconter ; sur le "petit château" qui date du XVIème siècle alors que le reste a été construit au XIXème, ou sur la dépendance - un château, en vérité - construite dans le seul but de loger les 3000 invités du baptême du fils de Condé !


À l'intérieur, le château est un véritable MUSÉE.
Au sens premier.

La collection de son dernier occupant, le Duc d'Aumale (qui a légué le domaine à l'Institut de France à condition que les oeuvres restent telles qu'il les a agencées), est impressionnante. Plusieurs galeries de tableaux comme je les aime : des dizaines de toiles accrochées aux murs, sur fond de tapisserie ancienne et colorée.

On visite également les appartements, une impressionnante bibliothèque où je me serais bien installée sur un fauteuil pour découvrir un peu les trésors que recèlent les étagères, ou encore le couloir de service où sont entreposées des pièces du service de table en porcelaine de Chantilly qui m'a sérieusement fait de l’œil...


Et puis, il y a cette pièce que l'on ne voit pas.
Réservée aux restaurateurs du musée... mais que l'on a eu la chance de découvrir.

La bibliothèque cachée, en somme. 


Parc du château


Après une bonne heure et demie de visite du château, il était temps de découvrir le domaine. Ou du moins, une partie. Les JARDINS à la française dessinés par Le Nôtre au XVIIème siècle, le jardin anglo-chinois de la fin du XVIIIème, et le jardin à l'anglaise du XIXème.

Un véritable patchwork historique.
Ou comment traverser les siècles en quelques (bonnes) dizaines de minutes de marche.


Pour la petite anecdote, il y a, dans le domaine, le hameau qui a inspiré Marie-Antoinette pour le Hameau du Trianon. Cinq maisons représentant des habitations plus modestes de l'époque, entourées de vergers et de potagers, créées pour le divertissement des invités du château.

Aujourd'hui, il s'y cache un restaurant où l'on peut venir prendre une coupe de crème Chantilly, pour le goûter !

Domaine de Chantilly

Entrée : 8 € l'accès au parc et 17 € l'accès complet au domaine
Site internet : domainedechantilly.com


La capitainerie


Nous, c'est au restaurant du château que nous l'avons goûtée, la vraie crème Chantilly. Entièrement montée à la main, c'est ce qui donne droit à l'appellation ! Et ce qui la rend plus légère, en bouche, que celle réalisée au robot car on y fait entrer plus d'air !

Restaurant La Capitainerie

Ouvert tous les midis.
Menu du jour à partir de 29 €


On y a aussi déjeuné.
Et je vous laisse imaginer mon état d'euphorie quand j'ai su que nous allions manger DANS le château !

Assises, avec Lili in Wonderland avec qui j'ai passé ce séjour, à côté d'une fenêtre donnant sur une petite cour du château, on était BIEN

Brioche au saumon et œuf parfait ; dos de cabillaud au beurre blanc puis profiteroles accompagnées de crème Chantilly... en sortant de table, j'avais trop mangé, mais c'était tellement bon !


Grandes Écuries


Chantilly est connue pour être la capitale du cheval.
Et pour abriter les plus belles écuries du monde entier (rien que ça !).

Personnellement, je ne suis pas très calée sur le sujet. Et je ne suis jamais montée à cheval ; chose à laquelle j'ai très envie de remédier depuis que j'ai vu le spectacle équestre des Grandes Écuries.

Pas pour devenir une grande cavalière (c'est peut-être un peu tard, maintenant, de toute façon), mais pour en apprendre plus sur cet animal. L'approcher. Et découvrir ce plaisir d'une promenade à cheval. Dans la forêt de Chantilly, cela doit être magique !


Les grandes écuries abritent également le musée du cheval ; très intéressant ! On en apprend beaucoup sur la relation chevaux / hommes à travers le temps ; les croisements, l'agriculture, la chasse à courre, les courses hippiques...

Les grandes écuries

Entrée : 21 € le billet spectacle et 30 € avec le billet domaine.


Musée de la dentelle


Depuis quelques années, j'ai régulièrement des coups de cœur pour des pièces en dentelle. Dernièrement, j'ai cherché pendant près d'un an un petit caraco bleu marine avec de la dentelle au-dessus de la poitrine ; la pièce qui me manquait pour la marier avec un gilet en grosses mailles l'hiver, ou avec un simple jean au printemps. 

J'étais donc d'avance ravie de découvrir le musée de la dentelle.
Que je pensais plus grand.
Mais dont j'ai adoré la visite !

Seules deux pièces sont à visiter, mais avec une GUIDE, c'est tout ce qu'il fallait pour plonger, pendant une bonne heure, dans l'histoire de la dentelle de Chantilly. Qui est une dentelle entièrement faite à la main, à l'aide de fuseaux, soit dit en passant.

Musée de la Dentelle de Chantilly

Entrée : 5 € en plein tarif et gratuit pour les moins de 18 ans
Site internet : chantilly-dentelle.com


Maison d'hôtes


C'est un véritable coup de cœur.
Tant pour le lieu que pour l'accueil que nous a réservé Clare Howarth qui a, au fil des années, façonné un magnifique jardin paysagé là où il n'y avait rien, à son arrivée.

Une (fausse) peau de mouton posée sur une banc en extérieur, des plaids accrochés au porte manteau, des petits coussins partout dans la chambre, des bouquets de fleurs sauvage sur la grande table d'hôtes... est-ce que cette maison n'était pas juste complètement faite pour moi ?


J'avoue, j'y serais bien restée plus de deux nuits !

Qui plus est avec le petit-déjeuner qui nous attendait le matin : un délicieux cake au citron, des fruits rouges, du pain irlandais, des pancakes aux myrtilles... un RÉGAL.

La Maison et l'Atelier
26 rue des croix (Crouy-en-Thelle), 60530 Neuilly-en-Thelle

Site internet : lamaisonetlatelier.com


Autour de Chantilly


À quelques kilomètres de Chantilly, il y a la très jolie ville de Senlis à visiter absolument. L'office de tourisme distribue gratuitement un flyer avec plusieurs parcours qui permettent de découvrir les jolies rues de la ville, mais aussi les remparts et quelques belles vues sur la ville.


À midi, on a fait une halte au Comptoir Senlisien : risotto sauce écrevisse puis chou aux fruits rouges et glace verveine ; c'était parfait.


Nous avons également visité la Clouterie Rivierre, dernière clouterie de France.

De prime abord, j'avoue, je n'étais pas hyper emballée. Mais sur place, je me suis totalement laissée prendre par la visite, faite avec beaucoup de passion pour l'histoire de cette entreprise et ce métier d'artisanat derrière lequel il y a bien plus que des clous pour accrocher des tableaux au mur... comme des pointes recouvertes d'or pour la maroquinerie de luxe, par exemple !

Clouterie Rivierre
6 rue des Usines, 60100 Creil

Visites les mercredis et les week-end sur réservation - 9 € / personne.
Site internet : clous-rivierre.com


La région a également abrité plusieurs carrières (qui ont notamment servis à la construction du château de Chantilly, mais également d'autres monuments à Paris !), alors nous avons fait une halte au Musée de la Pierre de Saint Maximin où une visite guidée d'une ancienne CARRIÈRE est proposée.

Maison de la Pierre
22 rue Jean-Jaurès, 60740 Saint-Maximin

Entrée : 6,50 € pour les adultes et 5 € pour les enfanrs
Site internet : maisondelapierre-oise.fr


Un grand merci à Oise tourisme pour ce beau séjour dans le département.

10 avr. 2018

Dernière escale en Islande, sur la Côte Sud

Le mardi, avril 10, 2018

Je n'aurai jamais fait autant d'articles sur un seul et même voyage, et j'ai pourtant envie de dire que c'est déjà la fin. 

La dernière étape de ce road trip vers l'inconnu.
Vers un nouveau type de voyage, pour moi.
Sans des dizaines de musées et châteaux à visiter, mais plutôt des immenses contrées nues. 
Inhabitées.
Sauvages.
Ou presque.

Je suis une fille qui aime la ville. L'agitation. L'idée qu'il y a toujours quelque chose à voir. À faire.
Et je me suis découverte une envie de calme. De NATURE. De partir sur les routes et de profiter du paysage. À deux. 
D'être dehors, entourée de panoramas sublimes, pour construire des trolls de pierre, suivre des oiseaux sur un sentier, écouter le bruit des vagues qui s'échouent contre les falaises volcaniques...

Après deux journées passées dans le Cercle d'Or, nous avons refait nos valises, chargé la voiture, et nous sommes partis pour une dernière escale sur la Côte Sud. Sans doute la partie la plus isolée de notre périple. Avec pour objectif de voir les premiers icebergs de notre vie...


Seljalandsfoss


L'intérêt d'un road trip, c'est de pouvoir s'arrêter quand on veut.
Quand un paysage nous semble intéressant.
Quand un panorama est indiqué sur un panneau.
Ou quand un groupe de personnes s'est arrêté, et que notre curiosité est attisée.

On avait ainsi toute une liste de points d'intérêts repérés sur une carte avant de découvrir les icebergs, en commençant par - sans doute - le lieu le plus humide de tout ce séjour : Seljalandsfoss. Une chute d'eau de 65 m de haut absolument assourdissante, qui éclabousse tout à plusieurs mètres à la ronde, mais surtout derrière laquelle on peut passer pour avoir un tout autre point de vue.

Le chemin est glissant. Un peu boueux aussi. Mais se retrouver derrière cette chute d'eau est MAGIQUE.


Gljufrafoss


Un peu plus loin, à cinq minutes à pied tout au plus, il y a une seconde cascade à aller voir.
Plus petite mais plus cachée.

Que l'on peut observer de haut, en faisant un petit peu d'escalade, ou par en bas, en se risquant à sauter de pierre en pierre, dans la petite rivière qui en découle. (C'est là que l'on est content d'avoir des chaussures bien étanches !). On se retrouve alors au pied de cette cascade, dans une CAVITÉ creusée dans la roche par le temps et - certainement - l'érosion due à l'eau.

On était trempé, malgré nos petites vestes étanches.
Pas question de risquer l'appareil photo là-dessous.
Mais c'était à voir !

C'est en reprenant la voiture, en longeant la côte Sud de l'Islande, que nous nous sommes rendus compte que nous étions pratiquement au pied de Eyjafjallajökull ; sans doute le volcan islandais au nom compliqué le plus connu de toute l'Europe. Ce volcan qui est entré en éruption, deux fois, en 2010, et qui a bloqué une bonne partie du trafic aérien...

Ainsi, le long de la route, on croise la ferme de Þorvaldseyri qui a notamment fait face aux nuages de cendres provoqués par l'éruption, avec succès, mais non sans difficulté. Nous n'y sommes pas allés, mais une exposition raconte les défis qu'ils ont dû relever pour que la ferme survive à cette éruption.


Skógafoss


Quand j'y repense, chaque cascade était vraiment différente. Et c'est sans doute ce qui les rend toutes si intéressantes à découvrir.

D'en bas, Skógafoss est absolument impressionnante. 62 m de chute sur 25 m de large ; elle est belle.


Mais pour l'apprécier pleinement, il faut faire l'effort de prendre les escaliers, un peu abrupts, qui permettent de monter à son sommet, de là où se jettent les chutes. Et partir pour 45 min de PROMENADE, environ, en longeant le cour d'eau qui rentre dans les terres, et dévoile alors de magnifiques paysages.

Un nuage de brume nous suivait. 
Le bruit de l'eau accompagnait notre marche.
Et devant nous, un océan de verdure.
C'était calme. Agréable. Reposant.


Sólheimajökull


À moins de vingt minutes en voiture, l'ambiance était tout autre.
Si je m'étais presque séparée de mon écharpe durant la balade le long de la rivière, je m'apprêtais alors à m'enrouler dedans des pieds à la tête.

Ce fut notre première rencontre avec un GLACIER.

Ou une langue glacière, plus exactement ; celle de Sólheimajökull, qui peut s'escalader avec un guide et l'équipement adapté.
Sans, il est déjà possible de l'approcher de très près, et de mettre les pieds sur cette plage de sable et de glace qui la borde.


Reynisfjara


Notre dernière étape de la journée fut la plage de sable noir de Reynisfjara.
Je ne vous en ai pas parlé, jusqu'ici, mais l'Islande est l'un des personnages principaux de la série Games of Thrones ; les paysages volcaniques, été comme hiver, se transforment régulièrement en plateau de tournage.

C'est le cas de cette plage, près de la ville de Vík í Mýrdal.


Maison d'hôtes


Notre logement, pour la nuit, se trouvait alors à pas moins de 218 km de Vik.
Ce soir là, on avait choisi une petite ferme / maison d'hôtes pour point de chute, loin de tout
Entourée de moutons.

Mais je crois que ce qui m'a le plus marquée, c'est la distance à parcourir pour trouver la première supérette et la première station essence : plus de 50 km. Pas question d'oublier de faire son plein d'essence !

La Côte Sud était clairement l'étape la plus SAUVAGE de notre road trip. Déserte. Très peu urbanisée. Mais avec de magnifiques sites naturels à découvrir.

Lækjarhus Farm Holidays
Borgarhöfn 6, Lækjarhús, 781 Höfn

Je crois que c'est pour cela, que j'aime tant partager avec vous mes voyages : parce que j'ai l'impression de les faire une seconde fois.
Mais inévitablement, je dois les terminer, une seconde fois...

Réveillés par aucun bruit de voiture aux alentours, nous n'avons cependant pas traîné au lit ; nous avions une longue route avant d'arriver à l'aéroport, et les icebergs nous attendaient !


Jökulsárlón


Sans doute l'endroit où je me suis le plus crue au Groënland.

Des ICEBERGS dérivaient devant mes yeux en direction de la mer. 
Avec leur couleur bleue absolument impressionnante. 
De véritables statues de glace façonnées par la nature, parfois striées des cendres des éruptions volcaniques.

Au bord de la lagune, l'air semblait avoir subitement chuté de 10°C, et pourtant, nous y sommes restés un moment, à regarder les nuances de couleurs, les formes des icebergs, et leur dérive, pas si lente que ça d'ailleurs !



Un petit arrêt sur la route pour admirer une dernière fois ces petites églises islandaises, à l'architecture trop mignonne pour ne pas faire penser aux maisons de poupées.


Parc national Skaftafell


Pour cette toute dernière journée en terres vikings, nous avions envie d'en prendre plein les yeux, une dernière fois.

Alors après les icebergs, nous nous sommes arrêtés au parc national de Skaftafell pour s'offrir un dernier grand bol d'air pur durant une belle randonnée de deux heures.

Plusieurs circuits sont prévus pour les touristes, avec des panneaux indiquant les différentes routes à suivre afin de découvrir les beaux sites naturels que renferme le parc. À commencer par la CASCADE de Svartifoss, moins impressionnante que celles des jours précédents, mais absolument superbe. Elle jaillit au centre d'une très belle formation d'orgues basaltiques qui sont caractéristiques de l'île.


Nous avons peut-être eu de la chance, mais c'est dans un grand calme que nous avons pu faire cette PROMENADE. Bien que ce soit un parc très populaire, on était bercé par le chant des oiseaux et le bruit du vent. Les conditions idéales pour discuter tranquillement et profiter du paysage qui se déroulait sous nos yeux.


Au milieu de cette verdure, nous avons vu se dessiner, au loin, la langue glacière de Skaftafelljökull. Un point de vue permet d'en surplomber une partie, depuis les falaises de Sjónarnípa, et d'admirer les icebergs qui s'en détachent.

Un océan de glace, voilà ce qui se trouvait à mes pieds.
Avec la montagne, face à moi, embrumée.
Le ciel bleu perçant sous les nuages blancs.