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12 déc. 2017

Un week-end à Lausanne dans l'ambiance des fêtes de fin d'année

Le mardi, décembre 12, 2017

Le gruyère a-t-il des trous ?
Sans doute la question la plus clivante de ce séjour en terre vaudoise. Fin novembre.

Alors que les températures chutaient en France, et que je me sauvais de l'autre côté de la frontière, en SUISSE... où les températures faisaient de même, mais avec le beau lac Léman en fond et un air de fête dans la ville.

Le marché de Noël à chaque coin de rue, les installations pour le festival des Lumières made in Lausanne, et même quelques flocons de neige le dimanche... la magie du mois de décembre n'était déjà plus très loin.

On rajoute à ça la délicieuse odeur de fondue, dégustée sous un igloo en bois avec son feu de cheminée à l'entrée, et le tableau était (déjà) parfait.


C'est au pied du lac que l'on a commencé ce séjour. À une dizaine de minutes à pied du centre ville, mais déjà dans une toute autre ambiance.
Paisible.
Apaisante.

Les remous tranquilles du lac.
La montagne en fond.
Et quelques cygnes, tête sous l'eau et fesses en l'air, pour compléter ce paysage de carte postale.


Avec notre hôtel, juste-là. Le château d'Ouchy, datant du XIIème siècle, bien que seul le donjon demeure de cette époque.

Donjon dans lequel ma chambre de princesse, avec son lit baldaquin, m'attendait.


Bon à savoir quand on choisit son logement : à Lausanne, une carte de transport est délivrée à tous les clients des hôtels pour toute la durée de leur séjour. D'un cinq étoiles comme d'une étoile.

Et le prix des billets de transport n'étant pas négligeable, c'est plutôt un avantage qui peut peser dans la balance !

Château d'Ouchy
Place du Port, 1006 Lausanne

Site internet : chateaudouchy.ch


Trois jours et deux nuits, c'était parfait pour découvrir la ville de Lausanne, avec ses petites rues plein de charme, et son absence de frénésie que l'on retrouve souvent en ville. Même le jour du marché.


La plus belle vue sur Lausanne se mérite.

Quelques volées de marches à grimper avant d'arriver sur la place, devant la cathédrale, qui surplombe la ville. Et depuis laquelle on a pu assister à un magnifique coucher de soleil.


Pour la petite histoire, la cathédrale est si grande qu'à sa construction, elle coupait la ville en deux.
Tout bonnement.

Alors pour palier à ça, les deux arches latérales de l'entrée de la cathédrale étaient ouvertes de sorte que la route, reliant les deux côtés de la ville, passait dedans !


À une dizaines de minutes en train, changement total de paysage.

La montagne et le lac sont toujours là, formant plus que jamais LE paysage Suisse que l'on aime prendre en photo. Mais avec les vignes en plus ; une successions de très beaux VIGNOBLES qui donnent d'excellents vins Suisses que l'on connaît assez peu. Faute d'être suffisamment exportés.

Parce qu'ils en produisent trop peu ou en boivent une belle quantité, c'est la question qu'on s'est posée...


... avant de filer au Petit Versailles, un domaine qui nous a accueilli pour une petite dégustation de vins. Coups de cœur pour leur Grand Cru Calamin ainsi que leur Grand Cru Dézaley-Marsens De la Tour 2012 et 2014...

"Le Petit Versailles" - domaine des frères Dubois
Chemin de Versailles 1, 1096 Cully

Site internet : lfd.ch


... dégustés avec des flûtes au beurre, qui sont un peu la version Suisse et salée du kouign amann : du beurre, de la pâte, du beurre, de la pâte.


Le marché de Noël de Lausanne - Le Bô Noël - n'est pas un marché mais des marchés.

Disséminés un peu partout dans la ville, avec plusieurs thématiques : terroir et vigne, artisans locaux, village des enfants...


C'est d'ailleurs au marché du terroir et de la vigne que l'on a mangé le plat local et de saison : la fondue vaudoise.

Totalement différente de la fondue savoyarde ; texture plus crémeuse et peut-être plus douce en goût.
Moitié gruyère (sans trou, très important !), moitié vacherin.

Bô Noël
Du 22 novembre au 31 décembre

Site internet : bo-noel.ch


Après une petite journée de pluie, le lac s'est montré (c)léman, et nous avons pu embarquer pour une croisière avec petit-déjeuner au chaud tandis que nous nous dirigions vers Evian.

Ou plutôt, une croisière déjeuner.
Parce qu'ici, on déjeune le matin, on dîne le midi et on soupe le soir. Toujours bon à savoir, pour éviter la confusion quand on réserve au restaurant !

Croisière petit-déjeuner
35 CHF pour les adultes et 25 CHF pour les 6-16 ans

Site internet : cgn.ch


De nouveau sur la terre ferme, on s'est mis en direction du musée Olympique.

J'avoue, je n'ai jamais vraiment regardé les jeux olympiques.
Le sport, en général, m'ennuie assez, à la télévision.

Et j'ai pourtant eu un véritable coup de cœur pour ce musée.
Qui m'a donné à voir cette compétition, non plus à travers la lorgnette des sponsors publicitaires, mais de l'ambition initiale ; le rassemblement des nations pour un moment de partage.
Et de PAIX.

Parce qu'à la base, dans l'Antiquité, le temps des jeux olympiques signaient une grande trêve entre tous les peuples.
Et moi, je trouve ça beau. 

En plus d'avoir une exposition passionnante sur l'histoire des jeux olympiques, la mythologie qui va avec et leur renaissance avec Pierre de Coubertin, le musée est aussi hyper ludique.

Avec des machines qui permettent de tester son adresses, ses réflexes, et de voir combien il est impossible difficile de viser une cible en étant essoufflée (combiné course/tir du pentathlon).

Musée Olympique
Quai d'Ouchy 1, 1006 Lausanne

Entrée : 18 CHF pour les adultes, 12 CHF pour les étudiants et  10 CHF pour les 6-16 ans
Site internet : olympic.org/fr/musee


J'aime tellement la fondue que je crois que j'aurais pu en manger (presque) tout le week-end.

Mais il était clairement plus raisonnable de goûter d'autres spécialités, comme le fameux Papet Vaudois. Un plat réconfortant, totalement de saison, à base de saucisse de chou, de pommes de terre et de poireaux.

On l'a dégusté dans la brasserie (un peu) secrète et tellement belle de la Nébuleuse (qui ne sert pas, pour l'heure actuelle, de repas.)

Une belle histoire, que cette brasserie. Créée par trois amis, presque clandestinement dans leur garage, avant de réussir à avoir un vrai espace pour brasser (et même accueillir des clients).


Je ne suis pas une véritable amatrice de bière.

Mais derrière La Nébuleuse, il y a de vrais passionnés.
Qui aiment innover et surprendre, en créant une recette délirante par mois (bière goût paella ou pizza, pour les plus folles), tout en recevant le bronze du prix New Style IPA du concours European Beer Stars !

La Nébuleuse
Chemin du Closel 5, 1020 Renens

Site internet : lanebuleuse.ch


Et comme à mon habitude, j'ai quelques adresses sous le coude à vous recommander : 

- Le Lacustre, un restaurant presque les pieds dans l'eau, face au lac, où je me suis régalée avec des filets de perche du Léman.


- Le Pointu, un café à l'ambiance décontractée, où le chocolat chaud / chantilly est parfait pour se réchauffer après un tour des marchés de Noël.


- Et Eat Me, restaurant / bar à cocktails qui nous invite à un tour du monde, avec des assiettes de tapas à partager absolument délicieuses, inspirées des cinq continents.

Après ça, il ne restait qu'à rentrer à Lyon, le ventre (bien trop) plein de bonnes choses !

* * *

Un grand merci à We Like Travel et l'office de tourisme de Lausanne pour ce beau séjour.

28 nov. 2017

Premiers pas en Islande dans la ville de Reykjavik

Le mardi, novembre 28, 2017

Je n'ai jamais été aussi proche du Groenland que cet été, quand, avec le chéri, nous avons décidé de partir, à la fin du mois d'août, vers la destination la plus tropicale que nous avons pu imaginer : l'Islande.

C'était un peu une obsession, ce Groenland, d'ailleurs.
Savoir que l'on était plus proche de cette terre de glace que des îles britanniques, c'était peut-être ce qui cristallisait ce sentiment d'être presque au bout du monde, perdus sur une île où la première station essence peut se trouver à 50 km de notre chambre d'hôtes...

Ce qui, à première vue, ne ressemblait absolument pas aux vacances dont j'avais l'habitude. Aux semaines dans une capitale, à parcourir les musées et restaurants, à flâner dans les boutiques locales et à se promener dans les parcs...

Mais je me suis laissée convaincre.

D'abord, de partir dans un pays où il n'y a presque personne. Et presque rien.
300 000 habitants environ dont 200 000 sont regroupés dans la (pas si grande) région de REYKJAVIK.
Et de filer sur les routes.
Prendre une voiture, et avaler des kilomètres pour aller voir des merveilles de la nature.

En février dernier, quand on a réservé nos billets, c'était pour moi un grand pas vers des vacances plus lentes, presque plus lagom ; on partait loin, mais sur place, on allait vivre à un tout autre rythme. À profiter du bruit des cascades, accepter de marcher sous la pluie, flâner sur une plage de sable noir...

Alors on a commencé en douceur.

En passant deux jours à Reykjavik, la capitale. 
Toute petite capitale, si on compare avec ce que l'on connait en Europe.



Une ville tellement agréable à parcourir, avec ses petites maisons colorées, en tole ou en bois... elles donneraient presque envie de prendre un pot de peinture et de tout repeindre, de retour chez soi !


Pas de gratte-ciel, pas de grands immeubles dans le vieux Reykjavik et aux alentours du port. Seulement des petits bâtiments ; boutiques de souvenirs, restaurants, et quelques habitations.


La vue, sur l'ensemble de la ville, est d'ailleurs magnifique du haut de la Hallgrímskirkja, une immense église en béton de 74,50 m absolument pas banale. Très contemporaine et très différente de l'architecture locale, où les maisons dépassent rarement le deuxième étage.

Par chance, il n'y a pas 150 000 marches d'escalier pour monter à son SOMMET, mais un ascenseur avec une douce musique classique / religieuse qui accompagne l'ascension.

Nous l'avons fait en fin de journée ; les couleurs des habitations, plus bas, étaient donc moins visibles, mais ce fut l'occasion de voir la ville éclairée à la nuit tombée.

Hallgrímskirkja
Hallgrímstorg 101, 101 Reykjavík

Accès au clocher : 700 ISK en tarif plein / 100 ISK pour les enfants


Le soir, Reykjavik aurait presque des airs de village de Noël.

En plein mois d'août, déjà, le soleil se couche plus tôt que chez nous. Et le manque de luminosité, en automne/hiver, pousse les habitants à installer des guirlandes jusque sur les arbres, dans les rues.

Et si on ajoute à ça que j'étais bien au chaud, emmitouflée dans ma grosse écharpe et mon pull en laine, avant de tomber nez à nez avec LE magasin du père Noël, alors oui, j'étais déjà en plein mois de décembre, du moins dans ma tête.


Comme chaque fois que l'on part découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture, on file faire quelques MUSÉES. Et ces deux jours à Reykjavik étaient l'occasion ou jamais d'en apprendre plus sur l'histoire de ce pays dont je ne connaissais quasiment rien, si ce n'est l'image que j'avais de ses premiers habitants, les Vikings.

(Qui n'étaient finalement peut-être par les premiers puisque des moines irlandais auraient régulièrement fait des retraites sur les îles Féroé, vers l'an 700, avant de fuir à l'arrivée des Vikings.)


Reykjavik 871 +/-2

EXPOSITION SUR LA COLONISATION


C'est un tout petit musée par sa taille, mais absolument étonnant.
Il a été construit autour d'un site de fouilles archéologiques où la plus vieille habitation islandaise a été retrouvée, en 2001.

Une longue maison Viking datant de l'an 871, plus ou moins 2 ans (d'où le nom donné au musée), dont on fait le tour en apprenant comment vivaient les premiers habitants de l'île (qui étaient majoritairement chasseurs et pêcheurs). L'exposition est même dotée d'écrans et de maquettes permettant de reconstituer l'intérieur probable de la maison.

Reykjavik 871 +/-2
Aðalstræti 16, 101 Reykjavík

Entrée : 1600 ISK pour les adultes, 900 ISK pour les étudiants et gratuit jusqu'à 17 ans / comprenant une visite au musée en plein air
Site internet : borgarsogusafn.is



Þjóðminjasafn Íslands

MUSÉE NATIONAL D'ISLANDE


De l'extérieur, ce n'est pas le bâtiment le plus accueillant.
Mais nous avons bien dû passer deux bonnes heures à le parcourir, tellement il est riche et intéressant. 

Ce musée retrace l'histoire de l'Islande depuis l'âge de la colonisation à l'époque moderne. Les premiers arrivants, les sagas VIKINGS, l'arrivée de la chrétienté puis l'indépendance... autant d'informations et anecdotes qui ont enrichi notre compréhension du pays.

Par exemple, on a compris pourquoi il y avait autant d'églises partout, même dans les villages qui ne comptaient que deux maisons. Parce que les églises étaient des édifices privés qu'il était bien vu de faire construire quand on avait de l'argent.

Þjóðminjasafn Íslands
Suðurgata 41, 101 Reykjavík

Entrée : 2000 ISK pour les adultes, 1000 ISK pour les étudiants et gratuit pour les moins de 18 ans
Site internet : thjodminjasafn.is


Árbæjarsafn

MUSÉE EN PLEIN AIR


Un voyage dans le temps, c'est exactement ce que nous avons fait quand nous avons posé le pied dans ce grand musée construit comme un petit village.

Un village où cohabiteraient des habitations islandaises de différentes époques, entre les XIXè et XXè siècle. Démontées puis remontées ici, près de Reykjavik, pour conserver le patrimoine islandais.

Chaque maison est différente.
Et raconte sa propre histoire.


Suðurgata 7 est l'une des premières que l'on fait, quand on arrive. Elle ne parait pas si grande, de l'extérieur, mais une fois dedans, on s'y perdrait presque, avec ses escaliers un peu partout pour rejoindre les différentes pièces. 

Entièrement aménagée, cette habitation contient deux logements, imaginés comme étant, d'un côté, celui d'une famille ayant les moyens de s'offrir toutes les commodités modernes comme l'électricité et l'eau courante, et de l'autre, comme étant le foyer d'une veuve qui loue différentes parties de sa maison à plusieurs personnes moins aisées.



Et puis, on passe dans une autre maison, où l'on en apprend un peu plus sur le travail (clandestin) des femmes qui n'avaient officiellement pas le droit de travailler mais qui avaient besoin de le faire pour permettre à leur foyer de gagner plus d'argent.


Dans une autre, on découvre comment sont construites les maisons islandaises, avec la tole et le bois ; tellement différentes des nôtres !

Et ainsi de suite, de maisons en maisons, en passant par la petite église, les étables ou le vieux garage automobile.

Árbær - musée en plein air
Kistuhylur 4, 110 Reykjavík

Entrée : 1600 ISK pour les adultes, 900 ISK pour les étudiants et gratuit jusqu'à 17 ans / comprenant une visite au musée Reykjavik 871 +/-2
Site internet : borgarsogusafn.is


Reykjavik possède aussi une petite île presque totalement sauvage, qui fut une douce transition entre la vie urbaine et le départ pour un roadtrip en pleine nature sauvage islandaise... je vous raconte ça très vite !