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L'été - une saison pour rêver et s'évader

3 août 2020


L'été est sans doute la saison que j'apprécie le moins.
Chose paradoxale pour une habituée des vacances de la mi-août.

À moins que ce besoin d'évasion traduise une envie de fuir ? L'été et ses températures étouffantes. Cette sensation de lourdeur dans les jambes. De fatigue qui envahit le reste du corps. Et la tête, aussi. Sans parler des moustiques...

En été, j'ai besoin de partir. De rêver. De m'évader.
Pas toujours très loin (bien que j'aie une forte attirance pour les pays du nord...).
Parfois même sans bouger.

Simplement pour m'éloigner du quotidien et des douze mois qui se sont écoulés ; la paperasse administrative, la pression que l'on peut se mettre pour la rentrée, l'impatience qui s'accoude aux nouveaux projets...

Ralentir.
La chaleur nous y invite inévitablement.
S'évader. Rêver. Pour mieux revenir ensuite.


Voyager en cuisine


Quand je repense à mes plus beaux voyages, je me souviens des paysages, bien sûr.
Mais aussi des plats que j'y ai dégusté.
Invariablement.

La nourriture fait partie intégrante de mes voyages ; j'aime goûter tout ce qui est typique de l'endroit où je me trouve, même si ça signifie manger de la panse de brebis farcie à la petite cuillère.
(Surtout que, bien préparé, le haggis est délicieux.)

Pas étonnant que je boive autant de thé par jour ; ainsi j'ai toujours un peu l'impression d'être en Angleterre !

Ma bibliothèque s'est donc beaucoup remplie de livres de cuisine britannique (et comme mes envies d'évasion me ramènent systématiquement là-bas, les exemples de cet article risquent d'être très orientés Angleterre / Écosse), mais cela marche aussi bien avec de la cuisine thaïlandaise ou italienne ; le tout est de préparer ce qui nous fait voyager.

Ici, quand on veut retrouver nos souvenirs danois, on prépare des smørrebrød, alors qu'une tourte aux pommes encore tiède nous ramène à Amsterdam.
Pour trouver des livres de cuisine d'occasion : Abebooks.fr

Et quelques ouvrages que j'affectionne particulièrement :

- British Baking pour la pâtisserie
- Tea fits for a Queen pour l'afternoon tea
- The Great British Book of Baking pour les tourtes

* * *

Rêver de belles destinations


Plusieurs études ont montré qu'une grande partie du bonheur résidait dans l'attente.
L'être humain retire autant (voire plus, selon les cas) de joie du chemin qu'il parcoure que de son arrivée au sommet.

Et quand il s'agit de voyage, des chercheurs ont même compté que le bonheur d'anticipation pouvait s'étaler sur huit semaines avant le départ !

En d'autres termes : se réjouir en amont du voyage que l'on va faire participe pleinement au plaisir de voyager. Et personnellement, je trouve que c'est un formidable moyen de s'évader.

Aujourd'hui, je sais que je retournerai en Écosse parce que cette destination me fait réellement rêver.
Je ne sais pas quand.
Pourtant, je suis abonnée à une dizaine de comptes Instagram qui relaient de magnifiques photos du pays. Et j'ai un petit dossier Instagram, orné du drapeau écossais, dans lequel j'enregistre tous ces châteaux et paysages que je voudrai voir lors de notre prochain voyage.

Je prévois aussi de faire la côte Sud de l'Angleterre.
Rien n'est prévu. Ce sera peut-être l'année prochaine comme dans trois ans.
Mais depuis deux ans déjà, j'épingle sur Mapstr ces villages au charme fou, et ces salons de thé dans lesquels je projette de passer. (Notamment chez The Cobbles Tea Room dans la ville de Rye.)

Des petites doses d'évasion quotidiennes qui arrivent dans mon feed Instagram, comme sur mon compte Pinterest, et qui me font ponctuellement voyager virtuellement en attendant d'y aller pour de vrai.


S'évader à deux pas de chez soi


Et puis, il y a tous ces coins merveilleux pas si loin de chez nous.
Ces villages pittoresques que l'on oublie de visiter alors qu'ils ne se trouvent qu'à quelques kilomètres.

C'est un grand classique : on ne pense pas forcément à jouer les touristes quand on se sent à la maison.
Et pourtant, il y a tant à découvrir en ne passant parfois pas moins de 30 minutes dans une voiture ou le wagon d'un train.

L'été, pour nous, est synonyme de baignade en rivière.
Pas de crique Corse ou de calanque près de Marseille ; seulement des rivières ardéchoises qui sont pourtant de véritables petites oasis de tranquillité pour s'évader (et se rafraîchir !) le temps d'une journée.

Et puis, à la nuit tombée, on se laisse happer par la magie du cosmos.
Il suffit de lever un peu la tête pour voyager beaucoup plus loin !

Pour vous évader sans parcourir des miliers de kilomètres :

- Trois jolis coins pour se baigner en Ardèche
- Prendre le temps de regarder les étoiles

* * *

Recréer une ambiance propice à l'évasion


On a tous, en tête, une image de ce petit coin de paradis où l'on voudrait pouvoir s'évader à loisir.
Une ambiance que l'on aimerait retrouver chaque fois que l'on a besoin de souffler.

La plage de sable blanc et l'eau turquoise, avec des effluves de monoï dans l'air, pour certains.
Pour moi, la brume et la cornemuse, les cottages aux toits de chaume et l'odeur du feu de bois.

Ce sont des odeurs.
Des musiques ou des bruits ambiants aussi.
Une atmosphère toute entière, presque palpable.

L'été, plus que jamais, j'ai envie d'y retourner.
De laisser ma journée de travail bien derrière moi, et m'évader loin en recréant cette ambiance qui me plait :

- à travers la lecture de livres où les descriptions me transportent dans les rues de ces petits villages anglais,
- avec de la musique, comme la bande-son des films Harry Potter quand mon esprit recherche un peu de magie,
- ou en allumant une bougie ; il existe tant de parfums que l'on peut passer d'un moment farniente à la plage à un instant cocooning devant la cheminée d'un chalet en un craquement d’allumettes.


Et vous, comment vous évadez-vous en été ?

Road trip en Écosse - de l'Aberdeenshire à St Andrews

22 juil. 2020



J'ai repoussé ce moment.
Tant et si bien que cela fait bientôt un an que nous sommes partis en voyage en Écosse.
Mais il est temps de conclure cette série d'articles sur ce road trip qui m'a véritablement fait tomber amoureuse de ce pays. De sa nature quelque peu sauvage. De ses paysages empreints de brume et de mystère.

Et de ses petits villages.
Bourrés de charme.

Quand nous avons préparé notre itinéraire à travers les terres écossaises, nous avons choisi de prendre le contrepied de la plupart des guides touristiques. De faire la boucle dans "l'autre sens" : commencer par les Highlands, séjourner sur l'île de Skye, s'émerveiller dans la vallée de Torridon, remonter vers Inverness, puis redescendre par la côte Est.

On voulait voyager loin et ménager notre monture. Plus ou moins.
Arriver en pleine forme pour profiter des randonnées dans les Highlands où nous avons passé la majeure partie de ces deux semaines, et terminer par quelques jours de flânerie, de château en château et de ville en village.


Fyvie


En descendant vers Aberdeen, notre route fut une succession de châteaux.
Tous plus beaux les uns que les autres.
Certains parfaitement féériques, comme le château de Fyvie avec ses murs roses et ses nombreuses tourelles.

Le parc est très grand, en accès libre (seul le parking est payant).
Un bel endroit pour flâner avec un magnifique château en toile de fond.
De belles parties boisées.
Un lac.
Quelques cygnes à observer...

... avant de reprendre la route.


Craigievar


Le second château de conte de fées mais aussi un véritable coup de cœur !

Préférant passer plus de temps dans les Highlands, nous avons décidé de ne passer que quelques jours sur la côte Est, et seulement deux jours dans l'Aberdeenshire. Alors nous avons fait un choix : ne visiter qu'un seul château. Un peu une première puisque nous passons énormément de temps à en visiter habituellement (comme ce fut le cas, l'année précédente, au Danemark)

C'est donc sur Craigievar que notre choix s'est porté.
Après avoir lu différents avis un peu partout, et surtout sans avoir vu une seule photo de l'intérieur.
Elles y sont tout simplement interdites.

Mais quelque chose dans les recommandations lue sur ce château a retenu notre attention.
On a alors commencé la visite, guidée et en petit groupe... et dès la première salle, on était conquis.

Pas de dorures au plafond ni de lustre en cristal qui habille une salle de bal aux dimensions invraisemblables ; pas, non plus, de meubles en marqueterie qui auraient nécessité le travail de 58 employés sur dix ans. Choses qui sont toujours un régal pour les yeux, soit dit en passant.

Mais l'ambiance de Craigievar est totalement différente.
C'est comme entrer dans un foyer accueillant ; on s'imagine sans mal s'asseoir autour de la table qui fait face à la cheminée entourée du tartan clanique qui recouvre les chaises et habille le sol au moyen d'un grand tapis.

Ce n'est pas un château de la démesure. Il n'est pas très grand d'ailleurs.
Mais la visite nous emmène dans des salles qui respirent une ambiance douillette à l'écossaise... et qui regorgent d'anecdotes ; un fantôme serait même passé par là !

Le château de Craigievar
Craigievar Castle, Alford AB33 8JF

Tarif : 14,50 £ par personne - gratuit pour les adhérents au National Trust for Scotland
Plus d'informations : www.nts.org.uk

Sandman Signature Aberdeen


Le soir venu, nous avons rejoint Aberdeen où nous avions pris une chambre pour la nuit.

J'avais trouvé les photos du hall de l'hôtel particulièrement séduisantes (des coussins en tartan sur des canapés qui semblaient confortables, il ne m'en fallait pas plus pour être convaincue) et nous n'avons pas été déçus !

L'établissement se situe plutôt sur un secteur d'hôtellerie haut de gamme (c'est un quatre étoiles), tout en étant un cocon très douillet. Je n'ai pas pris le temps de faire plus de photos, mais la chambre était parfaite : très bonne literie, grande salle d'eau avec douche à l'italienne... tout le confort d'un bel hôtel, qui plus est très bien situé dans Aberdeen, à un prix qui restait raisonnable.

Sandman Signature Aberdeen
 St. Andrew Street, Aberdeen, AB25 1AD

Réservation sur : booking.com

Angus & Ale


L'hôtel possède un bar / grill / restaurant, mais on a préféré sortir en ville, d'autant que nous avions repéré, à quelques minutes de marche, un restaurant à burgers très bien noté et recommandé pour sa viande de bœuf Angus ; particulièrement locale comme spécialité, c'était l'occasion !

L'ambiance est très décontractée, à la croisée des chemins entre le pub et le restaurant je dirais.
Et les produits sont délicieux.
Les avis ne mentaient pas : les burgers étaient tout simplement parfaits.

Angus & Ale
28 Adelphi, AberdeenAB11 5BL

Site internet : angusale.com

Aberdeen


Le lendemain matin, nous avons passé quelques heures à découvrir la ville.
Aberdeen abrite quelques très jolis bâtiments, mais ses rues n'invitent pas spécialement à la flânerie ; peut-être un peu trop moderne pour moi, je ne lui ai pas trouvé spécialement de charme.

Mais la promenade a eu le mérite de nous ouvrir l'appétit, ce qui était fort nécessaire puisque nous avions repéré une adresse pour un petit-déjeuner / brunch (beaucoup trop) copieux.


The Craftsman company


L'ambiance, tout d'abord : un grand comptoir en bois, des ardoises noires suspendues aux murs en pierres apparentes, des tables et bancs à l'aspect rustique, et ce canapé chesterfield en cuir... un endroit très cosy et accueillant où l'on se sent tout de suite chez soi.

Et puis, au menu, tellement de choses appétissantes comme ces assiettes de pancakes / bacon / compote de pommes (l'association de saveurs est étonnante mais réussie !).

L'établissement est à la fois un coffee shop et un ale shop (comme ils se définissent) spécialisé dans le café qu'ils torréfient eux-mêmes, mais aussi la bière qu'ils choisissent artisanale. De notre côté, nous nous sommes arrêtés au café (du moins, le chéri, parce que pour ma part, j'ai opté pour le chaï latte - très bon !) puisqu'il était très tôt, et c'était parfait.

The Craftsman company
2 Guild Street, Aberdeen AB11 6NE

Site internet : thecraftsmancompany.com




Dunnottar


La dernière étape de notre road trip consistait à redescendre par la côte Est jusqu'à Saint Andrews pour une dernière escale avant de rentrer - à contrecœur - chez nous.

Sur la route, on peut apercevoir les ruines du château de Dunnottar à flanc de falaise avec les vagues qui viennent frapper les rochers en contrebas et l'eau à perte de vue en arrière-plan. Même sans le visiter, le panorama et la promenade jusqu'au site mérite qu'on s'y attarde un peu.


Glamis


C'est par une longue route bordée d'immenses arbres que l'on arrive au château de Glamis.
Celui-ci se dévoilant ainsi, pierre après pierre, à nos yeux impatients de le découvrir tout entier.

Le soleil commençait alors à descendre vers l'horizon, éclairant ses façades d'une belle couleur chaude et une agréable promenade nous attendait dans le parc autour.

Difficile à prendre en photo, il y a une curiosité végétale à ne pas manquer en se promenant. Un arbre, énorme, plusieurs fois effondré sur lui-même, ayant repris racine par ses branches pour se redresser et s'élever vers le ciel autant de fois que possible. Une véritable petite grotte faite d'entrelacs de branches et de racines, où l'on ne sait plus très bien distinguer le tronc du reste de l'arbre.


The Adamson


Pendant la plus grande partie du séjour, nous avons opté pour des logements avec une cuisine pour pouvoir se poser le soir, et préparer le pique-nique du lendemain. Et en écrivant cet article, je me dis que l'on s'est bien rattrapé sur la fin du séjour, en terme de restaurants !

Comme, ce soir-là, nous logions en chambres d'hôtes près de St Andrews, c'est en ville que nous avons dîné.Par chance, il restait une table pour deux personnes, mais il me semble plus sage de réserver si on veut être certain d'avoir une place.

The Adamson est un bar / restaurant avec une belle carte de cocktails et des plats de saison préparés avec des produits locaux; on s'est régalé avec une tourte à l'agneau accompagnée d'épinards, d'oignons frits et de purée.

The Adamson
127 South Street, St Andrews KY16 9UH

Site internet : theadamson.com

Claremont Cottage


C'était LE logement que j'attendais le plus de tout ce séjour.
J'avais eu un véritable coup de foudre en voyant les photos apparaître dans mes recherches, et il était justement disponible le jour où nous avions prévu de visiter St Andrews ; une belle façon de clore ce voyage.

Dire que nous n'avons pas été déçu serait peu dire.
Tout était absolument parfait.

La chambre, avec ses fauteuils recouverts d'un tweed aux couleurs si parfaites que j'aimerais retrouver le même pour chez moi ; les hôtes tellement accueillants, aux petits soins, et avec qui nous avons adoré échanger ; et le petit-déjeuner avec des œufs brouillés tout à fait excellents.

Claremont Cottage
Claremont Cottage, St Andrews KY16 8NZ

Réservations sur : booking.com


St Andrews


On peut difficilement ne pas avoir entendu parler de cette ville.

Berceau du golf, oui.
Pleine de charme avec ses maisons aux pierres apparentes, aussi;
Mais surtout parce que c'est à l'université de St Andrews que Kate et William ont étudié et se sont rencontrés.

Alors oui, à mon tour, j'avais très envie de découvrir la ville par moi-même. Flâner dans ses rues qui semblaient si accueillantes... et qui l'étaient ! Comme une ville qui a conservé une atmosphère de village avec ses rues, pas si grandes, et son architecture très britannique.

Quant à l'université ?
Elle est magnifique ; je me serais bien vue faire mes études par ici !





On s'est aussi laissé aller à un peu de shopping :

- tout d'abord, au magasin The Great Wizard dédié à l'univers Harry Potter,
- et chez Kartel, une marque de montres écossaise où l'on a chacun pris un bracelet en tweed (qui rend nos montres ultra cosy).




The Cottage Kitchen


Pour déjeuner, nous nous sommes arrêtés dans cet établissement salon de thé / coffee shop où tous les produits sont sourcés localement.

Les sausage rolls étaient très bons et le carrot cake pas mal du tout !
En revanche, le service n'était pas des plus agréables.

The Cottage Kitchen
5 Logies Lane, St Andrews KY16 9NL

Site internet : cottkitch.co.uk

Falkland


En reprenant la route en direction de Glasgow, nous avons fait une halte dans ce petit village sur les vives recommandations de notre hôte de St Andrews. Ce n'est pas très grand mais l'endroit a beaucoup de charme, et nous avons poussé la porte de deux petites boutiques que je vous recommande :

- l'antiquaire sur la place du village, un véritable bric-à-brac de jolies choses anciennes,
- la friperie Vintage Quine, une rue plus loin.

J'ai découvert, plus tard, en commençant la série Outlander (parce que les paysages d’Écosse me manquaient...) que le village de Falkand avait servi de lieu de tournage. Autant dire que j'ai été étonnée d'entendre "on va à Inverness" et de voir ce petit village apparaître à l'écran.



Bientôt un an après la fin de ce road trip, l'envie de retourner en Écosse se fait déjà très forte.
On rêverait même d'avoir un cottage dans les Highlands, tout petit, juste pour les vacances... !

Mais en attendant de pouvoir y retourner, ou qui sait, de réaliser un jour ce rêve un peu fou, il est temps de tourner la page et de clore cette longue série d'articles sur ce road trip.

* * *

Liens utiles pour trouver un hébergement :

Booking pour les hôtels, maisons d'hôtes, bed & breakfast, auberges de jeunesse...
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Rendez-vous cocooning #7 - pique-nique, polar et jeu de société

8 juil. 2020



C'est avec un petit poncho par-dessus mes épaules nues que je m'assois derrière mon bureau pour ce nouveau rendez-vous cocooning.

Un été à deux vitesses.
Une chaleur étouffante le dimanche et un vent un brin frisquet le lundi.

Un short et un petit débardeur pour déambuler dans la maison, avec ce poncho d'une grande douceur et une tasse de thé Earl Grey dans la main gauche pour contrer ce petit air frais qui subsiste encore dans l'appartement.

L'été presque parfait, en somme, pour l'amoureuse de l'automne que je suis.
Pas trop chaud mais suffisamment pour profiter de la liberté d'enfiler une robe ; de sentir le vent jouer sous mon jupon, avant d'enfiler un gilet à grosses mailles pour profiter des longues soirées sur la terrasse.


Pique-niquer au bord d'un lac...


C'est tout un rituel.
C'est prendre le temps.

Le temps de préparer la veille les victuailles du lendemain. Des encas simples. Et frais.
Quelques sandwichs œufs / mayonnaise, empruntés aux afternoon tea anglais, se glissent toujours dans mon panier pique-nique. Aux côtés d'une salade de riz revisitée, d'une tarte oignon / courgette ou d'une salade de pommes de terre à l'allemande, selon les envies.

Le panier pique-nique aussi, est toujours de la partie.
J'aime le bruit que fait l'osier quand on l'ouvre. Ses couleurs qui rappellent les beaux jours. L'air de fête qu'il met dans l'air quand je le pose sur la table pour le remplir, le matin.

Et puis il y a le côté pratique.
La vaisselle bien rangée, le compartiment isotherme... ce n'est pas ce qu'il y a de plus léger à transporter et on prévoit souvent un sac supplémentaire pour emporter des thermos d'eau fraîche, mais je suis bien trop contente de le retrouver chaque été.


... et se plonger dans un livre


Vous le savez, je suis une grande amatrice de cosy mysteries.
Mais avant de découvrir ce sous-genre, j'étais une lectrice assidue de polars.

Et j'ai eu l'occasion de renouer avec ce genre à travers Le Cercle des plumes assassines.
Les personnages sont particulièrement attachants, le contexte vraiment peu ordinaire, et les traits d'esprit fusent ; c'est un polar, avec le suspens qu'il se doit, mais c'est aussi une comédie littéraire que j'ai pris énormément de plaisir à lire.

L'histoire : à l'heure du déjeuner, alors que le Cercle vieux (un petit groupe d'auteurs et journalistes) se retrouve comme tous les jours à la Table Ronde de l'Algonquin, un cadavre est retrouvé sous la table... un stylo-plume en plein cœur.

Le Cercle vicieux, l'Algonquin, Dorothy Parker, William Faulkner... l'histoire se déroule dans cet univers des années folles, dans la ville de New York, avec ces personnages qui ont pratiquement tous existé. L'auteur joue avec la chronologie et les faits pour les rassembler autour de cette enquête policière ; une idée brillante !

J'ai reçu ce livre dans la box Kube, un concept dont je vous ai parlé sur Instagram : chaque mois, un livre envoyé en fonction de ses goûts et ses envies, choisi par un libraire (et pas un algorithme !) grâce à un questionnaire rempli au préalable. J'ai adoré l'idée (je songe même à l'offrir...) alors je voulais vous en glisser deux mots par ici.


Préparer un chaï latte...


La boisson gourmande et cosy par excellence.
Celle que l'on déguste à l'heure du goûter, sous le plaid les jours de pluie, ou sur la chilienne de la terrasse quand le soleil descend dans le ciel...

Pendant longtemps, j'ai été méfiante vis-à-vis des préparations en poudre, alors même que la plupart des coffee shop utilisent ces mêmes mélanges pour faire leur chaï latte que je trouve bien souvent délicieux. (Cherchez l'erreur...)

Et puis, il y a eu cette commande Whittard.
Je touchais le fond d'un de mes thés préférés : l'afternoon tea dont je suis une adepte depuis plusieurs années.
J'ai ajouté le thé à mon panier, et puis j'ai flâné sur leur site. Décidé de goûter des chocolats chauds.
Et me suis laissée tenter par leur Spiced Chaï.

Ce fut la meilleure idée de ces derniers mois.
Leur préparation est un régal ; ni trop épicée, ni pas assez.
Et d'une onctuosité folle.

Seul bémol, qui a son importance si vous êtes aussi intolérant au lactose : le mélange contient de la poudre de lait ! Il me faut donc me résonner pour ne pas en faire tous les jours (l'avantage, c'est que la boîte durera plus longtemps), et prendre de la lactase quand j'en bois.


... et se lancer dans une partie de jeu de société


L'ambiance est différente mais le plaisir reste le même.
Devant une vidéo de feu de bois (à défaut d'avoir une cheminée) lovée dans un plaid en hiver, ou jusque tard dans la nuit, sur la terrasse illuminée par la guirlande accrochée à la pergola, les soirs d'été, je suis toujours partante pour une bonne partie de jeu de société.

À Noël, nous avons eu Imaginarium, un jeu à l'univers steampunk absolument magnifique.

L'histoire : les joueurs sont les employés d'une fabrique à rêves et souhaitent tous être le prochain membre de  l'Ordre des Grands Machinistes. Pour cela, il faut se démarquer dans l'atelier en créant des machines plus complexes, en produisant plus de ressources et en embauchant des assistants aux compétences diverses.

Le type de jeu : gestion de ressources. C'est un jeu qui fait réfléchir et nécessite d'adapter sa stratégie en fonction des autres joueurs mais aussi des objectifs à remplir et des assistants présents sur le plateau qui offrent un bel éventail de possibilités.

Après de nombreuses parties à notre actif, on ne s'en lasse pas !
Il fait d'ailleurs partie de mes petits chouchous.

D'autant qu'on peut véritablement y jouer de deux à cinq joueurs, grâce à un système de jeu légèrement différent (et très intéressant) si on joue en duel.

Un week-end prolongé en Toscane Auvergnate

25 juin 2020


La France fourmille de magnifiques régions à découvrir.
Même si j'ai un profond attachement pour les paysages écossais et même si je rêve déjà de nos prochains voyages au Royaume-Uni, j'aime aussi parcourir la France.

Découvrir des lieux magnifiques, parfois insoupçonnés, à quelques centaines de kilomètres.
Prendre le train ou la voiture, et m'évader en quelques heures.

Ces derniers temps, on a beaucoup entendu parler du Colorado dans le Lubéron, des côtes irlandaises à Etretat, du Canada autour des lacs... mais pour ma part, ce week-end, j'ai découvert la Toscane en Auvergne !

Je n'en avais jamais entendu parler jusqu'à ce que je reçoive un e-mail de l'association Toscane d'Auvergne ; une association qui rassemble des passionnés de la région ; une soixantaine d'adhérents qui tiennent un château, un restaurant, une maison d'hôtes... et qui mettent en avant leur versant de l'Auvergne. Celui de l'autre côté de la chaîne des Puys, où les vallées façonnent le paysage avec leurs nuances de verts et de jaunes.Ces mêmes paysages qui ont fait dire à Catherine de Medicis et à sa fille Margot, que la région leur rappelait leur Toscane.

Bref, ce week-end, j'ai été conviée à découvrir cette partie de l'Auvergne.
Je ne connais pas la Toscane italienne, mais une chose est sûre : cette Toscane française est splendide.


Louise Grenadine - blog slow lifestyle à Lyon depuis 2007