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Des shortbreads pour accompagner une tasse de thé

31 mars 2020

Recette de shortbreads

J'avais fait des réserves, lors de notre road trip en Ecosse.
Plusieurs paquets de shortbreads glissés dans nos valises pour accompagner nos tea time de retour en France.

Mais on a fini par toucher le fond.
Alors j'ai retroussé mes manches.
Sorti la farine et le beurre.
Et je me suis lancée à la recherche d'une bonne recette, bien gourmande qui se conserve plusieurs jours dans une boîte en fer afin de pouvoir picorer dedans tout au long de la semaine.

Défi relevé haut la main par Peyton and Byrne, et leur recette au bon goût de beurre si caractéristique de ces biscuits écossais. D'ailleurs, mon sacro-saint livre de pâtisserie britannique précise que manger un shortbread est ce qui se rapproche le plus de manger une plaquette de beurre !

Et le mieux dans tout ça ?

Cette recette est très simple.
Vraiment rapide à préparer.
De quoi me donner envie de faire une fournée chaque fois que la boîte est vidée !

Recette de shortbreads écossais

Ingrédients 


Le livre conseille l'utilisation d'un plat carré de 20 cm, mais au moment de déposer la pâte, je me suis rendue compte que les shortbreads seraient beaucoup trop épais ainsi (sans doute une coquille). J'ai donc divisé ma pâte en deux pour la faire cuire dans deux plats différents ; vous pouvez aussi faire deux fournées dans un plat de 20 cm de côté.

Pour une vingtaine de shortbreads :

- 300 g de beurre pommade
- 135 g de sucre en poudre
- 420 g de farine
- 1/4 tsp de sel

On peut remplacer le sucre en poudre blanc par du sucre brun pour donner un petit goût caramélisé à la pâte.

Facultatif : 2 tbsp de sucre en poudre pour saupoudrer les shortbreads


Recette


1. Battre le beurre et le sucre jusqu'à obtenir un mélange crémeux et homogène.

2. Dans un second récipient, tamiser la farine et ajouter le sel. Puis incorporer le mélange beurre/sucre, une moitié après l'autre, sans trop battre la pâte (juste ce qu'il faut pour marier l'ensemble des ingrédients, pas plus !).

3. Déposer la pâte dans un plat recouvert de papier cuisson, en l'étalant délicatement avec une spatule. Avec une fourchette, piquer la pâte, de façon aléatoire ou en faisant de belles rangées. Puis réserver au réfrigérateur pendant 15 minutes.

4. Préchauffer le four à 170° C.

5. Faire cuire pendant 40 à 45 minutes en bas du four pour que les shortbreads ne dorent pas trop rapidement. 

6. Sortir du four et saupoudrer de sucre en poudre (facultatif si on préfère les biscuits moins sucrés). Puis, tant que la pâte reste tiède, la couper pour former les shortbreads. Démouler lorsqu'ils ont complètement refroidi.




Rendez-vous cocooning #6 - puzzle, jardinage et chaï latte

24 mars 2020

Moments cocooning à la maison

Jamais rester chez soi et cocooner n'aura été aussi présent dans nos vies.
À tous.
Et malgré nous.
Dans un contexte véritablement particulier qui n'invite absolument pas à la détente.

Mais dans ces quelques moments de répit que l'on a, après le télétravail pour certains, les devoirs des enfants pour d'autres... quand on aimerait passer du temps à l'extérieur, profiter d'un week-end ensoleillé, c'est peut-être le moment de ressortir les vieux puzzles ou de prendre soin de ses plantes avec l'arrivée du printemps...

Et essayer, autant que possible, de profiter de chaque instant.

Activité slow et cocooning : faire un puzzle

Se lancer dans un puzzle...


J'y songeais depuis des mois. Plusieurs années même.
Prendre le temps de choisir un beau puzzle, étaler les pièces sur la table, et l'assembler. Quelques heures par-ci, quelques heures par-là.

Mais je m'étais arrêtée à l'idée d'en faire. Me demandant ce que j'allais pouvoir faire des boîtes, une fois les puzzles terminés.

Et puis, en décembre dernier, j'en ai offert un au chéri qui voulait aussi s'y mettre.
J'en ai choisi un qu'il aurait envie de conserver sous verre dans son bureau, plus tard. Une course de vélo, parce qu'il en est passionné ; les briques des bâtiments et l'aspect un peu rétro du dessin complétait parfaitement le tableau.

Finalement, c'est moi qui ait passé plus de temps dessus.
J'ai découvert que je pouvais rester des heures entières devant ces petites pièces en carton.
Que j'avais même beaucoup de mal à en décoller, si bien que je ne m'y mettais que lorsque j'étais certaine d'avoir du temps devant moi.

Bref... j'ai décidé de ne plus me poser la question de ce qu'allaient devenir les boites après avoir réalisé les puzzles, parce que c'est une activité que j'aime définitivement beaucoup trop, et qu'il y a plein de possibilité d'achat / vente d'occasion au besoin.

Le Tour de Yorkshire, 1000 pièces, Gibsons Puzzle (très belle qualité de l'image, des couleurs et des pièces)
Activité slow : jardiner au printemps

... avant de plonger les mains dans la terre


Nous avons cette chance d'avoir une terrasse en ville.
Et toujours quelques sacs de terres et terreaux différents dans un coin de notre garage.

Alors ce week-end, j'ai enfilé mes fidèles bottes en caoutchouc, retroussé les manches de mon pull, et j'ai enfoui mes mains dans la terre. Pour rempoter et resurfacer les plantes qui en avaient besoin. Et accueillir la petite nouvelle que l'on avait acheté juste avant le confinement, chez Gamm Vert : des œillets Dianthus Peach Party.

Quelques plantes que j'aime particulièrement, qui sont faciles à entretenir, et qui vivent très bien en pots et jardinières : 

- les fougères pour les terrasses et balcons ombragés - la fougère erythrosora a un port très bas, ce qui lui permet de bien résister aux endroits ventés,

- le romarin, les framboisiers, les fraisiers ou encore les plants de tomates cerises, avec une exposition plein soleil, pour avoir le plaisir de récolter et déguster ce que l'on a fait pousser,

- des cactus que l'on cantonne trop souvent aux intérieurs alors qu'ils vivent une très belle vie en extérieur, à profiter du soleil,

- les citronniers si on prend garde à bien les couvrir avec un voile d'hivernage en hiver.

Un chaï latte avec une mousse comme au coffee shop chez soi

Faire venir le coffee shop à soi...


On a un projet, depuis déjà quelques temps, qui se concrétisera (on l'espère) d'ici une petite année ou deux : déménager en dehors de Lyon. En maison. À la campagne.

Alors je nous ai lancé un défi : emmener avec nous les petits plaisirs de la ville.
Pizzas, burgers, makis, cocktails... et le chaï latte.
Celui du coffee shop.
Avec la mousse sur le dessus.
Et même le petit dessin en poudre de cacao, quand je m'y mets bien.

Verdict ?
On est prêt.

J'ai consulté 1000 et une fiches sur les mousseurs à lait. J'ai hésité 58 fois avant de faire un achat parce que la quantité maximale de mousse me semblait tout juste suffisante pour un cappuccino XXXS.

Et finalement, j'en ai trouvé un.
Parfait.
Avec la mousse parfaite.
Les quantités parfaites.

Et quatre fonctions au compteur : faire mousser le lait (chaud ou froid, au choix), chauffer le lait (pour éviter les casseroles qui débordent lors de la seule seconde d'inattention dont on a fait preuve) ou préparer un chocolat chaud.

Bref, le mousseur à lait parfait.

Mousseur à lait et chocolat chaud, WMF
Jeu vidéo Animal Crossing New Horizons

... et s'installer devant Animal Crossing.


Je suis une inconditionnelle du jeu. Clairement.
J'y ai joué sur Nintendo DS. Puis j'ai eu la Nintendo 3DS édition Animal Crossing New Leaf. Et j'ai remis ça avec la Switch, édition spéciale et nouveau jeu de la franchise : Animal Crossing New Horizons.

L'histoire : on quitte tout, et on part vivre sur une île déserte, avec quelques acolytes dans les valises, pour créer une nouvelle ville.

Le jeu : de la simulation de vie dans un univers terriblement mignon dans lequel on prend le temps de pêcher, planter des fleurs, attraper des insectes, décorer sa maison... mais aussi, nouveautés de cet opus : aménager l'ensemble de l'île et construire des meubles à partir de matériaux trouvés dans la nature.

Ce nouveau volet ouvre les portes vers un monde que l'on peut véritablement s'approprier grâce à la possibilité d'aménager l'île de fond en comble avec les meubles jusqu'alors réservés à notre maison. L'outil de création de motif PRO permet de créer des vêtements bien plus facilement grâce à des silhouettes pré-crées (robes courtes ou longues, pull en laine ou T-shirt...). Et l'ajout d'une monnaie basée sur les actions réalisées sur l'île augmente d'autant plus l'interactivité avec le jeu... une belle réussite !




Et vous, quels sont vos petits moments cocooning de ces derniers temps ?

Prinsesstårta, un gâteau traditionnel suédois à l'heure du thé

17 mars 2020

Recette suédoise : gâteau de princesse

Le thème était donné : une soirée ABBA, à la maison, avec une poignée d'amis.
L'occasion de me plonger dans mon livre Desserts Hygge, qui ne s'arrête pas au Danemark mais balaie toute la Scandinavie en terme de douceurs.

Un livre absolument canon.
Ponctué par de nombreux récits autour des traditions et spécialités scandinaves.
Avec ce dessert traditionnel suédois qui m'a tout de suite fait de l’œil. 

Le Gâteau Vert, rebaptisé Gâteau Princesse face à l'engouement des princesses Margaretha, Märtha et Astrid pour cette recette, est apparue pour la première fois en 1948 dans un livre de cuisine suédoise.

Depuis, il fait partie des pâtisseries emblématiques de Suède.
Avec ses belles couleurs.
Et sa gourmandise folle.

La recette n'est pas très compliquée, bien qu'elle demande d'avoir un peu de temps devant soi.
La partie la plus délicate, pour moi : la décoration en pâte d'amande. C'est d'ailleurs mon bûcheron ardéchois qui s'est occupé de modeler fleurs et feuilles, et d'abaisser la pâte à grands renforts d'huile de coude.

Je pense, d'ailleurs, que l'on peut tenter une version nude cake, sans habillage. L'intérieur est déjà tellement gourmand que l'on doit pouvoir se passer de la pâte d'amande si on manque de temps. (Mais avec, c'est toujours mieux.)

Recette du gâteau de Princesse suédois

Ingrédients


Une petite adaptation : j'ai troqué la crème liquide entière contre du mascarpone à défaut de trouver, en ce moment, de la crème liquide sans lactose non allégée pour la faire monter en chantilly. 

Et si cela vous intéresse, je trouve le mascarpone sans lactose chez Biomonde ; le beurre sans lactose dans les supermarchés Auchan.

Pour un gâteau de 8 à 10 personnes - génoise de 20 cm de diamètre :

- 4 œufs
- 120 g de sucre en poudre
- 120 g de farine
- 1 c. à café de levure chimique
- 1 pincée de sel
- 1 c. à café d'extrait de vanille ou 1 gousse de vanille
- 25 g de beurre fondu refroidi

Pour la garniture :

- 500 ml de lait
- 1 c. à café d'extrait de vanille ou 1 gousse de vanille
- 1 œuf entier + 1 jaune
- 100 g de sucre en poudre
- 30 g de fécule de maïs
- 1/2 c. à café de sel
- 25 g de beurre
- 600 ml de mascarpone
- 2 c. à soupe de sucre glace
- 150 g de confiture de framboises
- 200 g de pâte d'amande verte
- un peu de pâte d'amande rose

Pour la pâte d'amande, il est possible de colorer de la pâte blanche avec quelques gouttes de colorant. Pour cela, il suffit de préparer la couleur souhaitée dans un petit récipient, et de bien pétrit la pâte d'amande ainsi que le colorant.

Recette du Prinsesstårta, gâteau suédois

Recette


Préchauffer le four à 180°C et confectionner les génoises.

1. Verser, dans un saladier, les oeufs et le sucre. Fouetter jusqu'à ce que le mélange forte un ruban au bout du fouet.

2. Dans un second récipient, mélanger la farine, la levure chimique et le sel. Puis tamiser sur le mélange œufs/sucre en fouettant le tout. Et verser le beurre, lentement le long du saladier en mélangeant délicatement afin de ne pas faire entrer trop d'air dans la pâte. Incorporer, enfin, les l'extrait de vanille ou les graines d'une gousse.

3. Diviser la pâte en trois, et faire cuire chaque génoise avec un cercle de 20 cm de diamètre posé sur une feuille de papier cuisson, durant 7 à 9 minutes jusqu'à ce que le gâteau soit doré.

4. Laisser refroidir la génoise avant de retirer le cercle et le papier. Si celui-ci colle, l'humidifier légèrement pour le retirer plus facilement.

Préparer la crème pâtissière.

5. Faire chauffer le lait avec l'extrait de vanille ou les graines d'une gousse.

6. Pendant ce temps, dans un saladier, blanchir les œufs avec le sucre puis ajouter la fécule de maïs.

7. Lorsque le lait se met à bouillir, en verser un tier sur le mélange du saladier sans cesser de fouetter. Puis, hors du feu, verser la préparation dans la casserole. Remettre ensuite sur le feu et porter à ébullition en fouettant jusqu'à épaississement (cela prend à peine une minute). Ôter alors la casserole du feu pour incorporer le sel et le beurre.

8. Réserver la crème pâtissière au réfrigérateur.

Recette de pâtisserie suédoise

Lorsque la crème a refroidi, passer au dressage.

9. Fouetter le mascarpone avec le sucre glace jusqu'à obtention d'un mélange homogène et onctueux. Mélanger un tiers à la crème pâtissière, et réserver les deux tiers pour la suite.

10. Déposer la première génoise sur un plat de service, et recouvrir d'une couche de confiture de framboise. Puis étaler la moitié du mélange crème pâtissière/chantilly à l'aide d'uns spatule à gâteau.

11. Recommencer ! Déposer par-dessus la seconde génoise, recouvrir de confiture de framboise, puis de crème pâtissière/chantilly, et enfin, poser la troisième génoise dessus.

12. Étaler la chantilly au mascarpone en couche épaisse sur la dernière génoise, et recouvrir les côtés du gâteau afin d'en emprisonner les différentes couches.

13. Abaisser la pâte d'amande sur un plan de travail légèrement saupoudré de sucre glace. Compter environ 35 cm de diamètre pour recouvrir l'ensemble du gâteau.

14. Déposer, très délicatement, la pâte d'amande sur le gâteau. Lisser puis appuyer doucement sur les bords. Et retirer, à l'aide d'un couteau, l'excédent de pâte d'amande verte qui servira à faire les feuilles.

15. Modeler les roses en découpant des gouttes dans la pâte d'amande rose pour façonner les boutons de rose, puis faire des pétales arrondies pour envelopper les boutons. En couper la base pour les faire tenir sur le gâteau. Enfin, former des feuilles avec la pâte d'amande verte pour les déposer aux côtés des roses.

Pâtisserie suédoise : le Prinsesstårta



Découvrir et apprivoiser l'art de se créer de beaux souvenirs

13 mars 2020

Lecture de l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

Soyons honnête : je ne réfléchis même plus.
Quand un tweet de Meik Wiking annonce la sortie d'un nouveau livre, je sais déjà qu'il finira dans ma bibliothèque. 

J'aime sa façon d'écrire.
Son petit trait d'humour qui parcoure tous ses ouvrages.
Les anecdotes qui ponctuent ses observations.

Ce sont des livres qui font du bien. Que j'aime savourer au fond du lit avant de m'endormir. Qui poussent à réfléchir, sur des sujets de société et de développement personnel. Et qui sont profondément positifs.

Et sans surprise, je me suis délectée de cette nouvelle lecture, L'Art de se créer de beaux souvenirs, qui a beaucoup résonné en moi.
Peut-être parce qu'à trente ans passés, j'ai peur de moins me souvenir. D'oublier.
Prendre en photo, écrire... c'est une façon pour moi d'immortaliser ce que je vis ; ces paysages magnifiques et ces bons moments passés en voyage.

Mais cet après-midi d'automne à ramasser des champignons ? Crapahuter dans les feuilles mortes, escalader un rocher, finir sous la pluie mais avec un sac rempli de cèpes particulièrement odorantes... 
Cet après-midi où je me suis sentie parfaitement bien, pas très loin de chez moi, qui m'a pourtant bien éloigné de mon quotidien...
Ce moment qui ne mérite pas un article sur le blog et dont l'unique photo prise de notre récolte est probablement déjà partie dans les limbes des photos supprimées...
De ces quelques heures passées en forêt, aussi, je veux m'en souvenir.

Et c'est tout le programme de ce livre.
Nous donner des clefs pour se créer de beaux souvenirs ; des conseils pratiques tirés d'études scientifiques qui ont permis de comprendre comment les souvenirs se créent.

Créer au sens de garder en mémoire. Mettre un marque-page dans le livre de notre vie pour pouvoir le consulter à nouveau, dans quelques mois ou quelques années.
Mais aussi au sens de provoquer des moments mémorables ; vivre des expériences qui s'inscriront durablement dans notre mémoire.

Loin de moi l'idée de résumer près de 300 pages, mais j'avais envie de partager avec vous ces quelques pistes que je garde à présent en tête pour graver mes souvenirs dans un coin de ma tête.

Développement personnel :  l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

1. Garder en mémoire


J'ai ma madeleine de Proust.
Beaucoup moins prestigieuse, certes, et désormais bien plus difficile à recréer car je ne mange plus l'un des deux ingrédients qui la compose.

Mais chaque fois que je mords dans une tranche de pain, bien frais, pas trop fine ni trop épaisse, d'une flûte pour que ce soit parfait, avec une couche de Nutella légèrement fondant, je me retrouve au bord de la piscine. En famille. Au mois d'août. Il fait chaud, j'ai moins de dix ans. Et c'est l'heure du goûter.

Aujourd'hui, par conviction, je n'achète plus de Nutella.
Ce qui renforce d'autant plus ma madeleine de Proust, d'ailleurs.

Nos sens, nos cinq sens, ont le pouvoir extraordinaire d'encrer dans notre mémoire des événements. Mais c'est aussi leur rareté qui fait leur force. 

Une odeur sentie tous les jours de notre vie a beaucoup moins de chance de fixer un souvenir.
Mais ce parfum qui n'a plus le droit de s'appeler Champagne, fort, très reconnaissable, un peu oublié, que l'on ne croise presque plus jamais dans les rues ? Il me ramène à l'arrière de la voiture. Enfant et malade des transports. Ce n'est pas le plus beau des souvenirs, mais l'accès à cette période de ma vie est immédiat.

Alors pourquoi ne pas provoquer nos madeleines de Proust ?

Se faire encore plus attentif à notre environnement quand un moment est trop beau pour finir dans l'oubli.
Prêter attention aux odeurs qui nous entourent.
Ou manger quelque chose de singulier. Inhabituel.

Dans notre monde actuel, où nous sommes toujours coupés par des notifications et sollicitations de nos téléphones, la concentration est une chose précieuse. Elle nous file souvent entre les doigts. Et pourtant, cette même concentration, cette faculté de vivre au présent, est un véritable atout pour notre mémoire.

Il y a (déjà) 4 ans, j'écrivais un article sur Comment vivre moins connecté. Je me trouve toujours beaucoup trop connectée, mais il n'y a plus une seule notification sur ma tablette, le strict minimum (messages et appels) sur mon smartphone que je pose systématiquement écran face à la table si je dois le conserver à proximité. Et je vois la différence : si, sans faire attention, je ne l'ai pas retourné, la moindre notification attire inconsciemment mon œil... et me coupe du monde qui m'entoure, ne serait-ce que l'espace d'une seconde.

Livre l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

2. Provoquer des moments mémorables


Une des études lancée par l'institut de recherche sur le bonheur de Copenhague a collecté plus de 1000 souvenirs en provenance de 75 pays ; une mine d'informations sur la façon dont les souvenirs sont créés.

100% étaient liés à l'attention portée au moment présent.
S'il y avait un doute quant aux méfaits de l'hyper-connexion dans la qualité de nos relations avec les autres et le monde, autant dire qu'il n'y en a plus.

Mais ce qu'il en ressort aussi, c'est que les premières fois, les épreuves et l'émotion, gravent en mémoire des moments de notre vie.

Mon baptême de parapente rassemble tous les ingrédients.
J'étais morte de peur à l'idée de me lancer dans le vide, mais j'étais certaine de le regretter si je ne le faisais pas. J'ai pris sur moi pour sortir de ma zone de confort. Pas de téléphone en main, rien que moi, le vide, la toile et, accessoirement, un moniteur qui m'a permis de prendre les manettes ! 

Meik Wiking donne ces conseils : oser, profiter de la force des premières fois, ou encore se demander quelle activité on se souviendra dans 10 ans quand on hésite entre deux...

Je ne pense pas que tout ce que l'on fait, au quotidien, doit être spectaculaire.
Je suis même persuadée qu'il faut profiter des plaisirs simples de la vie, mais cela passe, sans aucun doute, par déconnecter et vivre au présent. Ce qui n'empêche pas, bien au contraire, de choisir la voie de l'épreuve, par exemple, en préférant la randonnée de 5 km en pleine forêt pour admirer un panorama, plutôt que d'approcher la voiture à 500 m : les efforts, le choix du chemin le plus long plutôt qu'une gratification immédiate, rendent les choses plus mémorables.

Et pourquoi ne pas saupoudrer, dans notre vie de tous les jours ou en voyage, ces ingrédients qui forment de beaux souvenirs ? 

Comme la première fois où j'ai goûté du haggis, en Écosse.
Et la deuxième, et la troisième, qui restent toutes des premières fois pour moi car leur préparation était très différente. 
D'ailleurs, ma préférée demeure la troisième, la recette traditionnelle ; un plat partagé entre amoureux sur l'île de Skye, dans un pub festif, après une belle journée de promenade.

Le livre de développement personnel  l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

3. Se souvenir


Parfois, j'ai l'impression de radoter.
Déjà.
On évoque les mêmes souvenirs avec les mêmes personnes dans les mêmes contextes.

Se rappeler de bons souvenirs, c'est agréable, ça nous fait du bien. Mais c'est aussi une façon de ne pas les oublier. De les graver toujours plus profondément dans notre mémoire. 

Je disais, en début d'article, que j'avais peur d'oublier, ou de moins me souvenir.
À trente ans passés seulement, cela peut paraître tôt.
Mais c'est un fait, pas forcément réjouissant d'ailleurs : c'est dans les trente premières années de notre vie que nous avons le plus de souvenirs.

Alors, une fois que l'on a prêté attention au moment présent, et provoqué des moments mémorables, on peut les raconter. Partager des anecdotes avec son entourage pour se souvenir. Ecrire. Prendre en photo.

Mais il y a aussi cette idée que j'aime beaucoup : s'entourer d'objets rattachés à des souvenirs.
Pour se remémorer de bons moments chaque fois que nos yeux tombent dessus.

On le fait déjà, d'ailleurs.
Comme ce coquillage ramassé sur la plage de Staffin, en Écosse. 
Mon regard en avait rencontré plusieurs : de toutes petites coquilles en forme de conque. Et j'en voulais une comme celles-ci, pour garder un souvenir de cette journée.
On a cherché. Regardé longuement le sable. Profité du bruit des vagues. Retourné plusieurs coquillages jusqu'à en trouver un qui soit vide. Inhabité.

Aujourd'hui, il est posé juste à côté de moi, quand je suis dans mon bureau.
Sur le meuble à ma droite.
Et il est chargé de souvenirs.


4. Et après ?


Je n'ai bien sûr tiré que quelques fils de cet ouvrage, tellement il est riche.

J'aurais aussi pu vous parler de l'effet pic-fin qui confirme l'intérêt de "garder le meilleur pour la fin", me faisant repenser ma façon d'organiser nos voyages (non, la nuit à l'aéroport, au retour d'Islande, ce n'était pas la meilleure idée), des astuces souvenirs comme créer et nommer une recette en l'honneur d'une belle journée...

Mais, si le sujet de la mémoire et des souvenirs vous intéresse, je ne vous en dévoilerai pas plus pour vous laisser le plaisir de l'approfondir dans cet ouvrage. Avec les anecdotes croustillantes de Meik Wiking en prime ! (Oui, j'ai ri devant mon livre...)

* * *

Et maintenant, à votre tour de me raconter un souvenir ; un que vous aimeriez garder en mémoire et que je vous propose d'immortaliser ici ; pour radoter ensemble, et graver dans nos têtes ces moments heureux de notre vie.



Louise Grenadine - blog slow lifestyle à Lyon depuis 2007