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L'été - une saison pour rêver et s'évader

3 août 2020


L'été est sans doute la saison que j'apprécie le moins.
Chose paradoxale pour une habituée des vacances de la mi-août.

À moins que ce besoin d'évasion traduise une envie de fuir ? L'été et ses températures étouffantes. Cette sensation de lourdeur dans les jambes. De fatigue qui envahit le reste du corps. Et la tête, aussi. Sans parler des moustiques...

En été, j'ai besoin de partir. De rêver. De m'évader.
Pas toujours très loin (bien que j'aie une forte attirance pour les pays du nord...).
Parfois même sans bouger.

Simplement pour m'éloigner du quotidien et des douze mois qui se sont écoulés ; la paperasse administrative, la pression que l'on peut se mettre pour la rentrée, l'impatience qui s'accoude aux nouveaux projets...

Ralentir.
La chaleur nous y invite inévitablement.
S'évader. Rêver. Pour mieux revenir ensuite.


Voyager en cuisine


Quand je repense à mes plus beaux voyages, je me souviens des paysages, bien sûr.
Mais aussi des plats que j'y ai dégusté.
Invariablement.

La nourriture fait partie intégrante de mes voyages ; j'aime goûter tout ce qui est typique de l'endroit où je me trouve, même si ça signifie manger de la panse de brebis farcie à la petite cuillère.
(Surtout que, bien préparé, le haggis est délicieux.)

Pas étonnant que je boive autant de thé par jour ; ainsi j'ai toujours un peu l'impression d'être en Angleterre !

Ma bibliothèque s'est donc beaucoup remplie de livres de cuisine britannique (et comme mes envies d'évasion me ramènent systématiquement là-bas, les exemples de cet article risquent d'être très orientés Angleterre / Écosse), mais cela marche aussi bien avec de la cuisine thaïlandaise ou italienne ; le tout est de préparer ce qui nous fait voyager.

Ici, quand on veut retrouver nos souvenirs danois, on prépare des smørrebrød, alors qu'une tourte aux pommes encore tiède nous ramène à Amsterdam.
Pour trouver des livres de cuisine d'occasion : Abebooks.fr

Et quelques ouvrages que j'affectionne particulièrement :

- British Baking pour la pâtisserie
- Tea fits for a Queen pour l'afternoon tea
- The Great British Book of Baking pour les tourtes

* * *

Rêver de belles destinations


Plusieurs études ont montré qu'une grande partie du bonheur résidait dans l'attente.
L'être humain retire autant (voire plus, selon les cas) de joie du chemin qu'il parcoure que de son arrivée au sommet.

Et quand il s'agit de voyage, des chercheurs ont même compté que le bonheur d'anticipation pouvait s'étaler sur huit semaines avant le départ !

En d'autres termes : se réjouir en amont du voyage que l'on va faire participe pleinement au plaisir de voyager. Et personnellement, je trouve que c'est un formidable moyen de s'évader.

Aujourd'hui, je sais que je retournerai en Écosse parce que cette destination me fait réellement rêver.
Je ne sais pas quand.
Pourtant, je suis abonnée à une dizaine de comptes Instagram qui relaient de magnifiques photos du pays. Et j'ai un petit dossier Instagram, orné du drapeau écossais, dans lequel j'enregistre tous ces châteaux et paysages que je voudrai voir lors de notre prochain voyage.

Je prévois aussi de faire la côte Sud de l'Angleterre.
Rien n'est prévu. Ce sera peut-être l'année prochaine comme dans trois ans.
Mais depuis deux ans déjà, j'épingle sur Mapstr ces villages au charme fou, et ces salons de thé dans lesquels je projette de passer. (Notamment chez The Cobbles Tea Room dans la ville de Rye.)

Des petites doses d'évasion quotidiennes qui arrivent dans mon feed Instagram, comme sur mon compte Pinterest, et qui me font ponctuellement voyager virtuellement en attendant d'y aller pour de vrai.


S'évader à deux pas de chez soi


Et puis, il y a tous ces coins merveilleux pas si loin de chez nous.
Ces villages pittoresques que l'on oublie de visiter alors qu'ils ne se trouvent qu'à quelques kilomètres.

C'est un grand classique : on ne pense pas forcément à jouer les touristes quand on se sent à la maison.
Et pourtant, il y a tant à découvrir en ne passant parfois pas moins de 30 minutes dans une voiture ou le wagon d'un train.

L'été, pour nous, est synonyme de baignade en rivière.
Pas de crique Corse ou de calanque près de Marseille ; seulement des rivières ardéchoises qui sont pourtant de véritables petites oasis de tranquillité pour s'évader (et se rafraîchir !) le temps d'une journée.

Et puis, à la nuit tombée, on se laisse happer par la magie du cosmos.
Il suffit de lever un peu la tête pour voyager beaucoup plus loin !

Pour vous évader sans parcourir des miliers de kilomètres :

- Trois jolis coins pour se baigner en Ardèche
- Prendre le temps de regarder les étoiles

* * *

Recréer une ambiance propice à l'évasion


On a tous, en tête, une image de ce petit coin de paradis où l'on voudrait pouvoir s'évader à loisir.
Une ambiance que l'on aimerait retrouver chaque fois que l'on a besoin de souffler.

La plage de sable blanc et l'eau turquoise, avec des effluves de monoï dans l'air, pour certains.
Pour moi, la brume et la cornemuse, les cottages aux toits de chaume et l'odeur du feu de bois.

Ce sont des odeurs.
Des musiques ou des bruits ambiants aussi.
Une atmosphère toute entière, presque palpable.

L'été, plus que jamais, j'ai envie d'y retourner.
De laisser ma journée de travail bien derrière moi, et m'évader loin en recréant cette ambiance qui me plait :

- à travers la lecture de livres où les descriptions me transportent dans les rues de ces petits villages anglais,
- avec de la musique, comme la bande-son des films Harry Potter quand mon esprit recherche un peu de magie,
- ou en allumant une bougie ; il existe tant de parfums que l'on peut passer d'un moment farniente à la plage à un instant cocooning devant la cheminée d'un chalet en un craquement d’allumettes.


Et vous, comment vous évadez-vous en été ?

Rendez-vous cocooning #7 - pique-nique, polar et jeu de société

8 juil. 2020



C'est avec un petit poncho par-dessus mes épaules nues que je m'assois derrière mon bureau pour ce nouveau rendez-vous cocooning.

Un été à deux vitesses.
Une chaleur étouffante le dimanche et un vent un brin frisquet le lundi.

Un short et un petit débardeur pour déambuler dans la maison, avec ce poncho d'une grande douceur et une tasse de thé Earl Grey dans la main gauche pour contrer ce petit air frais qui subsiste encore dans l'appartement.

L'été presque parfait, en somme, pour l'amoureuse de l'automne que je suis.
Pas trop chaud mais suffisamment pour profiter de la liberté d'enfiler une robe ; de sentir le vent jouer sous mon jupon, avant d'enfiler un gilet à grosses mailles pour profiter des longues soirées sur la terrasse.


Pique-niquer au bord d'un lac...


C'est tout un rituel.
C'est prendre le temps.

Le temps de préparer la veille les victuailles du lendemain. Des encas simples. Et frais.
Quelques sandwichs œufs / mayonnaise, empruntés aux afternoon tea anglais, se glissent toujours dans mon panier pique-nique. Aux côtés d'une salade de riz revisitée, d'une tarte oignon / courgette ou d'une salade de pommes de terre à l'allemande, selon les envies.

Le panier pique-nique aussi, est toujours de la partie.
J'aime le bruit que fait l'osier quand on l'ouvre. Ses couleurs qui rappellent les beaux jours. L'air de fête qu'il met dans l'air quand je le pose sur la table pour le remplir, le matin.

Et puis il y a le côté pratique.
La vaisselle bien rangée, le compartiment isotherme... ce n'est pas ce qu'il y a de plus léger à transporter et on prévoit souvent un sac supplémentaire pour emporter des thermos d'eau fraîche, mais je suis bien trop contente de le retrouver chaque été.


... et se plonger dans un livre


Vous le savez, je suis une grande amatrice de cosy mysteries.
Mais avant de découvrir ce sous-genre, j'étais une lectrice assidue de polars.

Et j'ai eu l'occasion de renouer avec ce genre à travers Le Cercle des plumes assassines.
Les personnages sont particulièrement attachants, le contexte vraiment peu ordinaire, et les traits d'esprit fusent ; c'est un polar, avec le suspens qu'il se doit, mais c'est aussi une comédie littéraire que j'ai pris énormément de plaisir à lire.

L'histoire : à l'heure du déjeuner, alors que le Cercle vieux (un petit groupe d'auteurs et journalistes) se retrouve comme tous les jours à la Table Ronde de l'Algonquin, un cadavre est retrouvé sous la table... un stylo-plume en plein cœur.

Le Cercle vicieux, l'Algonquin, Dorothy Parker, William Faulkner... l'histoire se déroule dans cet univers des années folles, dans la ville de New York, avec ces personnages qui ont pratiquement tous existé. L'auteur joue avec la chronologie et les faits pour les rassembler autour de cette enquête policière ; une idée brillante !

J'ai reçu ce livre dans la box Kube, un concept dont je vous ai parlé sur Instagram : chaque mois, un livre envoyé en fonction de ses goûts et ses envies, choisi par un libraire (et pas un algorithme !) grâce à un questionnaire rempli au préalable. J'ai adoré l'idée (je songe même à l'offrir...) alors je voulais vous en glisser deux mots par ici.


Préparer un chaï latte...


La boisson gourmande et cosy par excellence.
Celle que l'on déguste à l'heure du goûter, sous le plaid les jours de pluie, ou sur la chilienne de la terrasse quand le soleil descend dans le ciel...

Pendant longtemps, j'ai été méfiante vis-à-vis des préparations en poudre, alors même que la plupart des coffee shop utilisent ces mêmes mélanges pour faire leur chaï latte que je trouve bien souvent délicieux. (Cherchez l'erreur...)

Et puis, il y a eu cette commande Whittard.
Je touchais le fond d'un de mes thés préférés : l'afternoon tea dont je suis une adepte depuis plusieurs années.
J'ai ajouté le thé à mon panier, et puis j'ai flâné sur leur site. Décidé de goûter des chocolats chauds.
Et me suis laissée tenter par leur Spiced Chaï.

Ce fut la meilleure idée de ces derniers mois.
Leur préparation est un régal ; ni trop épicée, ni pas assez.
Et d'une onctuosité folle.

Seul bémol, qui a son importance si vous êtes aussi intolérant au lactose : le mélange contient de la poudre de lait ! Il me faut donc me résonner pour ne pas en faire tous les jours (l'avantage, c'est que la boîte durera plus longtemps), et prendre de la lactase quand j'en bois.


... et se lancer dans une partie de jeu de société


L'ambiance est différente mais le plaisir reste le même.
Devant une vidéo de feu de bois (à défaut d'avoir une cheminée) lovée dans un plaid en hiver, ou jusque tard dans la nuit, sur la terrasse illuminée par la guirlande accrochée à la pergola, les soirs d'été, je suis toujours partante pour une bonne partie de jeu de société.

À Noël, nous avons eu Imaginarium, un jeu à l'univers steampunk absolument magnifique.

L'histoire : les joueurs sont les employés d'une fabrique à rêves et souhaitent tous être le prochain membre de  l'Ordre des Grands Machinistes. Pour cela, il faut se démarquer dans l'atelier en créant des machines plus complexes, en produisant plus de ressources et en embauchant des assistants aux compétences diverses.

Le type de jeu : gestion de ressources. C'est un jeu qui fait réfléchir et nécessite d'adapter sa stratégie en fonction des autres joueurs mais aussi des objectifs à remplir et des assistants présents sur le plateau qui offrent un bel éventail de possibilités.

Après de nombreuses parties à notre actif, on ne s'en lasse pas !
Il fait d'ailleurs partie de mes petits chouchous.

D'autant qu'on peut véritablement y jouer de deux à cinq joueurs, grâce à un système de jeu légèrement différent (et très intéressant) si on joue en duel.

L'intolérance au lactose : diagnostic et alimentation

27 mai 2020


Pendant de nombreuses années, j'ai été gênée de parler de mon intolérance au lactose.
Et je me retrouve encore à l'être, dans certaines situations.

Parce que l'intolérance au lactose, comme d'autres intolérances alimentaires, a connu une telle mise en avant qu'elle est devenue un sujet tendance dont parlait tous les magazines. Supprimer les produits laitiers de sa vie, comme cesser de consommer du gluten, a été assimilé à des régimes magiques pour perdre du poids en un temps record.

Si bien que je préférais souvent consommer du lactose plutôt que de préciser "je suis intolérante" pour ne pas donner l'impression d'avoir succombé à un effet mode.

C'est dommage, parce que cette exposition dans les médias aurait pu permettre d'informer véritablement sur ce qu'est l'intolérance au lactose.

Aujourd'hui, je l'assume mieux, et j'ai évoqué le sujet à plusieurs reprises sur le blog ou sur Instagram, glissant une phrase par-ci par-là expliquant mon choix de remplacer la crème fraîche d'une recette par du mascarpone délactosé, ou ma joie de trouver des bounty sans lactose.

Des évocations assez rapides qui ont pourtant soulevé de nombreuses questions.
Alors il était temps que je consacre un article complet à ce sujet, afin de répondre à un maximum de vos interrogations.

Pour le rédiger, je m'appuie bien sûr sur mon expérience et mon vécu, ainsi que sur tout ce que j'ai pu apprendre grâce à des lectures et des échanges avec des médecins. Mais il faut savoir qu'encore aujourd'hui, certains avis médicaux peuvent différer. Et je suis certaine (ou en tout cas, je l'espère) que nous en apprendrons plus encore sur les mécanismes de l'intolérance au lactose dans les années qui viennent.



Intolérance ou allergie ?


Il existe deux choses souvent confondues : 

- l'intolérance au lactose,
- et l'allergie aux protéines de lait de vache.

La différence est de taille, et les conséquences ne sont pas négligeables. 
Une intolérance n'entraîne pas de complications graves immédiates alors qu'une allergie, si.

Il est donc très important de faire la différence, et de savoir qu'il n'y a pas d'allergie au lactose ; seulement aux protéines de lait de vache.

Personnellement, je demande toujours à mes invités ils ont des allergies alimentaires quand ils viennent manger chez moi pour la première fois ; je me sentirais tellement mal si quelque chose arrivait ! Je vous raconte ça parce que, si c'est également votre cas, et qu'un de vos invités précise qu'il est allergique aux produits laitiers, vous ne pourrez pas lui servir les produits délactosés que je liste plus loin car ils contiennent des protéines de vache.

Pour ma part, je suis intolérante au lactose, c'est donc uniquement sur ce sujet que je peux vous conseiller. 

Et, avant toute chose, je ne peux que vous recommander de consulter un médecin en cas de suspicion d'allergie afin de confirmer ou d'infirmer ce diagnostic. Même chose pour les intolérances : les médecins reçoivent régulièrement des patients qui ont supprimé 18 aliments de leur régime alimentaire en pensant y être intolérants, et finalement, un seul leur posait véritablement problème. 


Qu'est-ce que l'intolérance ?


L'intolérance au lactose est très courante en Asie (plus de 95% de la population adulte est intolérante au lactose) mais beaucoup moins en Europe (jusqu'à 23% chez les adultes) ; c'est une question de génétique. 

Elle est due à un déficit en lactase.
Totale, ou partielle. 

La lactase, c'est une enzyme produite par le corps, qui va permettre de digérer le lactose en le décomposant en glucose et en galactose.

En vieillissant, le corps en produit moins. C'est normal, et c'est pour cela que l'on peut, à l'âge adulte, se sentir un peu lourd après avoir consommé un grand bol de lait alors que cela n'arrivait pas quand on était enfant.

Si c'est le seul petit désagrément que l'on ressent, cesser de consommer du lactose est dommage.
De mon point de vue, en tout cas ; Paris-Brest, tropéziennes et crèmes glacées sont actuellement en train de danser la polka dans mon cerveau.


Symptômes


Quand le taux de lactase produite par le corps est trop bas pour digérer le lactose ingéré, les gargouillis et les sensations de lourdeur laissent place à d'autres symptômes : (là, clairement, on entre dans la partie absolument pas glamour du sujet ) :

- ballonnements et excès de gaz,
- diarrhées et/ou constipation,
- douleurs abdominales,
- vomissements

Tout le monde ne souffre pas de l'ensemble des symptômes, cela va dépendre des personnes, du degré d'intolérance et de la quantité de lactose ingérée. Les vomissements, par exemple, sont plus fréquents chez les enfants. 

Certains symptômes peuvent se déclarer une quinzaine de minutes après ingestion du lactose, d'autres quelques heures plus tard, voire même le lendemain. Et si, votre corps n'arrive vraiment pas à s'en débarrasser, les symptômes peuvent persister plusieurs jours sans pourtant avoir de nouveau consommé du lactose.


Mon parcours et diagnostic


Dans les repas de famille, j'ai toujours entendu cette anecdote à mon sujet : j'étais un bébé qui ne buvait pas son biberon. Mon grand-père se rappelait avoir passé deux heures à tourner autour d'une table pour réussir à me faire boire quelques malheureux centilitres de lait.

L'histoire ressort très régulièrement et ça fait beaucoup rire ma famille même si c'était un calvaire pour me faire manger.

Par la suite, j'ai toujours été très lente pour manger car j'arrivais rapidement à satiété, avec cette impression d'avoir le ventre gonflé comme si j'avais beaucoup trop mangé.

Après avoir montré une appétence particulière pour le chocolat chaud à l'eau (si facile à digérer !), j'ai recommencé à boire du chocolat chaud. Et des milkshakes. J'avais 16 ans et demi, je travaillais chez McDonald's à côté de mes études, et je ne résistais pas à ces bombes laitières au moment de prendre mon repas.

C'est là que j'ai commencé à avoir mal.
De grosses crampes au niveau du ventre.
À devoir me poser dans un coin, recroquevillée sur moi-même, en attendant que ça passe.

Et pourtant, je n'avais pas encore connu le pire.
Aujourd'hui, certaines douleurs me remontent jusque dans le cœur tellement me font mal.

Bref, il y a neuf ans environ, j'en ai parlé à mon médecin.
Elle m'a demandé d'amener mon carnet de santé dans lequel un premier indice avait été glissé. À 8 jours, le pédiatre avait noté "anorexique" (on va dire qu'à l'époque, il n'avait rien compris à cette maladie...) mais aussi "IPLV ?" qui signifie "intolérance aux protéines de lait ?"

Depuis, la médecine a fait du chemin, et on sait la différence entre l'allergie et l'intolérance comme je le disais plus haut.

En recoupant avec les informations de mes parents sur des cris / pleurs et coliques après mes biberons, mon médecin m'a fait passer des tests pour savoir si je souffrais d'une intolérance ou d'une allergie.

Et c'est ainsi qu'il y a 8 ans, j'ai été diagnostiquée comme ayant un déficit en lactase de naissance.
C'est assez rare, généralement cela arrive plutôt à l'âge adulte, mais il faut savoir que ça existe. Et qu'une lecture du carnet de santé peut donner quelques pistes à ce sujet !

Il existe désormais plusieurs test pour confirmer le diagnostic d'intolérance au lactose dont un test respiratoire visant à mesurer la concentration d'hydrogène dans l'air expiré après ingestion de lactose (l'hydrogène étant produite par les bactéries en fermentation dans le colon, si le taux est élevé, cela veut dire que le lactose n'a pas été digéré).


Aliments délactosés et alternatives végétales


Mettre enfin le doigt sur ce qui vous fait souffrir pendant des années, c'est bien. Cela permet de savoir ce que l'on peut changer pour améliorer sa qualité de vie.

Mais on ne va pas se mentir, c'est nul, d'être intolérante au lactose (même s'il y a pire, évidemment).
Surtout quand on est gourmande. Quand on rêve de montagne de crème Chantilly sur ses fraises, quand on préfère la crème glacée aux sorbets, ou quand on ne boit son thé qu'avec du lait.

Bref, j'avais faux sur toute la ligne.
Ma seule chance est de ne pas aimer le fromage !

Quand j'en parle, on me dit très souvent que je peux cuisiner avec des crèmes et boissons végétales.
C'est vrai. Il existe plein d'alternatives sans lait animal.
Mais ça n'a pas le même goût. Pas toujours.

Ma blanquette de veau avec la crème liquide au soja est excellente, mais les pâtes à la carbonara avec la même crème liquide (recette d'hérétique, je sais, mais j'aime bien la "carbonora à la française"...) ont un goût que je n'apprécie pas.

Je me suis donc mise en quête d'aliments délactosés.

Très faciles à trouver chaque fois que je suis en voyage, mais une galère sans nom quand on est en France. Pour vous dire : la toute petite épicerie à côté de notre logement, à Lisbonne, était parfaitement achalandée en crème liquide, beurre et yaourts sans lactose, alors qu'il faut faire le tour des supermarchés pour ne trouver que l'un des trois en France !

Ce que je trouve actuellement :

- du beurre marque distributeur Auchan,
- de la crème fraîche Elle&Vire chez Auchan,
- des yaourts nature et fraise marque distributeurs Auchan,
- du lait Matin Léger de Lactel et lait GrandLait léger et digeste de Candia,
- du mascarpone Züger chez Naturalia, Biomonde, Biocoop et l'Eau Vive,
- de la mozarella Züger chez les mêmes enseignes,
- du fromage frais Züger chez les mêmes enseignes également.

À savoir que ça change beaucoup... et rapidement. 

Il y a deux ans, je trouvais le beurre et la crème liquide en marque distributeur Carrefour, et ce n'est plus le cas à l'heure actuelle. C'est notamment l'une des raisons qui m'a poussée à faire mes yaourts maison.

Les produits vegan permettent aussi de se faire plaisir sans être malade ! Parmi les petits plaisirs que je suis bien contente de trouver sans lactose : 

- les barres noix de coco et chocolat au lait Allergo (façon bounty) en supermarché,
- les pâtes à tartiner Nocciolata et Noiseraie qui existent sans lactose, en boutiques bio,
- les cônes à la vanille au soja chez Toupargel

Et puis, il y a ces aliments dans lesquels on ne penserait jamais trouver du lactose mais qui peuvent en contenir, notamment parce que le lactose est utilisé comme conservateur :

- les margarines qui ne sont pas 100% végétales,
- la charcuterie, certaines saucisses, et même les lardons de la grande distribution.


Teneur en lactose des aliments


Tous les produits laitiers ne contiennent pas la même teneur en lactose, ce qui permet d'adapter son régime en fonction de son degré d'intolérance.

Par exemple, le beurre contient assez peu de lactose, environ 0,6 g pour 100 g, tout comme les fromages à pâte dure ; avec un affinage de plus de 12 mois, la teneur est même proche de zéro.

Le site SansLactose.com recense de nombreux aliments et leur teneur en lactose ; très pratique. Seule la donnée sur la "fondue au fromage" est à ne pas trop prendre en compte car cela dépend vraiment de votre recette. Le site est Suisse, donc une recette avec du vacherin sera riche en lactose, tandis qu'une version plus Savoyarde avec des fromages à pâtes dures (chez nous, on fait Beaufort / Comté / Abondance) ne contiendra pratiquement pas de lactose.


Comprimés de lactase


Comme je me sens bien incapable de faire une croix sur toutes ces bonnes choses, je prends de la lactase en comprimé lorsque je fais des écarts. On en trouve assez facilement en pharmacie ; ils sont vendus comme compléments alimentaires, sans ordonnance. 

Leur dosage en lactase se mesure en FCC, et il est plus ou moins élevé en fonction des marques.
Parmi celles que je connais, on trouve :

- Bouillet à 2250 FFC par comprimé,
- Solgar à 3500 FCC,
- Lactolérance à 4000 FCC
- Lactojoy à 14500 FCC

Depuis près de deux ans, je suis passée sur les comprimés de la marque Lactojoy après avoir testé des dosages plus faibles. Ce sont les plus fors du marché à l'heure actuelle, donc si vous n'avez jamais pris de lactase, je vous conseille de commencer par des comprimés ou gélules moins dosées.

Il n'y a pas de surdosage en lactase connu à l'heure actuelle, mais par précaution, il est préférable d'y aller progressivement pour trouver le dosage qui correspond à son intolérance.

Point important à ce sujet : les marques mettent souvent en avant le dosage en FCC pour deux comprimés (ou gélules) sur leur packaging. 

Ce n'est pas un produit miracle, si je fais un repas plein de lactose, je serai mal le lendemain quoiqu'il arrive étant donné mon degré d'intolérance. Mais avec trois comprimés, je peux me faire plaisir avec une part de carrot cake dans un salon de thé, par exemple (au pire, j'aurai un petit peu mal au ventre le lendemain). 


Effets sur la santé à long terme


Les avis médicaux divergent à ce sujet, mais une étude qui faisait la une du Times en 2004 révélait un point commun inattendu entre les maladies chroniques et dégénératives dont on voit le nombre augmenter ces dernières décennies (cancer Alzheimer, dépression, Parkinson, diabète...) : l'inflammation chronique.

Et une mauvaise alimentation, tout comme consommer un ingrédient non adapté à son corps (lorsqu'on est intolérant, donc), fait partie des causes majeures des inflammations cellulaires de notre corps.

Une bonne raison d'écouter son corps, et d'en prendre soin une fois que le diagnostic est posé !


* * *

J'ai tenté de répondre à toutes les questions reçues sur Instagram.
Mais si vous en avez d'autres, n'hésitez surtout pas à les poser en commentaires !

Quelques sources et références sur le sujet : 

- L'ouvrage Les clés de l'alimentation santé par le Dr Michel Lallement

Le printemps - une saison pour créer et se réinventer

5 mai 2020


Si l'automne est ma saison préférée pour son ambiance cosy et cocooning, les bonnes choses que l'on va ramasser en forêt et les couleurs magnifiques qui égayent les paysages, le printemps est juste derrière.

Pour le retour du soleil, encore suffisamment doux pour réchauffer la peau sans la brûler.
Pour le réveil de la nature. Les bourgeons qui débourrent, les nouvelles pousses vertes que l'on découvre, le matin, sur le bois d'un arbuste encore endormi la veille. 

La nature sort de son état végétatif. 
Elle se réveille et se met doucement en marche pour un nouveau cycle.

Le printemps, c'est la saison du renouveau. La saison qui me donne envie de "faire des choses". Lancer des projets, avoir la tête pleine d'idées ; une énergie nouvelle et créative. 

Tous les projets n'aboutiront pas, et c'est très bien ainsi, mais c'est l'occasion idéale pour profiter de ce nouvel élan pour laisser libre court à ses envies.


Oser de nouveaux projets


On a tous, dans un petit coin de notre esprit, une aventure qui nous tient à cœur. 
Un projet qui nous anime autant qu'il nous fait douter. Que l'on repousse, par peur de se lancer, de ne pas être prêt ; par peur d'échouer, et parfois de réussir.

Et si... on se lançait ? Simplement.

Ouvrir un blog, apprendre à danser le charleston, commencer un potager, se mettre à la peinture, créer son entreprise,  mettre son CV à jour et chercher un nouvel emploi...
Tous ces projets, personnels ou professionnels, qui nous font vibrer.
Et qui s'accompagnent de cette petite voix qui se demande ce que l'on ressentirait si on allait au bout.

Il y a aussi de chouettes projets collectifs que l'on peut rejoindre, comme :

- le #shootingconfiné de LaRox'style qui invite à la créativité avec un thème photo par jour,
- ou les Book Spine Poetry Contest qui consiste à empiler des livres pour créer un poème avec leur tranche !

* * *

Prendre de nouvelles habitudes


Régulièrement, tous les 3-4 mois je pense, j'ai cette prise de conscience récurrente : il FAUT que je boive PLUS.
C'est un fait : je ne pense pas à boire, et je n'en ressens le besoin que très rarement. Après avoir mangé un demi paquet de chips, par exemple.
Mais je consomme beaucoup de thé ; apparemment, ça ne remplace pas le verre d'eau seul, mais c'est toujours mieux que rien.

Bref, le constat est récurrent, et malgré tout, je ne parviens pas à mettre en place une routine qui me permette de boire plus. J'ai tout essayé : applications sur le téléphone, post-it un peu partout dans la maison, bouteille d'eau remplie à mes côtés. Je crois que boire m'ennuie profondément, ce qui explique que je n'ai toujours pas réussi à prendre cette habitude.

D'ailleurs, prendre une habitude est un processus long.
On ne réussit pas en 21 jours. Ni en 30.

Il faut travailler dessus, s'entraîner à garder le rythme, et ne pas se flageller, non plus, quand on saute un tour. Mais si notre motivation est suffisamment forte, je crois que le printemps est la saison toute trouvée pour commencer. 

Inconsciemment, notre esprit est plus léger avec le retour des beaux jours ; on peut observer, tout autour de nous, la nature changer à vue d’œil et, spontanément, nous modifions notre rythme de vie en quittant l'hiver.

Le moment idéal, donc, pour ajouter, à son quotidien, cette habitude que l'on avait envie de prendre ! 
Une façon, aussi, de devenir cette personne que l'on aimerait être ; cette personne qui boit plus d'eau (ou pas), qui prend plus de temps pour soi, qui se reconnecte au monde en déconnectant plus tôt...

Et si on lâche, au bout de quelques mois ?
On aura déjà essayé !
Un article (qui date un peu) intéressant à lire sur le sujet : Combien de temps faut-il pour prendre une habitude (selon la science) ?


Inventer ses propres traditions


C'est devenu un petit rituel, depuis deux ans : fin mai, début juin, je guette (et fais guetter) les ombelles de fleurs de sureau qui poussent en Ardèche pour pouvoir les récolter et préparer mon sirop pour l'année à venir.

Il y a trois ans, en revenant de voyage, on a décidé de réinstaurer le petit-déjeuner attablé, à deux, même la semaine ; un petit temps pour démarrer la journée ensemble.

Et on commence à se demander si on ne va pas alterner brunch à la française / brunch à l'anglaise tous les dimanches, parce que c'est un repas auquel on a pris goût, ces dernières semaines...

Autant de petits rendez-vous qui jalonnent le quotidien et permettent de créer ses propres traditions ; pas celles issues d'une religion ou d'un bureau de marketing, qui nous font (avec plaisir cela dit) manger les œufs en chocolat ramassés dans le jardin... mais des traditions qui nous sont propres. Qui ont leur histoire peut-être. Et qui ont du sens, pour nous, avant tout.

* * *

Faire le ménage de printemps


Avec un nom pareil, on ne pouvait pas y échapper !
Je ne suis pourtant pas une adepte du chiffon, et le tiroir fourre-tout bien rangé du salon le reste approximativement dix minutes et trente-deux secondes.

Mais il y a toujours ce moment où les doudounes doivent passer à l'arrière-plan pour faire revenir les petites robes sur le devant du dressing.
Où les coussins reprennent leur place sur les fauteuils de la terrasse.
Et la chilienne sort de son repos hivernal.

C'est la ronde des plaids : les polaires rentrent au bercail et ceux aux motifs floraux attendant sagement la première soirée d'été passée dehors pour entrer dans la danse.

Un tournez ménage qui invite au tri.

Le prétexte tout trouvé pour faire le point dans le dressing ou dans les tiroirs à thé (au hasard) ; repérer ce qui ne nous correspond plus ou arrive en bout de course, affiner ses goûts et identifier ses besoins.
Pour partir sur de nouvelles bases, consommer moins et mieux aussi, et pour avoir de moins en moins de tri à faire au fil des années !
Si le sujet vous intéresse, il y a cet article que j'avais écrit en 2017 : mes astuces pour mieux acheter mes vêtements

Et vous, qu'avez-vous envie de faire au retour du printemps ?

Mes petits gestes pour réduire mes déchets

8 avr. 2020

Petites gestes pour réduire ses déchets au quotidien

Il y a trois / quatre ans désormais, j'ai commencé à me rendre compte à quel point toute notre société était basée sur un éternel cycle de consommation. 
D'achats, et de délaissement programmé.
D'objets à quasi usage unique.

Ce que je prenais pour du progrès était, à bien y réfléchir, des besoins créés par la société de consommation déguisés par des arguments de praticité. De gain de temps.

Les serviettes en papier à l'heure du repas, les sacs plastiques dans les magasins, les cotons pour se démaquiller, le film alimentaire pour les restes dans le frigo...

Alors j'ai commencé, tout doucement, à rectifier le tir.
À mon rythme. Pour ne pas me décourager devant l'ampleur de la tâche.
En faisant des petites choses qui m'apportaient une grande satisfaction.

J'avais partagé cette expérience avec vous, dans une série d'articles sur mes gestes plus éco-responsables du quotidien, et récemment, vous m'avez demandé où j'en étais ; et vous avez bien fait parce que, malgré l'absence d'article depuis deux ans, de nouvelles habitudes sont entrées dans mon quotidien, ces dernières années.

Cela vous donnera peut-être quelques idées de gestes à adopter !

Le discours étant souvent très culpabilisant sur internet (et c'est bien dommage), j'aimerais vraiment dire que personne ne devrait se sentir mal de ne pas faire autant que son voisin. Nous n'avons pas tous les mêmes préoccupations dans la vie. Les mêmes possibilités. Et certaines personnes ne peuvent tout simplement pas faire plus, même en le souhaitant très fort.

Pour ma part, je ne suis absolument pas parfaite.
Acceptons de ne pas l'être ensemble !


Gourdes, mugs et thermos en déplacement


Je ne prends jamais le train sans un grand mug de chaï latte.
Et, longtemps, j'ai commandé ma boisson chez Starbucks avant de monter dans le wagon.

Désormais, je prévois cinq minutes de plus, avant mon départ pour la gare, pour préparer mon thé à la maison. Et si j'ai besoin d'une seconde dose, sur le chemin du retour, je sors mon mug ; les coffee shop les acceptent toujours avec plaisir (et ils offrent même, parfois, une petite réduction !) (j'évite aussi les Starbucks, préférant faire travailler les petits établissements.)

Et dans les valises ?

On glisse une ou deux gourdes, ou des thermos (selon la saison et notre destination) pour ne plus acheter de bouteilles d'eau durant nos voyages... ou se préparer quelques litres de thé bien chaud pour nos escapades en pays plus froids !

Acheter en vrac pour réduire ses déchets

Des achats en vrac


Flocons d'avoine, amandes, noix de cajou, pois chiches... on essaie, au maximum, de privilégier les achats en vrac.

De plus en plus de denrées sont vendues ainsi dans les boutiques bio, mais on en trouve également dans les supermarchés. Les petits sachets en papier kraft peuvent être réutilisés d'une fois sur l'autre, mais certaines boutiques acceptent aussi que l'on apporte ses propres contenants


Priorité au fait maison


J'aime beaucoup cuisiner. Des choses simples, bien souvent.
Avoir le plaisir de me dire que je l'ai fait.
Et savoir exactement ce qu'il y a dedans.

Alors depuis plus d'un an maintenant, nous nous sommes affranchis des yaourts du commerce ; on lance une nouvelle production chaque fois que les petits pots en verre ont déserté le réfrigérateur. Le granola embaume la maison à chaque nouvelle fournée. La marmelade à l'orange, dans le placard de l'entrée, a lentement mijoté sur la cuisinière avant de rejoindre les pots de confiture récupérés ça et là. Et les shortbreads maison ont remplacé les petits biscuits industriels pour le tea time.

Quelques recettes : 



Des cotons-tiges réutilisables


J'ai mis longtemps avant de m'y intéresser.
Parce que les oriculis ne m'inspiraient pas, pour être totalement honnête. Je n'étais pas très à l'aise avec ce petit objet qui ne ressemblait absolument à rien de ce que je connaissais.

Et puis j'ai vu passer un article sur les cotons tiges LastSwab lorsqu'ils en étaient encore à l'étape du crowdfunding ; ressemblant comme deux gouttes d'eau à des cotons-tiges classiques, et présentés dans un petit étui en plastique - à base de maïs - bien pratique pour ne pas le perdre au fond d'une trousse de toilette.

Aussitôt essayé, aussitôt adopté.
Nous en avons un chacun à la maison... notre chien y compris !

Au niveau confort, l'embout est forcément plus rigide qu'un coton jetable, mais je m'y suis rapidement habituée. Et ça se nettoie très facilement sous l'eau, avec simplement un peu de savon.


Remplacement des produits ménagers


Quand on décide de se séparer de tous ses produits ménagers du commerce, c'est un gain de place considérable. Plus de crème à récupérer, de nettoyant pour les vitres ou de produit pour le sol ; on a tout remplacé par : du savon noir, du vinaigre blanc, du savon de Marseille et du bicarbonate de soude.

Quatre ingrédients de base qui nous permettent de préparer nos produits ménagers maison !

Une petite astuce pour les surfaces en bois non vernis : quelques gouttes d'huile d'olive et de jus de citron, à bien étaler avec une serviette en tissu. Cela permet de nourrir le bois sans produit chimique et avec le contenu de nos placards !

Prochaine étape pour nous : préparer nos pastilles pour lave-vaisselle. Si vous avez de bonnes recettes à me recommander, n'hésitez pas à me les glisser en commentaire.

Les bee wrap pour réduire ses déchets

Les bree wrap comme emballage alimentaire


Un peu de couleur dans le réfrigérateur ET un déchet récurent de moins ; sans doute l'un des objets zéro déchet les plus beaux que je connaisse  !

À la maison, on n'a jamais énormément utilisé de film alimentaire ou de papier aluminium. La plupart du temps, on conserve les restes dans des boites en verre avec un couvercle. En revanche, on y avait pas mal recours pour emporter des gâteaux ou des tartes chez des amis, ou en pique-nique par exemple.

Maintenant, on a des bee wrap.
Ce sont des morceaux de tissu, de taille variable, recouvert de cire d'abeille.
On peut les faire soi-même avec des chutes de tissu en coton (pas trop épais pour que la cire d'abeille pénètre bien dans les mailles) mais celui qu'on m'avait fait s'est rapidement abîmé.

Depuis, j'utilise ceux de la marque My Bee Wrap qui sont de très bonne qualité en plus d'être canon. Ils font leur petit effet quand on les emmène à l'extérieur, ce qui permet, en plus, de faire de nouveaux adeptes !


Une brosse à dents à tête interchangeable


Dans la salle de bain, on a adopté Edith.
Une brosse à dents à tête interchangeable fabriquée en France (à Beauvais, même).

Certains le savent peut-être : je travaille pour les réseaux sociaux de la marque Bioseptyl depuis des années (bientôt cinq !), et je n'hésite jamais à recommander leurs produits car je suis réellement conquise par les valeurs de la marque. L'entreprise a mis énormément de choses en place pour que le processus de production soit le plus vertueux possible, et ils recyclent en plus toutes les brosses à dents du marché. (oui, même celles des concurrents !)

Ils ont également une brosse à dents en bois, mais je reste sur un modèle en plastique car les brosses à dents en bois et en bambou sont déconseillées aux personnes ayant des problèmes de gencives (ce qui est mon cas). Mais c'est une excellente alternative pour réduire ses déchets !


Et puis on a jeté l'éponge


Ou presque.
On l'a remplacée par des brosses à vaisselle, ce qui est encore plus pratique qu'un éponge sur de nombreuses surfaces : planches en bois, casseroles, plats...

En revanche, pour mes petits pichets à lait qui ne passent pas au lave-vaisselle, l'éponge reste obligatoire pour pouvoir nettoyer le fond. Je m'intéresse donc de près aux éponges lavables. Si vous avez des retours à ce sujet, je suis très intéressée !

Mes précédents articles sur le sujet sont à retrouver par ici !

Rendez-vous cocooning #6 - puzzle, jardinage et chaï latte

24 mars 2020

Moments cocooning à la maison

Jamais rester chez soi et cocooner n'aura été aussi présent dans nos vies.
À tous.
Et malgré nous.
Dans un contexte véritablement particulier qui n'invite absolument pas à la détente.

Mais dans ces quelques moments de répit que l'on a, après le télétravail pour certains, les devoirs des enfants pour d'autres... quand on aimerait passer du temps à l'extérieur, profiter d'un week-end ensoleillé, c'est peut-être le moment de ressortir les vieux puzzles ou de prendre soin de ses plantes avec l'arrivée du printemps...

Et essayer, autant que possible, de profiter de chaque instant.

Activité slow et cocooning : faire un puzzle

Se lancer dans un puzzle...


J'y songeais depuis des mois. Plusieurs années même.
Prendre le temps de choisir un beau puzzle, étaler les pièces sur la table, et l'assembler. Quelques heures par-ci, quelques heures par-là.

Mais je m'étais arrêtée à l'idée d'en faire. Me demandant ce que j'allais pouvoir faire des boîtes, une fois les puzzles terminés.

Et puis, en décembre dernier, j'en ai offert un au chéri qui voulait aussi s'y mettre.
J'en ai choisi un qu'il aurait envie de conserver sous verre dans son bureau, plus tard. Une course de vélo, parce qu'il en est passionné ; les briques des bâtiments et l'aspect un peu rétro du dessin complétait parfaitement le tableau.

Finalement, c'est moi qui ait passé plus de temps dessus.
J'ai découvert que je pouvais rester des heures entières devant ces petites pièces en carton.
Que j'avais même beaucoup de mal à en décoller, si bien que je ne m'y mettais que lorsque j'étais certaine d'avoir du temps devant moi.

Bref... j'ai décidé de ne plus me poser la question de ce qu'allaient devenir les boites après avoir réalisé les puzzles, parce que c'est une activité que j'aime définitivement beaucoup trop, et qu'il y a plein de possibilité d'achat / vente d'occasion au besoin.

Le Tour de Yorkshire, 1000 pièces, Gibsons Puzzle (très belle qualité de l'image, des couleurs et des pièces)
Activité slow : jardiner au printemps

... avant de plonger les mains dans la terre


Nous avons cette chance d'avoir une terrasse en ville.
Et toujours quelques sacs de terres et terreaux différents dans un coin de notre garage.

Alors ce week-end, j'ai enfilé mes fidèles bottes en caoutchouc, retroussé les manches de mon pull, et j'ai enfoui mes mains dans la terre. Pour rempoter et resurfacer les plantes qui en avaient besoin. Et accueillir la petite nouvelle que l'on avait acheté juste avant le confinement, chez Gamm Vert : des œillets Dianthus Peach Party.

Quelques plantes que j'aime particulièrement, qui sont faciles à entretenir, et qui vivent très bien en pots et jardinières : 

- les fougères pour les terrasses et balcons ombragés - la fougère erythrosora a un port très bas, ce qui lui permet de bien résister aux endroits ventés,

- le romarin, les framboisiers, les fraisiers ou encore les plants de tomates cerises, avec une exposition plein soleil, pour avoir le plaisir de récolter et déguster ce que l'on a fait pousser,

- des cactus que l'on cantonne trop souvent aux intérieurs alors qu'ils vivent une très belle vie en extérieur, à profiter du soleil,

- les citronniers si on prend garde à bien les couvrir avec un voile d'hivernage en hiver.

Un chaï latte avec une mousse comme au coffee shop chez soi

Faire venir le coffee shop à soi...


On a un projet, depuis déjà quelques temps, qui se concrétisera (on l'espère) d'ici une petite année ou deux : déménager en dehors de Lyon. En maison. À la campagne.

Alors je nous ai lancé un défi : emmener avec nous les petits plaisirs de la ville.
Pizzas, burgers, makis, cocktails... et le chaï latte.
Celui du coffee shop.
Avec la mousse sur le dessus.
Et même le petit dessin en poudre de cacao, quand je m'y mets bien.

Verdict ?
On est prêt.

J'ai consulté 1000 et une fiches sur les mousseurs à lait. J'ai hésité 58 fois avant de faire un achat parce que la quantité maximale de mousse me semblait tout juste suffisante pour un cappuccino XXXS.

Et finalement, j'en ai trouvé un.
Parfait.
Avec la mousse parfaite.
Les quantités parfaites.

Et quatre fonctions au compteur : faire mousser le lait (chaud ou froid, au choix), chauffer le lait (pour éviter les casseroles qui débordent lors de la seule seconde d'inattention dont on a fait preuve) ou préparer un chocolat chaud.

Bref, le mousseur à lait parfait.

Mousseur à lait et chocolat chaud, WMF
Jeu vidéo Animal Crossing New Horizons

... et s'installer devant Animal Crossing.


Je suis une inconditionnelle du jeu. Clairement.
J'y ai joué sur Nintendo DS. Puis j'ai eu la Nintendo 3DS édition Animal Crossing New Leaf. Et j'ai remis ça avec la Switch, édition spéciale et nouveau jeu de la franchise : Animal Crossing New Horizons.

L'histoire : on quitte tout, et on part vivre sur une île déserte, avec quelques acolytes dans les valises, pour créer une nouvelle ville.

Le jeu : de la simulation de vie dans un univers terriblement mignon dans lequel on prend le temps de pêcher, planter des fleurs, attraper des insectes, décorer sa maison... mais aussi, nouveautés de cet opus : aménager l'ensemble de l'île et construire des meubles à partir de matériaux trouvés dans la nature.

Ce nouveau volet ouvre les portes vers un monde que l'on peut véritablement s'approprier grâce à la possibilité d'aménager l'île de fond en comble avec les meubles jusqu'alors réservés à notre maison. L'outil de création de motif PRO permet de créer des vêtements bien plus facilement grâce à des silhouettes pré-crées (robes courtes ou longues, pull en laine ou T-shirt...). Et l'ajout d'une monnaie basée sur les actions réalisées sur l'île augmente d'autant plus l'interactivité avec le jeu... une belle réussite !




Et vous, quels sont vos petits moments cocooning de ces derniers temps ?

Découvrir et apprivoiser l'art de se créer de beaux souvenirs

13 mars 2020

Lecture de l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

Soyons honnête : je ne réfléchis même plus.
Quand un tweet de Meik Wiking annonce la sortie d'un nouveau livre, je sais déjà qu'il finira dans ma bibliothèque. 

J'aime sa façon d'écrire.
Son petit trait d'humour qui parcoure tous ses ouvrages.
Les anecdotes qui ponctuent ses observations.

Ce sont des livres qui font du bien. Que j'aime savourer au fond du lit avant de m'endormir. Qui poussent à réfléchir, sur des sujets de société et de développement personnel. Et qui sont profondément positifs.

Et sans surprise, je me suis délectée de cette nouvelle lecture, L'Art de se créer de beaux souvenirs, qui a beaucoup résonné en moi.
Peut-être parce qu'à trente ans passés, j'ai peur de moins me souvenir. D'oublier.
Prendre en photo, écrire... c'est une façon pour moi d'immortaliser ce que je vis ; ces paysages magnifiques et ces bons moments passés en voyage.

Mais cet après-midi d'automne à ramasser des champignons ? Crapahuter dans les feuilles mortes, escalader un rocher, finir sous la pluie mais avec un sac rempli de cèpes particulièrement odorantes... 
Cet après-midi où je me suis sentie parfaitement bien, pas très loin de chez moi, qui m'a pourtant bien éloigné de mon quotidien...
Ce moment qui ne mérite pas un article sur le blog et dont l'unique photo prise de notre récolte est probablement déjà partie dans les limbes des photos supprimées...
De ces quelques heures passées en forêt, aussi, je veux m'en souvenir.

Et c'est tout le programme de ce livre.
Nous donner des clefs pour se créer de beaux souvenirs ; des conseils pratiques tirés d'études scientifiques qui ont permis de comprendre comment les souvenirs se créent.

Créer au sens de garder en mémoire. Mettre un marque-page dans le livre de notre vie pour pouvoir le consulter à nouveau, dans quelques mois ou quelques années.
Mais aussi au sens de provoquer des moments mémorables ; vivre des expériences qui s'inscriront durablement dans notre mémoire.

Loin de moi l'idée de résumer près de 300 pages, mais j'avais envie de partager avec vous ces quelques pistes que je garde à présent en tête pour graver mes souvenirs dans un coin de ma tête.

Développement personnel :  l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

1. Garder en mémoire


J'ai ma madeleine de Proust.
Beaucoup moins prestigieuse, certes, et désormais bien plus difficile à recréer car je ne mange plus l'un des deux ingrédients qui la compose.

Mais chaque fois que je mords dans une tranche de pain, bien frais, pas trop fine ni trop épaisse, d'une flûte pour que ce soit parfait, avec une couche de Nutella légèrement fondant, je me retrouve au bord de la piscine. En famille. Au mois d'août. Il fait chaud, j'ai moins de dix ans. Et c'est l'heure du goûter.

Aujourd'hui, par conviction, je n'achète plus de Nutella.
Ce qui renforce d'autant plus ma madeleine de Proust, d'ailleurs.

Nos sens, nos cinq sens, ont le pouvoir extraordinaire d'encrer dans notre mémoire des événements. Mais c'est aussi leur rareté qui fait leur force. 

Une odeur sentie tous les jours de notre vie a beaucoup moins de chance de fixer un souvenir.
Mais ce parfum qui n'a plus le droit de s'appeler Champagne, fort, très reconnaissable, un peu oublié, que l'on ne croise presque plus jamais dans les rues ? Il me ramène à l'arrière de la voiture. Enfant et malade des transports. Ce n'est pas le plus beau des souvenirs, mais l'accès à cette période de ma vie est immédiat.

Alors pourquoi ne pas provoquer nos madeleines de Proust ?

Se faire encore plus attentif à notre environnement quand un moment est trop beau pour finir dans l'oubli.
Prêter attention aux odeurs qui nous entourent.
Ou manger quelque chose de singulier. Inhabituel.

Dans notre monde actuel, où nous sommes toujours coupés par des notifications et sollicitations de nos téléphones, la concentration est une chose précieuse. Elle nous file souvent entre les doigts. Et pourtant, cette même concentration, cette faculté de vivre au présent, est un véritable atout pour notre mémoire.

Il y a (déjà) 4 ans, j'écrivais un article sur Comment vivre moins connecté. Je me trouve toujours beaucoup trop connectée, mais il n'y a plus une seule notification sur ma tablette, le strict minimum (messages et appels) sur mon smartphone que je pose systématiquement écran face à la table si je dois le conserver à proximité. Et je vois la différence : si, sans faire attention, je ne l'ai pas retourné, la moindre notification attire inconsciemment mon œil... et me coupe du monde qui m'entoure, ne serait-ce que l'espace d'une seconde.

Livre l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

2. Provoquer des moments mémorables


Une des études lancée par l'institut de recherche sur le bonheur de Copenhague a collecté plus de 1000 souvenirs en provenance de 75 pays ; une mine d'informations sur la façon dont les souvenirs sont créés.

100% étaient liés à l'attention portée au moment présent.
S'il y avait un doute quant aux méfaits de l'hyper-connexion dans la qualité de nos relations avec les autres et le monde, autant dire qu'il n'y en a plus.

Mais ce qu'il en ressort aussi, c'est que les premières fois, les épreuves et l'émotion, gravent en mémoire des moments de notre vie.

Mon baptême de parapente rassemble tous les ingrédients.
J'étais morte de peur à l'idée de me lancer dans le vide, mais j'étais certaine de le regretter si je ne le faisais pas. J'ai pris sur moi pour sortir de ma zone de confort. Pas de téléphone en main, rien que moi, le vide, la toile et, accessoirement, un moniteur qui m'a permis de prendre les manettes ! 

Meik Wiking donne ces conseils : oser, profiter de la force des premières fois, ou encore se demander quelle activité on se souviendra dans 10 ans quand on hésite entre deux...

Je ne pense pas que tout ce que l'on fait, au quotidien, doit être spectaculaire.
Je suis même persuadée qu'il faut profiter des plaisirs simples de la vie, mais cela passe, sans aucun doute, par déconnecter et vivre au présent. Ce qui n'empêche pas, bien au contraire, de choisir la voie de l'épreuve, par exemple, en préférant la randonnée de 5 km en pleine forêt pour admirer un panorama, plutôt que d'approcher la voiture à 500 m : les efforts, le choix du chemin le plus long plutôt qu'une gratification immédiate, rendent les choses plus mémorables.

Et pourquoi ne pas saupoudrer, dans notre vie de tous les jours ou en voyage, ces ingrédients qui forment de beaux souvenirs ? 

Comme la première fois où j'ai goûté du haggis, en Écosse.
Et la deuxième, et la troisième, qui restent toutes des premières fois pour moi car leur préparation était très différente. 
D'ailleurs, ma préférée demeure la troisième, la recette traditionnelle ; un plat partagé entre amoureux sur l'île de Skye, dans un pub festif, après une belle journée de promenade.

Le livre de développement personnel  l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

3. Se souvenir


Parfois, j'ai l'impression de radoter.
Déjà.
On évoque les mêmes souvenirs avec les mêmes personnes dans les mêmes contextes.

Se rappeler de bons souvenirs, c'est agréable, ça nous fait du bien. Mais c'est aussi une façon de ne pas les oublier. De les graver toujours plus profondément dans notre mémoire. 

Je disais, en début d'article, que j'avais peur d'oublier, ou de moins me souvenir.
À trente ans passés seulement, cela peut paraître tôt.
Mais c'est un fait, pas forcément réjouissant d'ailleurs : c'est dans les trente premières années de notre vie que nous avons le plus de souvenirs.

Alors, une fois que l'on a prêté attention au moment présent, et provoqué des moments mémorables, on peut les raconter. Partager des anecdotes avec son entourage pour se souvenir. Ecrire. Prendre en photo.

Mais il y a aussi cette idée que j'aime beaucoup : s'entourer d'objets rattachés à des souvenirs.
Pour se remémorer de bons moments chaque fois que nos yeux tombent dessus.

On le fait déjà, d'ailleurs.
Comme ce coquillage ramassé sur la plage de Staffin, en Écosse. 
Mon regard en avait rencontré plusieurs : de toutes petites coquilles en forme de conque. Et j'en voulais une comme celles-ci, pour garder un souvenir de cette journée.
On a cherché. Regardé longuement le sable. Profité du bruit des vagues. Retourné plusieurs coquillages jusqu'à en trouver un qui soit vide. Inhabité.

Aujourd'hui, il est posé juste à côté de moi, quand je suis dans mon bureau.
Sur le meuble à ma droite.
Et il est chargé de souvenirs.


4. Et après ?


Je n'ai bien sûr tiré que quelques fils de cet ouvrage, tellement il est riche.

J'aurais aussi pu vous parler de l'effet pic-fin qui confirme l'intérêt de "garder le meilleur pour la fin", me faisant repenser ma façon d'organiser nos voyages (non, la nuit à l'aéroport, au retour d'Islande, ce n'était pas la meilleure idée), des astuces souvenirs comme créer et nommer une recette en l'honneur d'une belle journée...

Mais, si le sujet de la mémoire et des souvenirs vous intéresse, je ne vous en dévoilerai pas plus pour vous laisser le plaisir de l'approfondir dans cet ouvrage. Avec les anecdotes croustillantes de Meik Wiking en prime ! (Oui, j'ai ri devant mon livre...)

* * *

Et maintenant, à votre tour de me raconter un souvenir ; un que vous aimeriez garder en mémoire et que je vous propose d'immortaliser ici ; pour radoter ensemble, et graver dans nos têtes ces moments heureux de notre vie.



Louise Grenadine - blog slow lifestyle à Lyon depuis 2007