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7 nov. 2018

Ce qu'il y a à faire dans mon jardin urbain, en automne

Le mercredi, novembre 07, 2018

Depuis le début calendaire de l'automne, je garde un œil sur les températures de la nuit.
À ces heures où je dors bien au chaud sous ma couette, mais qui sont précisément les heures que je redoute pour nos plantes qui vivent sur notre terrasse.

Autant dire qu'avec l'été indien toujours plus long, j'ai longtemps regardé pour rien.

Jusqu'à ce que les TEMPÉRATURES s'approchent dangereusement des 8°C et moins. Que le soleil devienne de moins en moins longtemps présent. Que la pluie régulière créé un climat très humide dans l'air... Là, c'est le top départ pour le deuil esthétique de notre terrasse !

Les plantes à rentrer, les pots à mettre à l'abri, les plantes à tailler...
Visuellement, le cocon végétal devient peut-être plus chaotique. Mais j'apprécie cette idée de prendre soin de mes plantes pour leur assurer (je l'espère) de passer l'hiver et de repartir, plus belles encore, au printemps.

Bref, après l'été dans mon jardin de ville, c'est l'automne.

Comme pour mon article précédent, ma liste est loin d'être exhaustive puisqu'elle est le reflet de ma terrasse, donc n'hésitez pas à la compléter en commentaire en parlant des besoins des espèces présentes chez vous !


À l'abri du froid


Une petite astuce de personnes qui n'ont pas la connaissance suffisante des plantes pour nommer précisément chaque espèce présente chez soi : nous gardons précieusement toutes les étiquettes des plantes que nous achetons en jardinerie. Pour avoir le nom de l'espèce exact et pouvoir retrouver facilement toutes les données nécessaires à son entretien sur internet (comme sa résistance aux températures extrêmes) mais aussi parce qu'elles sont souvent présentées sous forme de petite fiche technique résumant les informations les plus importantes à leur sujet.

C'est à partir de ces données que je commence à : 

- Rentrer les plantes les plus frileuses, comme notre collier de perle par exemple, qui s'adapte très bien aux températures plus chaudes des intérieurs ; ces cactées et plantes grasses qui emmagasinent beaucoup d'eau dans leurs feuilles sont très sensibles au gel.

- Déplacer les espèces non-rustiques qui ne peuvent être placées en intérieur, soit à cause de la taille du pot (comme notre olivier) soit parce qu'elles n'apprécieraient pas de vivre dans une pièce chauffée.

- Protéger les plantes, sans oublier les racines, avant les premières gelées, en entourant les agrumes et l'olivier (entre autres) d'un voile d'hivernage sans trop serrer le feuillage, et pour les nombreux petits pots, créer un abri temporaire avec un même voile d'hivernage pour les rassembler derrière.

- Surélever les pots, avec des cales en bois par exemple, et sans leur soucoupe, pour les isoler du froid qui émane du sol.

Pour trouver les températures maximales et minimales supportées par nos plantes, je consulte souvent jardinage.ooreka.fr et rustica.fr qui ont des fiches très complètes sur de nombreuses espèces.


Arrosage


C'est tout l'inverse de l'été, ou presque.

L'idéal est d'arroser en début d'APRÈS-MIDI, lorsque le soleil réchauffe la terre de nos pots. Cela permet à la plante d'absorber l'eau avant que la nuit ne tombe et que les températures ne baissent trop.

L'idée est surtout de ne pas gorger la terre d'eau, pour les plantes rustiques également (c'est-à-dire qui résistent au gel et à des températures allant jusqu'à -15°C), afin de ne pas geler les racines ! On garde donc la terre tout juste humide.

En plus d'arroser quand il fait le plus chaud possible, en automne, et de retirer les soucoupes pour ne pas laisser l'eau stagner, il vaut mieux éviter les arrosages au tuyau. On peut utiliser un arrosoir avec un pommeau qui recrée une petite pluie fine (et londonienne). C'est beaucoup plus long, mais personnellement, je trouve ça très agréable de voir l'eau tomber si délicatement.

Et dès que la météo annonce des températures négatives, on arrête d'arroser. Il est également conseillé de ne reprendre que si plusieurs jours consécutifs de redoux sont annoncés.


Entretien


Selon les plantes, et parfois selon les jardiniers, il y a souvent deux écoles : TAILLER les plantes à l'automne (au mois de novembre en général) avant les premières gelées, ou à la fin de l'hiver quand il n'y a plus de risques de gel.

Personnellement, je préfère la première solution chaque fois que c'est possible pour une plante, car c'est assez fréquent, même au début du printemps, qu'un épisode de gel revienne en France, alors qu'on les pensait derrière nous.

Comme entretien, à cette saison, on va donc :

- Rabattre les plantes vivaces à environ 10 cm du sol ; c'est-à-dire toutes les plantes qui perdent leurs feuilles et leurs tiges en automne, comme notre gaura par exemple.

- Retirer les feuilles et tiges mortes, au pied des plantes mais aussi sur les plantes si besoin.

- Tailler notre romarin sur les pousses de l'année (sur le bois vert), pour éviter qu'il ne se dégarnisse du pied, parce qu'il a sacrément bin poussé cet été !


Plantation


On commence à avoir une belle petite jungle sur notre terrasse, mais on aimerait encore rajouter quelques plantes. Et l'automne est la saison idéale pour que le système racinaire se développe bien, et pour que la plante ait besoin de moins d'eau en été ! (Pratique quand on part en vacances, et c'est aussi une économie d'eau pour la planète.)

Au programme : des plants de bruyère car c'est sans nul doute ma fleur préférée et des hortensias que j'aime également beaucoup pour habiller notre jardinière exposée à l'ombre.


Et vous, que faites-vous dans votre jardin en automne ?
N'hésitez pas à compléter cette liste en parlant des plantes que vous avez chez vous !

17 oct. 2018

Petites actions et entraide depuis mon smartphone

Le mercredi, octobre 17, 2018

Souvent, ce que je regrette dans mon métier, c'est de ne pas avoir une véritable utilité.

Je ne sauve pas des vies d'un immeuble en feu.
Je ne soulage pas la douleur d'un bras cassé.
Je ne recueille pas non plus d'animaux abandonnés.

Je vous le confie, comme ça. J'aimerais pouvoir être plus utile, à mon niveau. 
Aussi petit soit-il.

C'est sans doute pour ça que j'ai tout de suite été happée par un article sur l'app store, au sujet d'un jeu qui AIDE la recherche scientifique.

C'était il y a un peu plus d'un an, je pense.
J'ai cliqué.
Et j'ai commencé à me dire que ce serait génial de pouvoir apporter sa petite pierre à la société, ne serait-ce qu'à travers notre smartphone. Parce qu'on est nombreux, aujourd'hui, à passer des heures dessus.

Bref, j'ai fait quelques recherches, et j'ai trouvé trois projets / services, tous très différents, mais qui ont chacun leur UTILITÉ dans le monde. Juste grâce à quelques clics.

Ce n'est pas grand chose.
Un tout petit peu de mes octets que je leur offre.

Je voulais vous en parler car je me suis rendue compte, au fil de nos échanges, que l'on avait énormément de valeurs en commun. Et j'ai pensé que, peut-être vous aussi, vous aimeriez contribuer à ces projets.


Un jeu pour la recherche scientifique



Sea Hero Quest, c'est un jeu plutôt simple en apparence (faire naviguer un bateau, lancer des fusées et photographier des monstres marins), mais qui a été créé dans le but de collecter des données sur nos capacités d'orientation afin de comprendre, prévenir et peut-être même guérir la DÉMENCE.

Les chercheurs à l'origine de ce projet expliquent que jouer 2 minutes permet de générer l'équivalent de 5 heures de données en laboratoire. Et que l'étude précédente, sur la sénilité, ne comptait que 600 sujets contre plus de 3 millions pour celle-ci, grâce aux nombreux joueurs.

Je n'y joue pas tous les jours, bien sûr.
Mais régulièrement. Quand j'ai quelques minutes à tuer, ou que j'ai simplement envie de me poser et de donner un petit peu de mon temps.

Sea Hero Quest
Disponible sur App Store, Google Play et Oculus


Une application pour les personnes malvoyantes



Je crois que si l'on devait trouver une véritable utilité à l'apparition de la photo sur les téléphones, c'est celle-là. Be My Eyes, une application qui permet à une personne malvoyante ou non-voyante, n'importe où dans le monde, de décrocher son téléphone et de demander à une tierce personne "d'être ses yeux", pour quelques minutes.

Quand on n'y est pas confronté au quotidien, on n'y pense pas.
En tout cas, je n'y pensais pas.
Mais comment fait-on, quand on n'y voit pas, pour connaître la date de péremption d'un pot de yaourt ?

Depuis que j'ai installé l'application, en mai dernier, j'ai reçu deux appels. Un premier qui a été réceptionné par une autre personne (plusieurs utilisateurs sont sollicités en même temps, et le premier qui décroche est mis en communication avec la personne qui a appelé), et un second auquel j'ai pu répondre et vérifier un programme de machine à laver.

La sollicitation n'est pas très fréquente, donc. Le téléphone ne va pas sonner toutes les 10 minutes. Mais quand il le fait, on se dit qu'on a pu rendre service, parce qu'on le peut, qu'on a la chance d'avoir deux yeux fonctionnels, et qu'on peut s'en servir pour donner un petit coup de main à d'autres.

Be My Eyes
Disponible en 180 langues sur App Store et Google Play


Un moteur de recherche pour la reforestation



Même si ce n'est pas le sujet premier de cet article, vous savez que j'accorde une grande importance à tous ces petits gestes que l'on peut faire pour mieux consommer / réduire nos déchets (je vous en parlais ici, et encore ).

Mais quand on passe autant de temps que mon métier l'exige, sur internet, on a une empreinte carbone non négligeable. Avec l'électricité que l'on consomme, les e-mails que l'on envoie et ceux que nous stockons, tout comme nos nombreuses recherches sur internet.

Ecosia, c'est un moteur de recherche... qui ne va pas faire disparaître tout ça !
Mais qui permet de : rendre nos recherches plus éco-responsables car la société alimente son moteur de recherche avec une énergie 100% renouvelable, et de les transformer en ARBRES.

Ou presque.

Les bénéfices de l'entreprise sont utilisés pour replanter des arbres afin de lutter contre la déforestation (qui est un facteur du réchauffement climatique) à hauteur d'un arbre planté pour 45 recherches effectuées. Derrière ce projet, il y a toute une économie qui se met en place, parce que c'est un travail réalisé par des habitants de zones déforestées, souvent synonymes de zones très pauvres malheureusement.

Personnellement, j'ai vraiment commencé à utiliser Ecosia cette année bien que je connaissais le moteur de recherche depuis longtemps pour la simple et bonne raison que ses résultats sont générés par Bing. 
Qui n'était pas très efficace, auparavant.
Mais ça a clairement changé, et aujourd'hui, je ne conserve plus qu'Ecosia, sur ordinateur comme sur smartphone et tablette.

Ecosia
Disponible sur ordinateur, App Store et Google Play


Et vous, est-ce que vous connaissez d'autres initiatives de ce genre ?
N'hésitez surtout pas à les partager, j'aimerais beaucoup en découvrir plus !

14 août 2018

Ce qu'il y a à faire dans mon jardin urbain, en été

Le mardi, août 14, 2018

Il y a encore un an, je disais à qui voulait l'entendre que je n'avais pas la main verte.
Aujourd'hui, je ne dis toujours pas l'inverse. Mais je raconte le plaisir que j'ai de faire un tour de mon jardin urbain, tous les matins, avant de prendre le petit-déjeuner.

Ou en le prenant.

J'inspecte pratiquement chaque plante. Les fleurs qu'il faut couper. Les tomates cerises qui mûrissent enfin. Les ipomées qui s'accrochent au treillis. Et les cactus qui ont pratiquement doublé de taille en l'espace d'un week-end de canicule.

J'ai même découvert le plaisir de mettre les mains dans la terre pour rempoter mes plantes.
D'avoir deux arrosoirs dont un au pommeau si fin qu'il reproduit une petite pluie fine londonienne.
Et je recherche activement un petit râteau pour mes faire mes semis !

Un activité véritablement SLOW, qui a le don de nous plonger dans un rythme différent du métro/boulot/dodo, que j'ai tout naturellement eu envie de partager avec vous. En commençant par imaginer une série de quatre articles sur ce qu'il y a à faire, dans mon jardin urbain, au fil des saisons.

Ma liste est loin d'être exhaustive, bien sûr ; elle est simplement le reflet des plantes sur ma terrasse. Alors surtout, n'hésitez pas à partager, dans les commentaires, ce que vous faites de votre côté, en été, pour la compléter !


Arrosage


Notre activité du soir : passer en revue la terre de nos plantes pour arroser celles qui en ont besoin. 

Une chose que j'ai apprise en discutant avec des personnes qui ont l'habitude de jardiner : mieux vaut arroser moins souvent, mais abondamment, que l'inverse. Cela permet notamment d'inciter les plantes à puiser dans les réserves d'eau situées plus en profondeur, et donc de les habituer si l'on part quelques jours en vacances !

Quand l'arrosage devient nécessaire, nous attendons la fin de journée pour limiter l'évaporation qu'il y aurait si nous le faisions le matin, avec les fortes chaleurs qu'il y a certains jours. Et ainsi, si les feuilles sont mouillées au passage, elles ne risqueront pas de brûler au soleil.

Et avant de partir en vacances ? On arrose abondamment nos plantes, et on installe un système de goutte à goutte pour celles qui en auront le plus besoin. Il en existe en terre cuite, chez Botanic notamment mais on peut aussi le faire soi-même avec des bouteilles en plastique dont on perce finement le bouchon pour lui donner un débit lent.

Pour retenir l'humidité, on peut également PAILLER la terre. De notre côté, nous avons choisi un paillis de chanvre beige 100% biodégradable qui, en plus d'être esthétique et de limiter le besoin en arrosage, enrichit le sol en humus en fin de vie.


Entretien


Même si ce n'est pas une saison où l'on taille nos plantes, à proprement parler, je joue quand même beaucoup du ciseau pour COUPER:

- Les fleurs fanées de la plupart des plantes afin de favoriser leur floraison, en coupant la fleur à sa base. Petite exception faite pour notre Gaura à qui il faut éliminer l'ensemble de la tige sur laquelle la fleur s'est fanée, et pour les rosiers remontants auxquels il est conseillé de ne pas toucher.

- Les boutons floraux de certaines plantes aromatiques comme le basilic et la ciboulette, pour éviter que la plante ne s'épuise en produisant des graines. Dans le cas du basilic, les poussées florales sont très abondantes durant les grosses chaleurs ; j'en coupe parfois plusieurs par jour, en coupant la tige au-dessus d'une paire de feuilles à 2-3 nœuds du sol. Cela permet de faire un pincement qui provoquera le départ de nouvelles ramifications.

Certaines plantes ont également besoin d'être accrochées le long d'un tuteur ou d'un treillis, durant leur croissance, comme nos tomates cerises, pour éviter qu'elles se cassent avec le vent. 


Récolte


Le moment le plus gratifiant pour la gourmande que je suis : la récolte. Notamment celle des tomates cerises qui mûrissent enfin, quand des merles ne viennent pas nous les piquer juste avant !

Pour les plantes aromatiques, on se sert en fonction des besoins de la cuisine ; les couper sur la plante juste avant de les cuisiner permet de conserver un maximum d'arômes. Idéalement juste avant les grosses chaleurs pour le basilic (plutôt le matin, donc) ou au contraire quand il est pleinement gorgé de soleil pour le romarin.

Dans le cas du basilic, les jeunes pousses sont celles qui auront le plus de saveur, mais il faut tout de même les récolter MODÉRÉMENT pour ne pas épuiser la plante, et faire un mélange de plus jeunes et moins jeunes feuilles si on en cuisine très régulièrement.

Et à la fin de l'été ? Ce sera le moment de faire une dernière récolte avant les saisons froides, pour conserver le persil, la ciboulette et le basilic au congélateur, ou de faire sécher du romarin et du thym pour les plats en sauce à venir.



Plantation


En règle générale, c'est plutôt au printemps ou en automne que nous faisons le maximum de nos plantations pour leur laisser le temps de faire de bonnes racines avant la floraison/la production ou avant le retour du froid.

Mais en été, on peut tout de même :

- Planter les légumes d'automne et d'hiver comme certains choux, radis, ou encore la laitue.

- Rempoter les plantes qui sont à l'étroit après avoir trop grossi (comme nos cactus qui ont doublé de taille) ou celles que l'on achète en jardinerie qui ont généralement épuisé les ressources du godet en plastique dans lequel elles sont vendues. Et je vous donne quelques conseils pour rempoter une plante, en vidéo, sur IGTV.

- Bouturer ses plantes ; selon les espèces, on peut le faire à différents moments de l'année, mais fin août est un moment propice pour nombre d'entre elles comme le romarin ou le rosier, par exemple.


Et vous, que faites-vous dans votre jardin, en été ?


Comment j'ai commencé à jardiner sur ma terrasse : mes conseils de débutante pour débutants.

8 août 2018

Prendre le temps de regarder les étoiles

Le mercredi, août 08, 2018

Un jour, j'aurai un télescope.
Cela fait partie de notre projet de maison.
La cheminée. La grande table d'hôtes. Et le télescope. Pour pouvoir regarder les étoiles, loin des lumières de la ville qui nous privent de ce plaisir.

Quand j'étais petite, j'ai vu des étoiles filantes.
Pas une. Pas deux.
Une bonne dizaine, si ce n'est plus.

Chaque année, en août, il y a ces nuits des étoiles filantes, dont on profite de moins en moins ; la faute à la pollution lumineuse.

Mais quand on prend le temps de sortir de la ville, et de s'installer dans l'herbe et la brise fraîche de la fin de soirée, on peut profiter de ce MAGNIFIQUE spectacle, gratuit, qui se joue tous les soirs au-dessus de nos têtes.

Je me souviens encore la première fois où j'ai vu Cassiopée.
J'étais en colonie de vacances ; une nuit à la belle étoile. On nous a fait découvrir cette constellation, moins connue des enfants que nous étions que la Grande Ourse.

Parfois, si le ciel est complètement dégagé, et la nuit très noire, on peut même voir la voie lactée.
En fin d'automne ou en début d'hiver, avec un gilet en grosses mailles et une écharpe enroulée sur plusieurs tours pour se tenir au chaud. 

C'est beau. Et il n'y a même pas besoin de télescope pour déjà en profiter pleinement.
Juste de quelques petits conseils à suivre pour organiser sa soirée.


#RegardonsVersLeCiel



1. Sortir de la ville, et s'en éloigner au maximum. L'idéal est de rechercher les zones bleues ; ce sont les lieux avec le moins de pollution lumineuse, où l'on peut voir entre 1000 et 5000 étoiles (ça donnerait presque le tournis !). Pour ça, il y a la très utile carte Google map des pollutions lumineuses de l'AVEX.

2. Télécharger une application sur son smartphone pour repérer les étoiles, les constellations et même les planètes visibles à l’œil nu. Il en existe plusieurs qui sont gratuites et très bien faites ; je vous conseille de les tester avant pour voir laquelle vous plait le plus. Pour ma part, j'utilise l'application Carte du ciel qu'il suffit de pointer vers le ciel pour se repérer (existe pour iOS et Android).

3. Suivre le calendrier des phénomènes astronomiques : on entend toujours parler de la pluie des étoiles filantes des Perséides, mi-août,  mais il y en a plusieurs dans l'année. Le Chouette Calendrier rassemble les dates principales sur plusieurs années, et une fois qu'on a les dates en tête, on peut trouver des informations plus précises sur les magazines scientifiques en ligne.

4. Vérifier la météo. Cela peut paraître évident de ne pas sortir sous la pluie pour regarder les étoiles, mais personnellement, j'en oublie parfois qu'un temps sec ne signifie pas un ciel sans nuages... !

5. Emporter un plaid ou un drap pour s'allonger dessus et pouvoir contempler le ciel sans avoir mal aux cervicales au bout de dix minutes (oui, c'est du vécu !).

6. PRO-FI-TER. Du spectacle mais aussi des bruits de la nature qui nous entourent forcément si l'on s'est éloigné de la ville.



Crédit photo : Sindre Strøm from Pexels

17 juil. 2018

Cueillir un bouquet de fleurs sauvages d'été

Le mardi, juillet 17, 2018

Plus jardin à l'anglaise que jardin à la française, j'aime quand la nature semble reprendre ses droits.
Les accumulations, un peu hasardeuses, de pots en terre cuite sur la terrasse.
Notre romarin qui part en vrille et pousse dans tous les sens.

Un semblant de NATUREL dans des plantations guidées par notre main.

Pour les bouquets, c'est pareil.
Plus épis de blé que roses rouges, j'aime ceux qui semblent avoir été cueillis le long d'un chemin, un soir d'été. 

Alors forcément, rien de mieux que de vraiment le cueillir le long d'un chemin.
Le matin, ça marche aussi.
Ou l'après-midi, selon la chaleur ambiante.

Le tout est de se promener, de profiter de la nature, et de ramasser quelques brins au passage, pour se constituer un joli bouquet. 

C'est ce dont j'avais très envie, depuis une petite année : réussir à faire un bouquet que je peux garder toute une saison pour apporter un peu de nature dans l'appartement. Alors on a commencé cet été ; sans doute la saison la plus facile pour débuter avec les bouquets sauvages qui durent dans le temps.



#Bouquetdeschamps



Sortir de la ville et filer à la campagne, pour une promenade à pied ou en vélo, dans des sentiers en terre longés par les fleurs sauvages. Nous, c'est en Ardèche, à une heure de Lyon, que l'on passe une bonne partie de nos week-ends..

S'équiper d'un sécateur, d'un ciseau ou d'un petit couteau, pour couper les tiges. Cela évite d'avoir à tirer dessus et d'arracher leurs racines au passage, condamnant la plante à ne pas repousser l'année suivante.

Cueillir avec modération, aux endroits où les plantes sont nombreuses. On n'y pense pas toujours, mais il est important de ne pas déséquilibrer la nature en cueillant trop au même endroit.

Choisir des espèces végétales qui ne se faneront pas en quelques jours si on veut garder le bouquet durant tout l'été. Pour ma part, j'ai misé sur les graminées sauvages que l'on trouve absolument partout en cette saison. Ceux qui ressemblent à des plumeaux ou à de faux petits épis de blé, en laissant de côté ceux à la tige encore verte pour qu'ils sèchent plus rapidement. J'ai aussi pris quelques bleuets, qui apportent une belle couleur au bouquet, avant de devenir de belles fleurs sèches aux reflets jaunes/blancs, quelques semaines plus tard.

Repérer les champs de blé fraîchement fauchés (ça marche aussi pour la lavande, quand on est en Provence). Les machines laissent forcément derrière elles des épis que l'on peut ramasser sans voler la récolte des agriculteurs. C'était la petite touche que je voulais pour terminer de donner un esprit champêtre à mon bouquet d'été !

Prêt(e)s à vous lancer ?

21 juin 2018

Petits bonheurs slow life de l'été

Le jeudi, juin 21, 2018

J'ai un problème avec l'été : c'est paradoxalement une saison que j'attends presque impatiemment et que je n'aime pas pour autant.

Des restes de l'enfance.
Les souvenirs des grandes vacances. Des heures passées dans la piscine avec les cousins. Du couvre-feu qui s'éternise. Des chichis mangés en bord de plage...

Mais c'est aussi cette saison où il fait trop chaud.
Passé 28°C, je suis en short / débardeur, à espérer un retour des nuages dans un ciel désespéramment trop bleu, les bras presque collants de crème solaire.

Une saison à deux vitesse.
Elle m'aime moi non plus.

Adulte, les longues vacances d'été sont derrière nous. Ce n'est plus la saison où tout commence ; les sorties en semaine, les glaces à l'heure du goûter, les barbecues entre amis... c'est plutôt la saison où tout continue. Ces mêmes soirées sur la terrasse, ces glaces après le ciné, ces planchas allumées après 22h.

Une deuxième saison pour profiter de vivre un peu plus dehors. Pour repousser la nuit. Et prendre la chaleur comme une excuse toute trouvée pour RALENTIR le rythme. Finalement, que demander de plus ?


#SummerJustWannaBeSlow



Cueillir des baies de sureau après avoir guetté leur arrivée pendant plusieurs semaines. J'ai tellement aimé préparer mon cake aux fleurs de sureau à partir des fleurs récoltées que j'ai très envie de me lancer dans une confiture de baies à présent.

Tenir un carnet de jardinage ; on passe notre temps à lire des fiches sur nos plantes pour savoir quand tailler celle-ci, quand resurfacer celle-là... alors j'ai commencé à rassembler toutes ces informations dans un joli carnet pour pouvoir les retrouver en un coup d’œil. 

Regarder le ciel étoilé. Difficile de profiter de sa beauté quand on vit en ville, alors on profite de nos week-end en Ardèche pour s'installer dehors et repérer la Grande Ourse ou Cassiopée. 

Faire des bocaux avec le trop plein de production du potager des parents du bûcheron, c'est notre but culinaire de l'été ! Plutôt que d'acheter des conserves cet hiver, pour nos coulis de tomates, on va tenter de garder un peu de temps pour faire des bocaux dès que les tomates seront là.

Se promener à vélo, pas simplement pour se déplacer dans Lyon comme je le fais toute l'année, mais pour aller plus loin. Pour simplement profiter du paysage, du vent dans les cheveux... comme lorsque je longeais ce canal pour aller de Caen à la mer ; un moment très slow, très agréable.

Arroser les plantes le soir, les pieds dans mes bottes en caoutchouc, pour ne pas risquer de les brûler avec le soleil qui se reflète dans les gouttes d'eau. À la nuit tombée, avec les températures qui chutent et me feront presque frisonner, juste avant de boire une infusion et de me glisser sous la couette.

Préparer des eaux fruitées le matin pour en profiter à l'heure du goûter. Et se faire un plaisir (moins healthy) pour changer : menthe, citron vert et sucre, pour un mojito sans alcool que l'on peut consommer avec moins de modération !

Profiter des orages des soirs d'été qui rafraîchissent l'air et illuminent le ciel. J'adore me glisser dans ma chilienne, un plaid bien doux sur les genoux, et savourer une tasse de chocolat chaud tout en écoutant l'orage gronder.

Et vous, quels sont vos petits bonheurs slow life estivaux ?

29 mai 2018

Comment je m'organise dans ma vie de freelance

Le mardi, mai 29, 2018

Travailler à son compte, depuis sa MAISON avec son chien qui ronfle dans la pièce d'à côté et une tasse de thé fumante sur le coin du bureau, c'est toujours assez intrigant, de l'extérieur.

Depuis trois ans que je suis freelance, je l'ai remarqué aux questions que l'on me pose.
Aux "ça doit être le rêve" opposés aux "je me sentirais seul".
Comme aux "mais tu fais comment pour te mettre à travailler ?"

Pour moi, c'est une chance.
Celle de pouvoir travailler sur de nombreux projets tous différents les uns des autres. Et c'est tout naturellement que je me suis créée une routine, sans avoir à me faire violence pour m'y mettre, comme on dit.

Déjà, parce que ne rien faire d'un week-end, ça m'ennuie, alors une semaine entière, c'est impensable.

Et parce que j'ai appris à bien me connaître.
À savoir ce qui me motive.
À quel moment je suis le plus productive.
Et quand il est temps de faire une pause.

Alors j'avais envie d'en parler avec vous. De vous raconter comment je m'organise au quotidien, dans mon travail. De vous donner mes petites astuces, aussi. Pour vous aider si vous songiez au télé-travail, ou si vous êtes déjà freelance et que vous avez besoin d'un petit coup de pouce pour vous ORGANISER.


Connaître son rythme


Je suis une fille du matin.

C'est le matin que j'écris mes articles, depuis mon bureau, après un petit-déjeuner et un saut dans la salle de bain. C'est aussi le matin que je prends mes photos. Puis je me laisse tout l'après-midi pour des tâches qui me demandent moins de créativité ou d'attention comme répondre à mes e-mails, faire un peu de comptabilité et traiter mes 156 000 photos de voyage, avec un peu de musique en fond.

Une véritable petite routine qui s'est naturellement imposée à moi.
Parce qu'elle me rend EFFICACE.
Et qu'elle me motive.

Savoir que je vais pouvoir travailler en musique l'après-midi, prendre 5 minutes pour me préparer à un chaï latte à 17h, me donne envie d'en faire un maximum le matin, quand mon cerveau est le plus réveillé. Et c'est ainsi que j'ai gardé des horaires très classiques, en organisant mon travail en fonction de mon pic de productivité (et du fameux coup de barre de 14h).

Mais chacun a son propre rythme.
Que l'on trouve en tâtonnant, au début.

Le tout est de rester à l'écoute de ses envies ; c'est là tout l'intérêt de pouvoir choisir ses horaires de travail : ne pas se faire violence pour produire du contenu l'après-midi si on est plus productif le matin, et inversement.

Je vous raconte aussi : comment je booste ma créativité au quotidien.


Façonner son environnement de travail


C'est reconnu : travailler dans un environnement avec des plantes, un canapé, une belle luminosité, rend plus heureux dans son travail que d'être confiné dans un bureau sans fenêtre aux murs gris foncés.

J'ai toujours trouvé certains lieux INSPIRANTS.
Et j'ai même, il y a plusieurs années, choisi un CDI un peu moins payé qu'un autre car le plus avantageux allait me condamner à travailler sur un bureau coincé entre deux portes, dans une salle qui avait besoin de la lumière de trois gros néons pour être suffisamment éclairée.

Pour moi, l'endroit où l'on se trouve contribue complètement à notre bien-être professionnel.

Et l'avantage, quand on travaille chez soi, c'est que l'on peut briser plus facilement les codes.
S'installer en tailleur sur sa chaise de bureau, comme je le suis actuellement, si c'est la position la plus confortable pour nous.
Ou naviguer entre le canapé et la chilienne de la terrasse, l'après-midi, avec l'ordinateur portable sur les genoux.

Étonnement peut-être, ce sont les après-midis, assise dans mon canapé avec un plaid sur les genoux, que je suis la plus efficace pour répondre à tous mes e-mails, faire un peu de comptabilité et imaginer de nouveaux projets !

Je vous confie : comment j'apporte un peu de hygge au bureau.


Avoir une vue d'ensemble sur ses projets


Une fois installée à mon bureau, je commence absolument toutes mes journées avec : un stylo, un bloc-notes, le planning de mes DEADLINES et mon agenda.
Toujours.
Pour faire ma to-do-list de la journée en fonction de mes impératifs et des différents rendez-vous que je peux avoir.

C'est sans doute mon outil de travail le plus précieux, ce planning des deadlines.
Qui me permet de savoir quand je dois livrer ou publier un travail.

J'ai tout simplement pris un carnet ligné, avec une page par semaine ; simple à faire, un peu dans l'esprit d'un bullet journal, mais totalement dédié au travail. Sans trop d'informations, juste l'essentiel, pour pouvoir s'y retrouver en un coup d’œil.

L'agenda de l'iphone est bien pratique... mais j'avoue, rien ne remplace, pour moi, le plaisir du papier. Et le côté pratique : toujours avoir la bonne page ouverte, sur un coin du bureau.


Rester bienveillant avec soi-même


C'est encore un point sur lequel je travaille.

Quand je pars en vacances, j'ai besoin tout boucler ; avoir fait mes différentes livraisons et la paperasse qui va avec. Mais je me rajoute aussi des impératifs qui n'en sont pas forcément. Comme vous préparer trois - quatre articles d'avance pour lesquels je ne ferai pas tous les partages nécessaires, sur les réseaux sociaux, puisque je serai en vacances, et que vous ne lirez donc peut-être qu'à mon retour, quand je vous en aurai parlé.

Bref, du travail en plus et du stress inutile.
Peut-être parce qu'en travaillant de chez soi, on veut toujours en faire un peu plus. Même quand ce n'est pas fondamentalement nécessaire.

S'organiser quand on est freelance, ce n'est pas forcément le plus difficile.

Mais pour que, travailler de cette façon reste un choix qui nous apporte un véritable bien-être professionnel, il faut aussi apprendre à faire des to-do-list RAISONNABLES (quitte à faire plus s'il nous reste du temps) pour ne pas s'épuiser plus que si l'on cumulait trois CDI !

24 avr. 2018

Mes activités hyggelig du printemps

Le mardi, avril 24, 2018

Le printemps est sans doute la saison qui me donne le plus envie de retrouver l'extérieur.

D'ouvrir les fenêtres de l'appartement.
De PROFITER des rayons du soleil qui réchauffent ma terrasse.
De me laisser aller à humer l'air, et écouter les oiseaux chanter jusque devant ma fenêtre.

Même en ville, les odeurs des fleurs peuvent embaumer l'air. Le citronnier que l'on vient d'ajouter sur notre terrasse est un délice pour l'odorat, et il y a plus d'une rue, dans Lyon, qui sent bon le printemps. Sans parler des effluves d'herbe fraîchement coupée... !

Bras nus, vêtements fluides.
Il fait ni trop chaud, ni trop froid.
Le compromis parfait pour la frileuse que je suis qui ne supporte pas, non plus, les grosses chaleurs.

Et le temps idéal pour vivre le hygge dehors. Sortir un peu de ce petit cocon que je me suis fait chez moi, et trouver le plaisir de ralentir, de profiter du grand air. Toujours en bonne compagnie, avec une douceur à se mettre sous la dent, dans un coin de sac ; éléments indispensables pour un moment vraiment hyggelig !


Pique-niquer

POUR LE DÉJEUNER


En semaine.
Avec ses collègues de travail, des amis ou sa moitié. 

Juste comme ça. Parce que le temps est magnifique. Que sortir du bureau, entre midi et deux, peut donner l'illusion d'être en week-end, et nous REBOOSTER pour le reste de la journée. 

On a fait le nôtre, notre tout premier pique-nique de la saison, la semaine dernière. Un peu prévu au dernier moment, on s'est pris des burgers chez Big Fernand que l'on a dégusté au parc de la Tête d'Or. Mais avec un peu plus de préparation, c'est une salade de riz que j'aurais voulu manger. LA salade de riz ; celle de ma tante, upgradée comme jamais, qui réconcilie tout le monde avec ce plat des pique-niques de l'école primaire.

Pour 6 personnes :

- 500 g de riz basmati
- tomates
- crevettes
- 1/2 concombre
- une boîte d'ananas en morceaux
- noix de cajoux
- 1 oignon nouveau
- coriandre fraîche
- 3 c. à soupe d'huile d'olive
- 2 c. à soupe de vinaigre de cidre
- 2 c. à café de sauce soja sucrée
- sel, poivre

Recette :

1. Faire cuire le riz.
2. Couper le concombre en morceaux et le faire dégorger dans du sel.
3. Ciseler l'oignon et la coriandre. Couper les tomates.

4. Préparer la sauce en mélangeant l'huile d'olive, le vinaigre et la sauce soja, et ajouter un fond d'eau présent dans la boîte d'ananas en morceaux. (Plus ou moins selon ses préférences.) Saler et poivrer.

5. Mélanger le tout. Réserver minimum 1h au réfrigérateur pour permettre aux saveurs de parfumer l'ensemble de la salade de riz.



Lire dehors

À LA TOMBÉE DE LA NUIT


C'est un fait : à moins d'être en vacances, je lis plus facilement en fin de journée. Même le week-end. J'ai toujours quelque chose à faire, si bien que le moment de lecture que je m'étais promis arrive rarement avant 18h. Mettant à mal mes chances de lire plus de 10 minutes sur ma terrasse, avec le soleil pour me réchauffer (frileuse, soleil qui descend dans le ciel, petite brise... tout ça.)

Alors je me suis dit que j'allais sortir le plaid.

Le plaid, et la bougie.
Les petites lumières style guinguette accrochées à la pergola. 
Et que j'allais faire ça : lire tranquillement en fin de journée, lovée dans mon plaid comme en automne, tout en profitant de mon petit cocon de verdure. Des oiseaux qui s'aventurent sur la rambarde. Et des odeurs du jasmin, si tôt qu'il sera en fleurs.

Mes dernières lectures :


- La Servante écarlate, mon énorme coup de cœur de ces derniers mois. Pas tant pour l'histoire en elle-même, bien que captivante, mais surtout pour l'écriture de Margaret Atwood ; sa façon de mener le récit, de dévoiler son univers bribe à par bribe... tout coule si naturellement... tout est d'une fluidité folle ; le présent et le passé s'entremêlent sans cesse. Et on découvre ainsi le quotidien d'une jeune femme dans une société où le sexe féminin est enfermé dans trois fonctions : celui de maîtresse de maison, de bonne à tout faire, ou de reproductrice.

- Le Livre du Lykke, dans un tout autre style ; il s'agit du nouveau livre de Meik Wiking sur le bonheur à travers le monde. Une belle façon de voyager de cultures en cultures, à travers la lentille du bonheur.

- Les Belles est déroutant, au premier regard. Le résumé nous laisse imaginer un roman historique qui se passerait à Orléans, sous la monarchie. Mais dès les premières pages, on comprends qu'Orléans n'est pas la ville que nous connaissons. L'histoire oscille entre merveilleux et récit presque mythologique. Dans ce monde, le dieu du ciel a créé l'humanité avec un teint gris, des yeux rouges, et une profonde mélancolie dans le cœur. Alors la déesse de la beauté a créé des Belles pour les rendre beaux, dans un monde obsédé par l'apparence.


Cueillir

DES FLEURS


Depuis quelques temps, ça me démange.
J'ai envie d'avoir un joli BOUQUET de fleurs dans la maison. Un bouquet de fleurs sauvages, que j'aurai confectionné moi-même lors d'une promenade à la campagne.

Des bouquets qui durent, comme celui de lavande que j'ai depuis bientôt deux ans. Ou quelques tiges de graminées ; certaines ressemblent à du blé et poussent partout en bordure de route ! J'ai bien envie, aussi, d'utiliser nos plantes aromatiques comme le romarin pour faire quelques bouquets séchés.

Mais aussi des bouquets plus éphémères, avec de petites fleurs sauvages ramassées le long des sentiers. (Avec modération, puisque la cueillette est réglementée à un bouquet par personne, en règle générale.) Ce week-end, on s'est d'ailleurs arrêté pour cueillir quelques jonquilles, dans un champ !



Do-it-yourself

À PLUSIEURS


Quand je pense aux DIY, j'ai plutôt tendance à voir cette activité comme solitaire. Alors qu'en réalité, je trouve ça bien agréable de la PARTAGER avec quelqu'un.

Il y a quelques semaines, on a tenté de confectionner des petits "panneaux" pour indiquer le nom de nos plantes (et distinguer, notamment, nos deux myrtilliers d'espèces différentes). Vaste échec. La pâte durcissante que j'avais faite pour remplacer la fimo (un peu trop chimique, comme matière), n'a pas résisté à une nuit en terre humide.

Mais c'était chouette, de faire ça à deux.
Le soir, après le travail. Sans télévision ni smartphone.

Tellement qu'on a aussi passé un week-end à rénover des meubles : la coiffeuse de notre chambre, mais aussi un coffre et un valet en bois.

Prochain projet ? En cours de réflexion !

13 avr. 2018

Garder le sourire et être plus positif au quotidien

Le vendredi, avril 13, 2018

Ce matin, mauvaise surprise pour commencer la journée : le local à vélos de notre résidence a été cambriolé.

Deux fois. Deux nuits de suite. Les plus beaux vélos sont partis lors de la première vague ; les un-peu-moins-beaux lors de la seconde. Par chance, les nôtres devaient faire partie des clairement-moches-absolument-invendables, puisqu'ils sont restés à leur place. Encore une journée, en tout cas.

Il y a des jours, comme ça, même si la santé est là, le travail aussi, où l'on a bien besoin d'un petit coup de pouce pour garder le sourire.
Des jours où une mauvaise nouvelle semble occulter tout le reste... temporairement. Mais suffisamment longtemps pour gâcher une partie de ce qui peut être une belle journée.

Je déteste ces moments-là.
Je n'aime pas me laisser envahir par un sentiment de moins bien.
J'essaie alors de grappiller tout le positif que je peux trouver autour de moi.

Et ça marche, en général.
Pour oublier cette assiette cassée que j'aimais tant. Dépasser la déception d'une soirée annulée. Ou ne pas me focaliser, toute la journée, sur notre local à vélos fracturé.

Aujourd'hui, plus qu'un autre jour, j'avais envie de vous parler de ces petites ruses dont j'use pour tromper ma tête, et reprogrammer mon cerveau sur un système d'exploitation plus OPTIMISTE. Ou quelque chose comme ça.


Lire et s'inspirer


Il y a un an et demi maintenant, j'ai découvert le livre du Hygge, et j'ai, par la même occasion, fait ma première véritable expérience de lecture feel good

Chaque page du livre était un petit plaisir que je m'offrais. 
Pas parce que je m'évadais dans un autre monde, comme avec un roman, mais parce qu'il véhiculait énormément de positif.

Alors quand je l'ai refermé, j'ai su que je voulais continuer l'expérience. J'ai commencé à acheter le magazine Simple Things, une grosse bouffée d'air orientée slow living et petits bonheurs du quotidien, et je me suis abonnée à la newsletter One Minute Project qui partage, en une minute de temps de lecture, des idées inspirantes. 


Sourire plusieurs fois par jour


Je crois que je ne cesserai jamais d'être bluffée par les pouvoirs du corps humain.

Il existe notamment un tour de passe-passe d'une simplicité enfantine pour se recharger les batteries de l'esprit quand on a un coup de mou ; il suffit d'actionner nos muscles du sourire.

Je n'ai pas forcément envie de sourire quand un projet ne se déroule pas comme prévu. Ou que notre réservation pour les vacances est encore tombée à l'eau (on a dû s'y reprendre à quatre fois pour trouver un appartement à Copenhague, cet été...).

Mais se forcer à sourire, ça marche. Un sourire qui remonte jusqu'aux yeux, comme un vrai sourire même si le cœur n'y est pas (encore). Parce que notre corps est dupé, qu'il va produire des ENDORPHINES qui vont permettre de ressentir une sensation de bien-être intérieur, et de réduire la libération de cortisone, l'hormone du stress !


Lister et se souvenir


Lorsqu'il y a un pépin, on ne peut pas simplement l'occulter. Des études montrent même que se forcer à rester positif est contre-productif. Parce qu'on se sent mal d'être mal ; on se culpabilise d'être triste alors qu'on a tout pour être heureux.

L'idée, c'est plutôt de ne pas ruminer.
Accepter la situation sans y repenser pendant trois mois.

Parfois, ce n'est pas facile.
Mais dans ces moments-là, je liste mentalement les choses qui m'ont rendue heureuse. Pas dix jours en arrière, mais dans la journée même. Combien j'étais contente de prévoir un brunch avec ma meilleure amie. Ou de voir que nos dix plants de fraises ont tous bien pris et vont certainement nous donner une belle petite récolte dans quelques mois.

Le cerveau retient plus facilement les critiques ou les mauvaises nouvelles ; il s'agit alors de l'inviter à faire le contraire.

Meik Wiking, dans Le Livre du Lykke, propose de créer un "fichier à sourires" ; de consigner régulièrement ce pour quoi nous sommes RECONNAISANTS, mais aussi de noter les commentaires positifs que l'on a reçus... sans obligation de le faire quotidiennement, pour éviter que ça ne devienne une corvée.


Danser avec tout son corps


Se défouler, aussi, produit de l'endorphine.
Ajouté à une musique qui bouge bien et qui donne envie de sauter dans tout l'appartement, c'est ma petite recette très personnelle pour me RE-BOOSTER.

Pas forcément quand ça ne va pas fort, d'ailleurs.
Mais quand l'envie m'en prend, j'attrape ma playlist avec quelques titres de rock alternatif / rock électro dedans (Shaka Ponk, Imagine Dragons...) et je monte le son suffisamment pour en profiter sans gêner les voisins. 

Et je danse, seule, comme on danse sans se soucier du regard des autres ; quand on se laisse juste porter par le rythme de la musique. Sur deux - trois chansons, tout au plus. C'est suffisant pour m'épuiser, et me recharger, paradoxalement.


Trier le négatif


Difficile à écrire, comme conseil.
Mais en prenant le temps de comprendre ce qui nous provoque ces petits coups de mou, on peut se rendre compte qu'une activité que l'on pensait aimer est la source de notre stress ou de notre anxiété quotidienne.

Pour certaines personnes, ce sont les réseaux sociaux. Une activité sportive pour laquelle on fait des compétitions. Des relations avec des personnes trop négatives pour nous. Et même le travail, ce qui fut le cas pour moi, il y a trois ans.

C'est sans doute la chose la plus dure à faire : AGIR pour changer ce qui ne va pas. Faire le tri et laisser derrière soi ce qui ne nous rend pas heureux. Mais c'est un premier pas pour oser vivre la vie dont on rêve.

30 mars 2018

Comment j'ai commencé à jardiner sur ma terrasse

Le vendredi, mars 30, 2018

Je n'ai jamais vraiment eu la main verte.
Et ce, parce que j'ai toujours constamment oublié d'arroser mes plantes.

Pas un oubli de trois jours.
D'une semaine.
Ou même de deux.
Mes oublis se comptent en mois. Plusieurs mois.

Si bien que j'en ai réussi à faire sécher un cactus de l'intérieur. Peut-être deux, d'ailleurs. Je soupçonne celui aimanté à mon réfrigérateur d'être mort. De l'extérieur, R.A.S. Rien à signaler. Il n'a jamais grandi d'un demi-millimètre, certes. Mais il ne s'est pas flétri non plus. J'ai peut-être trouvé la solution la plus simple pour stabiliser un cactus : le priver d'eau. Involontairement, sinon, je suis sûre, il dépérirait de chagrin !

Bref, les plantes et moi, c'est une histoire d'amour compliquée.
Et pourtant, depuis un peu plus d'un an, je me suis découvert un véritable intérêt pour ces petits êtres vivants verts, qui apportent une touche de NATURE sur notre terrasse, en plein cœur de la ville.

Cet été, je serai la plus heureuse si je peux faire ma première récolte de fleurs de jasmin pour les glisser dans mon thé vert et si nos myrtilliers nous donnent leurs premiers fruits pour accompagner ne serait-ce qu'une fournée de pancakes. (Je peux guère demander plus ; ils viennent tout juste d'arriver, et la nature prend son temps...)

Et comme c'est le printemps...
Et que j'ai passé, un peu temps, dernièrement, les mains dans la terre...
Et que j'ai réussi à ne pas oublier d'arroser quotidiennement mes graines d'aneth et de thym qui ont germé à vue d’œil...

J'ai eu envie de partager avec vous ce que j'ai appris sur le jardinage en pot, grâce à un peu de lecture et à mon bûcheron, qui s'y connait bien mieux que moi. Un article de débutante pour les débutants, en somme.



Rempoter / surfacer


C'est pour ça que j'ai pas mal mis les mains dans le terreau, ces derniers temps : il a fallu rempoter un bon nombre de nos plantes. Parce que c'est le printemps, et que c'est la période idéale pour le faire. Pour nos plantes qui ont grandi et qui avaient besoin d'un pot plus grand.

Mais pas seulement.

Rempoter les plantes permet de remplacer la terre dans laquelle elles vivent, qui finit par s'appauvrir, par une terre plus riche. Notamment quand on les achète en jardinerie, dans leur petit pot en plastique. Les rempoter dans un pot en terre cuite, par exemple, n'est pas qu'une question d'esthétique. C'est surtout l'occasion de changer la terre dans laquelle elles vont trouver de quoi se NOURRIR.

Et puis il y a ces grandes plantes, comme notre glycine ou notre jasmin, qui sont dans des jardinières qu'il est impossible de rempoter. Elles, on les surface. On retire quelques centimètres de la terre qui s'est appauvrie, et on la remplace par une terre plus riche. (On peut même y ajouter un peu de compost ! Pour ma part, je mélange à la terre mes feuilles de thé qui ont déjà été infusées).

On rempote ensemble, en vidéo, une plante grasse !


Mettre en pot


Je me suis rendue compte que j'avais tendance à toujours choisir des pots en terre cuite. Couleur naturelle. Parce ce sont ceux qui, finalement, durent le plus dans le temps. Et qui s'accordent le mieux avec notre envie de se créer un cocoon de verdure, sans couleur flashy. Pour amener une petite touche de nature en ville.

Avec ces pots, c'est assez simple en plus : les trous sont déjà percés, permettant le drainage naturel des plantes. Pour éviter de perdre trop de terre avec les arrosages successifs, on ajoute juste un petit carré de tissu sur les trous ; de vieux tote bags que l'on découpe (plutôt que de les jeter !).

Mais pour varier un peu, on aussi acheté de grandes jardinières en bois, récupéré des petits bacs qui servaient autrefois à presser le fromage, ainsi qu'une bassine en acier galvanisé. Cela demande juste quelques petites étapes supplémentaires avant d'y installer les plantes : 

- Pour les contenants en bois, mettre une bâche à l'intérieur ; cela permet de protéger le bois et de retenir la terre dans les jardinières, ajourées sur les côtés.

- Percer quelques trous dans la bâche ainsi que dans les bacs en bois si ce n'est pas déjà fait, et dans le seau en acier, afin de laisser l'eau s'écouler.


Choisir la terre


Peut-être que c'est la partie que je connaissais le moins. Et que je connais toujours le moins : ce moment où l'on fait son MÉLANGE de terre avant de rempoter. Chaque plante a des besoins particuliers : un substrat riche ou pas trop, un sol bien drainé ou moyennement, et même parfois une terre acide...

Voilà les quelques bases auxquelles je me réfère :

- Tapisser le fond du pot avec des pierres (on peut aussi acheter des billes d'argile, mais des pierres ramassées dans un chemin, ça marche tout aussi bien) pour faciliter le drainage.

- Utiliser de la terre spécifique pour certaines plantes : de la terre de bruyère pour celles qui ont besoin d'un sol acide comme les fougères, les myrtilliers... et du terreau pour cactus pour toutes les plantes grasses et cactus, qui aiment les sols très légers et aérés.

- Mélanger du terreau (ou terre spécifique) avec de la terre de jardin simple et du sable en fonction du type de sol recommandé. Un dosage que je ne sais clairement pas faire toute seule, et que le bûcheron m'indique. Mais je crois avoir trouvé un article pas mal sur aujardin.info, qui donne une bonne idée des mélanges à faire selon le type de plante.


Arroser à l'eau de pluie


Cela fait partie de mes petits gestes éco-responsables du quotidien : réutiliser l'eau de cuisson (non salée et refroidie) pour arroser certaines de nos plantes.

Mais on récupère aussi l'eau de pluie, dans un seau en acier galvanisé qui reste dans un coin de notre terrasse !

Cela nous permet de faire des économies d'eau (c'est toujours ça de pris pour l'environnement), mais c'est aussi mieux pour certaines plantes, et notamment celles de terre de bruyère qui n'apprécient pas trop les eaux calcaires. (Et à Lyon, autant dire que l'eau, elle est calcaire !).

Et après...
Il n'y a plus qu'à patienter.
Sortir un peu, chaque jour, pour voir nos plantes faire leurs premiers bourgeons, puis leurs premières feuilles... et ramasser leurs premiers fruits ?

20 mars 2018

Petits bonheurs slow life du printemps

Le mardi, mars 20, 2018

Chacune des fenêtres de mon appartement donne sur ma terrasse.
Et depuis une semaine, j'ai l’impression que la nature est sous acide. Parce que les bourgeons de cet arbuste, pile en face de ma cuisine, sortent à vue d'œil.

Les petits bourgeons...
Ce sont déjà des feuilles. Ce sont des rameaux. Que dis-je, des branches !

Je crois que je pourrais presque les voir pousser si je me posais une petite heure devant.

Ça, c'est l'effet du printemps.
La nature qui renaît, les oiseaux qui gazouillent... des clichés tout droits sortis des poèmes d’un autre siècle. Mais tellement représentatifs du printemps finalement.

C'est contradictoire, mais j'ai à la fois l'impression que tout s'accélère, que tout va déjà trop vite, au printemps... mais que c’est aussi la saison idéale pour RALENTIR. Pour mettre un peu de slow living dans son quotidien.

Et c'est là tout mon programme pour les trois mois à venir. Profiter de ces petits plaisirs simples du quotidien, qu’on a trop souvent tendance à négliger. Ou à zapper. Passer de l'un à l'autre sans les savourer.


#SpringWillBeSlow



Choisir de nouvelles plantes pour notre cocon végétal sur la terrasse. Ce que je préfère : les plantes que l'on va pouvoir déguster. Alors après les framboisiers, les pieds de tomates cerises, le jasmin officinal... cette année, on a rajouté deux myrtilliers, un figuier et un romarin ; plusieurs plans de fraises vont bientôt arriver et on va peut-être se laisser tenter par un groseillier !

Préparer un cake, chaque vendredi soir, pour en avoir une tranche chaque jour, tout au long de la semaine. C'est un petit plaisir que je me fais régulièrement et que j'ai bien envie de systématiser ; avec les jours qui rallongent, j'ai d'autant plus envie de terminer mon vendredi en cuisine, plutôt que sous le plaid. (Avec un petit sirop versé sur le dessus quand il est encore chaud, et placé sous cloche, la conservation est parfaite.)

Faire les travaux pour l'appartement, à commencer par rénover les vieux meubles chinés qu'il faut poncer et peindre. En hiver, il fait trop froid pour travailler dehors, et en été, il fait trop chaud pour la peinture ; donc c'est le moment ou jamais pour faire les DIY qui sont sur ma to-do-list !

Regarder la végétation pousser. Juste prendre le temps de sortir admirer l'évolution des plantes que l'on a pris le temps, et le soin, de rempoter. Depuis l'année dernière, je prends beaucoup de plaisir à sortir sur ma terrasse, et regarder les nouvelles pousses. Cela ne me prend peut-être que cinq minutes par jour, mais c'est déjà cinq minutes à simplement profiter de ce qui est sous mes yeux.

Profiter de mes trajets en vélo comme s'ils étaient de petites balades quasi quotidiennes. Au printemps, il y a encore suffisamment d'air pour ne pas avoir à chercher l'ombre à chaque feu rouge. Le vent dans les cheveux et le ciel bleu en toile de fond, parfois, ça me donne presque l'impression d'être en vacances.

Commencer une nouvelle activité en extérieur. J'adorais le roller quand j'étais ado (même après m'être cassée le poignet...) et j'ai très envie d'en refaire. Le parc de la Tête d'Or n'est pas très loin, et c'est juste l'endroit parfait pour se laisser glisser. Reste à voir si Glasgow tiendra la distance !

Me créer des bouquets sauvages. Et secs. Parce que je ne trouve rien de plus triste que de jolies fleurs qui se fanent. Alors j'attends avec impatience de pouvoir ramasser du blé. De mettre enfin la main sur quelques belles branches d’eucalyptus (qui sèchent très bien). Et d'acheter une ou deux branches de coton.

M'offrir une demi-heure de lecture par jour, sur la terrasse. Pour m'aérer l'esprit, profiter des oiseaux qui viennent régulièrement se poser sur notre barrière, et regarder Glasgow renifler les escargots qui s'échouent devant nos pots de fleurs, les lendemains de pluie.


Et vous, quels sont vos petits bonheurs slow life printanniers ?

16 mars 2018

Mes petits gestes pour moins jeter - réutiliser plutôt qu'acheter

Le vendredi, mars 16, 2018

Je n'ai jamais aimé jeter.
Je suis plutôt du genre à amasser (parait-il). Vouloir garder "au cas où".
Parce que ça pourrait servir, un jour. À moi, ou à quelqu'un que je connais.

Mais l'année dernière, j'ai découvert la méthode Marie Kondo, et j'ai clairement fait du tri à la maison. Dans le dressing et dans mes placards, où je conservais encore des reliques datant des années lycées. J'ai donné, au maximum, et j'ai jeté quand je n'avais plus le choix. (Le vieux stylo à paillettes rose desséché depuis 6 ans ? Poubelle.)

Et petit à petit, j'ai décidé de mieux consommer la mode.
Puis d'ajouter quelques gestes éco-responsables à mon quotidien.

Une démarche sans pression. Que j'ai laissé venir NATURELLEMENT. Sans rien forcer.

Tout comme j'ai envie de déconnecter sans vouloir m'obliger à éteindre internet de tout le week-end, j'ai envie de moins jeter sans me lancer dans le 100% zéro déchet. Trop drastique. Trop contraignant. Pas assez adapté à mon mode de vie actuel. Mais clairement un idéal dont j'aimerais, doucement mais sûrement, me rapprocher.

Bref, on fait à notre façon.
En trouvant des astuces pour moins jeter et moins acheter. Essayer d'utiliser ce que l'on a déjà, jusqu'au bout. Et j'avais envie de partager ces quelques gestes avec vous ; pour vous donner des idées si vous cherchez, vous aussi, à réduire vos déchets.

(Et je compte aussi sur vous pour me donner, en commentaires, vos petits gestes quotidiens, que je pourrais mettre en place chez moi !)


Les vêtements abîmés

DANS LA PENDERIE


Je crois que je peux dire qu'aujourd'hui, ça y est, j'achète mieux. Moins aussi. Mais surtout mieux.

Hier, je me suis d'ailleurs surprise à être contente de moi en sortant un pull en maille légère, bleu marine avec des fils argentés entremêlés, que j'aime tant porter, qui est encore absolument comme neuf, et que j'ai pourtant acheté il y a (au moins) 3 ans. C'est un peu mon but ultime, dans le dressing : ne plus avoir que des pièces que je prendrai encore autant de plaisir à porter dans trois ans.

Sauf qu'il faut prendre en compte l'USURE.
En achetant de meilleure qualité, les vêtements s’abîment généralement moins. Mais, pour certaines matières en tout cas, l'éternité n'est pas de mise.

Alors, plutôt que jeter, quand réparer n'est plus une option, je leur trouve une autre utilisation, comme une seconde vie :

- Je mets de côté mes jeans distendus pour les porter en intérieur ; je n'aime pas être en pyjama chez moi, mais j'aime les vêtements confortables ; un vieux jean est tout ce que j'aime.

- Mes vieux habits, dont la couleur est trop abîmée pour être ravivée, je les enfile pour certains petits travaux qui abîment ou salissent trop, comme le jardinage, la peinture, la rénovation d'un meuble...

- Lorsqu'une chemise ou un T-shirt est beaucoup trop troué pour la première ou la seconde utilisation, ils partent en chiffons à (presque) usage unique : nettoyer une chaîne de moto ou des rouleaux de peinture, par exemple.

Il y a aussi le cas des TOTE BAGS ; je vous ai déjà dit que je faisais des coussins pour la terrasse avec les plus jolis, et que ceux que je n'utilisais pas comme sac partaient dans le bac à légumes pour stocker les aliments. Dernière étape de leur cycle de vie, quand ils sont trop abîmés pour être dans le frigo : ils deviennent des chiffons pour le cirage des chaussures en cuir !


Les restes de nourriture

EN CUISINE


Pour éviter de jeter de la nourriture (parce que ça fait toujours mal au cœur, quand même...), on a réduit le gaspillage en congelant

Souvent, quand je fais des lasagnes à la bolognaise, il me reste de la SAUCE, car j'ai une recette approximative, empruntée à mes parents qui la tiennent d'une vieille dame italienne... bref, je n'ai pas de mesures très précises, et j'ai des restes... qui partent dans un pot de confiture au congélateur. La sauce se conserve très bien ainsi, et il n'y a plus qu'à la sortir pour accompagner des spaghettis, un jour où l'on n'a pas envie de cuisiner.

Et on peut faire ça avec plein de choses : 

- Le bouquet d'herbes aromatiques acheté pour une recette, dont les 3/4 nous reste sur les bras ; persil, ciboulette... ciselé et congelé !

- Le demi-oignon qui risque de sécher au réfrigérateur maintenant qu'il a été ouvert ; les lamelles se congèlent parfaitement.

- Le pain acheté en trop pour la soirée entre amis, direction le congélateur aussi. Un petit passage au four à basse température permettra de le décongeler en une dizaine de minutes.


Les envies de changements

DANS LA DÉCO


Avec toutes les nouvelles collections des boutiques de déco qui sortent quasiment tous les mois, c'est hyper tentant de changer à chaque nouvelle saison. J'avoue, je suis la première à penser la décoration de mon appartement en fonction des saisons.

Mais au fil des années, j'ai déjà accumulé plein de très jolies choses.

J'ai déjà une paire de housses de coussins pour chaque saison. En racheter serait les vouer à être jetés. Alors, je fais un ROULEMENT. Le tartan en hiver, le bleu paon au printemps... et tous les trois mois, ma décoration semble nouvelle grâce à de petits changements.

Et c'est pareil sur mes meubles :

- Le renne à l'aspect cuivré fait une bonne décoration de Noël, sur mon buffet. Mais le reste de l'année, il constitue un bel élément de la bibliothèque.

- Mes bougies avec un pot noir apportent un côté très chic à la déco ; mais celles plus colorées sont la touche de couleur que j'ai envie de retrouver au printemps.

- Quant aux livres de la bibliothèque, ce sont des mines d'or : une pile de deux-trois livres de cuisine sur le bord d'un meuble, en été ; mais en automne, je préfère une pièce de théâtre à la couverture vert émeraude, glissé sous un bougeoir.

Puis j'ajoute à ça quelques éléments empruntés à la nature : des pommes de pin à l'automne, des branches de sapin en hiver, des fleurs au printemps ou encore un bouquet de blé en été.