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Jardinage
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DIY - fleurs séchées, de la graine au bouquet

10 mai 2019


Au printemps dernier, j’ai eu un coup de cœur énorme pour les bouquets de fleurs séchées que je voyais un peu partout dans les boutiques et restaurants de Lisbonne.

De toutes petites fleurs mignonnes comme tout.
À l’aspect un brin sauvage ; exactement le genre de fleurs que j’aime.
Et le genre de bouquet qui dure, qui ne va pas se flétrir en quelques jours.
Dont je vais pouvoir profiter une saison entière.

Et puis, le hasard qui fait bien les choses a voulu que je trouve des sachets de graines de ces mêmes fleurs chez un fleuriste lisboète. Jaunes, roses, violettes... des statices de toutes les couleurs.

Pour ma part, c'est avec les graines de fleurs blanches que je suis repartie.
Parce que, petit à petit, avec la volonté de mieux et moins consommer, mais aussi de mieux manger, de m'entourer de produits plus sains, j'ai de plus en plus envie de faire les choses moi-même. De mes propres mains. M'affranchir des boutiques quand c'est possible. Faire des bocaux ou cueillir mes propres bouquets.

Et même, commencer avec des graines.

Graines je n'ai pas fait pousser sur ma terrasse car l'environnement n'est pas idéal pour les semis (merci les chats des voisins qui piétinent nos pots quand les plantes ne sont pas complètement développées...), alors elles sont parties en Ardèche, dans le JARDIN des parents du bûcheron. Avant de terminer en bouquet séché dans notre appartement, à Lyon.

Quels outils choisir pour débuter en jardinage ?

11 avr. 2019


L'avantage du jardinage, c'est que l'on peut commencer avec très PEU de matériel.

Nos deux mains étant déjà un outil en soi !
Même si, j'avoue, j'étais réticente à l'idée de plonger mes mains dans le terreau enrichi en fumier dans les premiers mois de vie de notre petit jardin urbain. J'avais repéré une paire de gants à fleurs absolument adorable dans un magasin, et comme bien souvent dans ces cas-là, je ne l'ai pas prise tout de suite, et il n'y en avait plus quand j'y suis retournée.

Et....
Tant mieux !

Parce qu'aujourd'hui, je prends la terre à pleines mains.
Avec un plaisir immense.
Et si j'avais commencé en portant des gants, je pense que je n'aurais jamais goûté à ce plaisir simple.

Alors finalement, la liste des outils à acheter pour commencer est vraiment très courte. Tellement que je ne pensais pas vous en faire un article, mais puisque la question revient souvent, notamment sur instagram, je me suis dit qu'il était temps de vous en parler et de vous donner mon retour sur ceux que j'ai chez moi.


Un sécateur à lames tranchantes


Sans doute pas le premier outil auquel on pense quand on débute, parce que la taille des plantes arrive seulement après une ou deux saisons. Mais c'est aussi l'outil pour lequel on ne peut pas trouver d'alternative si on veut prendre soin de ses plantes.

Actuellement, on en a trois : 

- Un premier sans marque qui vient d'une jardinerie, que l'on n'avait pas payé très cher à l'époque, et que je n'utilise plus que pour mettre en pièces les branches après les avoir coupées avec un bon sécateur parce qu'il est rapidement devenu inutilisable ; il commençait à hacher les tiges.

- Un de la marque Opinel : à Noël dernier, on a donc décidé de mettre un peu plus d'argent dans un bon sécateur, et on a choisi celui-ci qui m'a été recommandé par plusieurs professionnels sur instagram. En plus d'être fabriqué en France, il a l'avantage d'avoir 3 positions pour s'adapter au diamètre des branches à couper (jusqu'à 2 cm).

- Un de chez Nature & Découverte, offert par la marque. Il est très léger et entièrement en bois, donc très beau ; je ne l'utilise que pour les petites tailles sur du bois vert, pour le romarin par exemple.


Un ciseau pinceur


Un outil que je trouve beaucoup trop beau, avec son aspect très vintage quand on le choisit en métal noir, mais qui est surtout très pratique pour récolter les herbes aromatiques avec précision, et faire les pincements sur le basilic par exemple, ou les bonsaïs.

J'ai acheté le mien sur la boutique en ligne de l'échoppe végétale, et je suis très contente de sa qualité.


Un petite pelle


Même si j'apprécie mettre les mains dans la terre, quand il s'agit de vider ou remplir un bac de 50 L, l'aide d'une pelle est la bienvenue ! Bien que l'on puisse la remplacer par un grand récipient dans ce cas-là, ou une cuillère de cuisine pour les tout petits pots.

On en a deux avec manches en bois, ce que je préfère pour la prise en main : une de la marque Orla Kiely que l'on utilise depuis plusieurs années et une Nature & Découvertes qui fait également office de plantoir.


Un arrosoir


Ou deux, quand on a un peu de place pour les stocker sur sa terrasse ou son balcon.
Petite astuce : les choisir agréables à l’œil pour les intégrer à la décoration et gagner de la place dans le placard de jardin !

- Le premier que l'on a acheté, chez Bouchara, n'est pas d'une grande qualité. Il est blanc avec la anse et la pomme d'arrosoir dorés, donc très beau, mais il a déjà tendance à fuir au niveau du pas de vis de la pomme d'arrosoir.

- Le second de la marque Haws est tout petit, en plastique, avec une pomme d'arrosoir aux trous très fins pour "recréer la douceur d'une pluie londonienne" ; un débit très pratique pour doucher les cactus et arroser avec délicatesse les semis en pot.


Un râteau à main


L'outil que l'on utilise le plus rarement mais qui s'avère très pratique au moment de surfacer les pots. Cela permet de gratter la terre en douceur pour retirer les quelques centimètres à remplacer.

On peut également l'utiliser pour nettoyer les massifs (retirer les feuilles mortes et fleurs fanées) et préparer la terre pour les semis.

Nous n'avons pas de véritable râteau mais plutôt une griffe ; cela marche très bien pour gratter la terre, mais le râteau est plus pratique pour le nettoyage de massifs.


Produits d'entretien


Pour éviter la transmission des maladies, notamment au moment de la taille, il faut penser à nettoyer et désinfecter ses outils avant de passer à la plante suivante.

Le nettoyage peut se faire avec un peu de savon noir, et on désinfecte ensuite avec de l'alcool à 90° C. Il est aussi conseillé de huiler et affûter régulièrement les lames des sécateurs pour les garder le plus longtemps possible.

Et... c'est tout !
Pas besoin de plus pour commencer à se créer un petit cocon de verdure.


Ce qu'il y a à faire dans mon jardin urbain, en fin d'hiver

12 mars 2019


Je crois que je n'ai jamais été autant au courant des températures que depuis que je me suis vraiment mise au jardinage sur ma terrasse.

J'ai guetté leur chute tout l'automne, et je n'ai eu de cesse de radoter sur le temps bien trop chaud pour la saison. Une vraie petite vieille de trente ans.

Mais voilà, retour de la chaleur = REPRISE de la végétation.
Et parfois bien trop tôt.
Fin février, les arbustes devant notre terrasse ont déjà commencé à déployer leurs feuilles vert tendre. C'est beau, et j'adore les voir grandir de jour en jour. Mais cela a aussi précipité notre remise en place de la terrasse et l'entretien de nos plantes.

Pour mon plus grand bonheur, j'avoue.
Remettre les mains dans la terre, depuis deux semaines, m'a procuré un plaisir fou.
J'ai simplement un peu peur, à présent, d'un coup de froid qui viendrait faire du mal à nos agrumes et à toutes nos plantes, non rustiques, qui ont passé l'hiver sans accroc.

Mais puisqu'il faut faire avec ce que la nature nous dicte, et pas seulement le calendrier, on s'y est mis, et je me suis dit qu'il était temps de vous faire un troisième article pour cette série "ce qu'il y a à faire dans mon jardin urbain, à différentes périodes de l'année".

Comme pour les deux articles précédents, n'hésitez surtout pas à compléter la liste dans les commentaires puisque je vous parle toujours de ce que je connais par expérience sur ma propre terrasse, et que par conséquent, je ne parle absolument pas de tous les types de plantes que l'on peut avoir chez soi.


Entretien


On a beaucoup hésité quant au bon moment pour retirer le voile d'hivernage qui protégeait toutes nos plantes et arbustes durant l'hiver. Mais quand il est devenu évident que la reprise de la végétation était proche, voire en cours pour notre yuzu, on s'est lancé.

Les dernières gelées étant, espérons-le car des épisodes tardifs arrivent très souvent (mais en ville, avec notre terrasse protégée par le balcon du dessus, même en plein hiver l'eau de pluie que nous conservons n'a pas gelé), on s'est lancé dans la préparation de nos plantes à l'arrivée du printemps. Il a donc fallu :


- Retirer le voile d'hivernage que l'on avait soigneusement placé autour de toutes les plantes non-rustiques.

- Déplacer les petits pots mis à l'abri derrière les plus gros pour qu'ils voient de nouveau la lumière du jour, en les laissant à proximité du mur pour les laisser encore un peu à l'abri des fraîches nuits de fin d'hiver.

- Nettoyer les bacs en retirant les feuilles mortes tombées au pied des plantes.

* * *


Taille


Je me suis découverte une passion pour la taille des plantes.

J'aime l'idée de prendre le temps de regarder chaque petite branche, chaque tige, pour savoir quoi et où COUPER. Réfléchir à la façon dont la taille, pour notre glycine ou notre jasmin officinal, guidera leur développement le long du treillis...

Selon les plantes, et selon les jardiniers aussi, la taille peut se faire à l'automne comme à la fin de l'hiver. Et, craignant les gelées tardives, j'avais fait un maximum des tailles en automne. Cela étant, j'ai tout de même dû sortir le sécateur pour :


- Tailler nos agrumes que j'avais préféré ne pas toucher avant l'hiver par peur de les affaiblir pour la saison à venir (c'était leur tout premier hiver !) ; la taille doit rester plutôt légère sur le citronnier et le yuzu, l'idée étant simplement de garder une forme harmonieuse en rabattant les branches qui ont démesurément grandi, de supprimer celles qui se croisent pour n'en garder qu'une par espace pour un meilleur développement, éventuellement couper le bois mort et les branches qui partiraient du pied.

- Tailler les plantes carnivores, comme la sarracenia, à 2-3 centimètres du rhizome, pour retirer les urnes qui ont séchées ; il est conseillé, pour celles qui passent l'hiver dehors, de ne pas les tailler à l'automne.

- Tailler les plantes qui ont souffert du gel et qui peuvent sembler morte. C'est le cas de notre lierre que j'ai pratiquement coupé à ras pour tenter de le faire repartir au printemps, car on peut souvent avoir de bonnes surprises !

* * *


Plantation


Souvent, on s'y prenait un peu tard pour acheter et planter nos arbustes fruitiers, alors qu'en commençant dès le retour des températures plus douces, on leur laisse plus de temps pour se développer. C'est aussi le moment pour rempoter et surfacer nos anciennes plantes, toujours dans l'optique de les préparer au retour du printemps et à la reprise de la végétation.

Au mois de mars, en fonction de la météo (très douce cette année, mais l'année prochaine, ce sera peut-être pour la fin du mois), on peut déjà :


- Planter les arbustes à feuillage persistant, comme notre oranger du Mexique, mais aussi ceux à fruits comme les framboisiers et le groseillier qui rejoignent cette année notre terrasse.

- Rempoter les plantes qui se trouvent un peu à l'étroit dans leurs pots, ce que l'on a fait pour la moitié de nos cactus. Petite astuce lu dans le livre de Yann Cochard : attendre une semaine après rempotage des cactus pour les arroser, afin de laisser le temps aux racines endommagées de cicatriser.

- Surfacer quand on ne peut pas ou que l'on n'a pas encore besoin de rempoter. On gratte et retire la terre sur environ 4-5 centimètres (à adapter en fonction de la taille du pot) en prenant garde de ne pas casser les racines de la plante, et on remplace cette terre par du terreau neuf, de la terre enrichie en purin ou de la terre de bruyère... un substrat riche en nutriments, à choisir en fonction des besoins de la plante. On attend ensuite un mois environ pour ajouter de l'engrais si besoin (on opte pour de l'engrais naturel pour nos plantes), et on peut ensuite pailler.

Pour chaque plante, je consulte énormément internet et les sites spécialisés pour avoir un maximum d'informations. Surtout pour la taille, parce que c'est une étape qui peut tout changer pour une plante ; la rendre plus belle, l'aider dans sa floraison... à condition de bien le faire. Donc je me suis dit que ces quelques sources, qui ont été les plus utiles pour moi en cette fin d'hiver, pourraient aussi l'être pour vous :

- une vidéo pour apprendre à tailler un agrume en pot,
- une vidéo pour préparer la sarracenia à l'approche du printemps,
- un article et une vidéo pour la taille de la glycine,
- le livre Cactus de Yann Cochard, très complet sur le sujet.

Et vous, que faites-vous sur votre terrasse / balcon à la fin de l'hiver?
N'hésitez pas à compléter cette liste en parlant des plantes que vous avez chez vous !



Mes articles de la même série :


que faire sur sa terrasse / son balcon en été
que faire sur sa terrasse / son balcon en automne

Ce qu'il y a à faire dans mon jardin urbain, en automne

7 nov. 2018


Depuis le début calendaire de l'automne, je garde un œil sur les températures de la nuit.
À ces heures où je dors bien au chaud sous ma couette, mais qui sont précisément les heures que je redoute pour nos plantes qui vivent sur notre terrasse.

Autant dire qu'avec l'été indien toujours plus long, j'ai longtemps regardé pour rien.

Jusqu'à ce que les TEMPÉRATURES s'approchent dangereusement des 8°C et moins. Que le soleil devienne de moins en moins longtemps présent. Que la pluie régulière créé un climat très humide dans l'air... Là, c'est le top départ pour le deuil esthétique de notre terrasse !

Les plantes à rentrer, les pots à mettre à l'abri, les plantes à tailler...
Visuellement, le cocon végétal devient peut-être plus chaotique. Mais j'apprécie cette idée de prendre soin de mes plantes pour leur assurer (je l'espère) de passer l'hiver et de repartir, plus belles encore, au printemps.

Bref, après l'été dans mon jardin de ville, c'est l'automne.

Comme pour mon article précédent, ma liste est loin d'être exhaustive puisqu'elle est le reflet de ma terrasse, donc n'hésitez pas à la compléter en commentaire en parlant des besoins des espèces présentes chez vous !


À l'abri du froid


Une petite astuce de personnes qui n'ont pas la connaissance suffisante des plantes pour nommer précisément chaque espèce présente chez soi : nous gardons précieusement toutes les étiquettes des plantes que nous achetons en jardinerie. Pour avoir le nom de l'espèce exact et pouvoir retrouver facilement toutes les données nécessaires à son entretien sur internet (comme sa résistance aux températures extrêmes) mais aussi parce qu'elles sont souvent présentées sous forme de petite fiche technique résumant les informations les plus importantes à leur sujet.

C'est à partir de ces données que je commence à : 

- Rentrer les plantes les plus frileuses, comme notre collier de perle par exemple, qui s'adapte très bien aux températures plus chaudes des intérieurs ; ces cactées et plantes grasses qui emmagasinent beaucoup d'eau dans leurs feuilles sont très sensibles au gel.

- Déplacer les espèces non-rustiques qui ne peuvent être placées en intérieur, soit à cause de la taille du pot (comme notre olivier) soit parce qu'elles n'apprécieraient pas de vivre dans une pièce chauffée.

- Protéger les plantes, sans oublier les racines, avant les premières gelées, en entourant les agrumes et l'olivier (entre autres) d'un voile d'hivernage sans trop serrer le feuillage, et pour les nombreux petits pots, créer un abri temporaire avec un même voile d'hivernage pour les rassembler derrière.

- Surélever les pots, avec des cales en bois par exemple, et sans leur soucoupe, pour les isoler du froid qui émane du sol.

Pour trouver les températures maximales et minimales supportées par nos plantes, je consulte souvent jardinage.ooreka.fr et rustica.fr qui ont des fiches très complètes sur de nombreuses espèces.


Arrosage


C'est tout l'inverse de l'été, ou presque.

L'idéal est d'arroser en début d'APRÈS-MIDI, lorsque le soleil réchauffe la terre de nos pots. Cela permet à la plante d'absorber l'eau avant que la nuit ne tombe et que les températures ne baissent trop.

L'idée est surtout de ne pas gorger la terre d'eau, pour les plantes rustiques également (c'est-à-dire qui résistent au gel et à des températures allant jusqu'à -15°C), afin de ne pas geler les racines ! On garde donc la terre tout juste humide.

En plus d'arroser quand il fait le plus chaud possible, en automne, et de retirer les soucoupes pour ne pas laisser l'eau stagner, il vaut mieux éviter les arrosages au tuyau. On peut utiliser un arrosoir avec un pommeau qui recrée une petite pluie fine (et londonienne). C'est beaucoup plus long, mais personnellement, je trouve ça très agréable de voir l'eau tomber si délicatement.

Et dès que la météo annonce des températures négatives, on arrête d'arroser. Il est également conseillé de ne reprendre que si plusieurs jours consécutifs de redoux sont annoncés.


Entretien


Selon les plantes, et parfois selon les jardiniers, il y a souvent deux écoles : TAILLER les plantes à l'automne (au mois de novembre en général) avant les premières gelées, ou à la fin de l'hiver quand il n'y a plus de risques de gel.

Personnellement, je préfère la première solution chaque fois que c'est possible pour une plante, car c'est assez fréquent, même au début du printemps, qu'un épisode de gel revienne en France, alors qu'on les pensait derrière nous.

Comme entretien, à cette saison, on va donc :

- Rabattre les plantes vivaces à environ 10 cm du sol ; c'est-à-dire toutes les plantes qui perdent leurs feuilles et leurs tiges en automne, comme notre gaura par exemple.

- Retirer les feuilles et tiges mortes, au pied des plantes mais aussi sur les plantes si besoin.

- Tailler notre romarin sur les pousses de l'année (sur le bois vert), pour éviter qu'il ne se dégarnisse du pied, parce qu'il a sacrément bin poussé cet été !


Plantation


On commence à avoir une belle petite jungle sur notre terrasse, mais on aimerait encore rajouter quelques plantes. Et l'automne est la saison idéale pour que le système racinaire se développe bien, et pour que la plante ait besoin de moins d'eau en été ! (Pratique quand on part en vacances, et c'est aussi une économie d'eau pour la planète.)

Au programme : des plants de bruyère car c'est sans nul doute ma fleur préférée et des hortensias que j'aime également beaucoup pour habiller notre jardinière exposée à l'ombre.


Et vous, que faites-vous dans votre jardin en automne ?
N'hésitez pas à compléter cette liste en parlant des plantes que vous avez chez vous !


Mes articles de la même série :


que faire sur sa terrasse / son balcon en fin d'hiver
que faire sur sa terrasse / son balcon en été

Ce qu'il y a à faire dans mon jardin urbain, en été

14 août 2018


Il y a encore un an, je disais à qui voulait l'entendre que je n'avais pas la main verte.
Aujourd'hui, je ne dis toujours pas l'inverse. Mais je raconte le plaisir que j'ai de faire un tour de mon jardin urbain, tous les matins, avant de prendre le petit-déjeuner.

Ou en le prenant.

J'inspecte pratiquement chaque plante. Les fleurs qu'il faut couper. Les tomates cerises qui mûrissent enfin. Les ipomées qui s'accrochent au treillis. Et les cactus qui ont pratiquement doublé de taille en l'espace d'un week-end de canicule.

J'ai même découvert le plaisir de mettre les mains dans la terre pour rempoter mes plantes.
D'avoir deux arrosoirs dont un au pommeau si fin qu'il reproduit une petite pluie fine londonienne.
Et je recherche activement un petit râteau pour mes faire mes semis !

Un activité véritablement SLOW, qui a le don de nous plonger dans un rythme différent du métro/boulot/dodo, que j'ai tout naturellement eu envie de partager avec vous. En commençant par imaginer une série de quatre articles sur ce qu'il y a à faire, dans mon jardin urbain, au fil des saisons.

Ma liste est loin d'être exhaustive, bien sûr ; elle est simplement le reflet des plantes sur ma terrasse. Alors surtout, n'hésitez pas à partager, dans les commentaires, ce que vous faites de votre côté, en été, pour la compléter !


Arrosage


Notre activité du soir : passer en revue la terre de nos plantes pour arroser celles qui en ont besoin. 

Une chose que j'ai apprise en discutant avec des personnes qui ont l'habitude de jardiner : mieux vaut arroser moins souvent, mais abondamment, que l'inverse. Cela permet notamment d'inciter les plantes à puiser dans les réserves d'eau situées plus en profondeur, et donc de les habituer si l'on part quelques jours en vacances !

Quand l'arrosage devient nécessaire, nous attendons la fin de journée pour limiter l'évaporation qu'il y aurait si nous le faisions le matin, avec les fortes chaleurs qu'il y a certains jours. Et ainsi, si les feuilles sont mouillées au passage, elles ne risqueront pas de brûler au soleil.

Et avant de partir en vacances ? On arrose abondamment nos plantes, et on installe un système de goutte à goutte pour celles qui en auront le plus besoin. Il en existe en terre cuite, chez Botanic notamment mais on peut aussi le faire soi-même avec des bouteilles en plastique dont on perce finement le bouchon pour lui donner un débit lent.

Pour retenir l'humidité, on peut également PAILLER la terre. De notre côté, nous avons choisi un paillis de chanvre beige 100% biodégradable qui, en plus d'être esthétique et de limiter le besoin en arrosage, enrichit le sol en humus en fin de vie.


Entretien


Même si ce n'est pas une saison où l'on taille nos plantes, à proprement parler, je joue quand même beaucoup du ciseau pour COUPER:

- Les fleurs fanées de la plupart des plantes afin de favoriser leur floraison, en coupant la fleur à sa base. Petite exception faite pour notre Gaura à qui il faut éliminer l'ensemble de la tige sur laquelle la fleur s'est fanée, et pour les rosiers remontants auxquels il est conseillé de ne pas toucher.

- Les boutons floraux de certaines plantes aromatiques comme le basilic et la ciboulette, pour éviter que la plante ne s'épuise en produisant des graines. Dans le cas du basilic, les poussées florales sont très abondantes durant les grosses chaleurs ; j'en coupe parfois plusieurs par jour, en coupant la tige au-dessus d'une paire de feuilles à 2-3 nœuds du sol. Cela permet de faire un pincement qui provoquera le départ de nouvelles ramifications.

Certaines plantes ont également besoin d'être accrochées le long d'un tuteur ou d'un treillis, durant leur croissance, comme nos tomates cerises, pour éviter qu'elles se cassent avec le vent. 


Récolte


Le moment le plus gratifiant pour la gourmande que je suis : la récolte. Notamment celle des tomates cerises qui mûrissent enfin, quand des merles ne viennent pas nous les piquer juste avant !

Pour les plantes aromatiques, on se sert en fonction des besoins de la cuisine ; les couper sur la plante juste avant de les cuisiner permet de conserver un maximum d'arômes. Idéalement juste avant les grosses chaleurs pour le basilic (plutôt le matin, donc) ou au contraire quand il est pleinement gorgé de soleil pour le romarin.

Dans le cas du basilic, les jeunes pousses sont celles qui auront le plus de saveur, mais il faut tout de même les récolter MODÉRÉMENT pour ne pas épuiser la plante, et faire un mélange de plus jeunes et moins jeunes feuilles si on en cuisine très régulièrement.

Et à la fin de l'été ? Ce sera le moment de faire une dernière récolte avant les saisons froides, pour conserver le persil, la ciboulette et le basilic au congélateur, ou de faire sécher du romarin et du thym pour les plats en sauce à venir.



Plantation


En règle générale, c'est plutôt au printemps ou en automne que nous faisons le maximum de nos plantations pour leur laisser le temps de faire de bonnes racines avant la floraison/la production ou avant le retour du froid.

Mais en été, on peut tout de même :

- Planter les légumes d'automne et d'hiver comme certains choux, radis, ou encore la laitue.

- Rempoter les plantes qui sont à l'étroit après avoir trop grossi (comme nos cactus qui ont doublé de taille) ou celles que l'on achète en jardinerie qui ont généralement épuisé les ressources du godet en plastique dans lequel elles sont vendues. Et je vous donne quelques conseils pour rempoter une plante, en vidéo, sur IGTV.

- Bouturer ses plantes ; selon les espèces, on peut le faire à différents moments de l'année, mais fin août est un moment propice pour nombre d'entre elles comme le romarin ou le rosier, par exemple.


Et vous, que faites-vous dans votre jardin, en été ?


Comment j'ai commencé à jardiner sur ma terrasse : mes conseils de débutante pour débutants.

Mes articles de la même série :


que faire sur sa terrasse / son balcon en automne
que faire sur sa terrasse / son balcon en fin d'hiver

Une ambiance cocooning et végétale sur notre terrasse

27 avr. 2018


Trois ans, déjà.

Nous entamons notre troisième belle saison sur notre terrasse. Notre troisième année de plancha entre amis. De cocktails sirotés à la tombée de la nuit. Et notre troisième année d'aménagement de notre cocoon de verdure.

Dès le début, c'était notre envie : amener un peu de NATURE en ville en entourant la terrasse de plantes. Et notamment de plantes comestibles, parce que je ne trouve rien de plus réjouissant que de pouvoir récolter et manger ce que l'on fait pousser.

Mais la nature prend son temps.
Et nous aussi, puisque nous avons fait le choix de faire nous-même notre salon de jardin.

Bref, trois ans plus tard, nous avons fini l'aménagement de la terrasse, avec un coup de pouce de l'enseigne Botanic qui a proposé de m'aider à terminer ! En commençant par une invitation à rencontrer un expert jardin pour l'agencement et le choix des plantes.



On en avait déjà pas mal, des plantes.
Majoritairement des non-persistantes qui perdent donc leur feuillage en hiver et font s'effondrer l'effet cocon végétal, une fois la saison froide venue.

Et on a eu des ratés. 
Inévitablement. 
Notamment parce que le soleil cogne avec une force phénoménale en été.

Alors rencontrer un expert en la matière était une bonne chose. Un bon moyen de poser toutes nos questions, et de nous lancer avec des végétaux qui nous plaisaient mais dont on ne savait pas grand chose. Comme les agrumes !

Nous avons désormais accueilli, sur notre terrasse : 

- Un citronnier et un yuzu ; le rêve ! Notre exposition sud / sud-est très ensoleillée leur convient parfaitement. Et pas besoin de les rentrer en hiver (ce que je craignais) car un papier bulle autour du pot et un voile d'hivernage sur l'arbre suffit à les protéger du froid. Autant dire que j'imagine déjà mes futures citronnades 100% faites maison.

- Un chèvrefeuille, au feuillage persistant, aux côtés de notre akebia quinata.

- Des plants aromatiques pour les parcelles de terrasse en plein soleil ; du thym vert et du basilic citron, qui s'ajoutent au romarin que j'avais déjà.

- Un lierre parce que j'ai craqué sur un porte-plante, et que je n'imaginais rien d'autre dessus qu'une plante qui tombe en cascade jusqu'au sol.

- Quelques cactus et plantes grasses (que l'on rentrera en hiver) pour faire une accumulation de pots et de plantes de tailles différentes.

Pour rempoter tout ça, on a ressorti les pots en terre cuite récupérés un peu partout dans la famille. Mais on s'est fait plaisir en prenant, pour les agrumes, deux bacs blancs en mélèze (non traités par produits chimiques comme le bois exotique) qui leur donnent un petit coté orangerie de Kensington Palace... non ?

Les références exactes :
Citronnier des 4 saisons - Citronnier yuzu - Chèvrefeuille Lonicera Henry Copper - Thym vert - Basilic citron - Lierre - bacs en mélèze cérusés blanc




J'avoue, j'ai aussi pas mal passé de temps dans les différents rayons décoration de chez Botanic.
C'est ma faiblesse. 
Avec les plantes comestibles.

Mais j'avais une excuse : on veut créer un espace COCOONING.
Et impossible de faire sans quelques touches déco.
Et sans coussins.

(On doit en avoir une vingtaine à la maison. Plus des housses pour changer en fonction des saisons. Mais je crois que je pourrais en mettre absolument partout. Ce qui n'est pas loin d'être déjà le cas...)

Bref, j'ai craqué sur : 

- Des coussins aux couleurs très douces, très natures. Du vert et du beige, qui se marient parfaitement ensemble et que j'imaginais très bien avec nos meubles en palettes. 

- Le fameux porte-plante en bois et métal pour lequel j'ai ensuite pris le lierre.

- Une chilienne en bois que je n'aurais jamais pensé aussi confortable ; je m'y installe dès que j'ai un moment pour lire ou boire une citronnade.

- Un plateau bois et mint pour lequel j'ai eu un coup de cœur immédiat ; avec une grosse bougie dessus, il ajoute une touche déco à la table.

- Et un panier en métal que j'aurais clairement pu chiner !

Liens pour retrouver mes achats :
Coussins (existent en vert, beige, bleu et rouge) - Porte plante en métal et bois - Chiliène têtière (existe en plusieurs coloris unis à motifs)



Et maintenant ?
Il ne reste plus qu'à tout regarder pousser.
Et profiter de la terrasse jusque tard dans la nuit.


En partenariat avec Botanic

Comment j'ai commencé à jardiner sur ma terrasse

30 mars 2018


Je n'ai jamais vraiment eu la main verte.
Et ce, parce que j'ai toujours constamment oublié d'arroser mes plantes.

Pas un oubli de trois jours.
D'une semaine.
Ou même de deux.
Mes oublis se comptent en mois. Plusieurs mois.

Si bien que j'en ai réussi à faire sécher un cactus de l'intérieur. Peut-être deux, d'ailleurs. Je soupçonne celui aimanté à mon réfrigérateur d'être mort. De l'extérieur, R.A.S. Rien à signaler. Il n'a jamais grandi d'un demi-millimètre, certes. Mais il ne s'est pas flétri non plus. J'ai peut-être trouvé la solution la plus simple pour stabiliser un cactus : le priver d'eau. Involontairement, sinon, je suis sûre, il dépérirait de chagrin !

Bref, les plantes et moi, c'est une histoire d'amour compliquée.
Et pourtant, depuis un peu plus d'un an, je me suis découvert un véritable intérêt pour ces petits êtres vivants verts, qui apportent une touche de NATURE sur notre terrasse, en plein cœur de la ville.

Cet été, je serai la plus heureuse si je peux faire ma première récolte de fleurs de jasmin pour les glisser dans mon thé vert et si nos myrtilliers nous donnent leurs premiers fruits pour accompagner ne serait-ce qu'une fournée de pancakes. (Je peux guère demander plus ; ils viennent tout juste d'arriver, et la nature prend son temps...)

Et comme c'est le printemps...
Et que j'ai passé, un peu temps, dernièrement, les mains dans la terre...
Et que j'ai réussi à ne pas oublier d'arroser quotidiennement mes graines d'aneth et de thym qui ont germé à vue d’œil...

J'ai eu envie de partager avec vous ce que j'ai appris sur le jardinage en pot, grâce à un peu de lecture et à mon bûcheron, qui s'y connait bien mieux que moi. Un article de débutante pour les débutants, en somme.



Rempoter / surfacer


C'est pour ça que j'ai pas mal mis les mains dans le terreau, ces derniers temps : il a fallu rempoter un bon nombre de nos plantes. Parce que c'est le printemps, et que c'est la période idéale pour le faire. Pour nos plantes qui ont grandi et qui avaient besoin d'un pot plus grand.

Mais pas seulement.

Rempoter les plantes permet de remplacer la terre dans laquelle elles vivent, qui finit par s'appauvrir, par une terre plus riche. Notamment quand on les achète en jardinerie, dans leur petit pot en plastique. Les rempoter dans un pot en terre cuite, par exemple, n'est pas qu'une question d'esthétique. C'est surtout l'occasion de changer la terre dans laquelle elles vont trouver de quoi se NOURRIR.

Et puis il y a ces grandes plantes, comme notre glycine ou notre jasmin, qui sont dans des jardinières qu'il est impossible de rempoter. Elles, on les surface. On retire quelques centimètres de la terre qui s'est appauvrie, et on la remplace par une terre plus riche. (On peut même y ajouter un peu de compost ! Pour ma part, je mélange à la terre mes feuilles de thé qui ont déjà été infusées).

On rempote ensemble, en vidéo, une plante grasse !


Mettre en pot


Je me suis rendue compte que j'avais tendance à toujours choisir des pots en terre cuite. Couleur naturelle. Parce ce sont ceux qui, finalement, durent le plus dans le temps. Et qui s'accordent le mieux avec notre envie de se créer un cocoon de verdure, sans couleur flashy. Pour amener une petite touche de nature en ville.

Avec ces pots, c'est assez simple en plus : les trous sont déjà percés, permettant le drainage naturel des plantes. Pour éviter de perdre trop de terre avec les arrosages successifs, on tapisse de pierres et on rajoute un petit carré de tissu par dessus pour éviter que la terre ne se mélange aux pierres ; de vieux tote bags que l'on découpe (plutôt que de les jeter !).

Mais pour varier un peu, on aussi acheté de grandes jardinières en bois, récupéré des petits bacs qui servaient autrefois à presser le fromage, ainsi qu'une bassine en acier galvanisé. Cela demande juste quelques petites étapes supplémentaires avant d'y installer les plantes : 

- Pour les contenants en bois, mettre une bâche à l'intérieur ; cela permet de protéger le bois et de retenir la terre dans les jardinières, ajourées sur les côtés.

- Percer quelques trous dans la bâche ainsi que dans les bacs en bois si ce n'est pas déjà fait, et dans le seau en acier, afin de laisser l'eau s'écouler.


Choisir la terre


Peut-être que c'est la partie que je connaissais le moins. Et que je connais toujours le moins : ce moment où l'on fait son MÉLANGE de terre avant de rempoter. Chaque plante a des besoins particuliers : un substrat riche ou pas trop, un sol bien drainé ou moyennement, et même parfois une terre acide...

Voilà les quelques bases auxquelles je me réfère :

- Tapisser le fond du pot avec des pierres (on peut aussi acheter des billes d'argile, mais des pierres ramassées dans un chemin, ça marche tout aussi bien) pour faciliter le drainage.

- Utiliser de la terre spécifique pour certaines plantes : de la terre de bruyère pour celles qui ont besoin d'un sol acide comme les fougères, les myrtilliers... et du terreau pour cactus pour toutes les plantes grasses et cactus, qui aiment les sols très légers et aérés.

- Mélanger du terreau (ou terre spécifique) avec de la terre de jardin simple et du sable en fonction du type de sol recommandé. Un dosage que je ne sais clairement pas faire toute seule, et que le bûcheron m'indique. Mais je crois avoir trouvé un article pas mal sur aujardin.info, qui donne une bonne idée des mélanges à faire selon le type de plante.


Arroser à l'eau de pluie


Cela fait partie de mes petits gestes éco-responsables du quotidien : réutiliser l'eau de cuisson (non salée et refroidie) pour arroser certaines de nos plantes.

Mais on récupère aussi l'eau de pluie, dans un seau en acier galvanisé qui reste dans un coin de notre terrasse !

Cela nous permet de faire des économies d'eau (c'est toujours ça de pris pour l'environnement), mais c'est aussi mieux pour certaines plantes, et notamment celles de terre de bruyère qui n'apprécient pas trop les eaux calcaires. (Et à Lyon, autant dire que l'eau, elle est calcaire !).

Et après...
Il n'y a plus qu'à patienter.
Sortir un peu, chaque jour, pour voir nos plantes faire leurs premiers bourgeons, puis leurs premières feuilles... et ramasser leurs premiers fruits ?
Louise Grenadine - blog slow lifestyle à Lyon depuis 2007