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Découvrir et apprivoiser l'art de se créer de beaux souvenirs

13 mars 2020

Lecture de l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

Soyons honnête : je ne réfléchis même plus.
Quand un tweet de Meik Wiking annonce la sortie d'un nouveau livre, je sais déjà qu'il finira dans ma bibliothèque. 

J'aime sa façon d'écrire.
Son petit trait d'humour qui parcoure tous ses ouvrages.
Les anecdotes qui ponctuent ses observations.

Ce sont des livres qui font du bien. Que j'aime savourer au fond du lit avant de m'endormir. Qui poussent à réfléchir, sur des sujets de société et de développement personnel. Et qui sont profondément positifs.

Et sans surprise, je me suis délectée de cette nouvelle lecture, L'Art de se créer de beaux souvenirs, qui a beaucoup résonné en moi.
Peut-être parce qu'à trente ans passés, j'ai peur de moins me souvenir. D'oublier.
Prendre en photo, écrire... c'est une façon pour moi d'immortaliser ce que je vis ; ces paysages magnifiques et ces bons moments passés en voyage.

Mais cet après-midi d'automne à ramasser des champignons ? Crapahuter dans les feuilles mortes, escalader un rocher, finir sous la pluie mais avec un sac rempli de cèpes particulièrement odorantes... 
Cet après-midi où je me suis sentie parfaitement bien, pas très loin de chez moi, qui m'a pourtant bien éloigné de mon quotidien...
Ce moment qui ne mérite pas un article sur le blog et dont l'unique photo prise de notre récolte est probablement déjà partie dans les limbes des photos supprimées...
De ces quelques heures passées en forêt, aussi, je veux m'en souvenir.

Et c'est tout le programme de ce livre.
Nous donner des clefs pour se créer de beaux souvenirs ; des conseils pratiques tirés d'études scientifiques qui ont permis de comprendre comment les souvenirs se créent.

Créer au sens de garder en mémoire. Mettre un marque-page dans le livre de notre vie pour pouvoir le consulter à nouveau, dans quelques mois ou quelques années.
Mais aussi au sens de provoquer des moments mémorables ; vivre des expériences qui s'inscriront durablement dans notre mémoire.

Loin de moi l'idée de résumer près de 300 pages, mais j'avais envie de partager avec vous ces quelques pistes que je garde à présent en tête pour graver mes souvenirs dans un coin de ma tête.

Développement personnel :  l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

1. Garder en mémoire


J'ai ma madeleine de Proust.
Beaucoup moins prestigieuse, certes, et désormais bien plus difficile à recréer car je ne mange plus l'un des deux ingrédients qui la compose.

Mais chaque fois que je mords dans une tranche de pain, bien frais, pas trop fine ni trop épaisse, d'une flûte pour que ce soit parfait, avec une couche de Nutella légèrement fondant, je me retrouve au bord de la piscine. En famille. Au mois d'août. Il fait chaud, j'ai moins de dix ans. Et c'est l'heure du goûter.

Aujourd'hui, par conviction, je n'achète plus de Nutella.
Ce qui renforce d'autant plus ma madeleine de Proust, d'ailleurs.

Nos sens, nos cinq sens, ont le pouvoir extraordinaire d'encrer dans notre mémoire des événements. Mais c'est aussi leur rareté qui fait leur force. 

Une odeur sentie tous les jours de notre vie a beaucoup moins de chance de fixer un souvenir.
Mais ce parfum qui n'a plus le droit de s'appeler Champagne, fort, très reconnaissable, un peu oublié, que l'on ne croise presque plus jamais dans les rues ? Il me ramène à l'arrière de la voiture. Enfant et malade des transports. Ce n'est pas le plus beau des souvenirs, mais l'accès à cette période de ma vie est immédiat.

Alors pourquoi ne pas provoquer nos madeleines de Proust ?

Se faire encore plus attentif à notre environnement quand un moment est trop beau pour finir dans l'oubli.
Prêter attention aux odeurs qui nous entourent.
Ou manger quelque chose de singulier. Inhabituel.

Dans notre monde actuel, où nous sommes toujours coupés par des notifications et sollicitations de nos téléphones, la concentration est une chose précieuse. Elle nous file souvent entre les doigts. Et pourtant, cette même concentration, cette faculté de vivre au présent, est un véritable atout pour notre mémoire.

Il y a (déjà) 4 ans, j'écrivais un article sur Comment vivre moins connecté. Je me trouve toujours beaucoup trop connectée, mais il n'y a plus une seule notification sur ma tablette, le strict minimum (messages et appels) sur mon smartphone que je pose systématiquement écran face à la table si je dois le conserver à proximité. Et je vois la différence : si, sans faire attention, je ne l'ai pas retourné, la moindre notification attire inconsciemment mon œil... et me coupe du monde qui m'entoure, ne serait-ce que l'espace d'une seconde.

Livre l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

2. Provoquer des moments mémorables


Une des études lancée par l'institut de recherche sur le bonheur de Copenhague a collecté plus de 1000 souvenirs en provenance de 75 pays ; une mine d'informations sur la façon dont les souvenirs sont créés.

100% étaient liés à l'attention portée au moment présent.
S'il y avait un doute quant aux méfaits de l'hyper-connexion dans la qualité de nos relations avec les autres et le monde, autant dire qu'il n'y en a plus.

Mais ce qu'il en ressort aussi, c'est que les premières fois, les épreuves et l'émotion, gravent en mémoire des moments de notre vie.

Mon baptême de parapente rassemble tous les ingrédients.
J'étais morte de peur à l'idée de me lancer dans le vide, mais j'étais certaine de le regretter si je ne le faisais pas. J'ai pris sur moi pour sortir de ma zone de confort. Pas de téléphone en main, rien que moi, le vide, la toile et, accessoirement, un moniteur qui m'a permis de prendre les manettes ! 

Meik Wiking donne ces conseils : oser, profiter de la force des premières fois, ou encore se demander quelle activité on se souviendra dans 10 ans quand on hésite entre deux...

Je ne pense pas que tout ce que l'on fait, au quotidien, doit être spectaculaire.
Je suis même persuadée qu'il faut profiter des plaisirs simples de la vie, mais cela passe, sans aucun doute, par déconnecter et vivre au présent. Ce qui n'empêche pas, bien au contraire, de choisir la voie de l'épreuve, par exemple, en préférant la randonnée de 5 km en pleine forêt pour admirer un panorama, plutôt que d'approcher la voiture à 500 m : les efforts, le choix du chemin le plus long plutôt qu'une gratification immédiate, rendent les choses plus mémorables.

Et pourquoi ne pas saupoudrer, dans notre vie de tous les jours ou en voyage, ces ingrédients qui forment de beaux souvenirs ? 

Comme la première fois où j'ai goûté du haggis, en Écosse.
Et la deuxième, et la troisième, qui restent toutes des premières fois pour moi car leur préparation était très différente. 
D'ailleurs, ma préférée demeure la troisième, la recette traditionnelle ; un plat partagé entre amoureux sur l'île de Skye, dans un pub festif, après une belle journée de promenade.

Le livre de développement personnel  l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

3. Se souvenir


Parfois, j'ai l'impression de radoter.
Déjà.
On évoque les mêmes souvenirs avec les mêmes personnes dans les mêmes contextes.

Se rappeler de bons souvenirs, c'est agréable, ça nous fait du bien. Mais c'est aussi une façon de ne pas les oublier. De les graver toujours plus profondément dans notre mémoire. 

Je disais, en début d'article, que j'avais peur d'oublier, ou de moins me souvenir.
À trente ans passés seulement, cela peut paraître tôt.
Mais c'est un fait, pas forcément réjouissant d'ailleurs : c'est dans les trente premières années de notre vie que nous avons le plus de souvenirs.

Alors, une fois que l'on a prêté attention au moment présent, et provoqué des moments mémorables, on peut les raconter. Partager des anecdotes avec son entourage pour se souvenir. Ecrire. Prendre en photo.

Mais il y a aussi cette idée que j'aime beaucoup : s'entourer d'objets rattachés à des souvenirs.
Pour se remémorer de bons moments chaque fois que nos yeux tombent dessus.

On le fait déjà, d'ailleurs.
Comme ce coquillage ramassé sur la plage de Staffin, en Écosse. 
Mon regard en avait rencontré plusieurs : de toutes petites coquilles en forme de conque. Et j'en voulais une comme celles-ci, pour garder un souvenir de cette journée.
On a cherché. Regardé longuement le sable. Profité du bruit des vagues. Retourné plusieurs coquillages jusqu'à en trouver un qui soit vide. Inhabité.

Aujourd'hui, il est posé juste à côté de moi, quand je suis dans mon bureau.
Sur le meuble à ma droite.
Et il est chargé de souvenirs.


4. Et après ?


Je n'ai bien sûr tiré que quelques fils de cet ouvrage, tellement il est riche.

J'aurais aussi pu vous parler de l'effet pic-fin qui confirme l'intérêt de "garder le meilleur pour la fin", me faisant repenser ma façon d'organiser nos voyages (non, la nuit à l'aéroport, au retour d'Islande, ce n'était pas la meilleure idée), des astuces souvenirs comme créer et nommer une recette en l'honneur d'une belle journée...

Mais, si le sujet de la mémoire et des souvenirs vous intéresse, je ne vous en dévoilerai pas plus pour vous laisser le plaisir de l'approfondir dans cet ouvrage. Avec les anecdotes croustillantes de Meik Wiking en prime ! (Oui, j'ai ri devant mon livre...)

* * *

Et maintenant, à votre tour de me raconter un souvenir ; un que vous aimeriez garder en mémoire et que je vous propose d'immortaliser ici ; pour radoter ensemble, et graver dans nos têtes ces moments heureux de notre vie.



L'hiver - une saison pour se recentrer et prendre soin de soi

14 janv. 2020

Conseils pour se recentrer et prendre soin de soi en hiver

Chaque saison a une énergie particulière.
Comme si le cycle de la nature, mais aussi les fêtes qui jalonnent notre calendrier, nourrissait notre quotidien de façon si différente qu'ils en façonnent notre quotidien.

Personnellement, je vis très différemment l'hiver ou l'été. Ou encore le printemps et l'automne.
Je n'ai pas les mêmes envies, ni les mêmes besoins.

En hiver, avec le froid, la luminosité qui baisse, les jours qui sont plus courts, mais aussi avec les fêtes de fin d'année, j'ai envie de prendre soin de moi. De me draper de vêtements confortables et douillets, de manger des plats qui me font plaisir et qui me réconfortent, de revoir ces films que je connais sur le bout des doigts mais qui me donnent du baume au cœur...

Alors cette année, j'avais envie de vous proposer une petite série de quatre articles intitulés "une saison pour..." avec des conseils / recettes / outils pour profiter de cette énergie nouvelle apportée par chacune des quatre saisons.

En commençant par l'hiver, pour prendre soin de soi.

Conseils pour se recentrer et prendre soin de soi en hiver

Se faire plaisir en cuisine


J'ai l'intime conviction que ce que nous mangeons se reflète sur notre humeur. 
De façon positive, ou négative.

Quand j'ai faim, je me désintéresse de tout. Je suis un peu grognon aussi. 
Et si j'ai une envie subite et irrésistible de burger, je sais qu'il est préférable de sortir un petit pain du congélateur et de faire jaillir le ketchup et la mayonnaise si je ne veux pas réussir à m'auto-contrarier.
(ça marche aussi avec les makis ou la soupe de petits pois !)

Ce qui est d'autant plus vrai en hiver, avec le manque de soleil qui a déjà un impact négatif sur le moral.

Alors c'est le moment de s'écouter :

- sortir acheter une galette quand elles nous font de l’œil parce que la saison des galettes est trop courte pour s'en priver,

- attraper une poêle et remplir les assiettes de belles crêpes encore chaudes avec du jus de citron et du sucre en poudre par-dessus (et pas seulement pour la Chandeleur),

- faire chauffer du lait avec quelques morceaux de chocolat noir pour s'offrir un vrai bon chocolat chaud, qu'il soit 16h ou 22h.

Et pour des envies de bugnes, je vous redonne le lien vers la recette de ma grand-mère avec laquelle je me régale chaque année !

* * *

Découvrir la gratitude


La pratique de la gratitude consiste à être reconnaissant de ce que l'on a déjà pour trouver du bonheur dans le présent. C'est un moyen d'ouvrir les yeux sur ce que la vie nous offre de beau, comme tous ces petits plaisirs du quotidien à côté desquels on peut passer si on ne leur prête pas attention.

On peut commencer en douceur.
Le soir, sous la douche par exemple, on liste mentalement trois choses que l'on a apprécié dans la journée.

Un rayon de soleil qui nous a réchauffé quand on attendait le bus, un projet qui nous tenait à cœur qui s'est concrétisé, un compliment que l'on a reçu... tout ce qui a contribué à égayer la journée.

Ce n'est pas tous les jours faciles.
Et parfois, on oublie aussi.
Mais c'est une petite habitude qui incite le cerveau à se focaliser sur ce qu'il a de positif dans le quotidien.

Et pour en garder une trace, on peut les noter sur un carnet.
Ou bien dans l'application (très simple et très agréable à utiliser) What's Good. Chaque jour, on découvre une phrase positive et inspirante, ainsi qu'une de nos notes prises précédemment. Et juste avant de passer à l'écriture, l'application nous invite à quelques secondes de respiration guidée.

Conseils pour se recentrer et prendre soin de soi en hiver

Se (faire) chouchouter


Que ce soit 10 minutes, 1 heure ou une journée entière, l'hiver est propice aux instants cocooning.
Je ne connais pas de meilleur moment pour profiter de la chaleur d'un sauna que par une journée bien froide, grise, pluvieuse, ou même enneigée.

Mais si on manque de temps pour une journée au spa, on peut aussi se recréer ces moments de pure détente à la maison.

Il suffit de quelques petits détails pour transformer la routine du soir en moment cocooning :

- une bougie parfumée avec une odeur douce qui rappelle l'ambiance olfactive d'un spa accompagné de sons apaisants (feu de bois, pluie, vent...) ou une playlist de musiques zen,

- un linge chaud et humide à laisser poser une petite minute sur son visage avant de passer au gommage,

- un masque tissu pour les yeux et/ou le visage,

- ou un masque liquide que l'on peut masser une petite minute avant de le laisser poser ; à retirer ensuite avec un linge chaud et humide, comme au spa, pour un maximum de détente,

-  et un rouleau de jade - ou de quartz - pour terminer par un petit massage facial.

* * *

Définir ses envies pour l'année à venir


Je n'aime pas prendre de bonnes résolutions.
Parce que je trouve que cela nous enferme, malgré nous, dans un système fait d'objectifs à atteindre pour réussir son année. Et que ce n'est pas assez moteur, finalement.

Alors à chaque début d'année, j'essaie plutôt de réfléchir à mes envies profondes pour les douze mois à venir. Comme des lignes directrices.

Ces dernières années, je me suis laissée guider par mes envies de simplicité, de nature, de déconnexion, de vie plus slow. Ce qui a été le déclencheur de nombreux changements dans ma vie : j'ai commencé à travailler avec des marques plus proches de mes valeurs et mon blog s'est de plus en plus dirigé vers le slow living, on a privilégié des voyages sous forme de road trip et fait plus de randonnées pour découvrir des panoramas à couper le souffle, j'ai aussi appris de nombreuses choses sur le jardinage dont j'ignorais tout il y a encore quelques années, et on a décidé de déménager à la campagne dès que possible.

L'idée est simplement de prendre le temps de se sonder.
D'essayer de mettre le doigt sur ce qui nous motive et nous donne envie d'avancer.
D'apprendre, de découvrir, d'aller à la rencontrer d'autres personnes ou activités.
Dans sa vie personnelle et / ou professionnelle.


Et vous, quels conseils rajouteriez-vous pour se recentrer
et prendre soin de soi, en cette saison ?

Découvrir et pratiquer les bains de forêt

4 sept. 2019

Le shinrin yoku - les bienfaits des bains de forêt

J'ai toujours, me semble-t-il, eu un esprit très cartésien.
J'aime les données scientifiques et les expériences qui viennent appuyer une théorie. Cela me parait plus concret, plus tangible. 

C'est ce qui m'a fait entrer dans le shinrin yoku ; le bain de forêt en français.
Parce que ce sont des centaines d'années de ressenti, et même de connaissances pour certaines cultures dans le monde, qui sont aujourd'hui validés par la science.

Le constat est simple : passer du temps dans la nature est bon pour la santé.

Et plus je passe du temps à son contact, plus je m'en rends compte. Jardiner est, à l'heure actuelle, la meilleure activité que je connaisse pour complètement déconnecter (d'internet, mais aussi des petits tracas quotidiens ou des émotions négatives que l'on ressent parfois). Et une promenade en forêt n'a pas son pareil pour me DÉTENDRE.

Je vais régulièrement en forêt, en Ardèche. Notamment à l'automne pour ramasser des châtaignes (pas une année ne passe sans une ou deux excursions... minimum !). Mais, en juin dernier, j'ai expérimenté une véritable initiation à la sylvothérapie.
Deux heures de re-découverte, de retour à la pleine conscience, d'ouverture des sens...
C'était bon. Apaisant. Relaxant.

De quoi me faire complètement plonger dans ce livre qui m'attendait sagement dans ma bibliothèque, Shinrin Yoku, l'art et la science du bain de forêt du Dr Qing Li... et me donner envie de partager mon expérience, et cette lecture, avec vous.



Le Shinrin Yoku


Si l'idée de la sylvothérapie est simplement de se reconnecter à la nature et de profiter des bienfaits de la forêt, ce n'est pas si simple de démarrer.

Parce que cela suppose d'être complètement au présent.
De marcher en forêt sans faire une activité précise, mais plutôt de rester à l'écoute de ce qui nous entoure.

On peut commencer en douceur, un sens après l'autre :

- Apprécier les nuances de vert dans les arbres : les pousses plus jeunes, d'un vert tendre, et les plus anciennes, au vert plus foncé. Ou ma petite lubie d'amatrice de fougères : regarder les spores, de différentes couleurs, au dos de leurs feuilles.

- Tendre l'oreille pour écouter le vent dans les feuilles. Les oiseaux qui piaillent. Une bogue de châtaigne qui s'écrase au sol.

- Toucher la mousse du bout des doigts pour sentir sa fraîcheur. Puis frotter dans ses mains les aiguilles d'un conifère...

- Et sentir l'odeur accrochée à nos mains. Respirer à pleins poumons l'air de la forêt. Plus pur, plus agréable, que l'air de nos villes.

- Si l'on est accompagné d'une personne qui connaît les arbres (uniquement !), on peut terminer par goûter la forêt. Poser sous la langue des aiguilles de pin, ou les faire infuser dans une eau bien chaude pour se préparer une petite infusion.

C'est ce que j'ai expérimenté lors de cette initiation à la sylvothérapie, en Alsace.
Tous mes sens ont été stimulés durant ces deux heures de promenade dans la forêt.
Et sans crier gare, alors que nous échangions notre ressenti autour d'une infusion, je me suis soudainement rendue compte à quel point j'étais bien. Détendue. Comme après un bon massage.

On nous a proposé de terminer par le fameux câlin aux arbres.
Absolument pas obligatoire pour profiter du shinrin yoku, et surtout à ne pas faire en commençant ; cela pourrait être trop brusque, je pense.

L'idée était de poser le front contre un arbre qui nous plaisait bien.
Ou les mains.
Ou même de s'appuyer le dos contre le tronc, tout simplement.

J'avoue, j'ai hésité à me lancer. Mais c'était l'occasion.
J'ai tout essayé : le front, les mains, puis le dos.
Et quand je suis arrivée à poser mon dos contre l'arbre, et à simplement profiter du moment, quelques minutes seulement, je me suis rendue que je n'avais sans doute jamais été autant en pleine conscience. Que cela aurait pu être le démarrage parfait pour une séance de MÉDITATION !

Et depuis deux ans, j'affectionne particulièrement les journées à la rivière.
Entourée d'arbres, dans l'eau avec un livre.
Un bain de forêt au sens le plus littéral !


Ses bienfaits


Cela fait très très très longtemps que l'homme a l'intuition qu'être entouré de nature est bon pour lui.
Mais ce n'est qu'en 2004 que les premières études scientifiques ont commencé à être menées.

De vraies études scientifiques, avec des mesures de pression artérielle, des prises de sang pour confirmer la diminution des taux de cortisol et d'adrénaline, ou encore des électro-encéphalogrammes pour comprendre comment réagit notre cerveau en présence d'arbres.

Bref, tout ce qu'il faut pour mettre mes neurones de fille cartésienne en joie.
Et de quoi me convaincre encore plus, si c'est possible, que notre future maison devra être entourée d'arbres.

Ce que font les arbres, plus concrètement, c'est qu'ils PURIFIENT l'air que nous respirons ; autant dire qu'avec la pollution actuelle, cela ne peut qu'être bénéfique pour l'organisme ! Mais les arbres libèrent également une substance aroma-thérapeutique naturelle : les phytoncides. C'est une substance qui permet aux arbres de combattre les bactéries, se protéger des insectes mais aussi des champignons.

Et quand nous marchons en forêt ?
On les respire.
Ils sentent bons.
Ils nous apaisent.
Et ils stimulent le système immunitaire.

Le pouvoir des arbres est assez dingue, et clairement, j'aurais envie de vous citer toutes les expériences qui ont été faites (le rétablissement des patients en milieu hospitalier, l'accroissement des protéines anti-cancer dans le sang, le nombre d'heures de sommeil...) mais cet article n'en finirait jamais.

Alors, en résumé, une marche de deux heures en forêt, permet de :

- diminuer le stress, l'anxiété ou encore la colère,
- augmenter le temps et la qualité du sommeil,
- renforcer le système immunitaire,
- se sentir à l'aise et détendu,
- améliorer l'humeur.

Et ces effets durent dans le temps !
Après une marche en forêt, l'activité des cellules tueuses de notre corps (celles qui vont attaquer les virus ou les cellules cancéreuses par exemple) est bien plus élevée, et ce pendant 30 JOURS !


Pratiquer à la maison


Je vais très bientôt me renseigner pour acquérir un diffuseur d'huiles essentielles.

Quand on vit en appartement, qui plus est en ville, on n'a pas toujours des arbres à portée de main. Cela dit, marcher dans un parc, ou s'asseoir au pied d'un arbre dans un petit square, permet déjà de profiter des bienfaits du shinrin yoku ; une alternative citadine aux véritables bains de forêts.

Mais on peut aussi amener une partie de la forêt chez nous, notamment grâce aux huiles essentielles de conifères, cèdres, épicéas ou encore de pins (dans lesquelles on retrouve les phytoncides !).

S'entourer de PLANTES vertes, à la maison, permet également de purifier l'air de son intérieur, et même de garder un bon taux d'oxygène dans la chambre si on choisit des plantes grasses, ou des orchidées, qui rejettent de l'oxygène la nuit (la plupart des plantes le font la journée, mais libèrent du dioxyde de carbone la nuit, ce qui n'est pas conseillé pour une pièce où l'on va dormir).

La NASA a publié une liste des 10 espèces au plus fort pouvoir purificateur d'air :

- Azalée
- Chrysanthème
- Dragonnier de Madagascar
- Gerbera
- Langue de belle-mère
- Lierre anglais
- Lis de la paix
- Palme de bambou
- Plante araignée
- Scindapsus doré



Pratiquer au travail


Des petites astuces qui marchent aussi chez soi, mais que l'on peut assez facilement mettre en pratique au travail (surtout si on a un métier derrière un bureau) pour gagner en bien-être.

Dans le meilleur des mondes, tout le monde aurait une fenêtre donnant sur un coin de nature à travers laquelle on peut observer les arbres, les oiseaux et les écureuils. Et il y aurait des plantes vertes un peu partout dans les bureaux.

Mais à défaut, on peut se faire une petite pause nature en écoutant des SONS tels que la pluie, le vent, ou le chant des oiseaux. Je vous avais déjà parlé de l'application Relax Sounds pour apporter un peu de hygge au bureau mais il y a aussi plein de vidéos YouTube du même type.

Et puis... regarder des photos de nature pour prendre un bain de forêt virtuel si la vue depuis la fenêtre n'est pas adéquat, parce que même en photo, la couleur verte permet de se relaxer et d'améliorer nos performances cognitives.

Comme je passe beaucoup de temps sur les écrans, je les ai habillés de photos de forêts.
Une petite dose de vert à chaque fois que j'attrape mon smartphone, ça ne peut faire que du bien !

Bref, j'ai été fascinée par cette lecture du Shinrin Yoku, l'art et la science du bain de forêt car on apprend énormément de choses sur notre organisme, les vertus d'une reconnexion à la nature mais également le coût de la pollution sur notre santé et dans le porte-monnaie des gouvernements... donc si vous voulez approfondir le sujet, c'est vraiment un ouvrage que je vous recommande. (Bonus : il est illustré de nombreuses photos de forêts pour s'octroyer un petit bain au fil des pages.)




Pour des bains de forêt virtuels, j'ai créé un tableau Pinterest Forest Bathing que j'alimente régulièrement !

Où se baigner en rivière en Ardèche ?

9 juil. 2019

Où se baigner en rivière en Ardèche ?

L'année dernière, j'ai redécouvert ce plaisir de l'été.
Celui de chercher un petit coin d'eau, sans chlore, sans carreaux au sol ni bouée en plastique.

Une rivière et des rochers.
Et quelques arbres pour s'abriter.
Le bruit de l'eau qui suit son cours, les oiseaux aux alentours, le CALME environnant et les poissons qui nous filent entre les jambes.

Ou plutôt, qui viennent s'y cogner.
Cela me surprend toujours pendant les 10 premières minutes.
Je sursaute, je ris, je me dis que celui-ci m'a donné un sacré coup de tête.

Je fais toujours plusieurs essais. Je cherche un coin suffisamment profond pour m'immerger au moins jusqu'au ventre. Et puis je une pierre pour m'adosser ; il y en a toujours une plus confortable que les autres !

Un magazine slow life à portée de main ou un roman qui se passe dans la campagne anglaise.
Une bouteille d'eau (réutilisable) pour s'hydrater.
Quelques gâteaux pour la gourmandise.
Et c'est tout ce qu'il faut pour passer une belle journée de baignade en Ardèche.

Baignade en rivière, en Ardèche, dans le Douzon
Le Douzon

1. Le Doux


C'est là où j'ai fait la plus a-dog-rable des rencontres !

On laisse la voiture en hauteur : il y a de la place au niveau du pont, et il suffit ensuite de descendre le long de la rivière jusqu'à trouver le coin parfait.

La dernière fois, il y avait déjà une famille, en contrebas, alors nous avons marché quelques minutes pour s'éloigner et de trouver un coin calme avec une plage de cailloux pour déposer nos affaires.

L'endroit est très BOISÉ, parfait pour ne pas brûler au soleil, et retrouver un peu de fraîcheur durant les journées trop chaudes d'été.

Baignade en rivière, en Ardèche, dans le Doux
Le Doux

2. L'Eyrieux 


Un paysage complètement différent !
Très peu d'arbres suffisamment hauts pour faire de l'ombre, mais en même temps, beaucoup de végétation le long de la rivière ; il faut se faufiler entre les branches de certains arbustes pour se frayer un chemin.

Mais l'endroit est beau et la rivière très agréable.
Bien dégagée, avec de beaux gros rochers pour s'adosser.

On a même pu y observer des écrevisses !

Baignade en rivière, en Ardèche, dans l'Eyrieux
L'Eyrieux

3. Le Douzon


Ce coin, avec son vestige de pont romain, se mérite un peu.
On pose la voiture dans le village de Saint Sylvestre, et on suit, à pied, les panneaux qui indiquent le sentier de randonnée vers Saint-Romain-de-Lerps.

Rien d'insurmontable, juste quelques petites montées, du sentier très légèrement accidenté, et une route de campagne sur environ 1,4 km. Avec des sandales ou des tongs, ce n'est pas l'idéal, mais une petite paire de baskets est suffisante.

Mon conseil : visez le coin juste en dessous du pont.
Donc un tout petit peu plus loin que là où j'ai fait la photo (qui était très joli mais beaucoup moins profond).

Le pont apporte une belle zone d'ombre toute la journée et il y a deux - trois pierres parfaites pour s'installer et s'immerger plus ou moins. Plus, quand on commence à avoir bien chaud, et moins pour garder les bras au sec pour un peu de lecture !

Baignade en rivière, en Ardèche, dans le Douzon
Le Douzon
Est-ce que l'eau est froide ?

On me le demande tout le temps. Et la meilleure réponse que je peux faire, c'est que j'ai du mal à entrer dans une piscine à moins de 28°C.

En rivière, c'est complètement différent.
J'ai frais pendant une minute, et puis je peux rester des heures sans bouger.

Peut-être parce que l'on peut si facilement moduler son immersion ! En trouvant un coin plus ou moins profond pour s'immerger totalement quand on a chaud, ou ressortir le haut du corps si l'on commence à avoir froid.


Mes produits ménagers faits maison

26 mars 2019

Comment faire ses produits ménagers maison ?

Honnêtement, je n'aurais jamais pensé vous faire un article autour des produits ménagers.
Jamais.

Parce que très sincèrement, le ménage n'a jamais été une grande passion.
J'aime quand mon appartement est propre, mais me mettre à ranger / nettoyer / dépoussiérer... c'est clairement une corvée.

Autant dire que j'ai besoin d'une bonne playlist qui bouge (ou du Cloclo, ça marche très bien aussi) pour me motiver.

Mais avec notre envie de réduire nos déchets à la maison, de consommer de façon plus responsable, de n'utiliser que des engrais et insecticides NATURELS pour nos plantes, on a naturellement décidé d'éliminer, petit à petit, les produits nettoyants du commerce. Et de les faire nous-même.

Pour plein de raisons.
Limiter les émanations de produits chimiques dans la maison.
Ne plus déverser dans les canalisations des produits mauvais pour l'environnement.
Et parce qu'aussi cela revient bien souvent moins cher que des les acheter au supermarché !

On a commencé par la lessive.
Et comme on en est ravi, l’assouplissant - qui m'était interdit à cause du caractère atopique de ma peau - a fait son retour dans notre vie... et le sacro-saint Cif s'est fait remplacer.
Celui-là même qui assèche la peau le temps d'un nettoyage de lavabo. Mais tellement efficace quand il s'agit de redonner un coup de neuf à ma paire de Stan Smith !

Bref, on a testé des recettes. Fait quelques ajustements aussi.
Et j'avais envie, aujourd'hui, de vous les faire partager !

Recette de lessive faite maison

[x] Lessive


Ingrédients

- 50 g de savon de Marseille ou savon d'Alep
- 3 L d'eau
- 2 c. à soupe bombée de bicarbonate de soude
- 30 gouttes d'huile essentielle

Pour ma part, j'utilise de l'huile essentielle de lavande ou de citron car ce sont deux odeurs que j'apprécie pour le linge. L'important, au moment de la choisir, est de vérifier qu'elle est incolore pour éviter de tâcher les tissus.


Pas-à-pas

1. Couper des morceaux de savon avec un éplucheur à légumes. Il est possible d'acheter le savon déjà mis en copeaux, mais il sera bien souvent plus cher sous cette forme.

2. Faire bouillir l'eau dans une casserole puis, hors du feu, verser le savon. Mélanger jusqu'à sa dissolution complète et laisser tiédir.

3. Dans un bol, mélanger le bicarbonate de soude avec 1 à 2 cuillères à soupe d'eau ainsi que l'huile essentielle. Ajouter au mélange eau + savon quand il est tiède.

4. Verser dans un ancien bidon de lessive ou des bouteilles en verre. Fermer et secouer, puis laisser reposer une nuit entière avant de pouvoir l'utiliser.


À propos

J'ai adapté les quantités savon / eau en fonction de nos préférences, c'est-à-dire une lessive ni trop liquide ni trop épaisse. Il suffit de bien secouer le bidon avant de la verser dans sa machine.

Il est possible de faire une recette encore plus simple sans utiliser de bicarbonate de soude, mais il a l'avantage de neutraliser les odeurs et de renforcer l'action détachante du savon.

Recette d'adoucissant fait maison

[x] Adoucissant


Ingrédients

- 60 cl d'eau
- 30 cl de vinaigre blanc
- 10 gouttes d'huile essentielle


Pas-à-pas

1. Mélanger, dans une bouteille, l'eau et le vinaigre.
2. Ajouter l'huile essentielle. Fermer et secouer.


À propos

Le vinaigre blanc a des propriétés anti-calcaires, ce qui permet de neutraliser le calcaire qui se dépose sur les vêtements et rend les tissus rêches, mais aussi de ralentir le dépôt de tartre dans la machine à laver.

Recette de nettoyant multi-usage à base de savon noir liquide

[x] Nettoyant multi-usage


Ingrédients


- 3 c. à soupe de savon noir liquide
- 1 c. à soupe de bicarbonate de soude
- 160 ml d'eau chaude


Pas-à-pas

1. Faire chauffer de l'eau dans une casserole puis ajouter, hors du feu, le savon noir. Mélanger jusqu'à obtenir un liquide homogène.

2. Ajouter le bicarbonate de soude et remuer.

3. Verser dans un flacon. Puis laisser refroidir et secouer avant utilisation.


À propos

Il existe plusieurs recettes de savon noir "prêt-à-l'emploi" dans le commerce. Pour éviter tous les additifs indésirables, il faut privilégier les compositions les plus simples, à base de savon noir et d'huile d'olive ou d'huile de lin, rien de plus !

On peut utiliser ce nettoyant un peu partout : salle de bain, cuisine, et même sur des bottes en caoutchouc. N'hésitez pas à garder un ancien flacon de produit ménager pour avoir un bouchon avec un petit débit.

L'odeur très brut du savon noir ne me dérange pas, mais si vous ne l'appréciez pas trop, n'hésitez pas à rajouter 5 gouttes d'huile essentielle !


[x] Les produits de base


Quand on commence à faire soi-même ses produits, on se rend compte que nous n'avons finalement pas besoin de tout ce qu'il existe dans le commerce et que l'on peut faire beaucoup de choses avec ces trois ingrédients  :

- le vinaigre blanc,
- le savon noir,
- et le bicarbonate de soude.

Le savon noir peut être utilisé, dilué dans de l'eau, comme insecticide au jardin ou désinfectant pour les cages des NAC ; le vinaigre blanc détartre une bouilloire en l'espace de quelques heures et fait des miracles dans les canalisations bouchées... autant de petites astuces qui évitent bien d'acheter tout un tas de produits chimiques.


Et vous, quelles sont vos petites astuces du quotidien ?

Ta deuxième vie commence quand... 4 outils pour une vie plus positive

20 févr. 2019

Lecture, entre roman et développement personnel : Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une

Quand quelque chose fait vraiment le buzz, j'ai toujours un train de retard.
J'ai regardé Game of Thrones plusieurs années après son lancement, j'ai attendu une bonne douzaine de mois pour découvrir le hygge, et je n'ai lu Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une que trois ans après sa première parution.

Sûrement parce que je ne suis jamais à l'aise avec ce qui fait trop de bruit ; ce que l'on voit partout. Je l'avoue, j'ai été jusqu'à ne plus vouloir porter mon manteau Prince de Galles quand le motif s'est retrouvé dans absolument toutes les vitrines. Mais je l'ai gardé précieusement pour le ressortir quand il ne sera plus tendance !

Pas que j'aime particulièrement être en décalage.
Mais j'ai un peu de mal avec les excès.

Bref, inconsciemment, cela se répercute aussi sur ce qui s'avère, 156 ans après le reste du monde, de belles découvertes.
Et une belle lecture.

Un ROMAN, une fiction... imprégnée de développement personnel.
L'héroïne du livre, Camille, rencontre par hasard un "routinologue" ; un homme qui va l'aider à changer son quotidien pour l'aider à s'épanouir et retrouver le bonheur. Rien qu'ça !

Et j'avais envie de vous en parler.

Un peu comme je le fais, parfois, avec mes lectures orientées développement personnel (le hygge, le lagom, le rangement...), parce que même si je n'ai pas vécu ce livre comme une expérience complète de changement de vie - je n'avais pas ce besoin - j'y ai trouvé des petits OUTILS du quotidien pour : retrouver le sourire quand il est tombé en chemin, entraîner l'optimisme qui est en moi (oui, comme un muscle ; ça marche de la même façon), et profiter toujours plus de la vie.

Lecture, entre roman et développement personnel : Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une

Le filtre positif 


Un peu comme sur snapchat.
On active le filtre, et le monde autour de nous devient plus beau. Ou presque.

L'idée est de prendre le temps de s'attarder sur les petits détails qui nous donnent le sourire, que l'on trouve agréable... pour reprogrammer son cerveau en mode positif.

J'ai testé ça, un soir.
Je devais me rendre à un événement mais, sur le chemin, je m'étais découragée. C'était loin. Il faisait froid. J'avais d'autres choses en tête, et finalement, j'étais intérieurement bougonne. Alors j'ai décidé de tenter ; d'appliquer ce filtre mental. De chercher le positif, comme la route presque gelée qui semblait étinceler sous les lumières des lampadaires ; on aurait dit un long tapis pailleté. Et puis, j'ai pensé à la cheminée qui serait certainement allumée, là où je devais me rendre. Les personnes avec qui j'allais passer une bonne soirée à discuter... 

Et je me suis dit... c'est fou, la force de PERSUASION que notre cerveau peut avoir.


Un dialogue intérieur bienveillant


Il y a une image que j'ai trouvé très forte. Celle des deux chiens qui cohabitent dans l'esprit d'un sage, et qui se battent en permanence. Un noir qui porte en lui la haine et la colère, et un blanc qui représente l'amour et la générosité. Son disciple lui demande lequel gagne, et le sage répond : "celui que je nourris le plus souvent".

J'y repense souvent.
Parce que c'est vrai, ressasser ce qui nous rend triste ou en colère, c'est s'enfoncer plus loin dans cet état d'esprit.

Alors pourquoi l'inverse ne marcherait-il pas autant ?
Et ça ne prend pas plus de temps.

Plutôt que de se focaliser sur ses défauts, le matin devant sa glace, on peut se faire un compliment ; quand une tâche nous parait insurmontable, changer son discours intérieur défaitiste par un discours qui nous MOTIVE ; si une phrase que l'on nous a dit nous fait de la peine, se remémorer toutes celles qui nous font du bien...

Je ne sais plus où, je ne sais plus quand, j'ai lu ou entendu l'idée que l'on devrait, intérieurement, se parler comme notre meilleur.e ami.e le ferait. Tout de suite, je suis sûre que l'on serait moins dur et plus conciliant envers nous-même !

Lecture, entre roman et développement personnel : Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une

La gratitude


J'ai aussi lu un article à ce sujet dans un des derniers numéros du magazine Simple Things.
Non seulement, pratiquer la gratitude permet de voir la vie de façon plus positive, mais des études ont montré que cela permettait aussi de se sentir plus enthousiaste, plus attentif, plus énergique aussi et plus déterminés.

Un exercice assez simple, qui ne prend pas trop de temps au quotidien : écrire, tous les soirs, trois  choses que l'on a apprécié dans la journée et pour lesquelles on est reconnaissant.

Personnellement, j'ai téléchargé l'application What's good.
Elle est très épurée, gratuite, et affiche tous les jours une citation inspirante.
Et petit plus, elle nous invite à prendre quelques secondes pour se poser, avant d'écrire, en prenant quelques respirations profondes.


La pleine conscience


Ou "faire le chat" comme c'est écrit dans le livre.
C'est-à-dire, prendre du temps pour s'ancrer dans le PRÉSENT, laisser ses idées en suspens, s'arrêter de faire pour simplement "être".

Une amorce de pleine conscience et de méditation.

On en parle beaucoup dernièrement, et pourtant ce sont des concepts / exercices / modes de vie très anciens, pratiqués aujourd'hui par des gens de tous les horizons. Des études ont même été faites pour en démontrer les bienfaits, que ce soit pour une meilleure gestion de ses émotions que pour une amélioration des capacités intellectuelles et physiques !

Mais je vous en reparlerai certainement dans quelques temps car j'ai commencé à approfondir le sujet avec Méditer : le guide pratique de la pleine conscience.

Bien sûr, le livre de Raphaëlle Giordano, Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une, est bien plus riche que ces quatre outils / concepts que j'ai retenus. Ceux-là sont ceux que j'ai eu envie de faire entrer dans mon quotidien pour une vie plus détendue, plus proche des petits plaisirs simples de la vie.

Mais c'est un livre qui donne aussi de nombreuses pistes pour (re)prendre sa vie en main, oser se lancer dans les projets qui nous tiennent vraiment à cœur, se détacher d'un passé un peu lourd... bref, un livre à plusieurs lectures, dans lequel on peut tous piocher plein d'outils, pour notre vie actuelle mais peut-être pour plus tard aussi.


Une journée les pieds dans la neige au Pilat ​

29 janv. 2019

Promenade hivernale dans le Pilat enneigé

Le bruit de la neige qui craque sous nos pas.
Les bottes de l'espace plus confortables que des chaussons.
Et la perspective de dévaler une pente, pour la première fois, les fesses vissées à une luge...

Samedi matin, après m'être réveillée trop tôt d'une nuit trop courte, ce fut la seule pensée qui m'extirpa du confort de mon lit : on allait passer la journée à la neige.

Trois thermos de thé plus tard - un pour le bûcheron, et deux avec un nuage de lait pour moi, dont un serait descendu sur le trajet... - on mettait les voiles pour Le Bessat, ce petit village du massif du Pilat à une heure, environ, de Lyon.

C'est l'avantage d'avoir un bûcheron qui écume les routes en vélo, toute l'année.
Connaître des endroits parfaits pour profiter de la NATURE en toute saison.

Sans canon à neige ni forfait à payer ni skieurs tout schuss
Une autre ambiance, avec tous les bienfaits d'une sortie "à la neige" et du grand air vivifiant qui donne le rose aux joues.

Au Pilat, pour nous. Mais il y a plein d'endroits comme celui-là, à découvrir en France. Des "espaces nordiques". Des coins avec de la forêt, des champs, pas beaucoup d'habitations, suffisamment hauts pour que la neige s'y fasse un nid pour l'hiver... 

Et très peu de réseau.
La nature, et internet en berne sur le smartphone.
Tout ce qu'il faut pour profiter d'une vraie journée de DÉCONNEXION.

Forêt enneigée dans le Pilat
Promenade en forêt dans le Pilat enneigé

Faire de la luge


Parce que ce n'est pas que pour les enfants.
Et que ce fut même ma première fois à... 30 ans.

Nous sommes arrivés au col de la Croix de Chaubouret vers 10h. Il restait encore quelques places sur le parking juste en face de cette belle montée vers laquelle toutes les luges se dirigeaient, traînant le long de leur corde sur le sol enneigé.

Alors on a suivi le mouvement.
Le stress commençait à monter. Parce que, je vous rappelle, première fois, toussa toussa.

Et puis on a bifurqué. Légèrement.
Tout l'avantage de ne pas être en station, c'est d'avoir de la place. De pouvoir s'éloigner de quelques centaines de mètres et de se retrouver presque seul au monde, sans risquer de foncer dans une luge voisine.

Le brouillard était encore très bas. Très épais. Et honnêtement, on n'y voyait pas à plus de 500 m.
Cela donnait un côté mystérieux au paysage. C'était peut-être un peu plus effrayant, aussi, pour commencer mes descentes en luge (bien que les premières se soient terminées la tête dans la neige après 200 m de glissade seulement).

Un petit CONSEIL avant de se lancer en luge : vérifier le chemin à pied, en amont. Notamment pour éviter de foncer dans une pierre ou un trou. 

Forêt enneigée dans le Pilat en hiver
Promenade hivernale dans le Pilat enneigé

Se promener en forêt


Il y avait cette route, toujours au niveau du col de la Croix de Chaubouret, qui nous plaisait bien. Bordée de sapins enneigés. Avec un petit chemin qui partait sur le côté.

J'ai troqué ma combinaison de ski (bien utile avec mes nombreuses chutes en luge !) pour une tenue plus confortable pour marcher (jean souple et Moon Boots - je les ai achetées l'année dernière et je ne suis que joie quand je les enfile ; encore plus confortables que des chaussons !), et on a tranquillement suivi ce chemin.

Sans bifurquer.
Sans s'éloigner du sentier bien tracé.

Pour pouvoir retrouver facilement notre route, au retour, et rester sur un sentier facilement praticable. C'est l'avantage de ne pas être en haute montagne : on peut se PROMENER en forêt, faire du "hors piste" puisque aucune piste véritable n'est tracée, mais en restant en sécurité.

Promenade hivernale dans le Pilat enneigé

Bonnet (similaire) | Veste sans manches en fausse fourrure (similaire)
Pull en mailles | Jean | Moon boots



Forêt enneigée dans le Pilat en hiver
Promenade hivernale dans le Pilat enneigé

Déjeuner à l'auberge


Quand on habite en Ardèche du nord, on connait tous plus ou moins l'auberge de la Jasserie. De nom. Parce qu'elle est reconnue pour ses bons produits locaux. Et qu'il est parfois difficile d'avoir une place sans réserver.

On a quand même tenté le coup.
Arrivés à 13h15 pour un dernier service à 13h45 ; on était encore dans les temps.
Et une table pour deux était disponible.

Une marmite de bolets et une planche de charcuterie plus tard, on se laissait tenter par la spécialité de la maison bien que la faim s'était envolée depuis longtemps : de la tarte aux myrtilles. Un régal.
Auberge de la Jasserie
La Jasserie, 42660 Le Bessat

Site internet : lajasserie.com
Tarte aux myrtilles au restaurant La Jasserie

Il y a de nombreux chemins de randonnée qui partent de la Jasserie, et il est possible de louer des RAQUETTES à plusieurs endroits dans le Pilat, notamment au col de la Croix de Chaubouret.

Mais de notre côté, après avoir bien profité de notre matinée luge et promenade, on a repris la voiture pour se diriger du côté du Crêt de l'Œillon où il y a un superbe panorama sur la région. Des parkings s'improvisent un peu partout, alors on a fait comme tout le monde. On s'est garé, et on a continué à pied.

Une fois à la table d'orientation, il a bien fallu se faire une raison : les nuages étaient beaucoup trop bas, comme on dit, et si on a profité de la balade, le point de vue serait pour une prochaine fois !

Table d'orientation dans le Pilat enneigé
Point de vue dans le Pilat sous la neige

On est alors retourné se mettre au chaud dans la voiture où nos thermos de thé encore chaud nous attendaient... avant de rentrer chez nous. Avec, pour ma part, ma dose de (bonne) fatigue après avoir tant de fois remonté la pente en traînant la luge derrière moi !


Petit lien pratique si vous n'êtes pas véhiculé et que vous habitez à Lyon / Saint Etienne / Vienne : pilat-tourisme.fr/pratique/comment-venir/pilat-sans-voiture

Les questions que je me pose pour mieux et moins acheter

22 janv. 2019

Comment mieux et moins consommer au quotidien ?

Je crois profondément qu'une démarche personnelle du "mieux consommer" prend du temps.
Ou doit prendre du temps.
Pour qu'elle s'affine. Et s'affirme. Mûrit et évolue.

Il y a un an et demi, je vous parlais justement de cette prise de conscience et de cette envie de mieux consommer la mode, qui avait germé dans mon esprit un an ou deux plus tôt.

Aujourd'hui, avec trois / quatre années derrière moi, je me rends compte, avec plaisir, du chemin parcouru. 
Les petites victoire, les "je n'ai pas fait de shopping depuis un mois" qui se transforment en "je n'ai pas envie de faire les boutiques, je n'ai besoin de rien".
Ces changements, qui me font du bien. Qui m'éloignent de cette société de surconsommation. Qui me font dire, aussi, que c'est un geste de plus pour l'environnement.

Et pourtant, j'ai toujours autant de plaisir à enfiler un beau manteau. À me lover dans une écharpe ultra douce. Ou à porter une robe de soirée.

Je crois même que je prends encore plus de PLAISIR qu'avant.
Parce que j'ai pris le temps d'en avoir envie.
De chercher. 
De choisir avec soin.

Alors j'avais envie de vous les transmettre, ces petites questions que je me pose désormais avant de faire un achat pour mieux identifier mes besoins.


"Pour quelles occasions ?"



Avant, quand il pleuvait, j'enfilais une paire de baskets ou de low boots qui "ne craignaient pas trop la pluie". Je terminais avec les chaussettes trempées et je détestais ça.

Petit à petit, j'ai pris la décision de mieux m'équiper. Pour tous les temps. Et pour de vrai.
Je me suis séparée des vêtements / chaussures qui font illusion (un peu de fourrure au fond d'une botte, une low boot plastifiée...) pour aller vers des pièces que l'on pourrait presque qualifier de "techniques".

Pour mes bottes de neige, par exemple, je me suis demandée est-ce que je ne pourrais pas trouver un modèle aussi bien adapté pour faire de la raquette que de la randonnée hivernale en Norvège ? Pas trop lourd pour la maniabilité, donc, mais résistant à des températures largement négatives.  Alors j'ai opté pour un modèle jusqu'à  -32 ° C !


"Quelles caractéristiques indispensables ?"



J'ai deux façons d'acheter : au coup de cœur, ou sur LISTE.
J'ai toujours sur moi - dans mon iPhone - une liste de ce dont j'ai besoin. Et envie.
Comme "un beau parapluie qui ne se retourne pas au premier coup de vent"... qui doit bien être inscrit depuis deux ans, faute d'avoir trouvé LE parapluie.

L'avantage de la liste : éprouver une envie au fil du temps.

À Noël, j'ai voulu un nouveau sac.
Depuis une bonne année je me disais qu'il me manquait un modèle suffisamment grand pour y ranger tout ce dont j'ai besoin chaque fois que je me déplace pour le blog notamment (appareil photo, iPad, livre, chargeur...), mais j'avais aussi besoin qu'il soit pratique pour mes (nombreuses) prises de photos. Bref, j'avais besoin d'une bandoulière pour avoir les mains libres. Et une partie avec fermeture éclair pour ranger mes papiers et mon téléphone en toute sécurité. 


"Plaisant à utiliser ?"



Je le sais. Si, esthétiquement, je suis complètement rebutée, je ne me donne pas un an pour avoir envie de trouver mieux. Ou plus beau, en tout cas. Et je peux alors dire adieu à ma démarche de moins acheter.

Je fais donc en sorte, surtout lorsqu'il s'agit de vêtements "techniques", de trouver des pièces que je prendrai du plaisir à porter.

Avant de partir en vacances à Édimbourg, on avait décidé d'acheter des vestes imperméables. Je ne voulais pas y mettre trop cher en pensant ne pas souvent la porter. Finalement, elle a rapidement montré ses limites. Elle prenait l'eau au niveau des coutures, et je ne me voyais absolument pas aller à un rendez-vous professionnelle avec cette veste blanche / transparente avec un liseré rose fluo.

Cet été, à Copenhague, j'ai franchi le cap.
Celui d'acheter un vrai vêtement imperméable. Un modèle façon trench avec ceinture, pour donner un côté plus élégant au vêtement de pluie. Et que j'ai choisi bleu marine pour rester sur une pièce neutre, facile à porter. 


"Adapté pour toutes les saisons ?"



Cette dernière question ne convent absolument pas à tous les achats.
Mais, pour MOINS acheter, j'essaie autant que possible d'opter pour des pièces que je pourrai porter tout au long de l'année.

Des sacs qui iront aussi bien au printemps/été qu'en automne/hiver, quitte à les habiller d'un petit foulard pour leur donner un côté estival. Ou même des bottes de pluie qui me serviront en été, par temps sec, pour jardiner !


Et... voilà !
Après avoir commencé par faire du tri et identifier mon style il y a un an et demi, j'ai petit à petit affiné ma démarche, essayé de mieux identifier mes besoins (et envies aussi), pour acheter plus durablement, de meilleure qualité, et finalement... avec plus de plaisir !

Et si j'ai pris l'exemple de la mode, ces quelques questions fonctionnent aussi avec les soins pour la peau, le make up ou même la déco.

Cueillette de houx dans les sous-bois

4 janv. 2019

Cueillir du houx dans les sous-bois pour un beau bouquet d'hiver

Les matins d'hiver passés en Ardèche, je voudrais rester sous la couette.
Ou devant la cheminée.

Le brouillard derrière la fenêtre, l'air froid que l'on peut deviner rien qu'en jetant un œil de l'autre côté de la fenêtre... rien n'est fait pour motiver la frileuse que je suis à risquer le moindre orteil dehors...

Si ce n'est la décision, prise la veille, de profiter d'un week-end à la campagne pour cueillir du houx !

J'aime l'idée de rapporter un peu de NATURE dans notre appartement lyonnais.
D'avoir passé un bon moment, à sauter d'arbuste en arbuste, plutôt que de stand en stand, sur le marché.

Et la boisson chaude, au retour de notre cueillette. 
Devant la cheminée, toujours !
Parce qu'en sous-bois, la paire de gants de ville (aussi épaisse soit-elle) et les chaussettes polaires dans les bottes en caoutchouc, n'ont pas suffit à me préserver pleinement du froid. Soyons honnête !

Mais rentrer chez soi avec quelques branches de houx fraîchement cueillies, en offrir à ses proches et en garder quelques unes pour décorer son intérieur... ça vaut bien quelques frissons.

Cueillir du houx dans les sous-bois pour un beau bouquet d'hiver

Pour un b-houx-quet d'hiver...


Direction les sous-bois pour repérer le houx. 
Il pousse sous forme d'arbuste voire sous forme d'arbre pour les plus grands.

On en trouve le long de certains petits chemins, pour les plus faciles d'accès. Mais on peut aussi s'aventurer hors des sentiers pour en trouver cachés entre les arbres.

Dès fin novembre, les baies rouges (ou jaunes / oranges selon les variétés) commencent à apparaître. Le houx les garde tout l'hiver, mais comme les oiseaux s'en nourrissent, mieux vaut prévoir sa cueillette relativement tôt dans la saison.

Nous, on a fait ça juste après Noël, comme ça, quand on se sépare du sapin, il nous reste le bouquet de houx dans la maison !

Cueillir du houx dans les sous-bois pour un beau bouquet d'hiver

On ne prélève pas plus d'une ou deux branches par arbuste.
Parce qu'il faut laisser de quoi se nourrir aux oiseaux qui vivent dans les sous-bois, mais aussi pour ne pas dépouiller le plant et prendre le risque de le faire mourir.

Dans certaines zones, il y a même des réglementations assez strictes et l'ONF fait des contrôles pour éviter les cueillettes sauvages excessives et les reventes illégales. N'hésitez donc pas à consulter les informations données sur leur site internet.

Bon à savoir : si les oiseaux, notamment les merles, raffolent des baies de houx, elles n'en restent pas moins toxiques pour l'homme et de nombreux animaux.

Notre outil de "chasse" : un bon sécateur pour faire une taille bien nette.
Cela évite d'endommager l'arbuste en coupant la branche à main nue, et cela permet également aux branches cueillies de durer plus longtemps !

Si jamais vous en cherchez un, il faut justement que l'on change celui que l'on a Lyon et c'est le modèle de la marque Opinel qui nous a été chaudement recommandé.

Cueillir du houx dans les sous-bois pour un beau bouquet d'hiver

Puis on prend le temps de choisir. 
Personnellement, je cueille les branches en fonction du vase dans lequel je veux les mettre. Cela évite de couper de longues branches si je sais d'avance que je les mettrai dans un petit vase ; ce serait du gâchis.

Et à la maison, on retire les feuilles sur la partie basse de la branche afin qu'elles ne trempent pas dans l'eau du vase. 
Je garde aussi une branche pour la poser sur une meuble, mais je sais que sans eau, elle séchera beaucoup plus vite ! 

Donc, petite astuce, si vous cueillez du houx pour un repas qui a lieu dans une semaine, par exemple : gardez la branche dehors, sur un rebord de fenêtre ou sur votre balcon. Loin de la chaleur intérieure, elle vivra bien plus longtemps.
Cela marche aussi pour les branches de sapin ; j'en ai depuis plus d'un mois sur ma terrasse, que j'ai utilisées comme centre de table pour tous les repas de fête à la maison, et elles n'ont pas séché d'un pouce !

Bouquet de houx cueilli en Ardèche
Louise Grenadine - blog slow lifestyle à Lyon depuis 2007