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L'été - une saison pour rêver et s'évader

3 août 2020


L'été est sans doute la saison que j'apprécie le moins.
Chose paradoxale pour une habituée des vacances de la mi-août.

À moins que ce besoin d'évasion traduise une envie de fuir ? L'été et ses températures étouffantes. Cette sensation de lourdeur dans les jambes. De fatigue qui envahit le reste du corps. Et la tête, aussi. Sans parler des moustiques...

En été, j'ai besoin de partir. De rêver. De m'évader.
Pas toujours très loin (bien que j'aie une forte attirance pour les pays du nord...).
Parfois même sans bouger.

Simplement pour m'éloigner du quotidien et des douze mois qui se sont écoulés ; la paperasse administrative, la pression que l'on peut se mettre pour la rentrée, l'impatience qui s'accoude aux nouveaux projets...

Ralentir.
La chaleur nous y invite inévitablement.
S'évader. Rêver. Pour mieux revenir ensuite.


Voyager en cuisine


Quand je repense à mes plus beaux voyages, je me souviens des paysages, bien sûr.
Mais aussi des plats que j'y ai dégusté.
Invariablement.

La nourriture fait partie intégrante de mes voyages ; j'aime goûter tout ce qui est typique de l'endroit où je me trouve, même si ça signifie manger de la panse de brebis farcie à la petite cuillère.
(Surtout que, bien préparé, le haggis est délicieux.)

Pas étonnant que je boive autant de thé par jour ; ainsi j'ai toujours un peu l'impression d'être en Angleterre !

Ma bibliothèque s'est donc beaucoup remplie de livres de cuisine britannique (et comme mes envies d'évasion me ramènent systématiquement là-bas, les exemples de cet article risquent d'être très orientés Angleterre / Écosse), mais cela marche aussi bien avec de la cuisine thaïlandaise ou italienne ; le tout est de préparer ce qui nous fait voyager.

Ici, quand on veut retrouver nos souvenirs danois, on prépare des smørrebrød, alors qu'une tourte aux pommes encore tiède nous ramène à Amsterdam.
Pour trouver des livres de cuisine d'occasion : Abebooks.fr

Et quelques ouvrages que j'affectionne particulièrement :

- British Baking pour la pâtisserie
- Tea fits for a Queen pour l'afternoon tea
- The Great British Book of Baking pour les tourtes

* * *

Rêver de belles destinations


Plusieurs études ont montré qu'une grande partie du bonheur résidait dans l'attente.
L'être humain retire autant (voire plus, selon les cas) de joie du chemin qu'il parcoure que de son arrivée au sommet.

Et quand il s'agit de voyage, des chercheurs ont même compté que le bonheur d'anticipation pouvait s'étaler sur huit semaines avant le départ !

En d'autres termes : se réjouir en amont du voyage que l'on va faire participe pleinement au plaisir de voyager. Et personnellement, je trouve que c'est un formidable moyen de s'évader.

Aujourd'hui, je sais que je retournerai en Écosse parce que cette destination me fait réellement rêver.
Je ne sais pas quand.
Pourtant, je suis abonnée à une dizaine de comptes Instagram qui relaient de magnifiques photos du pays. Et j'ai un petit dossier Instagram, orné du drapeau écossais, dans lequel j'enregistre tous ces châteaux et paysages que je voudrai voir lors de notre prochain voyage.

Je prévois aussi de faire la côte Sud de l'Angleterre.
Rien n'est prévu. Ce sera peut-être l'année prochaine comme dans trois ans.
Mais depuis deux ans déjà, j'épingle sur Mapstr ces villages au charme fou, et ces salons de thé dans lesquels je projette de passer. (Notamment chez The Cobbles Tea Room dans la ville de Rye.)

Des petites doses d'évasion quotidiennes qui arrivent dans mon feed Instagram, comme sur mon compte Pinterest, et qui me font ponctuellement voyager virtuellement en attendant d'y aller pour de vrai.


S'évader à deux pas de chez soi


Et puis, il y a tous ces coins merveilleux pas si loin de chez nous.
Ces villages pittoresques que l'on oublie de visiter alors qu'ils ne se trouvent qu'à quelques kilomètres.

C'est un grand classique : on ne pense pas forcément à jouer les touristes quand on se sent à la maison.
Et pourtant, il y a tant à découvrir en ne passant parfois pas moins de 30 minutes dans une voiture ou le wagon d'un train.

L'été, pour nous, est synonyme de baignade en rivière.
Pas de crique Corse ou de calanque près de Marseille ; seulement des rivières ardéchoises qui sont pourtant de véritables petites oasis de tranquillité pour s'évader (et se rafraîchir !) le temps d'une journée.

Et puis, à la nuit tombée, on se laisse happer par la magie du cosmos.
Il suffit de lever un peu la tête pour voyager beaucoup plus loin !

Pour vous évader sans parcourir des miliers de kilomètres :

- Trois jolis coins pour se baigner en Ardèche
- Prendre le temps de regarder les étoiles

* * *

Recréer une ambiance propice à l'évasion


On a tous, en tête, une image de ce petit coin de paradis où l'on voudrait pouvoir s'évader à loisir.
Une ambiance que l'on aimerait retrouver chaque fois que l'on a besoin de souffler.

La plage de sable blanc et l'eau turquoise, avec des effluves de monoï dans l'air, pour certains.
Pour moi, la brume et la cornemuse, les cottages aux toits de chaume et l'odeur du feu de bois.

Ce sont des odeurs.
Des musiques ou des bruits ambiants aussi.
Une atmosphère toute entière, presque palpable.

L'été, plus que jamais, j'ai envie d'y retourner.
De laisser ma journée de travail bien derrière moi, et m'évader loin en recréant cette ambiance qui me plait :

- à travers la lecture de livres où les descriptions me transportent dans les rues de ces petits villages anglais,
- avec de la musique, comme la bande-son des films Harry Potter quand mon esprit recherche un peu de magie,
- ou en allumant une bougie ; il existe tant de parfums que l'on peut passer d'un moment farniente à la plage à un instant cocooning devant la cheminée d'un chalet en un craquement d’allumettes.


Et vous, comment vous évadez-vous en été ?

Le printemps - une saison pour créer et se réinventer

5 mai 2020

Créer, se réinventer, au printemps

Si l'automne est ma saison préférée pour son ambiance cosy et cocooning, les bonnes choses que l'on va ramasser en forêt et les couleurs magnifiques qui égayent les paysages, le printemps est juste derrière.

Pour le retour du soleil, encore suffisamment doux pour réchauffer la peau sans la brûler.
Pour le réveil de la nature. Les bourgeons qui débourrent, les nouvelles pousses vertes que l'on découvre, le matin, sur le bois d'un arbuste encore endormi la veille. 

La nature sort de son état végétatif. 
Elle se réveille et se met doucement en marche pour un nouveau cycle.

Le printemps, c'est la saison du renouveau. La saison qui me donne envie de "faire des choses". Lancer des projets, avoir la tête pleine d'idées ; une énergie nouvelle et créative. 

Tous les projets n'aboutiront pas, et c'est très bien ainsi, mais c'est l'occasion idéale pour profiter de ce nouvel élan pour laisser libre court à ses envies.


Oser de nouveaux projets


On a tous, dans un petit coin de notre esprit, une aventure qui nous tient à cœur. 
Un projet qui nous anime autant qu'il nous fait douter. Que l'on repousse, par peur de se lancer, de ne pas être prêt ; par peur d'échouer, et parfois de réussir.

Et si... on se lançait ? Simplement.

Ouvrir un blog, apprendre à danser le charleston, commencer un potager, se mettre à la peinture, créer son entreprise,  mettre son CV à jour et chercher un nouvel emploi...
Tous ces projets, personnels ou professionnels, qui nous font vibrer.
Et qui s'accompagnent de cette petite voix qui se demande ce que l'on ressentirait si on allait au bout.

Il y a aussi de chouettes projets collectifs que l'on peut rejoindre, comme :

- le #shootingconfiné de LaRox'style qui invite à la créativité avec un thème photo par jour,
- ou les Book Spine Poetry Contest qui consiste à empiler des livres pour créer un poème avec leur tranche !

* * *

Prendre de nouvelles habitudes


Régulièrement, tous les 3-4 mois je pense, j'ai cette prise de conscience récurrente : il FAUT que je boive PLUS.
C'est un fait : je ne pense pas à boire, et je n'en ressens le besoin que très rarement. Après avoir mangé un demi paquet de chips, par exemple.
Mais je consomme beaucoup de thé ; apparemment, ça ne remplace pas le verre d'eau seul, mais c'est toujours mieux que rien.

Bref, le constat est récurrent, et malgré tout, je ne parviens pas à mettre en place une routine qui me permette de boire plus. J'ai tout essayé : applications sur le téléphone, post-it un peu partout dans la maison, bouteille d'eau remplie à mes côtés. Je crois que boire m'ennuie profondément, ce qui explique que je n'ai toujours pas réussi à prendre cette habitude.

D'ailleurs, prendre une habitude est un processus long.
On ne réussit pas en 21 jours. Ni en 30.

Il faut travailler dessus, s'entraîner à garder le rythme, et ne pas se flageller, non plus, quand on saute un tour. Mais si notre motivation est suffisamment forte, je crois que le printemps est la saison toute trouvée pour commencer. 

Inconsciemment, notre esprit est plus léger avec le retour des beaux jours ; on peut observer, tout autour de nous, la nature changer à vue d’œil et, spontanément, nous modifions notre rythme de vie en quittant l'hiver.

Le moment idéal, donc, pour ajouter, à son quotidien, cette habitude que l'on avait envie de prendre ! 
Une façon, aussi, de devenir cette personne que l'on aimerait être ; cette personne qui boit plus d'eau (ou pas), qui prend plus de temps pour soi, qui se reconnecte au monde en déconnectant plus tôt...

Et si on lâche, au bout de quelques mois ?
On aura déjà essayé !
Un article (qui date un peu) intéressant à lire sur le sujet : Combien de temps faut-il pour prendre une habitude (selon la science) ?


Inventer ses propres traditions


C'est devenu un petit rituel, depuis deux ans : fin mai, début juin, je guette (et fais guetter) les ombelles de fleurs de sureau qui poussent en Ardèche pour pouvoir les récolter et préparer mon sirop pour l'année à venir.

Il y a trois ans, en revenant de voyage, on a décidé de réinstaurer le petit-déjeuner attablé, à deux, même la semaine ; un petit temps pour démarrer la journée ensemble.

Et on commence à se demander si on ne va pas alterner brunch à la française / brunch à l'anglaise tous les dimanches, parce que c'est un repas auquel on a pris goût, ces dernières semaines...

Autant de petits rendez-vous qui jalonnent le quotidien et permettent de créer ses propres traditions ; pas celles issues d'une religion ou d'un bureau de marketing, qui nous font (avec plaisir cela dit) manger les œufs en chocolat ramassés dans le jardin... mais des traditions qui nous sont propres. Qui ont leur histoire peut-être. Et qui ont du sens, pour nous, avant tout.

* * *

Faire le ménage de printemps


Avec un nom pareil, on ne pouvait pas y échapper !
Je ne suis pourtant pas une adepte du chiffon, et le tiroir fourre-tout bien rangé du salon le reste approximativement dix minutes et trente-deux secondes.

Mais il y a toujours ce moment où les doudounes doivent passer à l'arrière-plan pour faire revenir les petites robes sur le devant du dressing.
Où les coussins reprennent leur place sur les fauteuils de la terrasse.
Et la chilienne sort de son repos hivernal.

C'est la ronde des plaids : les polaires rentrent au bercail et ceux aux motifs floraux attendant sagement la première soirée d'été passée dehors pour entrer dans la danse.

Un tournez ménage qui invite au tri.

Le prétexte tout trouvé pour faire le point dans le dressing ou dans les tiroirs à thé (au hasard) ; repérer ce qui ne nous correspond plus ou arrive en bout de course, affiner ses goûts et identifier ses besoins.
Pour partir sur de nouvelles bases, consommer moins et mieux aussi, et pour avoir de moins en moins de tri à faire au fil des années !
Si le sujet vous intéresse, il y a cet article que j'avais écrit en 2017 : mes astuces pour mieux acheter mes vêtements

Et vous, qu'avez-vous envie de faire au retour du printemps ?

Mes petits gestes pour réduire mes déchets

8 avr. 2020

Petites gestes pour réduire ses déchets au quotidien

Il y a trois / quatre ans désormais, j'ai commencé à me rendre compte à quel point toute notre société était basée sur un éternel cycle de consommation. 
D'achats, et de délaissement programmé.
D'objets à quasi usage unique.

Ce que je prenais pour du progrès était, à bien y réfléchir, des besoins créés par la société de consommation déguisés par des arguments de praticité. De gain de temps.

Les serviettes en papier à l'heure du repas, les sacs plastiques dans les magasins, les cotons pour se démaquiller, le film alimentaire pour les restes dans le frigo...

Alors j'ai commencé, tout doucement, à rectifier le tir.
À mon rythme. Pour ne pas me décourager devant l'ampleur de la tâche.
En faisant des petites choses qui m'apportaient une grande satisfaction.

J'avais partagé cette expérience avec vous, dans une série d'articles sur mes gestes plus éco-responsables du quotidien, et récemment, vous m'avez demandé où j'en étais ; et vous avez bien fait parce que, malgré l'absence d'article depuis deux ans, de nouvelles habitudes sont entrées dans mon quotidien, ces dernières années.

Cela vous donnera peut-être quelques idées de gestes à adopter !

Le discours étant souvent très culpabilisant sur internet (et c'est bien dommage), j'aimerais vraiment dire que personne ne devrait se sentir mal de ne pas faire autant que son voisin. Nous n'avons pas tous les mêmes préoccupations dans la vie. Les mêmes possibilités. Et certaines personnes ne peuvent tout simplement pas faire plus, même en le souhaitant très fort.

Pour ma part, je ne suis absolument pas parfaite.
Acceptons de ne pas l'être ensemble !


Gourdes, mugs et thermos en déplacement


Je ne prends jamais le train sans un grand mug de chaï latte.
Et, longtemps, j'ai commandé ma boisson chez Starbucks avant de monter dans le wagon.

Désormais, je prévois cinq minutes de plus, avant mon départ pour la gare, pour préparer mon thé à la maison. Et si j'ai besoin d'une seconde dose, sur le chemin du retour, je sors mon mug ; les coffee shop les acceptent toujours avec plaisir (et ils offrent même, parfois, une petite réduction !) (j'évite aussi les Starbucks, préférant faire travailler les petits établissements.)

Et dans les valises ?

On glisse une ou deux gourdes, ou des thermos (selon la saison et notre destination) pour ne plus acheter de bouteilles d'eau durant nos voyages... ou se préparer quelques litres de thé bien chaud pour nos escapades en pays plus froids !

Acheter en vrac pour réduire ses déchets

Des achats en vrac


Flocons d'avoine, amandes, noix de cajou, pois chiches... on essaie, au maximum, de privilégier les achats en vrac.

De plus en plus de denrées sont vendues ainsi dans les boutiques bio, mais on en trouve également dans les supermarchés. Les petits sachets en papier kraft peuvent être réutilisés d'une fois sur l'autre, mais certaines boutiques acceptent aussi que l'on apporte ses propres contenants


Priorité au fait maison


J'aime beaucoup cuisiner. Des choses simples, bien souvent.
Avoir le plaisir de me dire que je l'ai fait.
Et savoir exactement ce qu'il y a dedans.

Alors depuis plus d'un an maintenant, nous nous sommes affranchis des yaourts du commerce ; on lance une nouvelle production chaque fois que les petits pots en verre ont déserté le réfrigérateur. Le granola embaume la maison à chaque nouvelle fournée. La marmelade à l'orange, dans le placard de l'entrée, a lentement mijoté sur la cuisinière avant de rejoindre les pots de confiture récupérés ça et là. Et les shortbreads maison ont remplacé les petits biscuits industriels pour le tea time.

Quelques recettes : 



Des cotons-tiges réutilisables


J'ai mis longtemps avant de m'y intéresser.
Parce que les oriculis ne m'inspiraient pas, pour être totalement honnête. Je n'étais pas très à l'aise avec ce petit objet qui ne ressemblait absolument à rien de ce que je connaissais.

Et puis j'ai vu passer un article sur les cotons tiges LastSwab lorsqu'ils en étaient encore à l'étape du crowdfunding ; ressemblant comme deux gouttes d'eau à des cotons-tiges classiques, et présentés dans un petit étui en plastique - à base de maïs - bien pratique pour ne pas le perdre au fond d'une trousse de toilette.

Aussitôt essayé, aussitôt adopté.
Nous en avons un chacun à la maison... notre chien y compris !

Au niveau confort, l'embout est forcément plus rigide qu'un coton jetable, mais je m'y suis rapidement habituée. Et ça se nettoie très facilement sous l'eau, avec simplement un peu de savon.


Remplacement des produits ménagers


Quand on décide de se séparer de tous ses produits ménagers du commerce, c'est un gain de place considérable. Plus de crème à récupérer, de nettoyant pour les vitres ou de produit pour le sol ; on a tout remplacé par : du savon noir, du vinaigre blanc, du savon de Marseille et du bicarbonate de soude.

Quatre ingrédients de base qui nous permettent de préparer nos produits ménagers maison !

Une petite astuce pour les surfaces en bois non vernis : quelques gouttes d'huile d'olive et de jus de citron, à bien étaler avec une serviette en tissu. Cela permet de nourrir le bois sans produit chimique et avec le contenu de nos placards !

Prochaine étape pour nous : préparer nos pastilles pour lave-vaisselle. Si vous avez de bonnes recettes à me recommander, n'hésitez pas à me les glisser en commentaire.

Les bee wrap pour réduire ses déchets

Les bree wrap comme emballage alimentaire


Un peu de couleur dans le réfrigérateur ET un déchet récurent de moins ; sans doute l'un des objets zéro déchet les plus beaux que je connaisse  !

À la maison, on n'a jamais énormément utilisé de film alimentaire ou de papier aluminium. La plupart du temps, on conserve les restes dans des boites en verre avec un couvercle. En revanche, on y avait pas mal recours pour emporter des gâteaux ou des tartes chez des amis, ou en pique-nique par exemple.

Maintenant, on a des bee wrap.
Ce sont des morceaux de tissu, de taille variable, recouvert de cire d'abeille.
On peut les faire soi-même avec des chutes de tissu en coton (pas trop épais pour que la cire d'abeille pénètre bien dans les mailles) mais celui qu'on m'avait fait s'est rapidement abîmé.

Depuis, j'utilise ceux de la marque My Bee Wrap qui sont de très bonne qualité en plus d'être canon. Ils font leur petit effet quand on les emmène à l'extérieur, ce qui permet, en plus, de faire de nouveaux adeptes !


Une brosse à dents à tête interchangeable


Dans la salle de bain, on a adopté Edith.
Une brosse à dents à tête interchangeable fabriquée en France (à Beauvais, même).

Certains le savent peut-être : je travaille pour les réseaux sociaux de la marque Bioseptyl depuis des années (bientôt cinq !), et je n'hésite jamais à recommander leurs produits car je suis réellement conquise par les valeurs de la marque. L'entreprise a mis énormément de choses en place pour que le processus de production soit le plus vertueux possible, et ils recyclent en plus toutes les brosses à dents du marché. (oui, même celles des concurrents !)

Ils ont également une brosse à dents en bois, mais je reste sur un modèle en plastique car les brosses à dents en bois et en bambou sont déconseillées aux personnes ayant des problèmes de gencives (ce qui est mon cas). Mais c'est une excellente alternative pour réduire ses déchets !


Et puis on a jeté l'éponge


Ou presque.
On l'a remplacée par des brosses à vaisselle, ce qui est encore plus pratique qu'un éponge sur de nombreuses surfaces : planches en bois, casseroles, plats...

En revanche, pour mes petits pichets à lait qui ne passent pas au lave-vaisselle, l'éponge reste obligatoire pour pouvoir nettoyer le fond. Je m'intéresse donc de près aux éponges lavables. Si vous avez des retours à ce sujet, je suis très intéressée !

Mes précédents articles sur le sujet sont à retrouver par ici !

Découvrir et apprivoiser l'art de se créer de beaux souvenirs

13 mars 2020

Lecture de l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

Soyons honnête : je ne réfléchis même plus.
Quand un tweet de Meik Wiking annonce la sortie d'un nouveau livre, je sais déjà qu'il finira dans ma bibliothèque. 

J'aime sa façon d'écrire.
Son petit trait d'humour qui parcoure tous ses ouvrages.
Les anecdotes qui ponctuent ses observations.

Ce sont des livres qui font du bien. Que j'aime savourer au fond du lit avant de m'endormir. Qui poussent à réfléchir, sur des sujets de société et de développement personnel. Et qui sont profondément positifs.

Et sans surprise, je me suis délectée de cette nouvelle lecture, L'Art de se créer de beaux souvenirs, qui a beaucoup résonné en moi.
Peut-être parce qu'à trente ans passés, j'ai peur de moins me souvenir. D'oublier.
Prendre en photo, écrire... c'est une façon pour moi d'immortaliser ce que je vis ; ces paysages magnifiques et ces bons moments passés en voyage.

Mais cet après-midi d'automne à ramasser des champignons ? Crapahuter dans les feuilles mortes, escalader un rocher, finir sous la pluie mais avec un sac rempli de cèpes particulièrement odorantes... 
Cet après-midi où je me suis sentie parfaitement bien, pas très loin de chez moi, qui m'a pourtant bien éloigné de mon quotidien...
Ce moment qui ne mérite pas un article sur le blog et dont l'unique photo prise de notre récolte est probablement déjà partie dans les limbes des photos supprimées...
De ces quelques heures passées en forêt, aussi, je veux m'en souvenir.

Et c'est tout le programme de ce livre.
Nous donner des clefs pour se créer de beaux souvenirs ; des conseils pratiques tirés d'études scientifiques qui ont permis de comprendre comment les souvenirs se créent.

Créer au sens de garder en mémoire. Mettre un marque-page dans le livre de notre vie pour pouvoir le consulter à nouveau, dans quelques mois ou quelques années.
Mais aussi au sens de provoquer des moments mémorables ; vivre des expériences qui s'inscriront durablement dans notre mémoire.

Loin de moi l'idée de résumer près de 300 pages, mais j'avais envie de partager avec vous ces quelques pistes que je garde à présent en tête pour graver mes souvenirs dans un coin de ma tête.

Développement personnel :  l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

1. Garder en mémoire


J'ai ma madeleine de Proust.
Beaucoup moins prestigieuse, certes, et désormais bien plus difficile à recréer car je ne mange plus l'un des deux ingrédients qui la compose.

Mais chaque fois que je mords dans une tranche de pain, bien frais, pas trop fine ni trop épaisse, d'une flûte pour que ce soit parfait, avec une couche de Nutella légèrement fondant, je me retrouve au bord de la piscine. En famille. Au mois d'août. Il fait chaud, j'ai moins de dix ans. Et c'est l'heure du goûter.

Aujourd'hui, par conviction, je n'achète plus de Nutella.
Ce qui renforce d'autant plus ma madeleine de Proust, d'ailleurs.

Nos sens, nos cinq sens, ont le pouvoir extraordinaire d'encrer dans notre mémoire des événements. Mais c'est aussi leur rareté qui fait leur force. 

Une odeur sentie tous les jours de notre vie a beaucoup moins de chance de fixer un souvenir.
Mais ce parfum qui n'a plus le droit de s'appeler Champagne, fort, très reconnaissable, un peu oublié, que l'on ne croise presque plus jamais dans les rues ? Il me ramène à l'arrière de la voiture. Enfant et malade des transports. Ce n'est pas le plus beau des souvenirs, mais l'accès à cette période de ma vie est immédiat.

Alors pourquoi ne pas provoquer nos madeleines de Proust ?

Se faire encore plus attentif à notre environnement quand un moment est trop beau pour finir dans l'oubli.
Prêter attention aux odeurs qui nous entourent.
Ou manger quelque chose de singulier. Inhabituel.

Dans notre monde actuel, où nous sommes toujours coupés par des notifications et sollicitations de nos téléphones, la concentration est une chose précieuse. Elle nous file souvent entre les doigts. Et pourtant, cette même concentration, cette faculté de vivre au présent, est un véritable atout pour notre mémoire.

Il y a (déjà) 4 ans, j'écrivais un article sur Comment vivre moins connecté. Je me trouve toujours beaucoup trop connectée, mais il n'y a plus une seule notification sur ma tablette, le strict minimum (messages et appels) sur mon smartphone que je pose systématiquement écran face à la table si je dois le conserver à proximité. Et je vois la différence : si, sans faire attention, je ne l'ai pas retourné, la moindre notification attire inconsciemment mon œil... et me coupe du monde qui m'entoure, ne serait-ce que l'espace d'une seconde.

Livre l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

2. Provoquer des moments mémorables


Une des études lancée par l'institut de recherche sur le bonheur de Copenhague a collecté plus de 1000 souvenirs en provenance de 75 pays ; une mine d'informations sur la façon dont les souvenirs sont créés.

100% étaient liés à l'attention portée au moment présent.
S'il y avait un doute quant aux méfaits de l'hyper-connexion dans la qualité de nos relations avec les autres et le monde, autant dire qu'il n'y en a plus.

Mais ce qu'il en ressort aussi, c'est que les premières fois, les épreuves et l'émotion, gravent en mémoire des moments de notre vie.

Mon baptême de parapente rassemble tous les ingrédients.
J'étais morte de peur à l'idée de me lancer dans le vide, mais j'étais certaine de le regretter si je ne le faisais pas. J'ai pris sur moi pour sortir de ma zone de confort. Pas de téléphone en main, rien que moi, le vide, la toile et, accessoirement, un moniteur qui m'a permis de prendre les manettes ! 

Meik Wiking donne ces conseils : oser, profiter de la force des premières fois, ou encore se demander quelle activité on se souviendra dans 10 ans quand on hésite entre deux...

Je ne pense pas que tout ce que l'on fait, au quotidien, doit être spectaculaire.
Je suis même persuadée qu'il faut profiter des plaisirs simples de la vie, mais cela passe, sans aucun doute, par déconnecter et vivre au présent. Ce qui n'empêche pas, bien au contraire, de choisir la voie de l'épreuve, par exemple, en préférant la randonnée de 5 km en pleine forêt pour admirer un panorama, plutôt que d'approcher la voiture à 500 m : les efforts, le choix du chemin le plus long plutôt qu'une gratification immédiate, rendent les choses plus mémorables.

Et pourquoi ne pas saupoudrer, dans notre vie de tous les jours ou en voyage, ces ingrédients qui forment de beaux souvenirs ? 

Comme la première fois où j'ai goûté du haggis, en Écosse.
Et la deuxième, et la troisième, qui restent toutes des premières fois pour moi car leur préparation était très différente. 
D'ailleurs, ma préférée demeure la troisième, la recette traditionnelle ; un plat partagé entre amoureux sur l'île de Skye, dans un pub festif, après une belle journée de promenade.

Le livre de développement personnel  l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

3. Se souvenir


Parfois, j'ai l'impression de radoter.
Déjà.
On évoque les mêmes souvenirs avec les mêmes personnes dans les mêmes contextes.

Se rappeler de bons souvenirs, c'est agréable, ça nous fait du bien. Mais c'est aussi une façon de ne pas les oublier. De les graver toujours plus profondément dans notre mémoire. 

Je disais, en début d'article, que j'avais peur d'oublier, ou de moins me souvenir.
À trente ans passés seulement, cela peut paraître tôt.
Mais c'est un fait, pas forcément réjouissant d'ailleurs : c'est dans les trente premières années de notre vie que nous avons le plus de souvenirs.

Alors, une fois que l'on a prêté attention au moment présent, et provoqué des moments mémorables, on peut les raconter. Partager des anecdotes avec son entourage pour se souvenir. Ecrire. Prendre en photo.

Mais il y a aussi cette idée que j'aime beaucoup : s'entourer d'objets rattachés à des souvenirs.
Pour se remémorer de bons moments chaque fois que nos yeux tombent dessus.

On le fait déjà, d'ailleurs.
Comme ce coquillage ramassé sur la plage de Staffin, en Écosse. 
Mon regard en avait rencontré plusieurs : de toutes petites coquilles en forme de conque. Et j'en voulais une comme celles-ci, pour garder un souvenir de cette journée.
On a cherché. Regardé longuement le sable. Profité du bruit des vagues. Retourné plusieurs coquillages jusqu'à en trouver un qui soit vide. Inhabité.

Aujourd'hui, il est posé juste à côté de moi, quand je suis dans mon bureau.
Sur le meuble à ma droite.
Et il est chargé de souvenirs.


4. Et après ?


Je n'ai bien sûr tiré que quelques fils de cet ouvrage, tellement il est riche.

J'aurais aussi pu vous parler de l'effet pic-fin qui confirme l'intérêt de "garder le meilleur pour la fin", me faisant repenser ma façon d'organiser nos voyages (non, la nuit à l'aéroport, au retour d'Islande, ce n'était pas la meilleure idée), des astuces souvenirs comme créer et nommer une recette en l'honneur d'une belle journée...

Mais, si le sujet de la mémoire et des souvenirs vous intéresse, je ne vous en dévoilerai pas plus pour vous laisser le plaisir de l'approfondir dans cet ouvrage. Avec les anecdotes croustillantes de Meik Wiking en prime ! (Oui, j'ai ri devant mon livre...)

* * *

Et maintenant, à votre tour de me raconter un souvenir ; un que vous aimeriez garder en mémoire et que je vous propose d'immortaliser ici ; pour radoter ensemble, et graver dans nos têtes ces moments heureux de notre vie.



L'hiver - une saison pour se recentrer et prendre soin de soi

14 janv. 2020

Conseils pour se recentrer et prendre soin de soi en hiver

Chaque saison a une énergie particulière.
Comme si le cycle de la nature, mais aussi les fêtes qui jalonnent notre calendrier, nourrissait notre quotidien de façon si différente qu'ils en façonnent notre quotidien.

Personnellement, je vis très différemment l'hiver ou l'été. Ou encore le printemps et l'automne.
Je n'ai pas les mêmes envies, ni les mêmes besoins.

En hiver, avec le froid, la luminosité qui baisse, les jours qui sont plus courts, mais aussi avec les fêtes de fin d'année, j'ai envie de prendre soin de moi. De me draper de vêtements confortables et douillets, de manger des plats qui me font plaisir et qui me réconfortent, de revoir ces films que je connais sur le bout des doigts mais qui me donnent du baume au cœur...

Alors cette année, j'avais envie de vous proposer une petite série de quatre articles intitulés "une saison pour..." avec des conseils / recettes / outils pour profiter de cette énergie nouvelle apportée par chacune des quatre saisons.

En commençant par l'hiver, pour prendre soin de soi.

Conseils pour se recentrer et prendre soin de soi en hiver

Se faire plaisir en cuisine


J'ai l'intime conviction que ce que nous mangeons se reflète sur notre humeur. 
De façon positive, ou négative.

Quand j'ai faim, je me désintéresse de tout. Je suis un peu grognon aussi. 
Et si j'ai une envie subite et irrésistible de burger, je sais qu'il est préférable de sortir un petit pain du congélateur et de faire jaillir le ketchup et la mayonnaise si je ne veux pas réussir à m'auto-contrarier.
(ça marche aussi avec les makis ou la soupe de petits pois !)

Ce qui est d'autant plus vrai en hiver, avec le manque de soleil qui a déjà un impact négatif sur le moral.

Alors c'est le moment de s'écouter :

- sortir acheter une galette quand elles nous font de l’œil parce que la saison des galettes est trop courte pour s'en priver,

- attraper une poêle et remplir les assiettes de belles crêpes encore chaudes avec du jus de citron et du sucre en poudre par-dessus (et pas seulement pour la Chandeleur),

- faire chauffer du lait avec quelques morceaux de chocolat noir pour s'offrir un vrai bon chocolat chaud, qu'il soit 16h ou 22h.

Et pour des envies de bugnes, je vous redonne le lien vers la recette de ma grand-mère avec laquelle je me régale chaque année !

* * *

Découvrir la gratitude


La pratique de la gratitude consiste à être reconnaissant de ce que l'on a déjà pour trouver du bonheur dans le présent. C'est un moyen d'ouvrir les yeux sur ce que la vie nous offre de beau, comme tous ces petits plaisirs du quotidien à côté desquels on peut passer si on ne leur prête pas attention.

On peut commencer en douceur.
Le soir, sous la douche par exemple, on liste mentalement trois choses que l'on a apprécié dans la journée.

Un rayon de soleil qui nous a réchauffé quand on attendait le bus, un projet qui nous tenait à cœur qui s'est concrétisé, un compliment que l'on a reçu... tout ce qui a contribué à égayer la journée.

Ce n'est pas tous les jours faciles.
Et parfois, on oublie aussi.
Mais c'est une petite habitude qui incite le cerveau à se focaliser sur ce qu'il a de positif dans le quotidien.

Et pour en garder une trace, on peut les noter sur un carnet.
Ou bien dans l'application (très simple et très agréable à utiliser) What's Good. Chaque jour, on découvre une phrase positive et inspirante, ainsi qu'une de nos notes prises précédemment. Et juste avant de passer à l'écriture, l'application nous invite à quelques secondes de respiration guidée.

Conseils pour se recentrer et prendre soin de soi en hiver

Se (faire) chouchouter


Que ce soit 10 minutes, 1 heure ou une journée entière, l'hiver est propice aux instants cocooning.
Je ne connais pas de meilleur moment pour profiter de la chaleur d'un sauna que par une journée bien froide, grise, pluvieuse, ou même enneigée.

Mais si on manque de temps pour une journée au spa, on peut aussi se recréer ces moments de pure détente à la maison.

Il suffit de quelques petits détails pour transformer la routine du soir en moment cocooning :

- une bougie parfumée avec une odeur douce qui rappelle l'ambiance olfactive d'un spa accompagné de sons apaisants (feu de bois, pluie, vent...) ou une playlist de musiques zen,

- un linge chaud et humide à laisser poser une petite minute sur son visage avant de passer au gommage,

- un masque tissu pour les yeux et/ou le visage,

- ou un masque liquide que l'on peut masser une petite minute avant de le laisser poser ; à retirer ensuite avec un linge chaud et humide, comme au spa, pour un maximum de détente,

-  et un rouleau de jade - ou de quartz - pour terminer par un petit massage facial.

* * *

Définir ses envies pour l'année à venir


Je n'aime pas prendre de bonnes résolutions.
Parce que je trouve que cela nous enferme, malgré nous, dans un système fait d'objectifs à atteindre pour réussir son année. Et que ce n'est pas assez moteur, finalement.

Alors à chaque début d'année, j'essaie plutôt de réfléchir à mes envies profondes pour les douze mois à venir. Comme des lignes directrices.

Ces dernières années, je me suis laissée guider par mes envies de simplicité, de nature, de déconnexion, de vie plus slow. Ce qui a été le déclencheur de nombreux changements dans ma vie : j'ai commencé à travailler avec des marques plus proches de mes valeurs et mon blog s'est de plus en plus dirigé vers le slow living, on a privilégié des voyages sous forme de road trip et fait plus de randonnées pour découvrir des panoramas à couper le souffle, j'ai aussi appris de nombreuses choses sur le jardinage dont j'ignorais tout il y a encore quelques années, et on a décidé de déménager à la campagne dès que possible.

L'idée est simplement de prendre le temps de se sonder.
D'essayer de mettre le doigt sur ce qui nous motive et nous donne envie d'avancer.
D'apprendre, de découvrir, d'aller à la rencontrer d'autres personnes ou activités.
Dans sa vie personnelle et / ou professionnelle.


Et vous, quels conseils rajouteriez-vous pour se recentrer
et prendre soin de soi, en cette saison ?

Découvrir et pratiquer les bains de forêt

4 sept. 2019

Le shinrin yoku - les bienfaits des bains de forêt

J'ai toujours, me semble-t-il, eu un esprit très cartésien.
J'aime les données scientifiques et les expériences qui viennent appuyer une théorie. Cela me parait plus concret, plus tangible. 

C'est ce qui m'a fait entrer dans le shinrin yoku ; le bain de forêt en français.
Parce que ce sont des centaines d'années de ressenti, et même de connaissances pour certaines cultures dans le monde, qui sont aujourd'hui validés par la science.

Le constat est simple : passer du temps dans la nature est bon pour la santé.

Et plus je passe du temps à son contact, plus je m'en rends compte. Jardiner est, à l'heure actuelle, la meilleure activité que je connaisse pour complètement déconnecter (d'internet, mais aussi des petits tracas quotidiens ou des émotions négatives que l'on ressent parfois). Et une promenade en forêt n'a pas son pareil pour me DÉTENDRE.

Je vais régulièrement en forêt, en Ardèche. Notamment à l'automne pour ramasser des châtaignes (pas une année ne passe sans une ou deux excursions... minimum !). Mais, en juin dernier, j'ai expérimenté une véritable initiation à la sylvothérapie.
Deux heures de re-découverte, de retour à la pleine conscience, d'ouverture des sens...
C'était bon. Apaisant. Relaxant.

De quoi me faire complètement plonger dans ce livre qui m'attendait sagement dans ma bibliothèque, Shinrin Yoku, l'art et la science du bain de forêt du Dr Qing Li... et me donner envie de partager mon expérience, et cette lecture, avec vous.



Le Shinrin Yoku


Si l'idée de la sylvothérapie est simplement de se reconnecter à la nature et de profiter des bienfaits de la forêt, ce n'est pas si simple de démarrer.

Parce que cela suppose d'être complètement au présent.
De marcher en forêt sans faire une activité précise, mais plutôt de rester à l'écoute de ce qui nous entoure.

On peut commencer en douceur, un sens après l'autre :

- Apprécier les nuances de vert dans les arbres : les pousses plus jeunes, d'un vert tendre, et les plus anciennes, au vert plus foncé. Ou ma petite lubie d'amatrice de fougères : regarder les spores, de différentes couleurs, au dos de leurs feuilles.

- Tendre l'oreille pour écouter le vent dans les feuilles. Les oiseaux qui piaillent. Une bogue de châtaigne qui s'écrase au sol.

- Toucher la mousse du bout des doigts pour sentir sa fraîcheur. Puis frotter dans ses mains les aiguilles d'un conifère...

- Et sentir l'odeur accrochée à nos mains. Respirer à pleins poumons l'air de la forêt. Plus pur, plus agréable, que l'air de nos villes.

- Si l'on est accompagné d'une personne qui connaît les arbres (uniquement !), on peut terminer par goûter la forêt. Poser sous la langue des aiguilles de pin, ou les faire infuser dans une eau bien chaude pour se préparer une petite infusion.

C'est ce que j'ai expérimenté lors de cette initiation à la sylvothérapie, en Alsace.
Tous mes sens ont été stimulés durant ces deux heures de promenade dans la forêt.
Et sans crier gare, alors que nous échangions notre ressenti autour d'une infusion, je me suis soudainement rendue compte à quel point j'étais bien. Détendue. Comme après un bon massage.

On nous a proposé de terminer par le fameux câlin aux arbres.
Absolument pas obligatoire pour profiter du shinrin yoku, et surtout à ne pas faire en commençant ; cela pourrait être trop brusque, je pense.

L'idée était de poser le front contre un arbre qui nous plaisait bien.
Ou les mains.
Ou même de s'appuyer le dos contre le tronc, tout simplement.

J'avoue, j'ai hésité à me lancer. Mais c'était l'occasion.
J'ai tout essayé : le front, les mains, puis le dos.
Et quand je suis arrivée à poser mon dos contre l'arbre, et à simplement profiter du moment, quelques minutes seulement, je me suis rendue que je n'avais sans doute jamais été autant en pleine conscience. Que cela aurait pu être le démarrage parfait pour une séance de MÉDITATION !

Et depuis deux ans, j'affectionne particulièrement les journées à la rivière.
Entourée d'arbres, dans l'eau avec un livre.
Un bain de forêt au sens le plus littéral !


Ses bienfaits


Cela fait très très très longtemps que l'homme a l'intuition qu'être entouré de nature est bon pour lui.
Mais ce n'est qu'en 2004 que les premières études scientifiques ont commencé à être menées.

De vraies études scientifiques, avec des mesures de pression artérielle, des prises de sang pour confirmer la diminution des taux de cortisol et d'adrénaline, ou encore des électro-encéphalogrammes pour comprendre comment réagit notre cerveau en présence d'arbres.

Bref, tout ce qu'il faut pour mettre mes neurones de fille cartésienne en joie.
Et de quoi me convaincre encore plus, si c'est possible, que notre future maison devra être entourée d'arbres.

Ce que font les arbres, plus concrètement, c'est qu'ils PURIFIENT l'air que nous respirons ; autant dire qu'avec la pollution actuelle, cela ne peut qu'être bénéfique pour l'organisme ! Mais les arbres libèrent également une substance aroma-thérapeutique naturelle : les phytoncides. C'est une substance qui permet aux arbres de combattre les bactéries, se protéger des insectes mais aussi des champignons.

Et quand nous marchons en forêt ?
On les respire.
Ils sentent bons.
Ils nous apaisent.
Et ils stimulent le système immunitaire.

Le pouvoir des arbres est assez dingue, et clairement, j'aurais envie de vous citer toutes les expériences qui ont été faites (le rétablissement des patients en milieu hospitalier, l'accroissement des protéines anti-cancer dans le sang, le nombre d'heures de sommeil...) mais cet article n'en finirait jamais.

Alors, en résumé, une marche de deux heures en forêt, permet de :

- diminuer le stress, l'anxiété ou encore la colère,
- augmenter le temps et la qualité du sommeil,
- renforcer le système immunitaire,
- se sentir à l'aise et détendu,
- améliorer l'humeur.

Et ces effets durent dans le temps !
Après une marche en forêt, l'activité des cellules tueuses de notre corps (celles qui vont attaquer les virus ou les cellules cancéreuses par exemple) est bien plus élevée, et ce pendant 30 JOURS !


Pratiquer à la maison


Je vais très bientôt me renseigner pour acquérir un diffuseur d'huiles essentielles.

Quand on vit en appartement, qui plus est en ville, on n'a pas toujours des arbres à portée de main. Cela dit, marcher dans un parc, ou s'asseoir au pied d'un arbre dans un petit square, permet déjà de profiter des bienfaits du shinrin yoku ; une alternative citadine aux véritables bains de forêts.

Mais on peut aussi amener une partie de la forêt chez nous, notamment grâce aux huiles essentielles de conifères, cèdres, épicéas ou encore de pins (dans lesquelles on retrouve les phytoncides !).

S'entourer de PLANTES vertes, à la maison, permet également de purifier l'air de son intérieur, et même de garder un bon taux d'oxygène dans la chambre si on choisit des plantes grasses, ou des orchidées, qui rejettent de l'oxygène la nuit (la plupart des plantes le font la journée, mais libèrent du dioxyde de carbone la nuit, ce qui n'est pas conseillé pour une pièce où l'on va dormir).

La NASA a publié une liste des 10 espèces au plus fort pouvoir purificateur d'air :

- Azalée
- Chrysanthème
- Dragonnier de Madagascar
- Gerbera
- Langue de belle-mère
- Lierre anglais
- Lis de la paix
- Palme de bambou
- Plante araignée
- Scindapsus doré



Pratiquer au travail


Des petites astuces qui marchent aussi chez soi, mais que l'on peut assez facilement mettre en pratique au travail (surtout si on a un métier derrière un bureau) pour gagner en bien-être.

Dans le meilleur des mondes, tout le monde aurait une fenêtre donnant sur un coin de nature à travers laquelle on peut observer les arbres, les oiseaux et les écureuils. Et il y aurait des plantes vertes un peu partout dans les bureaux.

Mais à défaut, on peut se faire une petite pause nature en écoutant des SONS tels que la pluie, le vent, ou le chant des oiseaux. Je vous avais déjà parlé de l'application Relax Sounds pour apporter un peu de hygge au bureau mais il y a aussi plein de vidéos YouTube du même type.

Et puis... regarder des photos de nature pour prendre un bain de forêt virtuel si la vue depuis la fenêtre n'est pas adéquat, parce que même en photo, la couleur verte permet de se relaxer et d'améliorer nos performances cognitives.

Comme je passe beaucoup de temps sur les écrans, je les ai habillés de photos de forêts.
Une petite dose de vert à chaque fois que j'attrape mon smartphone, ça ne peut faire que du bien !

Bref, j'ai été fascinée par cette lecture du Shinrin Yoku, l'art et la science du bain de forêt car on apprend énormément de choses sur notre organisme, les vertus d'une reconnexion à la nature mais également le coût de la pollution sur notre santé et dans le porte-monnaie des gouvernements... donc si vous voulez approfondir le sujet, c'est vraiment un ouvrage que je vous recommande. (Bonus : il est illustré de nombreuses photos de forêts pour s'octroyer un petit bain au fil des pages.)




Pour des bains de forêt virtuels, j'ai créé un tableau Pinterest Forest Bathing que j'alimente régulièrement !

Où se baigner en rivière en Ardèche ?

9 juil. 2019

Où se baigner en rivière en Ardèche ?

L'année dernière, j'ai redécouvert ce plaisir de l'été.
Celui de chercher un petit coin d'eau, sans chlore, sans carreaux au sol ni bouée en plastique.

Une rivière et des rochers.
Et quelques arbres pour s'abriter.
Le bruit de l'eau qui suit son cours, les oiseaux aux alentours, le CALME environnant et les poissons qui nous filent entre les jambes.

Ou plutôt, qui viennent s'y cogner.
Cela me surprend toujours pendant les 10 premières minutes.
Je sursaute, je ris, je me dis que celui-ci m'a donné un sacré coup de tête.

Je fais toujours plusieurs essais. Je cherche un coin suffisamment profond pour m'immerger au moins jusqu'au ventre. Et puis une pierre pour m'adosser ; il y en a toujours une plus confortable que les autres !

Un magazine slow life à portée de main ou un roman qui se passe dans la campagne anglaise.
Une bouteille d'eau (réutilisable) pour s'hydrater.
Quelques gâteaux pour la gourmandise.
Et c'est tout ce qu'il faut pour passer une belle journée de baignade en Ardèche.

Baignade en rivière, en Ardèche, dans le Douzon
Le Douzon

1. Le Doux


C'est là où j'ai fait la plus a-dog-rable des rencontres !

On laisse la voiture en hauteur : il y a de la place au niveau du pont, et il suffit ensuite de descendre le long de la rivière jusqu'à trouver le coin parfait.

La dernière fois, il y avait déjà une famille, en contrebas, alors nous avons marché quelques minutes pour s'éloigner et de trouver un coin calme avec une plage de cailloux pour déposer nos affaires.

L'endroit est très BOISÉ, parfait pour ne pas brûler au soleil, et retrouver un peu de fraîcheur durant les journées trop chaudes d'été.

Baignade en rivière, en Ardèche, dans le Doux
Le Doux

2. L'Eyrieux 


Un paysage complètement différent !
Très peu d'arbres suffisamment hauts pour faire de l'ombre, mais en même temps, beaucoup de végétation le long de la rivière ; il faut se faufiler entre les branches de certains arbustes pour se frayer un chemin.

Mais l'endroit est beau et la rivière très agréable.
Bien dégagée, avec de beaux gros rochers pour s'adosser.

On a même pu y observer des écrevisses !

Baignade en rivière, en Ardèche, dans l'Eyrieux
L'Eyrieux

3. Le Douzon


Ce coin, avec son vestige de pont romain, se mérite un peu.
On pose la voiture dans le village de Saint Sylvestre, et on suit, à pied, les panneaux qui indiquent le sentier de randonnée vers Saint-Romain-de-Lerps.

Rien d'insurmontable, juste quelques petites montées, du sentier très légèrement accidenté, et une route de campagne sur environ 1,4 km. Avec des sandales ou des tongs, ce n'est pas l'idéal, mais une petite paire de baskets est suffisante.

Mon conseil : visez le coin juste en dessous du pont.
Donc un tout petit peu plus loin que là où j'ai fait la photo (qui était très joli mais beaucoup moins profond).

Le pont apporte une belle zone d'ombre toute la journée et il y a deux - trois pierres parfaites pour s'installer et s'immerger plus ou moins. Plus, quand on commence à avoir bien chaud, et moins pour garder les bras au sec pour un peu de lecture !

Baignade en rivière, en Ardèche, dans le Douzon
Le Douzon
Est-ce que l'eau est froide ?

On me le demande tout le temps. Et la meilleure réponse que je peux faire, c'est que j'ai du mal à entrer dans une piscine à moins de 28°C.

En rivière, c'est complètement différent.
J'ai frais pendant une minute, et puis je peux rester des heures sans bouger.

Peut-être parce que l'on peut si facilement moduler son immersion ! En trouvant un coin plus ou moins profond pour s'immerger totalement quand on a chaud, ou ressortir le haut du corps si l'on commence à avoir froid.


Mes produits ménagers faits maison

26 mars 2019

Comment faire ses produits ménagers maison ?

Honnêtement, je n'aurais jamais pensé vous faire un article autour des produits ménagers.
Jamais.

Parce que très sincèrement, le ménage n'a jamais été une grande passion.
J'aime quand mon appartement est propre, mais me mettre à ranger / nettoyer / dépoussiérer... c'est clairement une corvée.

Autant dire que j'ai besoin d'une bonne playlist qui bouge (ou du Cloclo, ça marche très bien aussi) pour me motiver.

Mais avec notre envie de réduire nos déchets à la maison, de consommer de façon plus responsable, de n'utiliser que des engrais et insecticides NATURELS pour nos plantes, on a naturellement décidé d'éliminer, petit à petit, les produits nettoyants du commerce. Et de les faire nous-même.

Pour plein de raisons.
Limiter les émanations de produits chimiques dans la maison.
Ne plus déverser dans les canalisations des produits mauvais pour l'environnement.
Et parce qu'aussi cela revient bien souvent moins cher que des les acheter au supermarché !

On a commencé par la lessive.
Et comme on en est ravi, l’assouplissant - qui m'était interdit à cause du caractère atopique de ma peau - a fait son retour dans notre vie... et le sacro-saint Cif s'est fait remplacer.
Celui-là même qui assèche la peau le temps d'un nettoyage de lavabo. Mais tellement efficace quand il s'agit de redonner un coup de neuf à ma paire de Stan Smith !

Bref, on a testé des recettes. Fait quelques ajustements aussi.
Et j'avais envie, aujourd'hui, de vous les faire partager !

Recette de lessive faite maison

[x] Lessive


Ingrédients

- 50 g de savon de Marseille ou savon d'Alep
- 3 L d'eau
- 2 c. à soupe bombée de bicarbonate de soude
- 30 gouttes d'huile essentielle

Pour ma part, j'utilise de l'huile essentielle de lavande ou de citron car ce sont deux odeurs que j'apprécie pour le linge. L'important, au moment de la choisir, est de vérifier qu'elle est incolore pour éviter de tâcher les tissus.


Pas-à-pas

1. Couper des morceaux de savon avec un éplucheur à légumes. Il est possible d'acheter le savon déjà mis en copeaux, mais il sera bien souvent plus cher sous cette forme.

2. Faire bouillir l'eau dans une casserole puis, hors du feu, verser le savon. Mélanger jusqu'à sa dissolution complète et laisser tiédir.

3. Dans un bol, mélanger le bicarbonate de soude avec 1 à 2 cuillères à soupe d'eau ainsi que l'huile essentielle. Ajouter au mélange eau + savon quand il est tiède.

4. Verser dans un ancien bidon de lessive ou des bouteilles en verre. Fermer et secouer, puis laisser reposer une nuit entière avant de pouvoir l'utiliser.


À propos

J'ai adapté les quantités savon / eau en fonction de nos préférences, c'est-à-dire une lessive ni trop liquide ni trop épaisse. Il suffit de bien secouer le bidon avant de la verser dans sa machine.

Il est possible de faire une recette encore plus simple sans utiliser de bicarbonate de soude, mais il a l'avantage de neutraliser les odeurs et de renforcer l'action détachante du savon.

Recette d'adoucissant fait maison

[x] Adoucissant


Ingrédients

- 60 cl d'eau
- 30 cl de vinaigre blanc
- 10 gouttes d'huile essentielle


Pas-à-pas

1. Mélanger, dans une bouteille, l'eau et le vinaigre.
2. Ajouter l'huile essentielle. Fermer et secouer.


À propos

Le vinaigre blanc a des propriétés anti-calcaires, ce qui permet de neutraliser le calcaire qui se dépose sur les vêtements et rend les tissus rêches, mais aussi de ralentir le dépôt de tartre dans la machine à laver.

Recette de nettoyant multi-usage à base de savon noir liquide

[x] Nettoyant multi-usage


Ingrédients


- 3 c. à soupe de savon noir liquide
- 1 c. à soupe de bicarbonate de soude
- 160 ml d'eau chaude


Pas-à-pas

1. Faire chauffer de l'eau dans une casserole puis ajouter, hors du feu, le savon noir. Mélanger jusqu'à obtenir un liquide homogène.

2. Ajouter le bicarbonate de soude et remuer.

3. Verser dans un flacon. Puis laisser refroidir et secouer avant utilisation.


À propos

Il existe plusieurs recettes de savon noir "prêt-à-l'emploi" dans le commerce. Pour éviter tous les additifs indésirables, il faut privilégier les compositions les plus simples, à base de savon noir et d'huile d'olive ou d'huile de lin, rien de plus !

On peut utiliser ce nettoyant un peu partout : salle de bain, cuisine, et même sur des bottes en caoutchouc. N'hésitez pas à garder un ancien flacon de produit ménager pour avoir un bouchon avec un petit débit.

L'odeur très brut du savon noir ne me dérange pas, mais si vous ne l'appréciez pas trop, n'hésitez pas à rajouter 5 gouttes d'huile essentielle !


[x] Les produits de base


Quand on commence à faire soi-même ses produits, on se rend compte que nous n'avons finalement pas besoin de tout ce qu'il existe dans le commerce et que l'on peut faire beaucoup de choses avec ces trois ingrédients  :

- le vinaigre blanc,
- le savon noir,
- et le bicarbonate de soude.

Le savon noir peut être utilisé, dilué dans de l'eau, comme insecticide au jardin ou désinfectant pour les cages des NAC ; le vinaigre blanc détartre une bouilloire en l'espace de quelques heures et fait des miracles dans les canalisations bouchées... autant de petites astuces qui évitent bien d'acheter tout un tas de produits chimiques.


Et vous, quelles sont vos petites astuces du quotidien ?

Ta deuxième vie commence quand... 4 outils pour une vie plus positive

20 févr. 2019

Lecture, entre roman et développement personnel : Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une

Quand quelque chose fait vraiment le buzz, j'ai toujours un train de retard.
J'ai regardé Game of Thrones plusieurs années après son lancement, j'ai attendu une bonne douzaine de mois pour découvrir le hygge, et je n'ai lu Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une que trois ans après sa première parution.

Sûrement parce que je ne suis jamais à l'aise avec ce qui fait trop de bruit ; ce que l'on voit partout. Je l'avoue, j'ai été jusqu'à ne plus vouloir porter mon manteau Prince de Galles quand le motif s'est retrouvé dans absolument toutes les vitrines. Mais je l'ai gardé précieusement pour le ressortir quand il ne sera plus tendance !

Pas que j'aime particulièrement être en décalage.
Mais j'ai un peu de mal avec les excès.

Bref, inconsciemment, cela se répercute aussi sur ce qui s'avère, 156 ans après le reste du monde, de belles découvertes.
Et une belle lecture.

Un ROMAN, une fiction... imprégnée de développement personnel.
L'héroïne du livre, Camille, rencontre par hasard un "routinologue" ; un homme qui va l'aider à changer son quotidien pour l'aider à s'épanouir et retrouver le bonheur. Rien qu'ça !

Et j'avais envie de vous en parler.

Un peu comme je le fais, parfois, avec mes lectures orientées développement personnel (le hygge, le lagom, le rangement...), parce que même si je n'ai pas vécu ce livre comme une expérience complète de changement de vie - je n'avais pas ce besoin - j'y ai trouvé des petits OUTILS du quotidien pour : retrouver le sourire quand il est tombé en chemin, entraîner l'optimisme qui est en moi (oui, comme un muscle ; ça marche de la même façon), et profiter toujours plus de la vie.

Lecture, entre roman et développement personnel : Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une

Le filtre positif 


Un peu comme sur snapchat.
On active le filtre, et le monde autour de nous devient plus beau. Ou presque.

L'idée est de prendre le temps de s'attarder sur les petits détails qui nous donnent le sourire, que l'on trouve agréable... pour reprogrammer son cerveau en mode positif.

J'ai testé ça, un soir.
Je devais me rendre à un événement mais, sur le chemin, je m'étais découragée. C'était loin. Il faisait froid. J'avais d'autres choses en tête, et finalement, j'étais intérieurement bougonne. Alors j'ai décidé de tenter ; d'appliquer ce filtre mental. De chercher le positif, comme la route presque gelée qui semblait étinceler sous les lumières des lampadaires ; on aurait dit un long tapis pailleté. Et puis, j'ai pensé à la cheminée qui serait certainement allumée, là où je devais me rendre. Les personnes avec qui j'allais passer une bonne soirée à discuter... 

Et je me suis dit... c'est fou, la force de PERSUASION que notre cerveau peut avoir.


Un dialogue intérieur bienveillant


Il y a une image que j'ai trouvé très forte. Celle des deux chiens qui cohabitent dans l'esprit d'un sage, et qui se battent en permanence. Un noir qui porte en lui la haine et la colère, et un blanc qui représente l'amour et la générosité. Son disciple lui demande lequel gagne, et le sage répond : "celui que je nourris le plus souvent".

J'y repense souvent.
Parce que c'est vrai, ressasser ce qui nous rend triste ou en colère, c'est s'enfoncer plus loin dans cet état d'esprit.

Alors pourquoi l'inverse ne marcherait-il pas autant ?
Et ça ne prend pas plus de temps.

Plutôt que de se focaliser sur ses défauts, le matin devant sa glace, on peut se faire un compliment ; quand une tâche nous parait insurmontable, changer son discours intérieur défaitiste par un discours qui nous MOTIVE ; si une phrase que l'on nous a dit nous fait de la peine, se remémorer toutes celles qui nous font du bien...

Je ne sais plus où, je ne sais plus quand, j'ai lu ou entendu l'idée que l'on devrait, intérieurement, se parler comme notre meilleur.e ami.e le ferait. Tout de suite, je suis sûre que l'on serait moins dur et plus conciliant envers nous-même !

Lecture, entre roman et développement personnel : Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une

La gratitude


J'ai aussi lu un article à ce sujet dans un des derniers numéros du magazine Simple Things.
Non seulement, pratiquer la gratitude permet de voir la vie de façon plus positive, mais des études ont montré que cela permettait aussi de se sentir plus enthousiaste, plus attentif, plus énergique aussi et plus déterminés.

Un exercice assez simple, qui ne prend pas trop de temps au quotidien : écrire, tous les soirs, trois  choses que l'on a apprécié dans la journée et pour lesquelles on est reconnaissant.

Personnellement, j'ai téléchargé l'application What's good.
Elle est très épurée, gratuite, et affiche tous les jours une citation inspirante.
Et petit plus, elle nous invite à prendre quelques secondes pour se poser, avant d'écrire, en prenant quelques respirations profondes.


La pleine conscience


Ou "faire le chat" comme c'est écrit dans le livre.
C'est-à-dire, prendre du temps pour s'ancrer dans le PRÉSENT, laisser ses idées en suspens, s'arrêter de faire pour simplement "être".

Une amorce de pleine conscience et de méditation.

On en parle beaucoup dernièrement, et pourtant ce sont des concepts / exercices / modes de vie très anciens, pratiqués aujourd'hui par des gens de tous les horizons. Des études ont même été faites pour en démontrer les bienfaits, que ce soit pour une meilleure gestion de ses émotions que pour une amélioration des capacités intellectuelles et physiques !

Mais je vous en reparlerai certainement dans quelques temps car j'ai commencé à approfondir le sujet avec Méditer : le guide pratique de la pleine conscience.

Bien sûr, le livre de Raphaëlle Giordano, Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une, est bien plus riche que ces quatre outils / concepts que j'ai retenus. Ceux-là sont ceux que j'ai eu envie de faire entrer dans mon quotidien pour une vie plus détendue, plus proche des petits plaisirs simples de la vie.

Mais c'est un livre qui donne aussi de nombreuses pistes pour (re)prendre sa vie en main, oser se lancer dans les projets qui nous tiennent vraiment à cœur, se détacher d'un passé un peu lourd... bref, un livre à plusieurs lectures, dans lequel on peut tous piocher plein d'outils, pour notre vie actuelle mais peut-être pour plus tard aussi.


Louise Grenadine - blog slow lifestyle à Lyon depuis 2007