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L'intolérance au lactose : diagnostic et alimentation

27 mai 2020


Pendant de nombreuses années, j'ai été gênée de parler de mon intolérance au lactose.
Et je me retrouve encore à l'être, dans certaines situations.

Parce que l'intolérance au lactose, comme d'autres intolérances alimentaires, a connu une telle mise en avant qu'elle est devenue un sujet tendance dont parlait tous les magazines. Supprimer les produits laitiers de sa vie, comme cesser de consommer du gluten, a été assimilé à des régimes magiques pour perdre du poids en un temps record.

Si bien que je préférais souvent consommer du lactose plutôt que de préciser "je suis intolérante" pour ne pas donner l'impression d'avoir succombé à un effet mode.

C'est dommage, parce que cette exposition dans les médias aurait pu permettre d'informer véritablement sur ce qu'est l'intolérance au lactose.

Aujourd'hui, je l'assume mieux, et j'ai évoqué le sujet à plusieurs reprises sur le blog ou sur Instagram, glissant une phrase par-ci par-là expliquant mon choix de remplacer la crème fraîche d'une recette par du mascarpone délactosé, ou ma joie de trouver des bounty sans lactose.

Des évocations assez rapides qui ont pourtant soulevé de nombreuses questions.
Alors il était temps que je consacre un article complet à ce sujet, afin de répondre à un maximum de vos interrogations.

Pour le rédiger, je m'appuie bien sûr sur mon expérience et mon vécu, ainsi que sur tout ce que j'ai pu apprendre grâce à des lectures et des échanges avec des médecins. Mais il faut savoir qu'encore aujourd'hui, certains avis médicaux peuvent différer. Et je suis certaine (ou en tout cas, je l'espère) que nous en apprendrons plus encore sur les mécanismes de l'intolérance au lactose dans les années qui viennent.



Intolérance ou allergie ?


Il existe deux choses souvent confondues : 

- l'intolérance au lactose,
- et l'allergie aux protéines de lait de vache.

La différence est de taille, et les conséquences ne sont pas négligeables. 
Une intolérance n'entraîne pas de complications graves immédiates alors qu'une allergie, si.

Il est donc très important de faire la différence, et de savoir qu'il n'y a pas d'allergie au lactose ; seulement aux protéines de lait de vache.

Personnellement, je demande toujours à mes invités ils ont des allergies alimentaires quand ils viennent manger chez moi pour la première fois ; je me sentirais tellement mal si quelque chose arrivait ! Je vous raconte ça parce que, si c'est également votre cas, et qu'un de vos invités précise qu'il est allergique aux produits laitiers, vous ne pourrez pas lui servir les produits délactosés que je liste plus loin car ils contiennent des protéines de vache.

Pour ma part, je suis intolérante au lactose, c'est donc uniquement sur ce sujet que je peux vous conseiller. 

Et, avant toute chose, je ne peux que vous recommander de consulter un médecin en cas de suspicion d'allergie afin de confirmer ou d'infirmer ce diagnostic. Même chose pour les intolérances : les médecins reçoivent régulièrement des patients qui ont supprimé 18 aliments de leur régime alimentaire en pensant y être intolérants, et finalement, un seul leur posait véritablement problème. 


Qu'est-ce que l'intolérance ?


L'intolérance au lactose est très courante en Asie (plus de 95% de la population adulte est intolérante au lactose) mais beaucoup moins en Europe (jusqu'à 23% chez les adultes) ; c'est une question de génétique. 

Elle est due à un déficit en lactase.
Totale, ou partielle. 

La lactase, c'est une enzyme produite par le corps, qui va permettre de digérer le lactose en le décomposant en glucose et en galactose.

En vieillissant, le corps en produit moins. C'est normal, et c'est pour cela que l'on peut, à l'âge adulte, se sentir un peu lourd après avoir consommé un grand bol de lait alors que cela n'arrivait pas quand on était enfant.

Si c'est le seul petit désagrément que l'on ressent, cesser de consommer du lactose est dommage.
De mon point de vue, en tout cas ; Paris-Brest, tropéziennes et crèmes glacées sont actuellement en train de danser la polka dans mon cerveau.


Symptômes


Quand le taux de lactase produite par le corps est trop bas pour digérer le lactose ingéré, les gargouillis et les sensations de lourdeur laissent place à d'autres symptômes : (là, clairement, on entre dans la partie absolument pas glamour du sujet ) :

- ballonnements et excès de gaz,
- diarrhées et/ou constipation,
- douleurs abdominales,
- vomissements

Tout le monde ne souffre pas de l'ensemble des symptômes, cela va dépendre des personnes, du degré d'intolérance et de la quantité de lactose ingérée. Les vomissements, par exemple, sont plus fréquents chez les enfants. 

Certains symptômes peuvent se déclarer une quinzaine de minutes après ingestion du lactose, d'autres quelques heures plus tard, voire même le lendemain. Et si, votre corps n'arrive vraiment pas à s'en débarrasser, les symptômes peuvent persister plusieurs jours sans pourtant avoir de nouveau consommé du lactose.


Mon parcours et diagnostic


Dans les repas de famille, j'ai toujours entendu cette anecdote à mon sujet : j'étais un bébé qui ne buvait pas son biberon. Mon grand-père se rappelait avoir passé deux heures à tourner autour d'une table pour réussir à me faire boire quelques malheureux centilitres de lait.

L'histoire ressort très régulièrement et ça fait beaucoup rire ma famille même si c'était un calvaire pour me faire manger.

Par la suite, j'ai toujours été très lente pour manger car j'arrivais rapidement à satiété, avec cette impression d'avoir le ventre gonflé comme si j'avais beaucoup trop mangé.

Après avoir montré une appétence particulière pour le chocolat chaud à l'eau (si facile à digérer !), j'ai recommencé à boire du chocolat chaud. Et des milkshakes. J'avais 16 ans et demi, je travaillais chez McDonald's à côté de mes études, et je ne résistais pas à ces bombes laitières au moment de prendre mon repas.

C'est là que j'ai commencé à avoir mal.
De grosses crampes au niveau du ventre.
À devoir me poser dans un coin, recroquevillée sur moi-même, en attendant que ça passe.

Et pourtant, je n'avais pas encore connu le pire.
Aujourd'hui, certaines douleurs me remontent jusque dans le cœur tellement me font mal.

Bref, il y a neuf ans environ, j'en ai parlé à mon médecin.
Elle m'a demandé d'amener mon carnet de santé dans lequel un premier indice avait été glissé. À 8 jours, le pédiatre avait noté "anorexique" (on va dire qu'à l'époque, il n'avait rien compris à cette maladie...) mais aussi "IPLV ?" qui signifie "intolérance aux protéines de lait ?"

Depuis, la médecine a fait du chemin, et on sait la différence entre l'allergie et l'intolérance comme je le disais plus haut.

En recoupant avec les informations de mes parents sur des cris / pleurs et coliques après mes biberons, mon médecin m'a fait passer des tests pour savoir si je souffrais d'une intolérance ou d'une allergie.

Et c'est ainsi qu'il y a 8 ans, j'ai été diagnostiquée comme ayant un déficit en lactase de naissance.
C'est assez rare, généralement cela arrive plutôt à l'âge adulte, mais il faut savoir que ça existe. Et qu'une lecture du carnet de santé peut donner quelques pistes à ce sujet !

Il existe désormais plusieurs test pour confirmer le diagnostic d'intolérance au lactose dont un test respiratoire visant à mesurer la concentration d'hydrogène dans l'air expiré après ingestion de lactose (l'hydrogène étant produite par les bactéries en fermentation dans le colon, si le taux est élevé, cela veut dire que le lactose n'a pas été digéré).


Aliments délactosés et alternatives végétales


Mettre enfin le doigt sur ce qui vous fait souffrir pendant des années, c'est bien. Cela permet de savoir ce que l'on peut changer pour améliorer sa qualité de vie.

Mais on ne va pas se mentir, c'est nul, d'être intolérante au lactose (même s'il y a pire, évidemment).
Surtout quand on est gourmande. Quand on rêve de montagne de crème Chantilly sur ses fraises, quand on préfère la crème glacée aux sorbets, ou quand on ne boit son thé qu'avec du lait.

Bref, j'avais faux sur toute la ligne.
Ma seule chance est de ne pas aimer le fromage !

Quand j'en parle, on me dit très souvent que je peux cuisiner avec des crèmes et boissons végétales.
C'est vrai. Il existe plein d'alternatives sans lait animal.
Mais ça n'a pas le même goût. Pas toujours.

Ma blanquette de veau avec la crème liquide au soja est excellente, mais les pâtes à la carbonara avec la même crème liquide (recette d'hérétique, je sais, mais j'aime bien la "carbonora à la française"...) ont un goût que je n'apprécie pas.

Je me suis donc mise en quête d'aliments délactosés.

Très faciles à trouver chaque fois que je suis en voyage, mais une galère sans nom quand on est en France. Pour vous dire : la toute petite épicerie à côté de notre logement, à Lisbonne, était parfaitement achalandée en crème liquide, beurre et yaourts sans lactose, alors qu'il faut faire le tour des supermarchés pour ne trouver que l'un des trois en France !

Ce que je trouve actuellement :

- du beurre marque distributeur Auchan,
- de la crème fraîche Elle&Vire chez Auchan,
- des yaourts nature et fraise marque distributeurs Auchan,
- du lait Matin Léger de Lactel et lait GrandLait léger et digeste de Candia,
- du mascarpone Züger chez Naturalia, Biomonde, Biocoop et l'Eau Vive,
- de la mozarella Züger chez les mêmes enseignes,
- du fromage frais Züger chez les mêmes enseignes également.

À savoir que ça change beaucoup... et rapidement. 

Il y a deux ans, je trouvais le beurre et la crème liquide en marque distributeur Carrefour, et ce n'est plus le cas à l'heure actuelle. C'est notamment l'une des raisons qui m'a poussée à faire mes yaourts maison.

Les produits vegan permettent aussi de se faire plaisir sans être malade ! Parmi les petits plaisirs que je suis bien contente de trouver sans lactose : 

- les barres noix de coco et chocolat au lait Allergo (façon bounty) en supermarché,
- les pâtes à tartiner Nocciolata et Noiseraie qui existent sans lactose, en boutiques bio,
- les cônes à la vanille au soja chez Toupargel

Et puis, il y a ces aliments dans lesquels on ne penserait jamais trouver du lactose mais qui peuvent en contenir, notamment parce que le lactose est utilisé comme conservateur :

- les margarines qui ne sont pas 100% végétales,
- la charcuterie, certaines saucisses, et même les lardons de la grande distribution.


Teneur en lactose des aliments


Tous les produits laitiers ne contiennent pas la même teneur en lactose, ce qui permet d'adapter son régime en fonction de son degré d'intolérance.

Par exemple, le beurre contient assez peu de lactose, environ 0,6 g pour 100 g, tout comme les fromages à pâte dure ; avec un affinage de plus de 12 mois, la teneur est même proche de zéro.

Le site SansLactose.com recense de nombreux aliments et leur teneur en lactose ; très pratique. Seule la donnée sur la "fondue au fromage" est à ne pas trop prendre en compte car cela dépend vraiment de votre recette. Le site est Suisse, donc une recette avec du vacherin sera riche en lactose, tandis qu'une version plus Savoyarde avec des fromages à pâtes dures (chez nous, on fait Beaufort / Comté / Abondance) ne contiendra pratiquement pas de lactose.


Comprimés de lactase


Comme je me sens bien incapable de faire une croix sur toutes ces bonnes choses, je prends de la lactase en comprimé lorsque je fais des écarts. On en trouve assez facilement en pharmacie ; ils sont vendus comme compléments alimentaires, sans ordonnance. 

Leur dosage en lactase se mesure en FCC, et il est plus ou moins élevé en fonction des marques.
Parmi celles que je connais, on trouve :

- Bouillet à 2250 FFC par comprimé,
- Solgar à 3500 FCC,
- Lactolérance à 4000 FCC
- Lactojoy à 14500 FCC

Depuis près de deux ans, je suis passée sur les comprimés de la marque Lactojoy après avoir testé des dosages plus faibles. Ce sont les plus fors du marché à l'heure actuelle, donc si vous n'avez jamais pris de lactase, je vous conseille de commencer par des comprimés ou gélules moins dosées.

Il n'y a pas de surdosage en lactase connu à l'heure actuelle, mais par précaution, il est préférable d'y aller progressivement pour trouver le dosage qui correspond à son intolérance.

Point important à ce sujet : les marques mettent souvent en avant le dosage en FCC pour deux comprimés (ou gélules) sur leur packaging. 

Ce n'est pas un produit miracle, si je fais un repas plein de lactose, je serai mal le lendemain quoiqu'il arrive étant donné mon degré d'intolérance. Mais avec trois comprimés, je peux me faire plaisir avec une part de carrot cake dans un salon de thé, par exemple (au pire, j'aurai un petit peu mal au ventre le lendemain). 


Effets sur la santé à long terme


Les avis médicaux divergent à ce sujet, mais une étude qui faisait la une du Times en 2004 révélait un point commun inattendu entre les maladies chroniques et dégénératives dont on voit le nombre augmenter ces dernières décennies (cancer Alzheimer, dépression, Parkinson, diabète...) : l'inflammation chronique.

Et une mauvaise alimentation, tout comme consommer un ingrédient non adapté à son corps (lorsqu'on est intolérant, donc), fait partie des causes majeures des inflammations cellulaires de notre corps.

Une bonne raison d'écouter son corps, et d'en prendre soin une fois que le diagnostic est posé !


* * *

J'ai tenté de répondre à toutes les questions reçues sur Instagram.
Mais si vous en avez d'autres, n'hésitez surtout pas à les poser en commentaires !

Quelques sources et références sur le sujet : 

- L'ouvrage Les clés de l'alimentation santé par le Dr Michel Lallement

Le printemps - une saison pour créer et se réinventer

5 mai 2020


Si l'automne est ma saison préférée pour son ambiance cosy et cocooning, les bonnes choses que l'on va ramasser en forêt et les couleurs magnifiques qui égayent les paysages, le printemps est juste derrière.

Pour le retour du soleil, encore suffisamment doux pour réchauffer la peau sans la brûler.
Pour le réveil de la nature. Les bourgeons qui débourrent, les nouvelles pousses vertes que l'on découvre, le matin, sur le bois d'un arbuste encore endormi la veille. 

La nature sort de son état végétatif. 
Elle se réveille et se met doucement en marche pour un nouveau cycle.

Le printemps, c'est la saison du renouveau. La saison qui me donne envie de "faire des choses". Lancer des projets, avoir la tête pleine d'idées ; une énergie nouvelle et créative. 

Tous les projets n'aboutiront pas, et c'est très bien ainsi, mais c'est l'occasion idéale pour profiter de ce nouvel élan pour laisser libre court à ses envies.


Oser de nouveaux projets


On a tous, dans un petit coin de notre esprit, une aventure qui nous tient à cœur. 
Un projet qui nous anime autant qu'il nous fait douter. Que l'on repousse, par peur de se lancer, de ne pas être prêt ; par peur d'échouer, et parfois de réussir.

Et si... on se lançait ? Simplement.

Ouvrir un blog, apprendre à danser le charleston, commencer un potager, se mettre à la peinture, créer son entreprise,  mettre son CV à jour et chercher un nouvel emploi...
Tous ces projets, personnels ou professionnels, qui nous font vibrer.
Et qui s'accompagnent de cette petite voix qui se demande ce que l'on ressentirait si on allait au bout.

Il y a aussi de chouettes projets collectifs que l'on peut rejoindre, comme :

- le #shootingconfiné de LaRox'style qui invite à la créativité avec un thème photo par jour,
- ou les Book Spine Poetry Contest qui consiste à empiler des livres pour créer un poème avec leur tranche !

* * *

Prendre de nouvelles habitudes


Régulièrement, tous les 3-4 mois je pense, j'ai cette prise de conscience récurrente : il FAUT que je boive PLUS.
C'est un fait : je ne pense pas à boire, et je n'en ressens le besoin que très rarement. Après avoir mangé un demi paquet de chips, par exemple.
Mais je consomme beaucoup de thé ; apparemment, ça ne remplace pas le verre d'eau seul, mais c'est toujours mieux que rien.

Bref, le constat est récurrent, et malgré tout, je ne parviens pas à mettre en place une routine qui me permette de boire plus. J'ai tout essayé : applications sur le téléphone, post-it un peu partout dans la maison, bouteille d'eau remplie à mes côtés. Je crois que boire m'ennuie profondément, ce qui explique que je n'ai toujours pas réussi à prendre cette habitude.

D'ailleurs, prendre une habitude est un processus long.
On ne réussit pas en 21 jours. Ni en 30.

Il faut travailler dessus, s'entraîner à garder le rythme, et ne pas se flageller, non plus, quand on saute un tour. Mais si notre motivation est suffisamment forte, je crois que le printemps est la saison toute trouvée pour commencer. 

Inconsciemment, notre esprit est plus léger avec le retour des beaux jours ; on peut observer, tout autour de nous, la nature changer à vue d’œil et, spontanément, nous modifions notre rythme de vie en quittant l'hiver.

Le moment idéal, donc, pour ajouter, à son quotidien, cette habitude que l'on avait envie de prendre ! 
Une façon, aussi, de devenir cette personne que l'on aimerait être ; cette personne qui boit plus d'eau (ou pas), qui prend plus de temps pour soi, qui se reconnecte au monde en déconnectant plus tôt...

Et si on lâche, au bout de quelques mois ?
On aura déjà essayé !
Un article (qui date un peu) intéressant à lire sur le sujet : Combien de temps faut-il pour prendre une habitude (selon la science) ?


Inventer ses propres traditions


C'est devenu un petit rituel, depuis deux ans : fin mai, début juin, je guette (et fais guetter) les ombelles de fleurs de sureau qui poussent en Ardèche pour pouvoir les récolter et préparer mon sirop pour l'année à venir.

Il y a trois ans, en revenant de voyage, on a décidé de réinstaurer le petit-déjeuner attablé, à deux, même la semaine ; un petit temps pour démarrer la journée ensemble.

Et on commence à se demander si on ne va pas alterner brunch à la française / brunch à l'anglaise tous les dimanches, parce que c'est un repas auquel on a pris goût, ces dernières semaines...

Autant de petits rendez-vous qui jalonnent le quotidien et permettent de créer ses propres traditions ; pas celles issues d'une religion ou d'un bureau de marketing, qui nous font (avec plaisir cela dit) manger les œufs en chocolat ramassés dans le jardin... mais des traditions qui nous sont propres. Qui ont leur histoire peut-être. Et qui ont du sens, pour nous, avant tout.

* * *

Faire le ménage de printemps


Avec un nom pareil, on ne pouvait pas y échapper !
Je ne suis pourtant pas une adepte du chiffon, et le tiroir fourre-tout bien rangé du salon le reste approximativement dix minutes et trente-deux secondes.

Mais il y a toujours ce moment où les doudounes doivent passer à l'arrière-plan pour faire revenir les petites robes sur le devant du dressing.
Où les coussins reprennent leur place sur les fauteuils de la terrasse.
Et la chilienne sort de son repos hivernal.

C'est la ronde des plaids : les polaires rentrent au bercail et ceux aux motifs floraux attendant sagement la première soirée d'été passée dehors pour entrer dans la danse.

Un tournez ménage qui invite au tri.

Le prétexte tout trouvé pour faire le point dans le dressing ou dans les tiroirs à thé (au hasard) ; repérer ce qui ne nous correspond plus ou arrive en bout de course, affiner ses goûts et identifier ses besoins.
Pour partir sur de nouvelles bases, consommer moins et mieux aussi, et pour avoir de moins en moins de tri à faire au fil des années !
Si le sujet vous intéresse, il y a cet article que j'avais écrit en 2017 : mes astuces pour mieux acheter mes vêtements

Et vous, qu'avez-vous envie de faire au retour du printemps ?

Mes petits gestes pour réduire mes déchets

8 avr. 2020

Petites gestes pour réduire ses déchets au quotidien

Il y a trois / quatre ans désormais, j'ai commencé à me rendre compte à quel point toute notre société était basée sur un éternel cycle de consommation. 
D'achats, et de délaissement programmé.
D'objets à quasi usage unique.

Ce que je prenais pour du progrès était, à bien y réfléchir, des besoins créés par la société de consommation déguisés par des arguments de praticité. De gain de temps.

Les serviettes en papier à l'heure du repas, les sacs plastiques dans les magasins, les cotons pour se démaquiller, le film alimentaire pour les restes dans le frigo...

Alors j'ai commencé, tout doucement, à rectifier le tir.
À mon rythme. Pour ne pas me décourager devant l'ampleur de la tâche.
En faisant des petites choses qui m'apportaient une grande satisfaction.

J'avais partagé cette expérience avec vous, dans une série d'articles sur mes gestes plus éco-responsables du quotidien, et récemment, vous m'avez demandé où j'en étais ; et vous avez bien fait parce que, malgré l'absence d'article depuis deux ans, de nouvelles habitudes sont entrées dans mon quotidien, ces dernières années.

Cela vous donnera peut-être quelques idées de gestes à adopter !

Le discours étant souvent très culpabilisant sur internet (et c'est bien dommage), j'aimerais vraiment dire que personne ne devrait se sentir mal de ne pas faire autant que son voisin. Nous n'avons pas tous les mêmes préoccupations dans la vie. Les mêmes possibilités. Et certaines personnes ne peuvent tout simplement pas faire plus, même en le souhaitant très fort.

Pour ma part, je ne suis absolument pas parfaite.
Acceptons de ne pas l'être ensemble !


Gourdes, mugs et thermos en déplacement


Je ne prends jamais le train sans un grand mug de chaï latte.
Et, longtemps, j'ai commandé ma boisson chez Starbucks avant de monter dans le wagon.

Désormais, je prévois cinq minutes de plus, avant mon départ pour la gare, pour préparer mon thé à la maison. Et si j'ai besoin d'une seconde dose, sur le chemin du retour, je sors mon mug ; les coffee shop les acceptent toujours avec plaisir (et ils offrent même, parfois, une petite réduction !) (j'évite aussi les Starbucks, préférant faire travailler les petits établissements.)

Et dans les valises ?

On glisse une ou deux gourdes, ou des thermos (selon la saison et notre destination) pour ne plus acheter de bouteilles d'eau durant nos voyages... ou se préparer quelques litres de thé bien chaud pour nos escapades en pays plus froids !

Acheter en vrac pour réduire ses déchets

Des achats en vrac


Flocons d'avoine, amandes, noix de cajou, pois chiches... on essaie, au maximum, de privilégier les achats en vrac.

De plus en plus de denrées sont vendues ainsi dans les boutiques bio, mais on en trouve également dans les supermarchés. Les petits sachets en papier kraft peuvent être réutilisés d'une fois sur l'autre, mais certaines boutiques acceptent aussi que l'on apporte ses propres contenants


Priorité au fait maison


J'aime beaucoup cuisiner. Des choses simples, bien souvent.
Avoir le plaisir de me dire que je l'ai fait.
Et savoir exactement ce qu'il y a dedans.

Alors depuis plus d'un an maintenant, nous nous sommes affranchis des yaourts du commerce ; on lance une nouvelle production chaque fois que les petits pots en verre ont déserté le réfrigérateur. Le granola embaume la maison à chaque nouvelle fournée. La marmelade à l'orange, dans le placard de l'entrée, a lentement mijoté sur la cuisinière avant de rejoindre les pots de confiture récupérés ça et là. Et les shortbreads maison ont remplacé les petits biscuits industriels pour le tea time.

Quelques recettes : 



Des cotons-tiges réutilisables


J'ai mis longtemps avant de m'y intéresser.
Parce que les oriculis ne m'inspiraient pas, pour être totalement honnête. Je n'étais pas très à l'aise avec ce petit objet qui ne ressemblait absolument à rien de ce que je connaissais.

Et puis j'ai vu passer un article sur les cotons tiges LastSwab lorsqu'ils en étaient encore à l'étape du crowdfunding ; ressemblant comme deux gouttes d'eau à des cotons-tiges classiques, et présentés dans un petit étui en plastique - à base de maïs - bien pratique pour ne pas le perdre au fond d'une trousse de toilette.

Aussitôt essayé, aussitôt adopté.
Nous en avons un chacun à la maison... notre chien y compris !

Au niveau confort, l'embout est forcément plus rigide qu'un coton jetable, mais je m'y suis rapidement habituée. Et ça se nettoie très facilement sous l'eau, avec simplement un peu de savon.


Remplacement des produits ménagers


Quand on décide de se séparer de tous ses produits ménagers du commerce, c'est un gain de place considérable. Plus de crème à récupérer, de nettoyant pour les vitres ou de produit pour le sol ; on a tout remplacé par : du savon noir, du vinaigre blanc, du savon de Marseille et du bicarbonate de soude.

Quatre ingrédients de base qui nous permettent de préparer nos produits ménagers maison !

Une petite astuce pour les surfaces en bois non vernis : quelques gouttes d'huile d'olive et de jus de citron, à bien étaler avec une serviette en tissu. Cela permet de nourrir le bois sans produit chimique et avec le contenu de nos placards !

Prochaine étape pour nous : préparer nos pastilles pour lave-vaisselle. Si vous avez de bonnes recettes à me recommander, n'hésitez pas à me les glisser en commentaire.

Les bee wrap pour réduire ses déchets

Les bree wrap comme emballage alimentaire


Un peu de couleur dans le réfrigérateur ET un déchet récurent de moins ; sans doute l'un des objets zéro déchet les plus beaux que je connaisse  !

À la maison, on n'a jamais énormément utilisé de film alimentaire ou de papier aluminium. La plupart du temps, on conserve les restes dans des boites en verre avec un couvercle. En revanche, on y avait pas mal recours pour emporter des gâteaux ou des tartes chez des amis, ou en pique-nique par exemple.

Maintenant, on a des bee wrap.
Ce sont des morceaux de tissu, de taille variable, recouvert de cire d'abeille.
On peut les faire soi-même avec des chutes de tissu en coton (pas trop épais pour que la cire d'abeille pénètre bien dans les mailles) mais celui qu'on m'avait fait s'est rapidement abîmé.

Depuis, j'utilise ceux de la marque My Bee Wrap qui sont de très bonne qualité en plus d'être canon. Ils font leur petit effet quand on les emmène à l'extérieur, ce qui permet, en plus, de faire de nouveaux adeptes !


Une brosse à dents à tête interchangeable


Dans la salle de bain, on a adopté Edith.
Une brosse à dents à tête interchangeable fabriquée en France (à Beauvais, même).

Certains le savent peut-être : je travaille pour les réseaux sociaux de la marque Bioseptyl depuis des années (bientôt cinq !), et je n'hésite jamais à recommander leurs produits car je suis réellement conquise par les valeurs de la marque. L'entreprise a mis énormément de choses en place pour que le processus de production soit le plus vertueux possible, et ils recyclent en plus toutes les brosses à dents du marché. (oui, même celles des concurrents !)

Ils ont également une brosse à dents en bois, mais je reste sur un modèle en plastique car les brosses à dents en bois et en bambou sont déconseillées aux personnes ayant des problèmes de gencives (ce qui est mon cas). Mais c'est une excellente alternative pour réduire ses déchets !


Et puis on a jeté l'éponge


Ou presque.
On l'a remplacée par des brosses à vaisselle, ce qui est encore plus pratique qu'un éponge sur de nombreuses surfaces : planches en bois, casseroles, plats...

En revanche, pour mes petits pichets à lait qui ne passent pas au lave-vaisselle, l'éponge reste obligatoire pour pouvoir nettoyer le fond. Je m'intéresse donc de près aux éponges lavables. Si vous avez des retours à ce sujet, je suis très intéressée !

Mes précédents articles sur le sujet sont à retrouver par ici !

Rendez-vous cocooning #6 - puzzle, jardinage et chaï latte

24 mars 2020

Moments cocooning à la maison

Jamais rester chez soi et cocooner n'aura été aussi présent dans nos vies.
À tous.
Et malgré nous.
Dans un contexte véritablement particulier qui n'invite absolument pas à la détente.

Mais dans ces quelques moments de répit que l'on a, après le télétravail pour certains, les devoirs des enfants pour d'autres... quand on aimerait passer du temps à l'extérieur, profiter d'un week-end ensoleillé, c'est peut-être le moment de ressortir les vieux puzzles ou de prendre soin de ses plantes avec l'arrivée du printemps...

Et essayer, autant que possible, de profiter de chaque instant.

Activité slow et cocooning : faire un puzzle

Se lancer dans un puzzle...


J'y songeais depuis des mois. Plusieurs années même.
Prendre le temps de choisir un beau puzzle, étaler les pièces sur la table, et l'assembler. Quelques heures par-ci, quelques heures par-là.

Mais je m'étais arrêtée à l'idée d'en faire. Me demandant ce que j'allais pouvoir faire des boîtes, une fois les puzzles terminés.

Et puis, en décembre dernier, j'en ai offert un au chéri qui voulait aussi s'y mettre.
J'en ai choisi un qu'il aurait envie de conserver sous verre dans son bureau, plus tard. Une course de vélo, parce qu'il en est passionné ; les briques des bâtiments et l'aspect un peu rétro du dessin complétait parfaitement le tableau.

Finalement, c'est moi qui ait passé plus de temps dessus.
J'ai découvert que je pouvais rester des heures entières devant ces petites pièces en carton.
Que j'avais même beaucoup de mal à en décoller, si bien que je ne m'y mettais que lorsque j'étais certaine d'avoir du temps devant moi.

Bref... j'ai décidé de ne plus me poser la question de ce qu'allaient devenir les boites après avoir réalisé les puzzles, parce que c'est une activité que j'aime définitivement beaucoup trop, et qu'il y a plein de possibilité d'achat / vente d'occasion au besoin.

Le Tour de Yorkshire, 1000 pièces, Gibsons Puzzle (très belle qualité de l'image, des couleurs et des pièces)
Activité slow : jardiner au printemps

... avant de plonger les mains dans la terre


Nous avons cette chance d'avoir une terrasse en ville.
Et toujours quelques sacs de terres et terreaux différents dans un coin de notre garage.

Alors ce week-end, j'ai enfilé mes fidèles bottes en caoutchouc, retroussé les manches de mon pull, et j'ai enfoui mes mains dans la terre. Pour rempoter et resurfacer les plantes qui en avaient besoin. Et accueillir la petite nouvelle que l'on avait acheté juste avant le confinement, chez Gamm Vert : des œillets Dianthus Peach Party.

Quelques plantes que j'aime particulièrement, qui sont faciles à entretenir, et qui vivent très bien en pots et jardinières : 

- les fougères pour les terrasses et balcons ombragés - la fougère erythrosora a un port très bas, ce qui lui permet de bien résister aux endroits ventés,

- le romarin, les framboisiers, les fraisiers ou encore les plants de tomates cerises, avec une exposition plein soleil, pour avoir le plaisir de récolter et déguster ce que l'on a fait pousser,

- des cactus que l'on cantonne trop souvent aux intérieurs alors qu'ils vivent une très belle vie en extérieur, à profiter du soleil,

- les citronniers si on prend garde à bien les couvrir avec un voile d'hivernage en hiver.

Un chaï latte avec une mousse comme au coffee shop chez soi

Faire venir le coffee shop à soi...


On a un projet, depuis déjà quelques temps, qui se concrétisera (on l'espère) d'ici une petite année ou deux : déménager en dehors de Lyon. En maison. À la campagne.

Alors je nous ai lancé un défi : emmener avec nous les petits plaisirs de la ville.
Pizzas, burgers, makis, cocktails... et le chaï latte.
Celui du coffee shop.
Avec la mousse sur le dessus.
Et même le petit dessin en poudre de cacao, quand je m'y mets bien.

Verdict ?
On est prêt.

J'ai consulté 1000 et une fiches sur les mousseurs à lait. J'ai hésité 58 fois avant de faire un achat parce que la quantité maximale de mousse me semblait tout juste suffisante pour un cappuccino XXXS.

Et finalement, j'en ai trouvé un.
Parfait.
Avec la mousse parfaite.
Les quantités parfaites.

Et quatre fonctions au compteur : faire mousser le lait (chaud ou froid, au choix), chauffer le lait (pour éviter les casseroles qui débordent lors de la seule seconde d'inattention dont on a fait preuve) ou préparer un chocolat chaud.

Bref, le mousseur à lait parfait.

Mousseur à lait et chocolat chaud, WMF
Jeu vidéo Animal Crossing New Horizons

... et s'installer devant Animal Crossing.


Je suis une inconditionnelle du jeu. Clairement.
J'y ai joué sur Nintendo DS. Puis j'ai eu la Nintendo 3DS édition Animal Crossing New Leaf. Et j'ai remis ça avec la Switch, édition spéciale et nouveau jeu de la franchise : Animal Crossing New Horizons.

L'histoire : on quitte tout, et on part vivre sur une île déserte, avec quelques acolytes dans les valises, pour créer une nouvelle ville.

Le jeu : de la simulation de vie dans un univers terriblement mignon dans lequel on prend le temps de pêcher, planter des fleurs, attraper des insectes, décorer sa maison... mais aussi, nouveautés de cet opus : aménager l'ensemble de l'île et construire des meubles à partir de matériaux trouvés dans la nature.

Ce nouveau volet ouvre les portes vers un monde que l'on peut véritablement s'approprier grâce à la possibilité d'aménager l'île de fond en comble avec les meubles jusqu'alors réservés à notre maison. L'outil de création de motif PRO permet de créer des vêtements bien plus facilement grâce à des silhouettes pré-crées (robes courtes ou longues, pull en laine ou T-shirt...). Et l'ajout d'une monnaie basée sur les actions réalisées sur l'île augmente d'autant plus l'interactivité avec le jeu... une belle réussite !




Et vous, quels sont vos petits moments cocooning de ces derniers temps ?

Découvrir et apprivoiser l'art de se créer de beaux souvenirs

13 mars 2020

Lecture de l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

Soyons honnête : je ne réfléchis même plus.
Quand un tweet de Meik Wiking annonce la sortie d'un nouveau livre, je sais déjà qu'il finira dans ma bibliothèque. 

J'aime sa façon d'écrire.
Son petit trait d'humour qui parcoure tous ses ouvrages.
Les anecdotes qui ponctuent ses observations.

Ce sont des livres qui font du bien. Que j'aime savourer au fond du lit avant de m'endormir. Qui poussent à réfléchir, sur des sujets de société et de développement personnel. Et qui sont profondément positifs.

Et sans surprise, je me suis délectée de cette nouvelle lecture, L'Art de se créer de beaux souvenirs, qui a beaucoup résonné en moi.
Peut-être parce qu'à trente ans passés, j'ai peur de moins me souvenir. D'oublier.
Prendre en photo, écrire... c'est une façon pour moi d'immortaliser ce que je vis ; ces paysages magnifiques et ces bons moments passés en voyage.

Mais cet après-midi d'automne à ramasser des champignons ? Crapahuter dans les feuilles mortes, escalader un rocher, finir sous la pluie mais avec un sac rempli de cèpes particulièrement odorantes... 
Cet après-midi où je me suis sentie parfaitement bien, pas très loin de chez moi, qui m'a pourtant bien éloigné de mon quotidien...
Ce moment qui ne mérite pas un article sur le blog et dont l'unique photo prise de notre récolte est probablement déjà partie dans les limbes des photos supprimées...
De ces quelques heures passées en forêt, aussi, je veux m'en souvenir.

Et c'est tout le programme de ce livre.
Nous donner des clefs pour se créer de beaux souvenirs ; des conseils pratiques tirés d'études scientifiques qui ont permis de comprendre comment les souvenirs se créent.

Créer au sens de garder en mémoire. Mettre un marque-page dans le livre de notre vie pour pouvoir le consulter à nouveau, dans quelques mois ou quelques années.
Mais aussi au sens de provoquer des moments mémorables ; vivre des expériences qui s'inscriront durablement dans notre mémoire.

Loin de moi l'idée de résumer près de 300 pages, mais j'avais envie de partager avec vous ces quelques pistes que je garde à présent en tête pour graver mes souvenirs dans un coin de ma tête.

Développement personnel :  l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

1. Garder en mémoire


J'ai ma madeleine de Proust.
Beaucoup moins prestigieuse, certes, et désormais bien plus difficile à recréer car je ne mange plus l'un des deux ingrédients qui la compose.

Mais chaque fois que je mords dans une tranche de pain, bien frais, pas trop fine ni trop épaisse, d'une flûte pour que ce soit parfait, avec une couche de Nutella légèrement fondant, je me retrouve au bord de la piscine. En famille. Au mois d'août. Il fait chaud, j'ai moins de dix ans. Et c'est l'heure du goûter.

Aujourd'hui, par conviction, je n'achète plus de Nutella.
Ce qui renforce d'autant plus ma madeleine de Proust, d'ailleurs.

Nos sens, nos cinq sens, ont le pouvoir extraordinaire d'encrer dans notre mémoire des événements. Mais c'est aussi leur rareté qui fait leur force. 

Une odeur sentie tous les jours de notre vie a beaucoup moins de chance de fixer un souvenir.
Mais ce parfum qui n'a plus le droit de s'appeler Champagne, fort, très reconnaissable, un peu oublié, que l'on ne croise presque plus jamais dans les rues ? Il me ramène à l'arrière de la voiture. Enfant et malade des transports. Ce n'est pas le plus beau des souvenirs, mais l'accès à cette période de ma vie est immédiat.

Alors pourquoi ne pas provoquer nos madeleines de Proust ?

Se faire encore plus attentif à notre environnement quand un moment est trop beau pour finir dans l'oubli.
Prêter attention aux odeurs qui nous entourent.
Ou manger quelque chose de singulier. Inhabituel.

Dans notre monde actuel, où nous sommes toujours coupés par des notifications et sollicitations de nos téléphones, la concentration est une chose précieuse. Elle nous file souvent entre les doigts. Et pourtant, cette même concentration, cette faculté de vivre au présent, est un véritable atout pour notre mémoire.

Il y a (déjà) 4 ans, j'écrivais un article sur Comment vivre moins connecté. Je me trouve toujours beaucoup trop connectée, mais il n'y a plus une seule notification sur ma tablette, le strict minimum (messages et appels) sur mon smartphone que je pose systématiquement écran face à la table si je dois le conserver à proximité. Et je vois la différence : si, sans faire attention, je ne l'ai pas retourné, la moindre notification attire inconsciemment mon œil... et me coupe du monde qui m'entoure, ne serait-ce que l'espace d'une seconde.

Livre l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

2. Provoquer des moments mémorables


Une des études lancée par l'institut de recherche sur le bonheur de Copenhague a collecté plus de 1000 souvenirs en provenance de 75 pays ; une mine d'informations sur la façon dont les souvenirs sont créés.

100% étaient liés à l'attention portée au moment présent.
S'il y avait un doute quant aux méfaits de l'hyper-connexion dans la qualité de nos relations avec les autres et le monde, autant dire qu'il n'y en a plus.

Mais ce qu'il en ressort aussi, c'est que les premières fois, les épreuves et l'émotion, gravent en mémoire des moments de notre vie.

Mon baptême de parapente rassemble tous les ingrédients.
J'étais morte de peur à l'idée de me lancer dans le vide, mais j'étais certaine de le regretter si je ne le faisais pas. J'ai pris sur moi pour sortir de ma zone de confort. Pas de téléphone en main, rien que moi, le vide, la toile et, accessoirement, un moniteur qui m'a permis de prendre les manettes ! 

Meik Wiking donne ces conseils : oser, profiter de la force des premières fois, ou encore se demander quelle activité on se souviendra dans 10 ans quand on hésite entre deux...

Je ne pense pas que tout ce que l'on fait, au quotidien, doit être spectaculaire.
Je suis même persuadée qu'il faut profiter des plaisirs simples de la vie, mais cela passe, sans aucun doute, par déconnecter et vivre au présent. Ce qui n'empêche pas, bien au contraire, de choisir la voie de l'épreuve, par exemple, en préférant la randonnée de 5 km en pleine forêt pour admirer un panorama, plutôt que d'approcher la voiture à 500 m : les efforts, le choix du chemin le plus long plutôt qu'une gratification immédiate, rendent les choses plus mémorables.

Et pourquoi ne pas saupoudrer, dans notre vie de tous les jours ou en voyage, ces ingrédients qui forment de beaux souvenirs ? 

Comme la première fois où j'ai goûté du haggis, en Écosse.
Et la deuxième, et la troisième, qui restent toutes des premières fois pour moi car leur préparation était très différente. 
D'ailleurs, ma préférée demeure la troisième, la recette traditionnelle ; un plat partagé entre amoureux sur l'île de Skye, dans un pub festif, après une belle journée de promenade.

Le livre de développement personnel  l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

3. Se souvenir


Parfois, j'ai l'impression de radoter.
Déjà.
On évoque les mêmes souvenirs avec les mêmes personnes dans les mêmes contextes.

Se rappeler de bons souvenirs, c'est agréable, ça nous fait du bien. Mais c'est aussi une façon de ne pas les oublier. De les graver toujours plus profondément dans notre mémoire. 

Je disais, en début d'article, que j'avais peur d'oublier, ou de moins me souvenir.
À trente ans passés seulement, cela peut paraître tôt.
Mais c'est un fait, pas forcément réjouissant d'ailleurs : c'est dans les trente premières années de notre vie que nous avons le plus de souvenirs.

Alors, une fois que l'on a prêté attention au moment présent, et provoqué des moments mémorables, on peut les raconter. Partager des anecdotes avec son entourage pour se souvenir. Ecrire. Prendre en photo.

Mais il y a aussi cette idée que j'aime beaucoup : s'entourer d'objets rattachés à des souvenirs.
Pour se remémorer de bons moments chaque fois que nos yeux tombent dessus.

On le fait déjà, d'ailleurs.
Comme ce coquillage ramassé sur la plage de Staffin, en Écosse. 
Mon regard en avait rencontré plusieurs : de toutes petites coquilles en forme de conque. Et j'en voulais une comme celles-ci, pour garder un souvenir de cette journée.
On a cherché. Regardé longuement le sable. Profité du bruit des vagues. Retourné plusieurs coquillages jusqu'à en trouver un qui soit vide. Inhabité.

Aujourd'hui, il est posé juste à côté de moi, quand je suis dans mon bureau.
Sur le meuble à ma droite.
Et il est chargé de souvenirs.


4. Et après ?


Je n'ai bien sûr tiré que quelques fils de cet ouvrage, tellement il est riche.

J'aurais aussi pu vous parler de l'effet pic-fin qui confirme l'intérêt de "garder le meilleur pour la fin", me faisant repenser ma façon d'organiser nos voyages (non, la nuit à l'aéroport, au retour d'Islande, ce n'était pas la meilleure idée), des astuces souvenirs comme créer et nommer une recette en l'honneur d'une belle journée...

Mais, si le sujet de la mémoire et des souvenirs vous intéresse, je ne vous en dévoilerai pas plus pour vous laisser le plaisir de l'approfondir dans cet ouvrage. Avec les anecdotes croustillantes de Meik Wiking en prime ! (Oui, j'ai ri devant mon livre...)

* * *

Et maintenant, à votre tour de me raconter un souvenir ; un que vous aimeriez garder en mémoire et que je vous propose d'immortaliser ici ; pour radoter ensemble, et graver dans nos têtes ces moments heureux de notre vie.



L'hiver - une saison pour se recentrer et prendre soin de soi

14 janv. 2020

Conseils pour se recentrer et prendre soin de soi en hiver

Chaque saison a une énergie particulière.
Comme si le cycle de la nature, mais aussi les fêtes qui jalonnent notre calendrier, nourrissait notre quotidien de façon si différente qu'ils en façonnent notre quotidien.

Personnellement, je vis très différemment l'hiver ou l'été. Ou encore le printemps et l'automne.
Je n'ai pas les mêmes envies, ni les mêmes besoins.

En hiver, avec le froid, la luminosité qui baisse, les jours qui sont plus courts, mais aussi avec les fêtes de fin d'année, j'ai envie de prendre soin de moi. De me draper de vêtements confortables et douillets, de manger des plats qui me font plaisir et qui me réconfortent, de revoir ces films que je connais sur le bout des doigts mais qui me donnent du baume au cœur...

Alors cette année, j'avais envie de vous proposer une petite série de quatre articles intitulés "une saison pour..." avec des conseils / recettes / outils pour profiter de cette énergie nouvelle apportée par chacune des quatre saisons.

En commençant par l'hiver, pour prendre soin de soi.

Conseils pour se recentrer et prendre soin de soi en hiver

Se faire plaisir en cuisine


J'ai l'intime conviction que ce que nous mangeons se reflète sur notre humeur. 
De façon positive, ou négative.

Quand j'ai faim, je me désintéresse de tout. Je suis un peu grognon aussi. 
Et si j'ai une envie subite et irrésistible de burger, je sais qu'il est préférable de sortir un petit pain du congélateur et de faire jaillir le ketchup et la mayonnaise si je ne veux pas réussir à m'auto-contrarier.
(ça marche aussi avec les makis ou la soupe de petits pois !)

Ce qui est d'autant plus vrai en hiver, avec le manque de soleil qui a déjà un impact négatif sur le moral.

Alors c'est le moment de s'écouter :

- sortir acheter une galette quand elles nous font de l’œil parce que la saison des galettes est trop courte pour s'en priver,

- attraper une poêle et remplir les assiettes de belles crêpes encore chaudes avec du jus de citron et du sucre en poudre par-dessus (et pas seulement pour la Chandeleur),

- faire chauffer du lait avec quelques morceaux de chocolat noir pour s'offrir un vrai bon chocolat chaud, qu'il soit 16h ou 22h.

Et pour des envies de bugnes, je vous redonne le lien vers la recette de ma grand-mère avec laquelle je me régale chaque année !

* * *

Découvrir la gratitude


La pratique de la gratitude consiste à être reconnaissant de ce que l'on a déjà pour trouver du bonheur dans le présent. C'est un moyen d'ouvrir les yeux sur ce que la vie nous offre de beau, comme tous ces petits plaisirs du quotidien à côté desquels on peut passer si on ne leur prête pas attention.

On peut commencer en douceur.
Le soir, sous la douche par exemple, on liste mentalement trois choses que l'on a apprécié dans la journée.

Un rayon de soleil qui nous a réchauffé quand on attendait le bus, un projet qui nous tenait à cœur qui s'est concrétisé, un compliment que l'on a reçu... tout ce qui a contribué à égayer la journée.

Ce n'est pas tous les jours faciles.
Et parfois, on oublie aussi.
Mais c'est une petite habitude qui incite le cerveau à se focaliser sur ce qu'il a de positif dans le quotidien.

Et pour en garder une trace, on peut les noter sur un carnet.
Ou bien dans l'application (très simple et très agréable à utiliser) What's Good. Chaque jour, on découvre une phrase positive et inspirante, ainsi qu'une de nos notes prises précédemment. Et juste avant de passer à l'écriture, l'application nous invite à quelques secondes de respiration guidée.

Conseils pour se recentrer et prendre soin de soi en hiver

Se (faire) chouchouter


Que ce soit 10 minutes, 1 heure ou une journée entière, l'hiver est propice aux instants cocooning.
Je ne connais pas de meilleur moment pour profiter de la chaleur d'un sauna que par une journée bien froide, grise, pluvieuse, ou même enneigée.

Mais si on manque de temps pour une journée au spa, on peut aussi se recréer ces moments de pure détente à la maison.

Il suffit de quelques petits détails pour transformer la routine du soir en moment cocooning :

- une bougie parfumée avec une odeur douce qui rappelle l'ambiance olfactive d'un spa accompagné de sons apaisants (feu de bois, pluie, vent...) ou une playlist de musiques zen,

- un linge chaud et humide à laisser poser une petite minute sur son visage avant de passer au gommage,

- un masque tissu pour les yeux et/ou le visage,

- ou un masque liquide que l'on peut masser une petite minute avant de le laisser poser ; à retirer ensuite avec un linge chaud et humide, comme au spa, pour un maximum de détente,

-  et un rouleau de jade - ou de quartz - pour terminer par un petit massage facial.

* * *

Définir ses envies pour l'année à venir


Je n'aime pas prendre de bonnes résolutions.
Parce que je trouve que cela nous enferme, malgré nous, dans un système fait d'objectifs à atteindre pour réussir son année. Et que ce n'est pas assez moteur, finalement.

Alors à chaque début d'année, j'essaie plutôt de réfléchir à mes envies profondes pour les douze mois à venir. Comme des lignes directrices.

Ces dernières années, je me suis laissée guider par mes envies de simplicité, de nature, de déconnexion, de vie plus slow. Ce qui a été le déclencheur de nombreux changements dans ma vie : j'ai commencé à travailler avec des marques plus proches de mes valeurs et mon blog s'est de plus en plus dirigé vers le slow living, on a privilégié des voyages sous forme de road trip et fait plus de randonnées pour découvrir des panoramas à couper le souffle, j'ai aussi appris de nombreuses choses sur le jardinage dont j'ignorais tout il y a encore quelques années, et on a décidé de déménager à la campagne dès que possible.

L'idée est simplement de prendre le temps de se sonder.
D'essayer de mettre le doigt sur ce qui nous motive et nous donne envie d'avancer.
D'apprendre, de découvrir, d'aller à la rencontrer d'autres personnes ou activités.
Dans sa vie personnelle et / ou professionnelle.


Et vous, quels conseils rajouteriez-vous pour se recentrer
et prendre soin de soi, en cette saison ?

Rendez-vous cocooning #5 - jeu de société, tisane et brume d'oreiller

10 déc. 2019

Essentiels cocooning pour l'hiver

Le sapin brille, juste à côté de moi, tandis que la lumière a bien du mal à pénétrer dans l'appartement.
Il fait gris et la pluie n'est pas très loin.
Les effluves d'une bougie flottent encore dans l'air, et quelques pièces de puzzle sont éparpillés sur la table basse.

Nous sommes au mois de DÉCEMBRE.

Le décompte avant Noël bat son plein, et toute les excuses sont bonnes pour cocooner.
Rester bien au chaud à l'intérieur, boire du cidre chaud autour d'un jeu de société, et puis filer sous le plaid pour regarder un film de Noël...

Le jeu de société Sbires

Se lancer dans un jeu de société...


Sbires, c'est le jeu à la fois facile à comprendre, rapide à mettre en place, aux graphismes absolument canon (il y a même des petits pions en bois !) qui se joue sans temps mort, permet de faire des petits coups fourrés à ses adversaires tout en les combattant à la loyale.

L'histoire : Le roi s'apprête à nommer le nouveau Sénéchal de la cité de Montfleury. Un titre que les seigneurs prétendants (les joueurs) ont quatre jours pour mériter en augmentant leur côte de popularité grâce à des duels épiques... ou des coups bas, puisque tous les moyens sont bons pour remporter le titre !

Le jeu : C'est chacun pour soi ! Le joueur avec les ongles les plus sales démarre la partie, et elle se termine lorsqu'un joueur comptabilise trente points de prestige, ou à la fin du dernier jour si personne n'a le compte. Il se joue en 30 minutes environ, de 2 à 5 joueurs, et bien que quelques cartes soient plus intéressantes à 3 joueurs et plus, le jeu demeure très intéressant à deux.

Bref ?
J'ADORE. 

L'univers est visuellement très attractif, les cartes permettent des actions variées et amusantes (ou énervantes, si on en fait les frais !) et il y a des combos très intéressants à faire. 

Bougie Sa Majesté de la marque Ladurée Thé et Beauté

... à la lueur d'une bougie


Je suis clairement tombée amoureuse de cette bougie.
De son pot décoré à la façon d'un camée qui représente Louis XIV, et de son odeur subtile et cosy avec ses notes de muscade, cèdre, vétiver, et fève de Tonka. 

La bougie "Sa Majesté" a été créée par Ladurée pour sa collection des Légendes qui s'inspire de personnages célèbres de notre histoire, et son parfum a été pensé pour rappeler celui de l'intérieur d'un château.

Un parfum juste comme il faut.
Qui laisse sa marque avec délicatesse.
Ni trop présent, ni pas assez.
Ses notes boisées sont réconfortantes.
Et le vétiver apporte une petite touche de fraîcheur si agréable dans l'air.

Absolument CONQUISE par cette bougie, je réfléchis déjà à la seconde vie de ce pot qui est un véritable objet de décoration... même si j'ai encore de longues heures de brûlage devant moi !

Verveine et puzzle

Se réchauffer avec une verveine en fin de soirée...


C'est officiel : nous sommes deux petits vieux.
Une mamie et un papi avant l'heure, qui se regardent avec un sourire complice quand arrive la fin de soirée. Ce moment où l'on se demande l'un l'autre "une verveine ?" avant de faire chauffer la bouilloire.

Une saveur que l'on a complètement redécouvert et qui a rapidement éclipsé nos autres tisanes.
Une verveine pure. En feuilles séchées, dans son plus simple appareil.
Cueillies à la main, en Auvergne, par Happy Plantes.

Bref, notre sachet n'est bientôt plus que l'ombre de lui-même.
De vrais petits vieux, je disais.

Il va être temps de faire une petite commande... avant de tenter l'expérience par nous-même en plantant un peu de verveine sur notre terrasse, au printemps !

Brume d'oreiller Cocon de Sérénité de la marque L'Occitane

... et s'endormir dans un cocon de sérénité


J'aime les brumes d'oreiller, mais j'en utilise très peu.

L'idée de m'endormir avec une odeur douce et RELAXANTE qui se diffuse autour de ma tête me plait énormément. Mais je n'avais peut-être pas trouvé le bon parfum pour moi.

Jusqu'à ce que je reçoive le Cocon de Sérénité de l'Occitane... que j'étais pourtant presque sûre de ne pas aimer !
Habituellement, la lavande n'est pas mon parfum préféré, et c'est justement l'une des notes de tête de cette brume.

Mais j'ai essayé, par curiosité.
Et parce que, comme disait mon grand-père, on ne dit pas qu'on n'aime pas avant d'avoir goûté.
Il parlait des plats, mais finalement, cela vaut pour bien des choses.

Alors j'ai mis quelques gouttes sur mon oreiller.
Et j'ai adoré ; il n'y a pas d'autres mots.

Les effluves de lavandes sont très naturelles ; les huiles essentielles de bergamote, mandarine et orange douce apportent beaucoup de fraîcheur ; et l'ensemble offre un parfum absolument délicieux dans lequel je prends plaisir à m'enfouir, une fois la nuit venue.


Louise Grenadine - blog slow lifestyle à Lyon depuis 2007