SLIDER

Eté
Affichage des articles dont le libellé est Eté. Afficher tous les articles

L'été - une saison pour rêver et s'évader

3 août 2020


L'été est sans doute la saison que j'apprécie le moins.
Chose paradoxale pour une habituée des vacances de la mi-août.

À moins que ce besoin d'évasion traduise une envie de fuir ? L'été et ses températures étouffantes. Cette sensation de lourdeur dans les jambes. De fatigue qui envahit le reste du corps. Et la tête, aussi. Sans parler des moustiques...

En été, j'ai besoin de partir. De rêver. De m'évader.
Pas toujours très loin (bien que j'aie une forte attirance pour les pays du nord...).
Parfois même sans bouger.

Simplement pour m'éloigner du quotidien et des douze mois qui se sont écoulés ; la paperasse administrative, la pression que l'on peut se mettre pour la rentrée, l'impatience qui s'accoude aux nouveaux projets...

Ralentir.
La chaleur nous y invite inévitablement.
S'évader. Rêver. Pour mieux revenir ensuite.


Voyager en cuisine


Quand je repense à mes plus beaux voyages, je me souviens des paysages, bien sûr.
Mais aussi des plats que j'y ai dégusté.
Invariablement.

La nourriture fait partie intégrante de mes voyages ; j'aime goûter tout ce qui est typique de l'endroit où je me trouve, même si ça signifie manger de la panse de brebis farcie à la petite cuillère.
(Surtout que, bien préparé, le haggis est délicieux.)

Pas étonnant que je boive autant de thé par jour ; ainsi j'ai toujours un peu l'impression d'être en Angleterre !

Ma bibliothèque s'est donc beaucoup remplie de livres de cuisine britannique (et comme mes envies d'évasion me ramènent systématiquement là-bas, les exemples de cet article risquent d'être très orientés Angleterre / Écosse), mais cela marche aussi bien avec de la cuisine thaïlandaise ou italienne ; le tout est de préparer ce qui nous fait voyager.

Ici, quand on veut retrouver nos souvenirs danois, on prépare des smørrebrød, alors qu'une tourte aux pommes encore tiède nous ramène à Amsterdam.
Pour trouver des livres de cuisine d'occasion : Abebooks.fr

Et quelques ouvrages que j'affectionne particulièrement :

- British Baking pour la pâtisserie
- Tea fits for a Queen pour l'afternoon tea
- The Great British Book of Baking pour les tourtes

* * *

Rêver de belles destinations


Plusieurs études ont montré qu'une grande partie du bonheur résidait dans l'attente.
L'être humain retire autant (voire plus, selon les cas) de joie du chemin qu'il parcoure que de son arrivée au sommet.

Et quand il s'agit de voyage, des chercheurs ont même compté que le bonheur d'anticipation pouvait s'étaler sur huit semaines avant le départ !

En d'autres termes : se réjouir en amont du voyage que l'on va faire participe pleinement au plaisir de voyager. Et personnellement, je trouve que c'est un formidable moyen de s'évader.

Aujourd'hui, je sais que je retournerai en Écosse parce que cette destination me fait réellement rêver.
Je ne sais pas quand.
Pourtant, je suis abonnée à une dizaine de comptes Instagram qui relaient de magnifiques photos du pays. Et j'ai un petit dossier Instagram, orné du drapeau écossais, dans lequel j'enregistre tous ces châteaux et paysages que je voudrai voir lors de notre prochain voyage.

Je prévois aussi de faire la côte Sud de l'Angleterre.
Rien n'est prévu. Ce sera peut-être l'année prochaine comme dans trois ans.
Mais depuis deux ans déjà, j'épingle sur Mapstr ces villages au charme fou, et ces salons de thé dans lesquels je projette de passer. (Notamment chez The Cobbles Tea Room dans la ville de Rye.)

Des petites doses d'évasion quotidiennes qui arrivent dans mon feed Instagram, comme sur mon compte Pinterest, et qui me font ponctuellement voyager virtuellement en attendant d'y aller pour de vrai.


S'évader à deux pas de chez soi


Et puis, il y a tous ces coins merveilleux pas si loin de chez nous.
Ces villages pittoresques que l'on oublie de visiter alors qu'ils ne se trouvent qu'à quelques kilomètres.

C'est un grand classique : on ne pense pas forcément à jouer les touristes quand on se sent à la maison.
Et pourtant, il y a tant à découvrir en ne passant parfois pas moins de 30 minutes dans une voiture ou le wagon d'un train.

L'été, pour nous, est synonyme de baignade en rivière.
Pas de crique Corse ou de calanque près de Marseille ; seulement des rivières ardéchoises qui sont pourtant de véritables petites oasis de tranquillité pour s'évader (et se rafraîchir !) le temps d'une journée.

Et puis, à la nuit tombée, on se laisse happer par la magie du cosmos.
Il suffit de lever un peu la tête pour voyager beaucoup plus loin !

Pour vous évader sans parcourir des miliers de kilomètres :

- Trois jolis coins pour se baigner en Ardèche
- Prendre le temps de regarder les étoiles

* * *

Recréer une ambiance propice à l'évasion


On a tous, en tête, une image de ce petit coin de paradis où l'on voudrait pouvoir s'évader à loisir.
Une ambiance que l'on aimerait retrouver chaque fois que l'on a besoin de souffler.

La plage de sable blanc et l'eau turquoise, avec des effluves de monoï dans l'air, pour certains.
Pour moi, la brume et la cornemuse, les cottages aux toits de chaume et l'odeur du feu de bois.

Ce sont des odeurs.
Des musiques ou des bruits ambiants aussi.
Une atmosphère toute entière, presque palpable.

L'été, plus que jamais, j'ai envie d'y retourner.
De laisser ma journée de travail bien derrière moi, et m'évader loin en recréant cette ambiance qui me plait :

- à travers la lecture de livres où les descriptions me transportent dans les rues de ces petits villages anglais,
- avec de la musique, comme la bande-son des films Harry Potter quand mon esprit recherche un peu de magie,
- ou en allumant une bougie ; il existe tant de parfums que l'on peut passer d'un moment farniente à la plage à un instant cocooning devant la cheminée d'un chalet en un craquement d’allumettes.


Et vous, comment vous évadez-vous en été ?

Où se baigner en rivière en Ardèche ?

9 juil. 2019

Où se baigner en rivière en Ardèche ?

L'année dernière, j'ai redécouvert ce plaisir de l'été.
Celui de chercher un petit coin d'eau, sans chlore, sans carreaux au sol ni bouée en plastique.

Une rivière et des rochers.
Et quelques arbres pour s'abriter.
Le bruit de l'eau qui suit son cours, les oiseaux aux alentours, le CALME environnant et les poissons qui nous filent entre les jambes.

Ou plutôt, qui viennent s'y cogner.
Cela me surprend toujours pendant les 10 premières minutes.
Je sursaute, je ris, je me dis que celui-ci m'a donné un sacré coup de tête.

Je fais toujours plusieurs essais. Je cherche un coin suffisamment profond pour m'immerger au moins jusqu'au ventre. Et puis une pierre pour m'adosser ; il y en a toujours une plus confortable que les autres !

Un magazine slow life à portée de main ou un roman qui se passe dans la campagne anglaise.
Une bouteille d'eau (réutilisable) pour s'hydrater.
Quelques gâteaux pour la gourmandise.
Et c'est tout ce qu'il faut pour passer une belle journée de baignade en Ardèche.

Baignade en rivière, en Ardèche, dans le Douzon
Le Douzon

1. Le Doux


C'est là où j'ai fait la plus a-dog-rable des rencontres !

On laisse la voiture en hauteur : il y a de la place au niveau du pont, et il suffit ensuite de descendre le long de la rivière jusqu'à trouver le coin parfait.

La dernière fois, il y avait déjà une famille, en contrebas, alors nous avons marché quelques minutes pour s'éloigner et de trouver un coin calme avec une plage de cailloux pour déposer nos affaires.

L'endroit est très BOISÉ, parfait pour ne pas brûler au soleil, et retrouver un peu de fraîcheur durant les journées trop chaudes d'été.

Baignade en rivière, en Ardèche, dans le Doux
Le Doux

2. L'Eyrieux 


Un paysage complètement différent !
Très peu d'arbres suffisamment hauts pour faire de l'ombre, mais en même temps, beaucoup de végétation le long de la rivière ; il faut se faufiler entre les branches de certains arbustes pour se frayer un chemin.

Mais l'endroit est beau et la rivière très agréable.
Bien dégagée, avec de beaux gros rochers pour s'adosser.

On a même pu y observer des écrevisses !

Baignade en rivière, en Ardèche, dans l'Eyrieux
L'Eyrieux

3. Le Douzon


Ce coin, avec son vestige de pont romain, se mérite un peu.
On pose la voiture dans le village de Saint Sylvestre, et on suit, à pied, les panneaux qui indiquent le sentier de randonnée vers Saint-Romain-de-Lerps.

Rien d'insurmontable, juste quelques petites montées, du sentier très légèrement accidenté, et une route de campagne sur environ 1,4 km. Avec des sandales ou des tongs, ce n'est pas l'idéal, mais une petite paire de baskets est suffisante.

Mon conseil : visez le coin juste en dessous du pont.
Donc un tout petit peu plus loin que là où j'ai fait la photo (qui était très joli mais beaucoup moins profond).

Le pont apporte une belle zone d'ombre toute la journée et il y a deux - trois pierres parfaites pour s'installer et s'immerger plus ou moins. Plus, quand on commence à avoir bien chaud, et moins pour garder les bras au sec pour un peu de lecture !

Baignade en rivière, en Ardèche, dans le Douzon
Le Douzon
Est-ce que l'eau est froide ?

On me le demande tout le temps. Et la meilleure réponse que je peux faire, c'est que j'ai du mal à entrer dans une piscine à moins de 28°C.

En rivière, c'est complètement différent.
J'ai frais pendant une minute, et puis je peux rester des heures sans bouger.

Peut-être parce que l'on peut si facilement moduler son immersion ! En trouvant un coin plus ou moins profond pour s'immerger totalement quand on a chaud, ou ressortir le haut du corps si l'on commence à avoir froid.


Ce qu'il y a à faire dans mon jardin urbain, en été

14 août 2018


Il y a encore un an, je disais à qui voulait l'entendre que je n'avais pas la main verte.
Aujourd'hui, je ne dis toujours pas l'inverse. Mais je raconte le plaisir que j'ai de faire un tour de mon jardin urbain, tous les matins, avant de prendre le petit-déjeuner.

Ou en le prenant.

J'inspecte pratiquement chaque plante. Les fleurs qu'il faut couper. Les tomates cerises qui mûrissent enfin. Les ipomées qui s'accrochent au treillis. Et les cactus qui ont pratiquement doublé de taille en l'espace d'un week-end de canicule.

J'ai même découvert le plaisir de mettre les mains dans la terre pour rempoter mes plantes.
D'avoir deux arrosoirs dont un au pommeau si fin qu'il reproduit une petite pluie fine londonienne.
Et je recherche activement un petit râteau pour mes faire mes semis !

Un activité véritablement SLOW, qui a le don de nous plonger dans un rythme différent du métro/boulot/dodo, que j'ai tout naturellement eu envie de partager avec vous. En commençant par imaginer une série de quatre articles sur ce qu'il y a à faire, dans mon jardin urbain, au fil des saisons.

Ma liste est loin d'être exhaustive, bien sûr ; elle est simplement le reflet des plantes sur ma terrasse. Alors surtout, n'hésitez pas à partager, dans les commentaires, ce que vous faites de votre côté, en été, pour la compléter !


Arrosage


Notre activité du soir : passer en revue la terre de nos plantes pour arroser celles qui en ont besoin. 

Une chose que j'ai apprise en discutant avec des personnes qui ont l'habitude de jardiner : mieux vaut arroser moins souvent, mais abondamment, que l'inverse. Cela permet notamment d'inciter les plantes à puiser dans les réserves d'eau situées plus en profondeur, et donc de les habituer si l'on part quelques jours en vacances !

Quand l'arrosage devient nécessaire, nous attendons la fin de journée pour limiter l'évaporation qu'il y aurait si nous le faisions le matin, avec les fortes chaleurs qu'il y a certains jours. Et ainsi, si les feuilles sont mouillées au passage, elles ne risqueront pas de brûler au soleil.

Et avant de partir en vacances ? On arrose abondamment nos plantes, et on installe un système de goutte à goutte pour celles qui en auront le plus besoin. Il en existe en terre cuite, chez Botanic notamment mais on peut aussi le faire soi-même avec des bouteilles en plastique dont on perce finement le bouchon pour lui donner un débit lent.

Pour retenir l'humidité, on peut également PAILLER la terre. De notre côté, nous avons choisi un paillis de chanvre beige 100% biodégradable qui, en plus d'être esthétique et de limiter le besoin en arrosage, enrichit le sol en humus en fin de vie.


Entretien


Même si ce n'est pas une saison où l'on taille nos plantes, à proprement parler, je joue quand même beaucoup du ciseau pour COUPER:

- Les fleurs fanées de la plupart des plantes afin de favoriser leur floraison, en coupant la fleur à sa base. Petite exception faite pour notre Gaura à qui il faut éliminer l'ensemble de la tige sur laquelle la fleur s'est fanée, et pour les rosiers remontants auxquels il est conseillé de ne pas toucher.

- Les boutons floraux de certaines plantes aromatiques comme le basilic et la ciboulette, pour éviter que la plante ne s'épuise en produisant des graines. Dans le cas du basilic, les poussées florales sont très abondantes durant les grosses chaleurs ; j'en coupe parfois plusieurs par jour, en coupant la tige au-dessus d'une paire de feuilles à 2-3 nœuds du sol. Cela permet de faire un pincement qui provoquera le départ de nouvelles ramifications.

Certaines plantes ont également besoin d'être accrochées le long d'un tuteur ou d'un treillis, durant leur croissance, comme nos tomates cerises, pour éviter qu'elles se cassent avec le vent. 


Récolte


Le moment le plus gratifiant pour la gourmande que je suis : la récolte. Notamment celle des tomates cerises qui mûrissent enfin, quand des merles ne viennent pas nous les piquer juste avant !

Pour les plantes aromatiques, on se sert en fonction des besoins de la cuisine ; les couper sur la plante juste avant de les cuisiner permet de conserver un maximum d'arômes. Idéalement juste avant les grosses chaleurs pour le basilic (plutôt le matin, donc) ou au contraire quand il est pleinement gorgé de soleil pour le romarin.

Dans le cas du basilic, les jeunes pousses sont celles qui auront le plus de saveur, mais il faut tout de même les récolter MODÉRÉMENT pour ne pas épuiser la plante, et faire un mélange de plus jeunes et moins jeunes feuilles si on en cuisine très régulièrement.

Et à la fin de l'été ? Ce sera le moment de faire une dernière récolte avant les saisons froides, pour conserver le persil, la ciboulette et le basilic au congélateur, ou de faire sécher du romarin et du thym pour les plats en sauce à venir.



Plantation


En règle générale, c'est plutôt au printemps ou en automne que nous faisons le maximum de nos plantations pour leur laisser le temps de faire de bonnes racines avant la floraison/la production ou avant le retour du froid.

Mais en été, on peut tout de même :

- Planter les légumes d'automne et d'hiver comme certains choux, radis, ou encore la laitue.

- Rempoter les plantes qui sont à l'étroit après avoir trop grossi (comme nos cactus qui ont doublé de taille) ou celles que l'on achète en jardinerie qui ont généralement épuisé les ressources du godet en plastique dans lequel elles sont vendues. Et je vous donne quelques conseils pour rempoter une plante, en vidéo, sur IGTV.

- Bouturer ses plantes ; selon les espèces, on peut le faire à différents moments de l'année, mais fin août est un moment propice pour nombre d'entre elles comme le romarin ou le rosier, par exemple.


Et vous, que faites-vous dans votre jardin, en été ?


Comment j'ai commencé à jardiner sur ma terrasse : mes conseils de débutante pour débutants.

Mes articles sur le même thème :


que faire sur sa terrasse / son balcon en automne
que faire sur sa terrasse / son balcon en fin d'hiver
quels outils choisir pour débuter en jardinage ?
premiers pas en jardinage : conseils

Cueillir un bouquet de fleurs sauvages d'été

17 juil. 2018


Plus jardin à l'anglaise que jardin à la française, j'aime quand la nature semble reprendre ses droits.
Les accumulations, un peu hasardeuses, de pots en terre cuite sur la terrasse.
Notre romarin qui part en vrille et pousse dans tous les sens.

Un semblant de NATUREL dans des plantations guidées par notre main.

Pour les bouquets, c'est pareil.
Plus épis de blé que roses rouges, j'aime ceux qui semblent avoir été cueillis le long d'un chemin, un soir d'été. 

Alors forcément, rien de mieux que de vraiment le cueillir le long d'un chemin.
Le matin, ça marche aussi.
Ou l'après-midi, selon la chaleur ambiante.

Le tout est de se promener, de profiter de la nature, et de ramasser quelques brins au passage, pour se constituer un joli bouquet. 

C'est ce dont j'avais très envie, depuis une petite année : réussir à faire un bouquet que je peux garder toute une saison pour apporter un peu de nature dans l'appartement. Alors on a commencé cet été ; sans doute la saison la plus facile pour débuter avec les bouquets sauvages qui durent dans le temps.



#Bouquetdeschamps



Sortir de la ville et filer à la campagne, pour une promenade à pied ou en vélo, dans des sentiers en terre longés par les fleurs sauvages. Nous, c'est en Ardèche, à une heure de Lyon, que l'on passe une bonne partie de nos week-ends..

S'équiper d'un sécateur, d'un ciseau ou d'un petit couteau, pour couper les tiges. Cela évite d'avoir à tirer dessus et d'arracher leurs racines au passage, condamnant la plante à ne pas repousser l'année suivante.

Cueillir avec modération, aux endroits où les plantes sont nombreuses. On n'y pense pas toujours, mais il est important de ne pas déséquilibrer la nature en cueillant trop au même endroit.

Choisir des espèces végétales qui ne se faneront pas en quelques jours si on veut garder le bouquet durant tout l'été. Pour ma part, j'ai misé sur les graminées sauvages que l'on trouve absolument partout en cette saison. Ceux qui ressemblent à des plumeaux ou à de faux petits épis de blé, en laissant de côté ceux à la tige encore verte pour qu'ils sèchent plus rapidement. J'ai aussi pris quelques bleuets, qui apportent une belle couleur au bouquet, avant de devenir de belles fleurs sèches aux reflets jaunes/blancs, quelques semaines plus tard.

Repérer les champs de blé fraîchement fauchés (ça marche aussi pour la lavande, quand on est en Provence). Les machines laissent forcément derrière elles des épis que l'on peut ramasser sans voler la récolte des agriculteurs. C'était la petite touche que je voulais pour terminer de donner un esprit champêtre à mon bouquet d'été !

Prêt(e)s à vous lancer ?

Petits bonheurs slow life de l'été

21 juin 2018


J'ai un problème avec l'été : c'est paradoxalement une saison que j'attends presque impatiemment et que je n'aime pas pour autant.

Des restes de l'enfance.
Les souvenirs des grandes vacances. Des heures passées dans la piscine avec les cousins. Du couvre-feu qui s'éternise. Des chichis mangés en bord de plage...

Mais c'est aussi cette saison où il fait trop chaud.
Passé 28°C, je suis en short / débardeur, à espérer un retour des nuages dans un ciel désespéramment trop bleu, les bras presque collants de crème solaire.

Une saison à deux vitesse.
Elle m'aime moi non plus.

Adulte, les longues vacances d'été sont derrière nous. Ce n'est plus la saison où tout commence ; les sorties en semaine, les glaces à l'heure du goûter, les barbecues entre amis... c'est plutôt la saison où tout continue. Ces mêmes soirées sur la terrasse, ces glaces après le ciné, ces planchas allumées après 22h.

Une deuxième saison pour profiter de vivre un peu plus dehors. Pour repousser la nuit. Et prendre la chaleur comme une excuse toute trouvée pour RALENTIR le rythme. Finalement, que demander de plus ?


#SummerJustWannaBeSlow



Cueillir des baies de sureau après avoir guetté leur arrivée pendant plusieurs semaines. J'ai tellement aimé préparer mon cake aux fleurs de sureau à partir des fleurs récoltées que j'ai très envie de me lancer dans une confiture de baies à présent.

Tenir un carnet de jardinage ; on passe notre temps à lire des fiches sur nos plantes pour savoir quand tailler celle-ci, quand resurfacer celle-là... alors j'ai commencé à rassembler toutes ces informations dans un joli carnet pour pouvoir les retrouver en un coup d’œil. 

Regarder le ciel étoilé. Difficile de profiter de sa beauté quand on vit en ville, alors on profite de nos week-end en Ardèche pour s'installer dehors et repérer la Grande Ourse ou Cassiopée. (Je vous donne mes conseils pour observer les étoiles)

Faire des bocaux avec le trop plein de production du potager des parents du bûcheron, c'est notre but culinaire de l'été ! Plutôt que d'acheter des conserves cet hiver, pour nos coulis de tomates, on va tenter de garder un peu de temps pour faire des bocaux dès que les tomates seront là.

Se promener à vélo, pas simplement pour se déplacer dans Lyon comme je le fais toute l'année, mais pour aller plus loin. Pour simplement profiter du paysage, du vent dans les cheveux... comme lorsque je longeais ce canal pour aller de Caen à la mer ; un moment très slow, très agréable.

Arroser les plantes en fin d'après-midi, les pieds dans mes bottes en caoutchouc, pour que l'eau ne s'évapore pas avec les fortes chaleurs de la journée, mais pas plus tard pour éviter que l'humidité de l'arrosage couplé à celui de la nuit ne favorise l'apparition de maladies cryptogamiques. Et puis profiter ensuite de la nuit qui tombe, avec les températures qui chutent et me feront presque frisonner, juste avant de boire une infusion et de me glisser sous la couette.

Préparer des eaux fruitées le matin pour en profiter à l'heure du goûter. Et se faire un plaisir (moins healthy) pour changer : menthe, citron vert et sucre, pour un mojito sans alcool que l'on peut consommer avec moins de modération !

Profiter des orages des soirs d'été qui rafraîchissent l'air et illuminent le ciel. J'adore me glisser dans ma chilienne, un plaid bien doux sur les genoux, et savourer une tasse de chocolat chaud tout en écoutant l'orage gronder.

Et vous, quels sont vos petits bonheurs slow life estivaux ?

10 plaisirs coupables à s'offrir en été

21 juin 2017


Si l'été est la saison avec laquelle j'ai le moins d'affinité, je crois pourtant que c'est celle qui me force le plus à RALENTIR ; à poser mon smartphone et à profiter d'un après-midi sur la terrasse, avec un thé glacé dans la main et un bouquin dans l'autre.

Parce que le soleil se reflète déjà bien trop sur l'écran pour y voir quoi que ce soit.
Et que personnellement, la chaleur est ma kryptonite qui m'ôte toute capacité à vraiment me bouger.

En été, on devrait presque vivre le soir.

Quitte à dormir moins pour profiter plus ! Profiter plus de la journée qui s'éternise, des amis autour de la plancha, des dernières heures de la journée autour de la piscine avec les petites cousines qui te battent haut la main au hula hoop...

Une saison à vivre au ralenti, loin de la boulimie de régimes et de complexes en maillot de bain que veut nous vendre, chaque année, les magazines. Moi, j'ai envie de me faire PLAISIR, avant tout. Et je compte bien vous donner envie de vous faire plaisir ! Avec zéro culpabilité dedans, parce qu'on le vaut bien.

#OuiMaisJaiUneBonneExcuse


1. Acheter des oranges hors saison, juste pour combler une envie de jus fraîchement pressé au petit-déjeuner, comme à l'hôtel ; de quoi me ramener illico en vacances, le temps d'un verre.

2. Réserver la séance de 22h en pleine semaine, pour sortir quand il fait enfin frais dans la ville, et s'offrir un avant goût de vacances : resto, glacier, ciné.

3. Sortir les vêtements de plage... avant d'être à la plage ! La petite robe légère comme le vent et le mini-short, si on ne peut pas les porter dans la chaleur plus étouffante de la ville que celle de la mer, j'vois pas l'intérêt !

4. Faire le plein de mars glacés (ça marche aussi pour les snickers) ; loin d'être les meilleures glaces au monde, mais elles sont délicieuses quand il n'y a qu'à en attraper une dans le congélateur, pour faire un break dans la journée.

5. Craquer pour un sweat, à manches longues, juste parce qu'il pourrait nous servir en fin de soirée quand les températures commencent à descendre (sweat que je porterai deux fois dans la saison, oui, mais que je porterai encore !).

6. Prendre une douche de plus dans la journée, exceptionnellement, même si la planète ne nous dit pas merci - et notre peau non plus. Parce qu'il fait chaud, que la canicule semble être la nouvelle norme de la saison, et qu'on n'a pas cédé à l'envie d'installer une piscine gonflable sur son balcon.

7. Organiser une soirée cocktails entre amis, avec le barbecue qui flambe et les jeux de société de sortie ! (D'ailleurs, je partage quelques recettes de cocktails faciles à réaliser par ici, pour vous donner des idées.)

8. Prévoir une journée sans rien planifier ; ni sortie, ni paperasse, ni visite... une journée de vacances pour vivre l'instant présent, en se laissant guider par ses envies du moment.

9. Prendre de plus grosses valises pour les vacances, juste pour laisser suffisamment de place pour ramener plein de souvenirs (mais on en ramène aussi pour nos proches, alors on se sent tout de suite moins coupables !).

10. Et ne pas acheter de nouvelle robe pour un (re)mariage auquel je suis invitée, parce que j'en ai déjà plein le dressing que je n'ai pas suffisamment porté !


* * *



Et vous, quel serait votre dixième plaisir coupable, cet été ?

Mes activités hyggelig de l'été

9 juin 2017


J'avais tendance à penser que l'été se prêtait moins aux instants hyggelig ; en été, je me sens plus prise dans le flot incessant de la vie ; comme si cette saison, c'était un peu la plus grosse vague de l'année qui déferlait sur mon quotidien.

Il n'y a qu'à voir mon agenda : je n'ai pas un seul week-end pour rester tranquillement posée à la maison avant le 22 juillet. 

Et pour moi : ambiance cocooning = thé, plaid, maison ; ces moments où l'on peut enfin prendre le temps de RALENTIR et de PROFITER.

Je crois que le problème venait juste de ma définition ; de ma façon de voir les choses. Parce que ralentir et profiter, on peut le faire sans avoir un week-end à la maison. On peut profiter d'une petite heure entre la fin du travail et l'heure du dîner ; entourés de ses amis lors d'un week-end à la campagne, ou même pendant un voyage dans un pays étranger. 

Alors j'ai passé en revue toutes mes semaines busy busy à venir, pour voir comment je pourrais ajouter, dans ce quotidien à mille à l'heure, quelques moments de pur hygge. Et finalement, il y a plus d'occasions à saisir qu'il n'y paraît !



Bouquiner en extérieur


Il fait beau, il fait chaud, et bientôt il fera encore plus beau et encore plus chaud. Toute idée de me pelotonner dans mon plaid sur un fauteuil sera bien loin derrière moi d'ici quelques semaines, même si c'est sans doute ce que je préfère, en hiver, pour lire un bouquin.

En été, j'emmène mes livres en balade : sur ma terrasse entourée de verdure ou sur un hamac en Ardèche ; je profite de la moindre brise d'air frais, et je me trouve un coin au CALME pour un moment parfaitement cocooning... et plein de suspens.


Mes dernières lectures :

- La Faucheuse, ou le premier tome d'une trilogie qui se déroule au troisième millénaire, dans un monde où la mort a été éradiquée. Des hommes et des femmes - des faucheurs - idolâtrés par certains et craints de tous, glanent une partie de la population pour équilibrer la démographie terrestre. Nous, lecteur, nous suivons deux apprentis, désignés pour devenir faucheurs sans en avoir la moindre envie. L'univers, au départ, m'a fasciné ; puis je me suis complètement laissée prendre par ces histoires de prise et d'abus de pouvoir, de justice mais aussi d'injustice, et par ces personnages, parfois attachants, qui nous amènent à réfléchir sur notre société.

- Ragdoll, exactement le genre de livre que je peux dévorer en quelques jours. Un serial killer a recomposé un corps humain à partir de 6 victimes démembrées, et a laissé une liste de ses 6 prochaines victimes, avec les dates auxquelles il prévoit de les tuer ; est-ce qu'avec ce pitch de départ, quand on est une fan de Dexter et d'enquêtes policières, on peut réellement réussir à poser son bouquin, ne serait-ce que pour s'alimenter ? Difficilement ! 

- Les Filles des autres, c'est ce livre qui te fait immédiatement penser aux dizaines de Mary Higgins Clark que tu as lu, et qui ont toujours réussi à renouveler la surprise. C'est l'histoire d'une ado de 13 ans, kidnappée, qui réapparaît 8 ans plus tard. Ou pas. Parce que finalement, ce n'est peut-être pas elle. Si ? Autant dire que je ne vais pas vous gâcher la surprise, mais le mystère reste entier jusque dans les toutes dernières pages ; une belle réussite !

- La Lectrice m'a fait repartir dans un monde plus fantastique, à la manière de La Faucheuse ; un monde où personne ne sait lire, ou presque, et où les livres semblent être dotés d'un grand pouvoir. C'est ma lecture du moment, encore en cours, et c'est, en plus de ça, une trilogie ! Et pour l'instant, je suis assez captivée par l'histoire !




Siroter une boisson glacée


... et faite maison !

En début d'année, je disais que j'avais envie de plus cuisiner. Chose que l'on fait souvent à deux, avec monsieur, et qui est devenu une véritable petite activité à partager, complètement dans l'esprit hygge et slow living.

On ne prépare pas des plats dignes de grands chefs étoilés, mais juste des choses que l'on prend plaisir à manger, et à faire à deux. Comme en début de semaine, avec deux belles flammekueches.

Mais quand il fait bien chaud, ce que je trouve sans doute le plus simple et le plus hygge à faire, c'est la citronnade maison. Ou le thé glacé. Et même la fameuse detox water. Ce n'est pas très long à faire, mais il faut parfois un peu de PATIENCE pour pouvoir y déguster et se rafraîchir, tranquillement installé sur la terrasse. C'est d'ailleurs souvent à ce moment-là qu'on prend le temps de regarder toutes nos plantes, et de voir comme elles poussent bien plus vite que l'on aurait pensé !


Mes recettes préférées :

- une citronnade classique avec du citron jaune, du sucre, de l'eau plate et... quelques gouttes d'arôme de fleur d'oranger,

- un thé glacé avec de l'Earl Grey et des rondelles de citron jaune à laisser infuser quelques heures dedans,

- un virgin mojito (sans alcool, donc) à la fraise, avec des brins de menthe, de l'eau pétillante, des quartiers de fraise et un peu de sucre,

- et de l'eau un peu plus savoureuse que celle qui sort du robinet, en laissant infuser des fruits de saison dedans, quelques heures au réfrigérateur !




Se promener à la campagne


Puisque que je vais descendre plusieurs fois en Ardèche, dans les week-ends à venir, pour retrouver ma famille, autant essayer de RALENTIR le rythme, sur place, avec mon entourage. 

Quand je vais voir mes proches, j'ai tendance à sauter d'une maison à l'autre pour voir le plus de monde possible. Mais le soir venu, quand il commence à faire un peu plus frais, on a décidé de se faire quelques promenades en VTT, avec monsieur, juste nous deux. Une balade tranquille, sans impératif, sans horaire à tenir pour ne pas arriver en retard chez la tante ou les grands-parents.

D'ailleurs, on doit essayer d'en profiter pour, aussi, CUEILLIR quelques fleurs de sureau ! Je suis absolument accro à cette fleur qui est délicieuse, et avec laquelle on peut faire mille recettes. Pour ma part, j'ai très envie de refaire la limonade à la fleur de sureau que j'avais goûtée l'année dernière :


- 5 l d'eau, 6 ombelles de fleurs de sureau, 450 g de sucre, 1 citron jaune coupé en quartiers, 10 cl de vinaigre de cidre

- Verser le tout dans un grand pot non fermé, avec un linge propre déposé dessus ; laisser trois jours au soleil puis verser dans des bouteilles à limonade après filtrage (avec une gaze ou un filtre à café) avant de mettre au frais.

Et quand on a vraiment le temps, on peut aussi en profiter pour marcher, et faire sa cueillette pour découvrir la cuisine avec des plantes sauvages ; de la polenta aux feuilles de mauve, des délices de chèvre à l'ortie... 


Admirer les étoiles


Plus on est à la campagne et moins on est proche d'une ville, plus c'est facile. Le temps que les yeux s'habituent à l'obscurité, et alors tout le COSMOS semble se dérouler au-dessus de notre tête. On s'allonge dans l'herbe, et on essaie de retrouver les constellations en faisant un relier les points dans sa tête (dixit Alexandre Astier dans l'Exoconférence).

Si on ne devait choisir qu'un moment pour le faire, ce serait durant les Perséides, qui a lieu chaque année, au mois d'août, pour y voir des étoiles filantes, en plus des étoiles. Quand j'étais petite, je me souviens en avoir vu pas mal, des étoiles filantes, à ce moment de l'année ! On passait toujours 2-3 semaines, en été, à la campagne ; ce qui nous donnait tout lieu de profiter de ce spectacle (et faire 36 vœux pour commander, en avance, nos cadeaux au père Noël !).


Les dates à retenir : 

- du 28 au 30 juillet, la pluie de météores des Delta Aquaride produite par les débris des comètes Marsden et Kracht, qui dure plus d'un mois, avec un pic d'intensité prévu pour le 29 juillet,

- du 10 au 14 août, la pluie de météores des Perséides la plus connue et la plus spectaculaire, produite par les débris de la comète Swift-Tuttle, qui s'étend également sur plus d'un mois, atteignant son apogée entre le 12 août au soir et le 13 au matin.


Et vous, quelles seront vos activités hyggelig des prochains mois ?

10 choses à faire en été

20 juin 2016


É-T-É. C'est l'été. Avec son lot de fantasmagories qui va avec : sable chaud, voyage, ciel étoilé, mojitos, coquillages et crustacés. Les petits gilets sont encore là, mais j'ai une foi tenace en la perfidie de la chaleur étouffante de la ville pour nous faire regretter bien vite ses petites brises à donner la chair de poule.

L'été n'a jamais réellement été mon ami. C'est plutôt le cousin adorable mais lourd, que l'on apprécie de retrouver chaque année, mais qui se rappelle à notre mauvais souvenir en l'espace de quinze minutes. Son souffle chaud, son soleil qui brûle la peau, sa chaleur moite et collante... 

On n'est pas ami, mais on fait bonne figure. On se côtoie en essayant d'en retirer le meilleur de ces trois mois passés ensemble. Et on se focalise sur ce qui me réjouit vraiment à l'idée de passer le solstice d'été : l'ambiance farniente qui va avec.

Un programme tout en douceur s'impose ; avec la Summer bucket list à imprimer en fin d'article pour votre Filofax ou votre coin de bureau, à surligner / colorier / barrer à l'envie !

Summer, here you are !


1. Buller au bord de l'eau ; piscine, lac, mer, océan, rivière... ce ne sont pas les occasions qui manquent pour étendre sa serviette et profiter du bruit des vagues ou des poissons qui s'agitent. Pour ma part, je prends l'option piscine en famille, avec les cousins de 25 ans qui chahutent encore, les petites cousines de 10 ans qui réclament de jouer, et les papotages entre cousines entre deux esquives de pistolet à eau.

2. En profiter pour faire trempette ; pour se rafraîchir et narguer toute personne qui espérait nous jeter à l'eau par surprise.

3. Et déconnecter, ne serait-ce que le temps d'une journée. Pas de réseaux sociaux ni d'e-mails (ou très peu). Chose que je ne parviens réellement à faire qu'en famille ou lors d'une journée entre amis.

4. Faire le plein de vitamine D et prendre quelques couleurs pour avoir bonne mine. N'en déplaise à ma carnation naturellement très claire : je prends un léger hâle, en été. Quasi indétectable pour toute personne non avertie, mais suffisant pour moi.

5. Voir la plage. Je ne suis pas une adepte de la mer ni du retourné de crêpe sous le parasol. Mais m'y promener à la nuit tombée ou tôt le matin, ramasser quelques coquillages en mangeant une glace à l'italienne, et profiter de l'ambiance du bord de mer, le temps d'une journée, ça me plairait bien cette année.

6. Lire un livre ; Truffe et sentiments m'attend gentiment sur le coin du meuble TV ; il serait temps de le commencer.

7. En savourant la fraîcheur d'un esquimau à la fraise, fait maison ! On a les fruits, on a les supports ; il ne reste qu'à me lancer !

8. Faire les soldes pour me dégoter une vraie paire de baskets, un petit sac d'été et des petites derbies qui iront avec toutes mes robes (on peut toujours espérer !).

9. Sortir le blender pour préparer des milkshakes : fraise et vanille, mes préférés.

10. Et partir à Edimbourg pour une semaine, profiter du festival et découvrir la ville, laisser le travail à la maison et savourer ces vacances d'été loin de toute potentielle canicule.



Et vous, qu'aimez-vous faire en été ?

Louise Grenadine - blog slow lifestyle à Lyon depuis 2007