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Le printemps - une saison pour créer et se réinventer

5 mai 2020


Si l'automne est ma saison préférée pour son ambiance cosy et cocooning, les bonnes choses que l'on va ramasser en forêt et les couleurs magnifiques qui égayent les paysages, le printemps est juste derrière.

Pour le retour du soleil, encore suffisamment doux pour réchauffer la peau sans la brûler.
Pour le réveil de la nature. Les bourgeons qui débourrent, les nouvelles pousses vertes que l'on découvre, le matin, sur le bois d'un arbuste encore endormi la veille. 

La nature sort de son état végétatif. 
Elle se réveille et se met doucement en marche pour un nouveau cycle.

Le printemps, c'est la saison du renouveau. La saison qui me donne envie de "faire des choses". Lancer des projets, avoir la tête pleine d'idées ; une énergie nouvelle et créative. 

Tous les projets n'aboutiront pas, et c'est très bien ainsi, mais c'est l'occasion idéale pour profiter de ce nouvel élan pour laisser libre court à ses envies.


Oser de nouveaux projets


On a tous, dans un petit coin de notre esprit, une aventure qui nous tient à cœur. 
Un projet qui nous anime autant qu'il nous fait douter. Que l'on repousse, par peur de se lancer, de ne pas être prêt ; par peur d'échouer, et parfois de réussir.

Et si... on se lançait ? Simplement.

Ouvrir un blog, apprendre à danser le charleston, commencer un potager, se mettre à la peinture, créer son entreprise,  mettre son CV à jour et chercher un nouvel emploi...
Tous ces projets, personnels ou professionnels, qui nous font vibrer.
Et qui s'accompagnent de cette petite voix qui se demande ce que l'on ressentirait si on allait au bout.

Il y a aussi de chouettes projets collectifs que l'on peut rejoindre, comme :

- le #shootingconfiné de LaRox'style qui invite à la créativité avec un thème photo par jour,
- ou les Book Spine Poetry Contest qui consiste à empiler des livres pour créer un poème avec leur tranche !

* * *

Prendre de nouvelles habitudes


Régulièrement, tous les 3-4 mois je pense, j'ai cette prise de conscience récurrente : il FAUT que je boive PLUS.
C'est un fait : je ne pense pas à boire, et je n'en ressens le besoin que très rarement. Après avoir mangé un demi paquet de chips, par exemple.
Mais je consomme beaucoup de thé ; apparemment, ça ne remplace pas le verre d'eau seul, mais c'est toujours mieux que rien.

Bref, le constat est récurrent, et malgré tout, je ne parviens pas à mettre en place une routine qui me permette de boire plus. J'ai tout essayé : applications sur le téléphone, post-it un peu partout dans la maison, bouteille d'eau remplie à mes côtés. Je crois que boire m'ennuie profondément, ce qui explique que je n'ai toujours pas réussi à prendre cette habitude.

D'ailleurs, prendre une habitude est un processus long.
On ne réussit pas en 21 jours. Ni en 30.

Il faut travailler dessus, s'entraîner à garder le rythme, et ne pas se flageller, non plus, quand on saute un tour. Mais si notre motivation est suffisamment forte, je crois que le printemps est la saison toute trouvée pour commencer. 

Inconsciemment, notre esprit est plus léger avec le retour des beaux jours ; on peut observer, tout autour de nous, la nature changer à vue d’œil et, spontanément, nous modifions notre rythme de vie en quittant l'hiver.

Le moment idéal, donc, pour ajouter, à son quotidien, cette habitude que l'on avait envie de prendre ! 
Une façon, aussi, de devenir cette personne que l'on aimerait être ; cette personne qui boit plus d'eau (ou pas), qui prend plus de temps pour soi, qui se reconnecte au monde en déconnectant plus tôt...

Et si on lâche, au bout de quelques mois ?
On aura déjà essayé !
Un article (qui date un peu) intéressant à lire sur le sujet : Combien de temps faut-il pour prendre une habitude (selon la science) ?


Inventer ses propres traditions


C'est devenu un petit rituel, depuis deux ans : fin mai, début juin, je guette (et fais guetter) les ombelles de fleurs de sureau qui poussent en Ardèche pour pouvoir les récolter et préparer mon sirop pour l'année à venir.

Il y a trois ans, en revenant de voyage, on a décidé de réinstaurer le petit-déjeuner attablé, à deux, même la semaine ; un petit temps pour démarrer la journée ensemble.

Et on commence à se demander si on ne va pas alterner brunch à la française / brunch à l'anglaise tous les dimanches, parce que c'est un repas auquel on a pris goût, ces dernières semaines...

Autant de petits rendez-vous qui jalonnent le quotidien et permettent de créer ses propres traditions ; pas celles issues d'une religion ou d'un bureau de marketing, qui nous font (avec plaisir cela dit) manger les œufs en chocolat ramassés dans le jardin... mais des traditions qui nous sont propres. Qui ont leur histoire peut-être. Et qui ont du sens, pour nous, avant tout.

* * *

Faire le ménage de printemps


Avec un nom pareil, on ne pouvait pas y échapper !
Je ne suis pourtant pas une adepte du chiffon, et le tiroir fourre-tout bien rangé du salon le reste approximativement dix minutes et trente-deux secondes.

Mais il y a toujours ce moment où les doudounes doivent passer à l'arrière-plan pour faire revenir les petites robes sur le devant du dressing.
Où les coussins reprennent leur place sur les fauteuils de la terrasse.
Et la chilienne sort de son repos hivernal.

C'est la ronde des plaids : les polaires rentrent au bercail et ceux aux motifs floraux attendant sagement la première soirée d'été passée dehors pour entrer dans la danse.

Un tournez ménage qui invite au tri.

Le prétexte tout trouvé pour faire le point dans le dressing ou dans les tiroirs à thé (au hasard) ; repérer ce qui ne nous correspond plus ou arrive en bout de course, affiner ses goûts et identifier ses besoins.
Pour partir sur de nouvelles bases, consommer moins et mieux aussi, et pour avoir de moins en moins de tri à faire au fil des années !
Si le sujet vous intéresse, il y a cet article que j'avais écrit en 2017 : mes astuces pour mieux acheter mes vêtements

Et vous, qu'avez-vous envie de faire au retour du printemps ?

Mes petits gestes pour réduire mes déchets

8 avr. 2020

Petites gestes pour réduire ses déchets au quotidien

Il y a trois / quatre ans désormais, j'ai commencé à me rendre compte à quel point toute notre société était basée sur un éternel cycle de consommation. 
D'achats, et de délaissement programmé.
D'objets à quasi usage unique.

Ce que je prenais pour du progrès était, à bien y réfléchir, des besoins créés par la société de consommation déguisés par des arguments de praticité. De gain de temps.

Les serviettes en papier à l'heure du repas, les sacs plastiques dans les magasins, les cotons pour se démaquiller, le film alimentaire pour les restes dans le frigo...

Alors j'ai commencé, tout doucement, à rectifier le tir.
À mon rythme. Pour ne pas me décourager devant l'ampleur de la tâche.
En faisant des petites choses qui m'apportaient une grande satisfaction.

J'avais partagé cette expérience avec vous, dans une série d'articles sur mes gestes plus éco-responsables du quotidien, et récemment, vous m'avez demandé où j'en étais ; et vous avez bien fait parce que, malgré l'absence d'article depuis deux ans, de nouvelles habitudes sont entrées dans mon quotidien, ces dernières années.

Cela vous donnera peut-être quelques idées de gestes à adopter !

Le discours étant souvent très culpabilisant sur internet (et c'est bien dommage), j'aimerais vraiment dire que personne ne devrait se sentir mal de ne pas faire autant que son voisin. Nous n'avons pas tous les mêmes préoccupations dans la vie. Les mêmes possibilités. Et certaines personnes ne peuvent tout simplement pas faire plus, même en le souhaitant très fort.

Pour ma part, je ne suis absolument pas parfaite.
Acceptons de ne pas l'être ensemble !


Gourdes, mugs et thermos en déplacement


Je ne prends jamais le train sans un grand mug de chaï latte.
Et, longtemps, j'ai commandé ma boisson chez Starbucks avant de monter dans le wagon.

Désormais, je prévois cinq minutes de plus, avant mon départ pour la gare, pour préparer mon thé à la maison. Et si j'ai besoin d'une seconde dose, sur le chemin du retour, je sors mon mug ; les coffee shop les acceptent toujours avec plaisir (et ils offrent même, parfois, une petite réduction !) (j'évite aussi les Starbucks, préférant faire travailler les petits établissements.)

Et dans les valises ?

On glisse une ou deux gourdes, ou des thermos (selon la saison et notre destination) pour ne plus acheter de bouteilles d'eau durant nos voyages... ou se préparer quelques litres de thé bien chaud pour nos escapades en pays plus froids !

Acheter en vrac pour réduire ses déchets

Des achats en vrac


Flocons d'avoine, amandes, noix de cajou, pois chiches... on essaie, au maximum, de privilégier les achats en vrac.

De plus en plus de denrées sont vendues ainsi dans les boutiques bio, mais on en trouve également dans les supermarchés. Les petits sachets en papier kraft peuvent être réutilisés d'une fois sur l'autre, mais certaines boutiques acceptent aussi que l'on apporte ses propres contenants


Priorité au fait maison


J'aime beaucoup cuisiner. Des choses simples, bien souvent.
Avoir le plaisir de me dire que je l'ai fait.
Et savoir exactement ce qu'il y a dedans.

Alors depuis plus d'un an maintenant, nous nous sommes affranchis des yaourts du commerce ; on lance une nouvelle production chaque fois que les petits pots en verre ont déserté le réfrigérateur. Le granola embaume la maison à chaque nouvelle fournée. La marmelade à l'orange, dans le placard de l'entrée, a lentement mijoté sur la cuisinière avant de rejoindre les pots de confiture récupérés ça et là. Et les shortbreads maison ont remplacé les petits biscuits industriels pour le tea time.

Quelques recettes : 



Des cotons-tiges réutilisables


J'ai mis longtemps avant de m'y intéresser.
Parce que les oriculis ne m'inspiraient pas, pour être totalement honnête. Je n'étais pas très à l'aise avec ce petit objet qui ne ressemblait absolument à rien de ce que je connaissais.

Et puis j'ai vu passer un article sur les cotons tiges LastSwab lorsqu'ils en étaient encore à l'étape du crowdfunding ; ressemblant comme deux gouttes d'eau à des cotons-tiges classiques, et présentés dans un petit étui en plastique - à base de maïs - bien pratique pour ne pas le perdre au fond d'une trousse de toilette.

Aussitôt essayé, aussitôt adopté.
Nous en avons un chacun à la maison... notre chien y compris !

Au niveau confort, l'embout est forcément plus rigide qu'un coton jetable, mais je m'y suis rapidement habituée. Et ça se nettoie très facilement sous l'eau, avec simplement un peu de savon.


Remplacement des produits ménagers


Quand on décide de se séparer de tous ses produits ménagers du commerce, c'est un gain de place considérable. Plus de crème à récupérer, de nettoyant pour les vitres ou de produit pour le sol ; on a tout remplacé par : du savon noir, du vinaigre blanc, du savon de Marseille et du bicarbonate de soude.

Quatre ingrédients de base qui nous permettent de préparer nos produits ménagers maison !

Une petite astuce pour les surfaces en bois non vernis : quelques gouttes d'huile d'olive et de jus de citron, à bien étaler avec une serviette en tissu. Cela permet de nourrir le bois sans produit chimique et avec le contenu de nos placards !

Prochaine étape pour nous : préparer nos pastilles pour lave-vaisselle. Si vous avez de bonnes recettes à me recommander, n'hésitez pas à me les glisser en commentaire.

Les bee wrap pour réduire ses déchets

Les bree wrap comme emballage alimentaire


Un peu de couleur dans le réfrigérateur ET un déchet récurent de moins ; sans doute l'un des objets zéro déchet les plus beaux que je connaisse  !

À la maison, on n'a jamais énormément utilisé de film alimentaire ou de papier aluminium. La plupart du temps, on conserve les restes dans des boites en verre avec un couvercle. En revanche, on y avait pas mal recours pour emporter des gâteaux ou des tartes chez des amis, ou en pique-nique par exemple.

Maintenant, on a des bee wrap.
Ce sont des morceaux de tissu, de taille variable, recouvert de cire d'abeille.
On peut les faire soi-même avec des chutes de tissu en coton (pas trop épais pour que la cire d'abeille pénètre bien dans les mailles) mais celui qu'on m'avait fait s'est rapidement abîmé.

Depuis, j'utilise ceux de la marque My Bee Wrap qui sont de très bonne qualité en plus d'être canon. Ils font leur petit effet quand on les emmène à l'extérieur, ce qui permet, en plus, de faire de nouveaux adeptes !


Une brosse à dents à tête interchangeable


Dans la salle de bain, on a adopté Edith.
Une brosse à dents à tête interchangeable fabriquée en France (à Beauvais, même).

Certains le savent peut-être : je travaille pour les réseaux sociaux de la marque Bioseptyl depuis des années (bientôt cinq !), et je n'hésite jamais à recommander leurs produits car je suis réellement conquise par les valeurs de la marque. L'entreprise a mis énormément de choses en place pour que le processus de production soit le plus vertueux possible, et ils recyclent en plus toutes les brosses à dents du marché. (oui, même celles des concurrents !)

Ils ont également une brosse à dents en bois, mais je reste sur un modèle en plastique car les brosses à dents en bois et en bambou sont déconseillées aux personnes ayant des problèmes de gencives (ce qui est mon cas). Mais c'est une excellente alternative pour réduire ses déchets !


Et puis on a jeté l'éponge


Ou presque.
On l'a remplacée par des brosses à vaisselle, ce qui est encore plus pratique qu'un éponge sur de nombreuses surfaces : planches en bois, casseroles, plats...

En revanche, pour mes petits pichets à lait qui ne passent pas au lave-vaisselle, l'éponge reste obligatoire pour pouvoir nettoyer le fond. Je m'intéresse donc de près aux éponges lavables. Si vous avez des retours à ce sujet, je suis très intéressée !

Mes précédents articles sur le sujet sont à retrouver par ici !

Découvrir et apprivoiser l'art de se créer de beaux souvenirs

13 mars 2020

Lecture de l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

Soyons honnête : je ne réfléchis même plus.
Quand un tweet de Meik Wiking annonce la sortie d'un nouveau livre, je sais déjà qu'il finira dans ma bibliothèque. 

J'aime sa façon d'écrire.
Son petit trait d'humour qui parcoure tous ses ouvrages.
Les anecdotes qui ponctuent ses observations.

Ce sont des livres qui font du bien. Que j'aime savourer au fond du lit avant de m'endormir. Qui poussent à réfléchir, sur des sujets de société et de développement personnel. Et qui sont profondément positifs.

Et sans surprise, je me suis délectée de cette nouvelle lecture, L'Art de se créer de beaux souvenirs, qui a beaucoup résonné en moi.
Peut-être parce qu'à trente ans passés, j'ai peur de moins me souvenir. D'oublier.
Prendre en photo, écrire... c'est une façon pour moi d'immortaliser ce que je vis ; ces paysages magnifiques et ces bons moments passés en voyage.

Mais cet après-midi d'automne à ramasser des champignons ? Crapahuter dans les feuilles mortes, escalader un rocher, finir sous la pluie mais avec un sac rempli de cèpes particulièrement odorantes... 
Cet après-midi où je me suis sentie parfaitement bien, pas très loin de chez moi, qui m'a pourtant bien éloigné de mon quotidien...
Ce moment qui ne mérite pas un article sur le blog et dont l'unique photo prise de notre récolte est probablement déjà partie dans les limbes des photos supprimées...
De ces quelques heures passées en forêt, aussi, je veux m'en souvenir.

Et c'est tout le programme de ce livre.
Nous donner des clefs pour se créer de beaux souvenirs ; des conseils pratiques tirés d'études scientifiques qui ont permis de comprendre comment les souvenirs se créent.

Créer au sens de garder en mémoire. Mettre un marque-page dans le livre de notre vie pour pouvoir le consulter à nouveau, dans quelques mois ou quelques années.
Mais aussi au sens de provoquer des moments mémorables ; vivre des expériences qui s'inscriront durablement dans notre mémoire.

Loin de moi l'idée de résumer près de 300 pages, mais j'avais envie de partager avec vous ces quelques pistes que je garde à présent en tête pour graver mes souvenirs dans un coin de ma tête.

Développement personnel :  l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

1. Garder en mémoire


J'ai ma madeleine de Proust.
Beaucoup moins prestigieuse, certes, et désormais bien plus difficile à recréer car je ne mange plus l'un des deux ingrédients qui la compose.

Mais chaque fois que je mords dans une tranche de pain, bien frais, pas trop fine ni trop épaisse, d'une flûte pour que ce soit parfait, avec une couche de Nutella légèrement fondant, je me retrouve au bord de la piscine. En famille. Au mois d'août. Il fait chaud, j'ai moins de dix ans. Et c'est l'heure du goûter.

Aujourd'hui, par conviction, je n'achète plus de Nutella.
Ce qui renforce d'autant plus ma madeleine de Proust, d'ailleurs.

Nos sens, nos cinq sens, ont le pouvoir extraordinaire d'encrer dans notre mémoire des événements. Mais c'est aussi leur rareté qui fait leur force. 

Une odeur sentie tous les jours de notre vie a beaucoup moins de chance de fixer un souvenir.
Mais ce parfum qui n'a plus le droit de s'appeler Champagne, fort, très reconnaissable, un peu oublié, que l'on ne croise presque plus jamais dans les rues ? Il me ramène à l'arrière de la voiture. Enfant et malade des transports. Ce n'est pas le plus beau des souvenirs, mais l'accès à cette période de ma vie est immédiat.

Alors pourquoi ne pas provoquer nos madeleines de Proust ?

Se faire encore plus attentif à notre environnement quand un moment est trop beau pour finir dans l'oubli.
Prêter attention aux odeurs qui nous entourent.
Ou manger quelque chose de singulier. Inhabituel.

Dans notre monde actuel, où nous sommes toujours coupés par des notifications et sollicitations de nos téléphones, la concentration est une chose précieuse. Elle nous file souvent entre les doigts. Et pourtant, cette même concentration, cette faculté de vivre au présent, est un véritable atout pour notre mémoire.

Il y a (déjà) 4 ans, j'écrivais un article sur Comment vivre moins connecté. Je me trouve toujours beaucoup trop connectée, mais il n'y a plus une seule notification sur ma tablette, le strict minimum (messages et appels) sur mon smartphone que je pose systématiquement écran face à la table si je dois le conserver à proximité. Et je vois la différence : si, sans faire attention, je ne l'ai pas retourné, la moindre notification attire inconsciemment mon œil... et me coupe du monde qui m'entoure, ne serait-ce que l'espace d'une seconde.

Livre l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

2. Provoquer des moments mémorables


Une des études lancée par l'institut de recherche sur le bonheur de Copenhague a collecté plus de 1000 souvenirs en provenance de 75 pays ; une mine d'informations sur la façon dont les souvenirs sont créés.

100% étaient liés à l'attention portée au moment présent.
S'il y avait un doute quant aux méfaits de l'hyper-connexion dans la qualité de nos relations avec les autres et le monde, autant dire qu'il n'y en a plus.

Mais ce qu'il en ressort aussi, c'est que les premières fois, les épreuves et l'émotion, gravent en mémoire des moments de notre vie.

Mon baptême de parapente rassemble tous les ingrédients.
J'étais morte de peur à l'idée de me lancer dans le vide, mais j'étais certaine de le regretter si je ne le faisais pas. J'ai pris sur moi pour sortir de ma zone de confort. Pas de téléphone en main, rien que moi, le vide, la toile et, accessoirement, un moniteur qui m'a permis de prendre les manettes ! 

Meik Wiking donne ces conseils : oser, profiter de la force des premières fois, ou encore se demander quelle activité on se souviendra dans 10 ans quand on hésite entre deux...

Je ne pense pas que tout ce que l'on fait, au quotidien, doit être spectaculaire.
Je suis même persuadée qu'il faut profiter des plaisirs simples de la vie, mais cela passe, sans aucun doute, par déconnecter et vivre au présent. Ce qui n'empêche pas, bien au contraire, de choisir la voie de l'épreuve, par exemple, en préférant la randonnée de 5 km en pleine forêt pour admirer un panorama, plutôt que d'approcher la voiture à 500 m : les efforts, le choix du chemin le plus long plutôt qu'une gratification immédiate, rendent les choses plus mémorables.

Et pourquoi ne pas saupoudrer, dans notre vie de tous les jours ou en voyage, ces ingrédients qui forment de beaux souvenirs ? 

Comme la première fois où j'ai goûté du haggis, en Écosse.
Et la deuxième, et la troisième, qui restent toutes des premières fois pour moi car leur préparation était très différente. 
D'ailleurs, ma préférée demeure la troisième, la recette traditionnelle ; un plat partagé entre amoureux sur l'île de Skye, dans un pub festif, après une belle journée de promenade.

Le livre de développement personnel  l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

3. Se souvenir


Parfois, j'ai l'impression de radoter.
Déjà.
On évoque les mêmes souvenirs avec les mêmes personnes dans les mêmes contextes.

Se rappeler de bons souvenirs, c'est agréable, ça nous fait du bien. Mais c'est aussi une façon de ne pas les oublier. De les graver toujours plus profondément dans notre mémoire. 

Je disais, en début d'article, que j'avais peur d'oublier, ou de moins me souvenir.
À trente ans passés seulement, cela peut paraître tôt.
Mais c'est un fait, pas forcément réjouissant d'ailleurs : c'est dans les trente premières années de notre vie que nous avons le plus de souvenirs.

Alors, une fois que l'on a prêté attention au moment présent, et provoqué des moments mémorables, on peut les raconter. Partager des anecdotes avec son entourage pour se souvenir. Ecrire. Prendre en photo.

Mais il y a aussi cette idée que j'aime beaucoup : s'entourer d'objets rattachés à des souvenirs.
Pour se remémorer de bons moments chaque fois que nos yeux tombent dessus.

On le fait déjà, d'ailleurs.
Comme ce coquillage ramassé sur la plage de Staffin, en Écosse. 
Mon regard en avait rencontré plusieurs : de toutes petites coquilles en forme de conque. Et j'en voulais une comme celles-ci, pour garder un souvenir de cette journée.
On a cherché. Regardé longuement le sable. Profité du bruit des vagues. Retourné plusieurs coquillages jusqu'à en trouver un qui soit vide. Inhabité.

Aujourd'hui, il est posé juste à côté de moi, quand je suis dans mon bureau.
Sur le meuble à ma droite.
Et il est chargé de souvenirs.


4. Et après ?


Je n'ai bien sûr tiré que quelques fils de cet ouvrage, tellement il est riche.

J'aurais aussi pu vous parler de l'effet pic-fin qui confirme l'intérêt de "garder le meilleur pour la fin", me faisant repenser ma façon d'organiser nos voyages (non, la nuit à l'aéroport, au retour d'Islande, ce n'était pas la meilleure idée), des astuces souvenirs comme créer et nommer une recette en l'honneur d'une belle journée...

Mais, si le sujet de la mémoire et des souvenirs vous intéresse, je ne vous en dévoilerai pas plus pour vous laisser le plaisir de l'approfondir dans cet ouvrage. Avec les anecdotes croustillantes de Meik Wiking en prime ! (Oui, j'ai ri devant mon livre...)

* * *

Et maintenant, à votre tour de me raconter un souvenir ; un que vous aimeriez garder en mémoire et que je vous propose d'immortaliser ici ; pour radoter ensemble, et graver dans nos têtes ces moments heureux de notre vie.



L'hiver - une saison pour se recentrer et prendre soin de soi

14 janv. 2020

Conseils pour se recentrer et prendre soin de soi en hiver

Chaque saison a une énergie particulière.
Comme si le cycle de la nature, mais aussi les fêtes qui jalonnent notre calendrier, nourrissait notre quotidien de façon si différente qu'ils en façonnent notre quotidien.

Personnellement, je vis très différemment l'hiver ou l'été. Ou encore le printemps et l'automne.
Je n'ai pas les mêmes envies, ni les mêmes besoins.

En hiver, avec le froid, la luminosité qui baisse, les jours qui sont plus courts, mais aussi avec les fêtes de fin d'année, j'ai envie de prendre soin de moi. De me draper de vêtements confortables et douillets, de manger des plats qui me font plaisir et qui me réconfortent, de revoir ces films que je connais sur le bout des doigts mais qui me donnent du baume au cœur...

Alors cette année, j'avais envie de vous proposer une petite série de quatre articles intitulés "une saison pour..." avec des conseils / recettes / outils pour profiter de cette énergie nouvelle apportée par chacune des quatre saisons.

En commençant par l'hiver, pour prendre soin de soi.

Conseils pour se recentrer et prendre soin de soi en hiver

Se faire plaisir en cuisine


J'ai l'intime conviction que ce que nous mangeons se reflète sur notre humeur. 
De façon positive, ou négative.

Quand j'ai faim, je me désintéresse de tout. Je suis un peu grognon aussi. 
Et si j'ai une envie subite et irrésistible de burger, je sais qu'il est préférable de sortir un petit pain du congélateur et de faire jaillir le ketchup et la mayonnaise si je ne veux pas réussir à m'auto-contrarier.
(ça marche aussi avec les makis ou la soupe de petits pois !)

Ce qui est d'autant plus vrai en hiver, avec le manque de soleil qui a déjà un impact négatif sur le moral.

Alors c'est le moment de s'écouter :

- sortir acheter une galette quand elles nous font de l’œil parce que la saison des galettes est trop courte pour s'en priver,

- attraper une poêle et remplir les assiettes de belles crêpes encore chaudes avec du jus de citron et du sucre en poudre par-dessus (et pas seulement pour la Chandeleur),

- faire chauffer du lait avec quelques morceaux de chocolat noir pour s'offrir un vrai bon chocolat chaud, qu'il soit 16h ou 22h.

Et pour des envies de bugnes, je vous redonne le lien vers la recette de ma grand-mère avec laquelle je me régale chaque année !

* * *

Découvrir la gratitude


La pratique de la gratitude consiste à être reconnaissant de ce que l'on a déjà pour trouver du bonheur dans le présent. C'est un moyen d'ouvrir les yeux sur ce que la vie nous offre de beau, comme tous ces petits plaisirs du quotidien à côté desquels on peut passer si on ne leur prête pas attention.

On peut commencer en douceur.
Le soir, sous la douche par exemple, on liste mentalement trois choses que l'on a apprécié dans la journée.

Un rayon de soleil qui nous a réchauffé quand on attendait le bus, un projet qui nous tenait à cœur qui s'est concrétisé, un compliment que l'on a reçu... tout ce qui a contribué à égayer la journée.

Ce n'est pas tous les jours faciles.
Et parfois, on oublie aussi.
Mais c'est une petite habitude qui incite le cerveau à se focaliser sur ce qu'il a de positif dans le quotidien.

Et pour en garder une trace, on peut les noter sur un carnet.
Ou bien dans l'application (très simple et très agréable à utiliser) What's Good. Chaque jour, on découvre une phrase positive et inspirante, ainsi qu'une de nos notes prises précédemment. Et juste avant de passer à l'écriture, l'application nous invite à quelques secondes de respiration guidée.

Conseils pour se recentrer et prendre soin de soi en hiver

Se (faire) chouchouter


Que ce soit 10 minutes, 1 heure ou une journée entière, l'hiver est propice aux instants cocooning.
Je ne connais pas de meilleur moment pour profiter de la chaleur d'un sauna que par une journée bien froide, grise, pluvieuse, ou même enneigée.

Mais si on manque de temps pour une journée au spa, on peut aussi se recréer ces moments de pure détente à la maison.

Il suffit de quelques petits détails pour transformer la routine du soir en moment cocooning :

- une bougie parfumée avec une odeur douce qui rappelle l'ambiance olfactive d'un spa accompagné de sons apaisants (feu de bois, pluie, vent...) ou une playlist de musiques zen,

- un linge chaud et humide à laisser poser une petite minute sur son visage avant de passer au gommage,

- un masque tissu pour les yeux et/ou le visage,

- ou un masque liquide que l'on peut masser une petite minute avant de le laisser poser ; à retirer ensuite avec un linge chaud et humide, comme au spa, pour un maximum de détente,

-  et un rouleau de jade - ou de quartz - pour terminer par un petit massage facial.

* * *

Définir ses envies pour l'année à venir


Je n'aime pas prendre de bonnes résolutions.
Parce que je trouve que cela nous enferme, malgré nous, dans un système fait d'objectifs à atteindre pour réussir son année. Et que ce n'est pas assez moteur, finalement.

Alors à chaque début d'année, j'essaie plutôt de réfléchir à mes envies profondes pour les douze mois à venir. Comme des lignes directrices.

Ces dernières années, je me suis laissée guider par mes envies de simplicité, de nature, de déconnexion, de vie plus slow. Ce qui a été le déclencheur de nombreux changements dans ma vie : j'ai commencé à travailler avec des marques plus proches de mes valeurs et mon blog s'est de plus en plus dirigé vers le slow living, on a privilégié des voyages sous forme de road trip et fait plus de randonnées pour découvrir des panoramas à couper le souffle, j'ai aussi appris de nombreuses choses sur le jardinage dont j'ignorais tout il y a encore quelques années, et on a décidé de déménager à la campagne dès que possible.

L'idée est simplement de prendre le temps de se sonder.
D'essayer de mettre le doigt sur ce qui nous motive et nous donne envie d'avancer.
D'apprendre, de découvrir, d'aller à la rencontrer d'autres personnes ou activités.
Dans sa vie personnelle et / ou professionnelle.


Et vous, quels conseils rajouteriez-vous pour se recentrer
et prendre soin de soi, en cette saison ?
Louise Grenadine - blog slow lifestyle à Lyon depuis 2007