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Découvrir et apprivoiser l'art de se créer de beaux souvenirs

13 mars 2020

Lecture de l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

Soyons honnête : je ne réfléchis même plus.
Quand un tweet de Meik Wiking annonce la sortie d'un nouveau livre, je sais déjà qu'il finira dans ma bibliothèque. 

J'aime sa façon d'écrire.
Son petit trait d'humour qui parcoure tous ses ouvrages.
Les anecdotes qui ponctuent ses observations.

Ce sont des livres qui font du bien. Que j'aime savourer au fond du lit avant de m'endormir. Qui poussent à réfléchir, sur des sujets de société et de développement personnel. Et qui sont profondément positifs.

Et sans surprise, je me suis délectée de cette nouvelle lecture, L'Art de se créer de beaux souvenirs, qui a beaucoup résonné en moi.
Peut-être parce qu'à trente ans passés, j'ai peur de moins me souvenir. D'oublier.
Prendre en photo, écrire... c'est une façon pour moi d'immortaliser ce que je vis ; ces paysages magnifiques et ces bons moments passés en voyage.

Mais cet après-midi d'automne à ramasser des champignons ? Crapahuter dans les feuilles mortes, escalader un rocher, finir sous la pluie mais avec un sac rempli de cèpes particulièrement odorantes... 
Cet après-midi où je me suis sentie parfaitement bien, pas très loin de chez moi, qui m'a pourtant bien éloigné de mon quotidien...
Ce moment qui ne mérite pas un article sur le blog et dont l'unique photo prise de notre récolte est probablement déjà partie dans les limbes des photos supprimées...
De ces quelques heures passées en forêt, aussi, je veux m'en souvenir.

Et c'est tout le programme de ce livre.
Nous donner des clefs pour se créer de beaux souvenirs ; des conseils pratiques tirés d'études scientifiques qui ont permis de comprendre comment les souvenirs se créent.

Créer au sens de garder en mémoire. Mettre un marque-page dans le livre de notre vie pour pouvoir le consulter à nouveau, dans quelques mois ou quelques années.
Mais aussi au sens de provoquer des moments mémorables ; vivre des expériences qui s'inscriront durablement dans notre mémoire.

Loin de moi l'idée de résumer près de 300 pages, mais j'avais envie de partager avec vous ces quelques pistes que je garde à présent en tête pour graver mes souvenirs dans un coin de ma tête.

Développement personnel :  l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

1. Garder en mémoire


J'ai ma madeleine de Proust.
Beaucoup moins prestigieuse, certes, et désormais bien plus difficile à recréer car je ne mange plus l'un des deux ingrédients qui la compose.

Mais chaque fois que je mords dans une tranche de pain, bien frais, pas trop fine ni trop épaisse, d'une flûte pour que ce soit parfait, avec une couche de Nutella légèrement fondant, je me retrouve au bord de la piscine. En famille. Au mois d'août. Il fait chaud, j'ai moins de dix ans. Et c'est l'heure du goûter.

Aujourd'hui, par conviction, je n'achète plus de Nutella.
Ce qui renforce d'autant plus ma madeleine de Proust, d'ailleurs.

Nos sens, nos cinq sens, ont le pouvoir extraordinaire d'encrer dans notre mémoire des événements. Mais c'est aussi leur rareté qui fait leur force. 

Une odeur sentie tous les jours de notre vie a beaucoup moins de chance de fixer un souvenir.
Mais ce parfum qui n'a plus le droit de s'appeler Champagne, fort, très reconnaissable, un peu oublié, que l'on ne croise presque plus jamais dans les rues ? Il me ramène à l'arrière de la voiture. Enfant et malade des transports. Ce n'est pas le plus beau des souvenirs, mais l'accès à cette période de ma vie est immédiat.

Alors pourquoi ne pas provoquer nos madeleines de Proust ?

Se faire encore plus attentif à notre environnement quand un moment est trop beau pour finir dans l'oubli.
Prêter attention aux odeurs qui nous entourent.
Ou manger quelque chose de singulier. Inhabituel.

Dans notre monde actuel, où nous sommes toujours coupés par des notifications et sollicitations de nos téléphones, la concentration est une chose précieuse. Elle nous file souvent entre les doigts. Et pourtant, cette même concentration, cette faculté de vivre au présent, est un véritable atout pour notre mémoire.

Il y a (déjà) 4 ans, j'écrivais un article sur Comment vivre moins connecté. Je me trouve toujours beaucoup trop connectée, mais il n'y a plus une seule notification sur ma tablette, le strict minimum (messages et appels) sur mon smartphone que je pose systématiquement écran face à la table si je dois le conserver à proximité. Et je vois la différence : si, sans faire attention, je ne l'ai pas retourné, la moindre notification attire inconsciemment mon œil... et me coupe du monde qui m'entoure, ne serait-ce que l'espace d'une seconde.

Livre l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

2. Provoquer des moments mémorables


Une des études lancée par l'institut de recherche sur le bonheur de Copenhague a collecté plus de 1000 souvenirs en provenance de 75 pays ; une mine d'informations sur la façon dont les souvenirs sont créés.

100% étaient liés à l'attention portée au moment présent.
S'il y avait un doute quant aux méfaits de l'hyper-connexion dans la qualité de nos relations avec les autres et le monde, autant dire qu'il n'y en a plus.

Mais ce qu'il en ressort aussi, c'est que les premières fois, les épreuves et l'émotion, gravent en mémoire des moments de notre vie.

Mon baptême de parapente rassemble tous les ingrédients.
J'étais morte de peur à l'idée de me lancer dans le vide, mais j'étais certaine de le regretter si je ne le faisais pas. J'ai pris sur moi pour sortir de ma zone de confort. Pas de téléphone en main, rien que moi, le vide, la toile et, accessoirement, un moniteur qui m'a permis de prendre les manettes ! 

Meik Wiking donne ces conseils : oser, profiter de la force des premières fois, ou encore se demander quelle activité on se souviendra dans 10 ans quand on hésite entre deux...

Je ne pense pas que tout ce que l'on fait, au quotidien, doit être spectaculaire.
Je suis même persuadée qu'il faut profiter des plaisirs simples de la vie, mais cela passe, sans aucun doute, par déconnecter et vivre au présent. Ce qui n'empêche pas, bien au contraire, de choisir la voie de l'épreuve, par exemple, en préférant la randonnée de 5 km en pleine forêt pour admirer un panorama, plutôt que d'approcher la voiture à 500 m : les efforts, le choix du chemin le plus long plutôt qu'une gratification immédiate, rendent les choses plus mémorables.

Et pourquoi ne pas saupoudrer, dans notre vie de tous les jours ou en voyage, ces ingrédients qui forment de beaux souvenirs ? 

Comme la première fois où j'ai goûté du haggis, en Écosse.
Et la deuxième, et la troisième, qui restent toutes des premières fois pour moi car leur préparation était très différente. 
D'ailleurs, ma préférée demeure la troisième, la recette traditionnelle ; un plat partagé entre amoureux sur l'île de Skye, dans un pub festif, après une belle journée de promenade.

Le livre de développement personnel  l'art de se créer de beaux souvenirs de Meik Wiking

3. Se souvenir


Parfois, j'ai l'impression de radoter.
Déjà.
On évoque les mêmes souvenirs avec les mêmes personnes dans les mêmes contextes.

Se rappeler de bons souvenirs, c'est agréable, ça nous fait du bien. Mais c'est aussi une façon de ne pas les oublier. De les graver toujours plus profondément dans notre mémoire. 

Je disais, en début d'article, que j'avais peur d'oublier, ou de moins me souvenir.
À trente ans passés seulement, cela peut paraître tôt.
Mais c'est un fait, pas forcément réjouissant d'ailleurs : c'est dans les trente premières années de notre vie que nous avons le plus de souvenirs.

Alors, une fois que l'on a prêté attention au moment présent, et provoqué des moments mémorables, on peut les raconter. Partager des anecdotes avec son entourage pour se souvenir. Ecrire. Prendre en photo.

Mais il y a aussi cette idée que j'aime beaucoup : s'entourer d'objets rattachés à des souvenirs.
Pour se remémorer de bons moments chaque fois que nos yeux tombent dessus.

On le fait déjà, d'ailleurs.
Comme ce coquillage ramassé sur la plage de Staffin, en Écosse. 
Mon regard en avait rencontré plusieurs : de toutes petites coquilles en forme de conque. Et j'en voulais une comme celles-ci, pour garder un souvenir de cette journée.
On a cherché. Regardé longuement le sable. Profité du bruit des vagues. Retourné plusieurs coquillages jusqu'à en trouver un qui soit vide. Inhabité.

Aujourd'hui, il est posé juste à côté de moi, quand je suis dans mon bureau.
Sur le meuble à ma droite.
Et il est chargé de souvenirs.


4. Et après ?


Je n'ai bien sûr tiré que quelques fils de cet ouvrage, tellement il est riche.

J'aurais aussi pu vous parler de l'effet pic-fin qui confirme l'intérêt de "garder le meilleur pour la fin", me faisant repenser ma façon d'organiser nos voyages (non, la nuit à l'aéroport, au retour d'Islande, ce n'était pas la meilleure idée), des astuces souvenirs comme créer et nommer une recette en l'honneur d'une belle journée...

Mais, si le sujet de la mémoire et des souvenirs vous intéresse, je ne vous en dévoilerai pas plus pour vous laisser le plaisir de l'approfondir dans cet ouvrage. Avec les anecdotes croustillantes de Meik Wiking en prime ! (Oui, j'ai ri devant mon livre...)

* * *

Et maintenant, à votre tour de me raconter un souvenir ; un que vous aimeriez garder en mémoire et que je vous propose d'immortaliser ici ; pour radoter ensemble, et graver dans nos têtes ces moments heureux de notre vie.



Découvrir et pratiquer les bains de forêt

4 sept. 2019

Le shinrin yoku - les bienfaits des bains de forêt

J'ai toujours, me semble-t-il, eu un esprit très cartésien.
J'aime les données scientifiques et les expériences qui viennent appuyer une théorie. Cela me parait plus concret, plus tangible. 

C'est ce qui m'a fait entrer dans le shinrin yoku ; le bain de forêt en français.
Parce que ce sont des centaines d'années de ressenti, et même de connaissances pour certaines cultures dans le monde, qui sont aujourd'hui validés par la science.

Le constat est simple : passer du temps dans la nature est bon pour la santé.

Et plus je passe du temps à son contact, plus je m'en rends compte. Jardiner est, à l'heure actuelle, la meilleure activité que je connaisse pour complètement déconnecter (d'internet, mais aussi des petits tracas quotidiens ou des émotions négatives que l'on ressent parfois). Et une promenade en forêt n'a pas son pareil pour me DÉTENDRE.

Je vais régulièrement en forêt, en Ardèche. Notamment à l'automne pour ramasser des châtaignes (pas une année ne passe sans une ou deux excursions... minimum !). Mais, en juin dernier, j'ai expérimenté une véritable initiation à la sylvothérapie.
Deux heures de re-découverte, de retour à la pleine conscience, d'ouverture des sens...
C'était bon. Apaisant. Relaxant.

De quoi me faire complètement plonger dans ce livre qui m'attendait sagement dans ma bibliothèque, Shinrin Yoku, l'art et la science du bain de forêt du Dr Qing Li... et me donner envie de partager mon expérience, et cette lecture, avec vous.



Le Shinrin Yoku


Si l'idée de la sylvothérapie est simplement de se reconnecter à la nature et de profiter des bienfaits de la forêt, ce n'est pas si simple de démarrer.

Parce que cela suppose d'être complètement au présent.
De marcher en forêt sans faire une activité précise, mais plutôt de rester à l'écoute de ce qui nous entoure.

On peut commencer en douceur, un sens après l'autre :

- Apprécier les nuances de vert dans les arbres : les pousses plus jeunes, d'un vert tendre, et les plus anciennes, au vert plus foncé. Ou ma petite lubie d'amatrice de fougères : regarder les spores, de différentes couleurs, au dos de leurs feuilles.

- Tendre l'oreille pour écouter le vent dans les feuilles. Les oiseaux qui piaillent. Une bogue de châtaigne qui s'écrase au sol.

- Toucher la mousse du bout des doigts pour sentir sa fraîcheur. Puis frotter dans ses mains les aiguilles d'un conifère...

- Et sentir l'odeur accrochée à nos mains. Respirer à pleins poumons l'air de la forêt. Plus pur, plus agréable, que l'air de nos villes.

- Si l'on est accompagné d'une personne qui connaît les arbres (uniquement !), on peut terminer par goûter la forêt. Poser sous la langue des aiguilles de pin, ou les faire infuser dans une eau bien chaude pour se préparer une petite infusion.

C'est ce que j'ai expérimenté lors de cette initiation à la sylvothérapie, en Alsace.
Tous mes sens ont été stimulés durant ces deux heures de promenade dans la forêt.
Et sans crier gare, alors que nous échangions notre ressenti autour d'une infusion, je me suis soudainement rendue compte à quel point j'étais bien. Détendue. Comme après un bon massage.

On nous a proposé de terminer par le fameux câlin aux arbres.
Absolument pas obligatoire pour profiter du shinrin yoku, et surtout à ne pas faire en commençant ; cela pourrait être trop brusque, je pense.

L'idée était de poser le front contre un arbre qui nous plaisait bien.
Ou les mains.
Ou même de s'appuyer le dos contre le tronc, tout simplement.

J'avoue, j'ai hésité à me lancer. Mais c'était l'occasion.
J'ai tout essayé : le front, les mains, puis le dos.
Et quand je suis arrivée à poser mon dos contre l'arbre, et à simplement profiter du moment, quelques minutes seulement, je me suis rendue que je n'avais sans doute jamais été autant en pleine conscience. Que cela aurait pu être le démarrage parfait pour une séance de MÉDITATION !

Et depuis deux ans, j'affectionne particulièrement les journées à la rivière.
Entourée d'arbres, dans l'eau avec un livre.
Un bain de forêt au sens le plus littéral !


Ses bienfaits


Cela fait très très très longtemps que l'homme a l'intuition qu'être entouré de nature est bon pour lui.
Mais ce n'est qu'en 2004 que les premières études scientifiques ont commencé à être menées.

De vraies études scientifiques, avec des mesures de pression artérielle, des prises de sang pour confirmer la diminution des taux de cortisol et d'adrénaline, ou encore des électro-encéphalogrammes pour comprendre comment réagit notre cerveau en présence d'arbres.

Bref, tout ce qu'il faut pour mettre mes neurones de fille cartésienne en joie.
Et de quoi me convaincre encore plus, si c'est possible, que notre future maison devra être entourée d'arbres.

Ce que font les arbres, plus concrètement, c'est qu'ils PURIFIENT l'air que nous respirons ; autant dire qu'avec la pollution actuelle, cela ne peut qu'être bénéfique pour l'organisme ! Mais les arbres libèrent également une substance aroma-thérapeutique naturelle : les phytoncides. C'est une substance qui permet aux arbres de combattre les bactéries, se protéger des insectes mais aussi des champignons.

Et quand nous marchons en forêt ?
On les respire.
Ils sentent bons.
Ils nous apaisent.
Et ils stimulent le système immunitaire.

Le pouvoir des arbres est assez dingue, et clairement, j'aurais envie de vous citer toutes les expériences qui ont été faites (le rétablissement des patients en milieu hospitalier, l'accroissement des protéines anti-cancer dans le sang, le nombre d'heures de sommeil...) mais cet article n'en finirait jamais.

Alors, en résumé, une marche de deux heures en forêt, permet de :

- diminuer le stress, l'anxiété ou encore la colère,
- augmenter le temps et la qualité du sommeil,
- renforcer le système immunitaire,
- se sentir à l'aise et détendu,
- améliorer l'humeur.

Et ces effets durent dans le temps !
Après une marche en forêt, l'activité des cellules tueuses de notre corps (celles qui vont attaquer les virus ou les cellules cancéreuses par exemple) est bien plus élevée, et ce pendant 30 JOURS !


Pratiquer à la maison


Je vais très bientôt me renseigner pour acquérir un diffuseur d'huiles essentielles.

Quand on vit en appartement, qui plus est en ville, on n'a pas toujours des arbres à portée de main. Cela dit, marcher dans un parc, ou s'asseoir au pied d'un arbre dans un petit square, permet déjà de profiter des bienfaits du shinrin yoku ; une alternative citadine aux véritables bains de forêts.

Mais on peut aussi amener une partie de la forêt chez nous, notamment grâce aux huiles essentielles de conifères, cèdres, épicéas ou encore de pins (dans lesquelles on retrouve les phytoncides !).

S'entourer de PLANTES vertes, à la maison, permet également de purifier l'air de son intérieur, et même de garder un bon taux d'oxygène dans la chambre si on choisit des plantes grasses, ou des orchidées, qui rejettent de l'oxygène la nuit (la plupart des plantes le font la journée, mais libèrent du dioxyde de carbone la nuit, ce qui n'est pas conseillé pour une pièce où l'on va dormir).

La NASA a publié une liste des 10 espèces au plus fort pouvoir purificateur d'air :

- Azalée
- Chrysanthème
- Dragonnier de Madagascar
- Gerbera
- Langue de belle-mère
- Lierre anglais
- Lis de la paix
- Palme de bambou
- Plante araignée
- Scindapsus doré



Pratiquer au travail


Des petites astuces qui marchent aussi chez soi, mais que l'on peut assez facilement mettre en pratique au travail (surtout si on a un métier derrière un bureau) pour gagner en bien-être.

Dans le meilleur des mondes, tout le monde aurait une fenêtre donnant sur un coin de nature à travers laquelle on peut observer les arbres, les oiseaux et les écureuils. Et il y aurait des plantes vertes un peu partout dans les bureaux.

Mais à défaut, on peut se faire une petite pause nature en écoutant des SONS tels que la pluie, le vent, ou le chant des oiseaux. Je vous avais déjà parlé de l'application Relax Sounds pour apporter un peu de hygge au bureau mais il y a aussi plein de vidéos YouTube du même type.

Et puis... regarder des photos de nature pour prendre un bain de forêt virtuel si la vue depuis la fenêtre n'est pas adéquat, parce que même en photo, la couleur verte permet de se relaxer et d'améliorer nos performances cognitives.

Comme je passe beaucoup de temps sur les écrans, je les ai habillés de photos de forêts.
Une petite dose de vert à chaque fois que j'attrape mon smartphone, ça ne peut faire que du bien !

Bref, j'ai été fascinée par cette lecture du Shinrin Yoku, l'art et la science du bain de forêt car on apprend énormément de choses sur notre organisme, les vertus d'une reconnexion à la nature mais également le coût de la pollution sur notre santé et dans le porte-monnaie des gouvernements... donc si vous voulez approfondir le sujet, c'est vraiment un ouvrage que je vous recommande. (Bonus : il est illustré de nombreuses photos de forêts pour s'octroyer un petit bain au fil des pages.)




Pour des bains de forêt virtuels, j'ai créé un tableau Pinterest Forest Bathing que j'alimente régulièrement !

Ta deuxième vie commence quand... 4 outils pour une vie plus positive

20 févr. 2019

Lecture, entre roman et développement personnel : Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une

Quand quelque chose fait vraiment le buzz, j'ai toujours un train de retard.
J'ai regardé Game of Thrones plusieurs années après son lancement, j'ai attendu une bonne douzaine de mois pour découvrir le hygge, et je n'ai lu Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une que trois ans après sa première parution.

Sûrement parce que je ne suis jamais à l'aise avec ce qui fait trop de bruit ; ce que l'on voit partout. Je l'avoue, j'ai été jusqu'à ne plus vouloir porter mon manteau Prince de Galles quand le motif s'est retrouvé dans absolument toutes les vitrines. Mais je l'ai gardé précieusement pour le ressortir quand il ne sera plus tendance !

Pas que j'aime particulièrement être en décalage.
Mais j'ai un peu de mal avec les excès.

Bref, inconsciemment, cela se répercute aussi sur ce qui s'avère, 156 ans après le reste du monde, de belles découvertes.
Et une belle lecture.

Un ROMAN, une fiction... imprégnée de développement personnel.
L'héroïne du livre, Camille, rencontre par hasard un "routinologue" ; un homme qui va l'aider à changer son quotidien pour l'aider à s'épanouir et retrouver le bonheur. Rien qu'ça !

Et j'avais envie de vous en parler.

Un peu comme je le fais, parfois, avec mes lectures orientées développement personnel (le hygge, le lagom, le rangement...), parce que même si je n'ai pas vécu ce livre comme une expérience complète de changement de vie - je n'avais pas ce besoin - j'y ai trouvé des petits OUTILS du quotidien pour : retrouver le sourire quand il est tombé en chemin, entraîner l'optimisme qui est en moi (oui, comme un muscle ; ça marche de la même façon), et profiter toujours plus de la vie.

Lecture, entre roman et développement personnel : Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une

Le filtre positif 


Un peu comme sur snapchat.
On active le filtre, et le monde autour de nous devient plus beau. Ou presque.

L'idée est de prendre le temps de s'attarder sur les petits détails qui nous donnent le sourire, que l'on trouve agréable... pour reprogrammer son cerveau en mode positif.

J'ai testé ça, un soir.
Je devais me rendre à un événement mais, sur le chemin, je m'étais découragée. C'était loin. Il faisait froid. J'avais d'autres choses en tête, et finalement, j'étais intérieurement bougonne. Alors j'ai décidé de tenter ; d'appliquer ce filtre mental. De chercher le positif, comme la route presque gelée qui semblait étinceler sous les lumières des lampadaires ; on aurait dit un long tapis pailleté. Et puis, j'ai pensé à la cheminée qui serait certainement allumée, là où je devais me rendre. Les personnes avec qui j'allais passer une bonne soirée à discuter... 

Et je me suis dit... c'est fou, la force de PERSUASION que notre cerveau peut avoir.


Un dialogue intérieur bienveillant


Il y a une image que j'ai trouvé très forte. Celle des deux chiens qui cohabitent dans l'esprit d'un sage, et qui se battent en permanence. Un noir qui porte en lui la haine et la colère, et un blanc qui représente l'amour et la générosité. Son disciple lui demande lequel gagne, et le sage répond : "celui que je nourris le plus souvent".

J'y repense souvent.
Parce que c'est vrai, ressasser ce qui nous rend triste ou en colère, c'est s'enfoncer plus loin dans cet état d'esprit.

Alors pourquoi l'inverse ne marcherait-il pas autant ?
Et ça ne prend pas plus de temps.

Plutôt que de se focaliser sur ses défauts, le matin devant sa glace, on peut se faire un compliment ; quand une tâche nous parait insurmontable, changer son discours intérieur défaitiste par un discours qui nous MOTIVE ; si une phrase que l'on nous a dit nous fait de la peine, se remémorer toutes celles qui nous font du bien...

Je ne sais plus où, je ne sais plus quand, j'ai lu ou entendu l'idée que l'on devrait, intérieurement, se parler comme notre meilleur.e ami.e le ferait. Tout de suite, je suis sûre que l'on serait moins dur et plus conciliant envers nous-même !

Lecture, entre roman et développement personnel : Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une

La gratitude


J'ai aussi lu un article à ce sujet dans un des derniers numéros du magazine Simple Things.
Non seulement, pratiquer la gratitude permet de voir la vie de façon plus positive, mais des études ont montré que cela permettait aussi de se sentir plus enthousiaste, plus attentif, plus énergique aussi et plus déterminés.

Un exercice assez simple, qui ne prend pas trop de temps au quotidien : écrire, tous les soirs, trois  choses que l'on a apprécié dans la journée et pour lesquelles on est reconnaissant.

Personnellement, j'ai téléchargé l'application What's good.
Elle est très épurée, gratuite, et affiche tous les jours une citation inspirante.
Et petit plus, elle nous invite à prendre quelques secondes pour se poser, avant d'écrire, en prenant quelques respirations profondes.


La pleine conscience


Ou "faire le chat" comme c'est écrit dans le livre.
C'est-à-dire, prendre du temps pour s'ancrer dans le PRÉSENT, laisser ses idées en suspens, s'arrêter de faire pour simplement "être".

Une amorce de pleine conscience et de méditation.

On en parle beaucoup dernièrement, et pourtant ce sont des concepts / exercices / modes de vie très anciens, pratiqués aujourd'hui par des gens de tous les horizons. Des études ont même été faites pour en démontrer les bienfaits, que ce soit pour une meilleure gestion de ses émotions que pour une amélioration des capacités intellectuelles et physiques !

Mais je vous en reparlerai certainement dans quelques temps car j'ai commencé à approfondir le sujet avec Méditer : le guide pratique de la pleine conscience.

Bien sûr, le livre de Raphaëlle Giordano, Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une, est bien plus riche que ces quatre outils / concepts que j'ai retenus. Ceux-là sont ceux que j'ai eu envie de faire entrer dans mon quotidien pour une vie plus détendue, plus proche des petits plaisirs simples de la vie.

Mais c'est un livre qui donne aussi de nombreuses pistes pour (re)prendre sa vie en main, oser se lancer dans les projets qui nous tiennent vraiment à cœur, se détacher d'un passé un peu lourd... bref, un livre à plusieurs lectures, dans lequel on peut tous piocher plein d'outils, pour notre vie actuelle mais peut-être pour plus tard aussi.


Garder le sourire et être plus positif au quotidien

13 avr. 2018


Ce matin, mauvaise surprise pour commencer la journée : le local à vélos de notre résidence a été cambriolé.

Deux fois. Deux nuits de suite. Les plus beaux vélos sont partis lors de la première vague ; les un-peu-moins-beaux lors de la seconde. Par chance, les nôtres devaient faire partie des clairement-moches-absolument-invendables, puisqu'ils sont restés à leur place. Encore une journée, en tout cas.

Il y a des jours, comme ça, même si la santé est là, le travail aussi, où l'on a bien besoin d'un petit coup de pouce pour garder le sourire.
Des jours où une mauvaise nouvelle semble occulter tout le reste... temporairement. Mais suffisamment longtemps pour gâcher une partie de ce qui peut être une belle journée.

Je déteste ces moments-là.
Je n'aime pas me laisser envahir par un sentiment de moins bien.
J'essaie alors de grappiller tout le positif que je peux trouver autour de moi.

Et ça marche, en général.
Pour oublier cette assiette cassée que j'aimais tant. Dépasser la déception d'une soirée annulée. Ou ne pas me focaliser, toute la journée, sur notre local à vélos fracturé.

Aujourd'hui, plus qu'un autre jour, j'avais envie de vous parler de ces petites ruses dont j'use pour tromper ma tête, et reprogrammer mon cerveau sur un système d'exploitation plus OPTIMISTE. Ou quelque chose comme ça.


Lire et s'inspirer


Il y a un an et demi maintenant, j'ai découvert le livre du Hygge, et j'ai, par la même occasion, fait ma première véritable expérience de lecture feel good

Chaque page du livre était un petit plaisir que je m'offrais. 
Pas parce que je m'évadais dans un autre monde, comme avec un roman, mais parce qu'il véhiculait énormément de positif.

Alors quand je l'ai refermé, j'ai su que je voulais continuer l'expérience. J'ai commencé à acheter le magazine Simple Things, une grosse bouffée d'air orientée slow living et petits bonheurs du quotidien, et je me suis abonnée à la newsletter One Minute Project qui partage, en une minute de temps de lecture, des idées inspirantes. 


Sourire plusieurs fois par jour


Je crois que je ne cesserai jamais d'être bluffée par les pouvoirs du corps humain.

Il existe notamment un tour de passe-passe d'une simplicité enfantine pour se recharger les batteries de l'esprit quand on a un coup de mou ; il suffit d'actionner nos muscles du sourire.

Je n'ai pas forcément envie de sourire quand un projet ne se déroule pas comme prévu. Ou que notre réservation pour les vacances est encore tombée à l'eau (on a dû s'y reprendre à quatre fois pour trouver un appartement à Copenhague, cet été...).

Mais se forcer à sourire, ça marche. Un sourire qui remonte jusqu'aux yeux, comme un vrai sourire même si le cœur n'y est pas (encore). Parce que notre corps est dupé, qu'il va produire des ENDORPHINES qui vont permettre de ressentir une sensation de bien-être intérieur, et de réduire la libération de cortisone, l'hormone du stress !


Lister et se souvenir


Lorsqu'il y a un pépin, on ne peut pas simplement l'occulter. Des études montrent même que se forcer à rester positif est contre-productif. Parce qu'on se sent mal d'être mal ; on se culpabilise d'être triste alors qu'on a tout pour être heureux.

L'idée, c'est plutôt de ne pas ruminer.
Accepter la situation sans y repenser pendant trois mois.

Parfois, ce n'est pas facile.
Mais dans ces moments-là, je liste mentalement les choses qui m'ont rendue heureuse. Pas dix jours en arrière, mais dans la journée même. Combien j'étais contente de prévoir un brunch avec ma meilleure amie. Ou de voir que nos dix plants de fraises ont tous bien pris et vont certainement nous donner une belle petite récolte dans quelques mois.

Le cerveau retient plus facilement les critiques ou les mauvaises nouvelles ; il s'agit alors de l'inviter à faire le contraire.

Meik Wiking, dans Le Livre du Lykke, propose de créer un "fichier à sourires" ; de consigner régulièrement ce pour quoi nous sommes RECONNAISANTS, mais aussi de noter les commentaires positifs que l'on a reçus... sans obligation de le faire quotidiennement, pour éviter que ça ne devienne une corvée.


Danser avec tout son corps


Se défouler, aussi, produit de l'endorphine.
Ajouté à une musique qui bouge bien et qui donne envie de sauter dans tout l'appartement, c'est ma petite recette très personnelle pour me RE-BOOSTER.

Pas forcément quand ça ne va pas fort, d'ailleurs.
Mais quand l'envie m'en prend, j'attrape ma playlist avec quelques titres de rock alternatif / rock électro dedans (Shaka Ponk, Imagine Dragons...) et je monte le son suffisamment pour en profiter sans gêner les voisins. 

Et je danse, seule, comme on danse sans se soucier du regard des autres ; quand on se laisse juste porter par le rythme de la musique. Sur deux - trois chansons, tout au plus. C'est suffisant pour m'épuiser, et me recharger, paradoxalement.


Trier le négatif


Difficile à écrire, comme conseil.
Mais en prenant le temps de comprendre ce qui nous provoque ces petits coups de mou, on peut se rendre compte qu'une activité que l'on pensait aimer est la source de notre stress ou de notre anxiété quotidienne.

Pour certaines personnes, ce sont les réseaux sociaux. Une activité sportive pour laquelle on fait des compétitions. Des relations avec des personnes trop négatives pour nous. Et même le travail, ce qui fut le cas pour moi, il y a trois ans.

C'est sans doute la chose la plus dure à faire : AGIR pour changer ce qui ne va pas. Faire le tri et laisser derrière soi ce qui ne nous rend pas heureux. Mais c'est un premier pas pour oser vivre la vie dont on rêve.

Oser vivre la vie dont on rêve

17 nov. 2017


Je crois que je n'ai jamais vraiment fait ce que l'on attendait de moi.
Ou ce que l'on essayait de prévoir pour moi.

Des études de médecine, un travail en C.D.I, une vie de famille avec un enfant avant 30 ans... Ce n'est pas moi. Pas la vie dont je rêve, mais celle que l'on colle à une très bonne élève ou à une jeune femme en couple depuis 11 ans.

Ce n'est pas toujours évident, mais j'ai toujours fait en sorte de CHOISIR mon chemin.
Pour n'avoir aucun regret.

Faire un bac S pour assouvir ma soif de connaissance en science ; partir en lettres et arts du spectacle pour mon amour des beaux mots et de la scène ; me laisser porter par la vie et mettre un pied dans le monde de l'intermittence du spectacle, et finir par accepter un C.D.I avant d'entamer un nouveau chapitre professionnel, à mon compte.

J'ai eu la bougeotte, envie de rattraper le temps et vivre à 1000 à l'heure.
Et puis de ralentir.
Profiter de la vie.

Dans un peu moins d'un an, je changerai de dizaine.
30 ans. C'est quelque chose. Une fête avec les proches. Un chiffre rond. Un cap peut-être.

Mais ce sera surtout dix années derrière moi à choisir la vie que je voulais vivre. Celle dont j'avais envie, même si tout n'est pas toujours parfait. Dix ans à toucher du doigt la vie dont je RÊVE; une vie faite de choix qui ne me sont pas dictés par la société.

Ce n'est pas toujours évident, mais j'ai toujours fait en sorte de choisir mon chemin.
Pour n'avoir aucun regret.

Et j'avais envie de partager avec vous ces quatre étapes par lesquelles, inconsciemment ou non, je suis passée chaque fois que j'ai ressenti le besoin de me lancer.


Écouter

SES ENVIES


C'est sans doute la chose la plus dure. Et le premier pas pour se lancer. 
Apprendre à s'écouter, oser rêver et surtout oser vouloir rêver.

Parfois, c'est le corps qui nous aiguille. Quand j'ai choisi de quitter mon C.D.I pour me mettre à mon compte, mon corps avait lancé les signaux d'alarme depuis des mois. Jamais malade, je choppais tous les microbes qui passaient. La fatigue s'accumulait, et un simple montage de dressing m'a valu une belle tendinite au poignet. Trop stressée, plus suffisamment bien dans mon quotidien... mon corps en a payé les conséquences.

Alors j'ai décidé d'y mettre un terme. Même si je n'aurais pas dû attendre autant.

Et parfois, écouter ce que les gens imaginent pour nous est un vrai DÉCLIC. On se rend compte que ce n'est pas de cette vie dictée par d'autres que l'on veut, et on décide alors de (re)découvrir ce que l'on souhaite vraiment.


Définir

SES OBJECTIFS


Je crois que c'est, quelque part par ici, que réside la clef du bonheur.
Ce moment où l'on réussit à déterminer quelle vie nous rendrait vraiment heureux. Parce que c'est alors tout un projet qui se met en place ; un peu comme quand on planifie les vacances d'été !

Et je pense d'ailleurs qu'il faut voir cette quête de notre vie rêvée comme nos vacances : viser un objectif idéal mais ATTEIGNABLE pour ne pas se décourager et avoir la satisfaction d'y parvenir... avant de passer à l'étape suivante.

(Avoir des supers pouvoirs, c'est sympa, mais a priori, difficile à atteindre. Et d'ailleurs, est-ce que ça nous rendrait vraiment heureux ?)

C'est une démarche très personnelle : peut-être que c'est un film ou un livre, qui va nous faire prendre conscience que l'on rêve de plus voyager, d'avoir une belle carrière professionnelle ou de fonder une famille.

Ce petit shoot de bonheur, pour ma part, je le retrouve chaque fois que je me plonge dans une lecture feel good : un magazine ou un livre qui parle de slow life et de petits bonheurs du quotidien. Une vie plus proche de l'instant présent, qui est aujourd'hui la vie vers laquelle je tends.


Lister

LES ÉTAPES


J'adore les listes.
Cette satisfaction de rayer une étape et de passer à la suivante, rien de tel pour visualiser l'avancement de son projet.

Mais on peut aussi la faire mentalement.
L'important, c'est de garder en tête chaque petite chose à faire pour atteindre son but, que ce soit épargner pour acheter une maison, développer son réseau professionnel pour obtenir un poste qui nous tient à coeur, ou rencontrer des associations pour faire du bénévolat.

Et quand je butte, quand je doute ou quand je ne suis plus sûre de pouvoir me lancer, je me pose deux questions (qui peuvent donner sujet à deux nouvelles listes, on ne se refait pas !) : 

- au pire, si j'échoue, qu'est-ce qu'il peut arriver ?
- et au mieux ?

Oser

CHANGER D'AVIS


Mais surtout, je pense fermement qu'oser vivre la vie que l'on rêve, ce n'est jamais une fin en soi.
C'est un projet, un voyage, qui en appelle d'autres.

On n'a pas les mêmes envies à 20 ou 30 ans.

J'ai longtemps rêvé vivre en ville, moi qui suis originaire d'Ardèche. Pouvoir sortir au cinéma ou au restaurant en semaine, découvrir les riches programmations des théâtres et profiter des dernières nouveautés des boutiques qui n'existaient pas chez moi. 

Et maintenant, j'y vis, depuis 8 ans.
Je suis bien, mais j'ai aussi envie, dans quelques années, d'avoir une maison en dehors de la ville, avec un potager rempli de potimarrons à l'automne...

Peut-être que les gens diront que je ne sais pas ce que je veux.
Moi, au contraire, je crois que je sais exactement ce que je veux : écouter mes envies et me lancer le DÉFI de les réaliser.



Viser

(PLUS) HAUT


Parce qu'on peut être une femme et avoir de l'ambition professionnelle.
Être créative.
Avoir envie de fonder une famille ou pas.
Dépasser ses limites et devenir athlète de haut niveau...

En somme, on peut vouloir Viser Haut comme le dit très bien la campagne Cache-Cache qui met à l'honneur des femmes ambitieuses qui ont décidé, un jour, de se surpasser et de s'épanouir dans la vie qui les faisait rêver.

La vision de la femme dans la société me tient à cœur (vous l'avez peut-être remarqué avec les tweets que je partage régulièrement sur le sujet), alors je suis TRÈS heureuse de faire partie de ce beau projet qui, j'espère, vous donnera envie, vous aussi, de vivre votre vie comme vous l'entendez.



Manteau, pull et écharpe Cache-Cache - Jean Le Temps des Cerises - Sac Lancaster - Bottes Eram

Article en collaboration avec Cache-Cache

Vers une vie plus lagom

8 nov. 2017


Autant j'avais décidé de ne pas suivre le mouvement en achetant le livre du hygge comme tout le monde semblait le faire, autant j'ai immédiatement voulu en savoir plus sur le lagom quand on a commencé à vraiment en entendre parler.

Pas que je me sentais plus proche de l'art de vivre suédois que danois.
Au contraire.

Vivre mieux avec moins...
Ni trop, ni trop peu...

Contrairement à l'ambiance cocooning et réconfortante du hygge, qui est absolument tout ce que j'essaie d'amener dans mon quotidien, le lagom semblait plus éloigné de moi. Mais aussi ce vers quoi je voulais aller. Un art du SLOW LIVING qui m'attire.

Et puis, j'y ai pris goût, à ces lectures feel good, très positives, qui nous font voyager et découvrir de nouvelles cultures autrement que par l'image.

Alors j'ai lu.
Deux livres, très différents bien qu'ils portent sur le même sujet.

- Lagom, vivre mieux avec moins, la méthode suédoise d'Anne Brones m'a permis de mettre un pied dans la culture suédoise, sans m'y faire vraiment adhérer. Le ton, didactique et parfois un peu culpabilisant (sur les sujets de l'environnement), était moins en adéquation avec mon envie de me faire du bien en lisant, bien que j'ai beaucoup aimé certaines recettes partagées dans l'ouvrage, à tester très vite.

- Le livre du lagom, l'art suédois du "ni trop, ni trop peu" d'Anne Thoumieux m'a fait faire le grand saut, le soir avant de m'endormir, ou à l'heure du fika ; il m'a fait découvrir une société suédoise que j'avais touché du doigt en allant à Stockholm, et fait approfondir ce que j'en avais un peu appris.

Ces deux lectures m'ont laissé un sentiment très lagom je crois, de ni trop ni trop peu ; je n'ai pas envie d'adopter le lagom dans tout ce qu'il implique, contrairement au hygge, mais il y a des aspects de ce mode de vie qui me parlent énormément, et pour lesquels j'ai envie d'être plus lagom. 

Et c'est ce que j'avais envie de partager avec vous. 
Je ne vais pas vous parler de cette culture sociétale dans laquelle il faut rester à sa place, être dans la norme, ne pas trop se démarquer... ce n'est pas quelque chose dont je me sens proche. En revanche, tout cet autre aspect du lagom, très "slow life", a complètement trouvé une résonance en moi.


Un rythme de vie

PLUS DOUX


Sans doute la chose que j'essaie de faire avec le plus d'ardeur, et qui me donne le plus de mal. Parce que ce n'est pas facile de nager à contre-courant et de ne pas se laisser embarquer dans le tourbillon de la vie quotidienne.

Mais c'est aussi ce que je recherche le plus.
Adopter un rythme moins soutenu pour vraiment PROFITER de la vie.

C'est prendre un dimanche après-midi pour se promener dans les bois, loin du brouhaha de la ville qui ne s'endort jamais.
Se lancer dans une recette de brioche qui demande de la patience et du temps pour lever toute une nuit avant de pouvoir être dégustée.
Lâcher les réseaux sociaux et les tweets qui défilent pour se plonger dans un roman...

Lever un peu le pied pour ne pas toujours chercher à abattre plus de travail, faire plus d'activités... mais rechercher plutôt l'expérience d'un moment simple et de qualité, dont on va pleinement profiter.


Une décoration d'intérieur

DOUILLETTE


J'adore les intérieurs Pinterest très scandinaves et épurés.

Mais chez moi, j'ai besoin de me sentir dans un petit cocon très enveloppant ; pas trop chargé, mais pas trop vide non plus. Finalement, assez lagom dans l'idée mais pas vraiment dans les faits. Mon appartement est loin d'être minimaliste, et il ne le deviendra certainement jamais. Ce ne serait pas moi.

En revanche, j'aime cette idée du design scandinave au service de la fonctionnalité ; l'abandon du plastique au profit de matières plus nobles comme le bois, le cuir ou le textile ; et la mise en avant de quelques belles pièces choisies avec soin.


Une consommation

RAISONNÉE


Je l'avoue : j'ai trouvé, au fond de mon dressing, un ou deux vêtements que je n'avais jamais réellement porté. C'est un peu le coup dur quand on cherche à mieux consommer, mais c'était aussi un constat nécessaire pour confirmer ma volonté d'acheter plus raisonné.

Et plus DURABLE.
Un peu plus cher aussi, forcément, mais au profit de la qualité.
Ce qui peut être l'occasion de jolis cadeaux d'anniversaire ou de Noël !

Du coup, j'ai décidé de me mettre en quête de deux indispensables de ma garde-robe automne/hiver, que je porte tous les ans et que je rachète trop souvent : un beau manteau gris clair ou beige, et une paire de bottes camel ou cognac. 

En espérant trouver deux pièces de belle qualité, quitte à y mettre un peu plus le prix, mais à y garder au fil des années.

Mes petits gestes pour mieux acheter mes vêtements


Une vision

DURABLE


Il y a quelques temps, j'ai fait ma première teinture de vêtement ! Un short qui était bons pour faire des chiffons tellement la couleur était passée, mais dont le tissu était encore en parfait état.

Et je crois que ça m'a fait encore plus plaisir, de le voir ressortir comme neuf, que si j'en avais racheté un.

Déjà parce que j'ai besoin d'en essayer 156 avant d'en trouver un seul qui me va réellement. Et parce que celui-là, je l'ai déjà porté des centaines de fois, et que je sais que je suis réellement bien dedans.

Réparer plutôt que racheter semble être une notion plus présente dans la société suédoise (d'ailleurs, leur gouvernement veut baisser les taxes sur les réparations et les rendre déductibles des impôts), parce que c'est lagom ; plus respectueux de l'environnement et plus durable.

Ce sont des petits gestes que l'on a oublié, comme recoudre un bouton perdu ou faire refaire une semelle de chaussures ; des petits gestes que j'ai envie de retrouver.


Une nature

PLUS PROCHE DE NOUS


Ce qui m'a le plus surprise lorsque j'ai survolé la Suède avant d'atterrir à Stockholm, c'est le vide. Ou l'omniprésence de la nature. Des lacs gelés ; des terres pas toujours cultivées... pour seulement une ferme ou deux séparées par des dizaines de kilomètres.

C'est peut-être ça qui fait que les suédois sont plus proches de la nature que nous.
Et plus ATTACHÉS à elle.

Ils ont naturellement tendance à y passer leurs week-ends ou leurs vacances, parce qu'elle les entoure.

Vider l'eau usagée d'un vase dans une plante qui a besoin d'eau, donner une seconde vie à ses vêtements en faisant un vide-dressing... autant de petits gestes simples mais qui contribuent à moins épuiser les ressources de notre planète.

Mes petites habitudes éco-responsables du quotidien : partie 1 et partie 2.


Un équilibre de vie

À (RE)TROUVER


Finalement, ce que je retiens de ces deux lectures, et ce qui me plait dans le lagom, c'est cette recherche d'un équilibre de vie pour mieux vivre sans forcément avoir plus ; une démarche très SLOW LIVING qui touche aussi bien le rythme de notre quotidien que notre impact écologique. Une façon de réduire tout cela pour (ré)apprendre à profiter de ce que l'on a déjà.

En somme, c'est trouver la juste dose.
Et (re)trouver le bonheur.

Ce qui ne veut pas dire, pour moi en tout cas, qu'il faut se contenter d'un appartement si on rêve de vivre dans une maison ; d'avoir trois plantes si on veut se créer un cocon végétal de dix plantes... mais plutôt qu'il peut être bon de trouver un équilibre (qui nous est propre), et qui parvienne à pleinement nous satisfaire.

Et si vous avez envie de (re)découvrir le mode de vie danois : Le hygge mis en pratique.

Prendre deux minutes de plus pour... profiter !

19 avr. 2017


Est-ce que ce n'est pas un peu paradoxal... ?

Dans ce monde où tout va trop vite, où je suis à peine descendue en Ardèche pour le week-end que mon alarme me réveille déjà à 7h22, le lundi matin...
Deux minutes, c'est déjà TROP.

Trop long.
Trop de temps perdu.

J'avoue, parfois, j'ai tellement l'impression de courir après le temps que, mentalement, je chronomètre tout. Deux minutes pour avoir une eau à température pour mon thé, je suis encore dans les temps ; quatre minutes d'infusion pour mon Earl Grey, je me fais plaisir mais je prendrai les escaliers parce que l'ascenseur risque de me mener au septième avant de me laisser plonger au -3 pour récupérer mon vélo ; retirer le cadenas, rappeler l’ascendeur, monter au rez-de-chaussée, enfiler mes lunettes de soleil et filer à un rendez-vous... Finalement, ce sera thé vert, deux minutes d'infusion.

Prendre deux minutes de plus, c'est quoi ?
Choisir le thé qui me faisait envie plutôt que celui qui rentrait dans mon emploi du temps ?

C'est pas facile, de prendre deux minutes de plus pour PROFITER de la vie. Pas au quotidien. Pas dans ce monde où tout va trop vite. Où deux minutes, c'est deux fois une rotation de feux tricolores.


Apprécier

UN TRAJET EN VÉLO


Alors j'ai essayé.
J'ai pris mon vélo après avoir bu mon thé vert que j'aurais préféré boire au goûter mais qui me faisait gagner deux superficiellement précieuses minutes, et je suis partie au sport.

Et j'ai réduit le rythme infernal que je m'impose en regardant ma montre toutes les 3/4 de deux minutes. Et je suis arrivée deux minutes plus tard. Et mes cuisses ne me brûlaient pas déjà au trente-sixième degré ; mes yeux s'étaient largement baladés de façades en façades ; j'avais le sourire sur le visage, et mon trajet était passé du statut de passage obligatoire pour me rendre au sport, à une AGRÉABLE promenade matinale que j'avais la chance de m'octroyer avant de commencer ma journée.

En plus de ça, y aller mollo sur la pédale, ça a deux avantages beaucoup plus terre-à-terre : on n'arrive pas à destination en sueur, et on évite de faire travailler ses muscles en puissance (et ça, c'est cool, parce que puissance = muscles qui prennent du volume = grosses cuisses ; et j'avoue, je suis plus intéressée par le combo endurance = cuisses qui s'affinent).


Profiter

D'UN REPAS SUR LE POUCE


En fait, il semblerait que prendre deux minutes de plus, ça aide à savourer ces petits moments ordinaires du quotidien, plutôt que de les vivre par habitude.

Comme le matin, quand on est un peu pressé et que l'on avale son thé en l'espace de dix secondes, et qu'on a à peine eu le temps d'avoir le goût de la tranche de pain en bouche qu'elle n'est déjà plus là.

Ce que j'aime, le matin comme pour tous les autres repas de la journée (goûter y compris), c'est prendre deux minutes pour : choisir la vaisselle qui s'accorde à mon humeur et ranger les quelques casseroles / verres qui traînent pour faire place nette. Pas grand chose, en soi, mais suffisant pour : 1, oublier les factures / le rendez-vous chez le médecin et la to-do-list qui n'en finit plus, le temps du repas, et 2, prendre le temps d'APPRÉCIER l'instant présent.

En plus, ça nous sur la bonne voie pour le reste du repas. Prendre le temps de manger (et surtout de bien mâcher), ça aide à : moins manger, parce que le cerveau a besoin de 15-20 minutes avant de transmettre le message de satiété, mais aussi à moins ressentir l'envie de manger pour l'envie de manger, parce que savourer permet de faire plus attention aux saveurs et aux arômes, ce qui permet d'arriver à une satiété gustative sans frustration !


Se débarrasser

D'UNE CORVÉE QUOTIDIENNE


Le problème, c'est qu'on n'a pas forcément envie de prendre deux minutes de plus pour quelque chose qui nous semble être une corvée ET une perte de temps.

Comme le soir, quand il faut une énième fois passer par la case salle de bain pour se brosser les dents et retirer ce mascara qui est si difficile à enlever. Même s'il est absolument impensable, pour moi, de me coucher maquillée, j'avoue que je ressens toujours une mini-flemme rien qu'à l'idée de sortir mon eau micellaire. Soyons honnête.

Mais j'ai aussi remarqué que si je prenais deux minutes de plus pour faire tout ça, ce moment devenait inconsciemment plus plaisant. Mes gestes sont plus doux et plus lents, et la corvée devient un moment de soin rien qu'à moi.

C'est un peu comme si on comparait nettoyer sa salle de bain ou la décorer. Dans le premier cas, on fait ça vite, pour s'en débarrasser, et c'est une corvée ; dans le second cas, on prend le temps d'imaginer où va aller chaque chose pour que la pièce soit à notre goût.

Ben voilà, c'est pareil, avec le nettoyage de la peau ou le brossage des dents. Soit on fait vite, et ce n'est pas agréable, et donc c'est une corvée ; soit je prends deux minutes de plus pour le faire, et ça devient physiquement agréable.

En plus de ça, deux minutes, c'est de toute façon le temps qu'il faut pour bien retirer la plaque dentaire ; et la peau apprécie d'autant plus les gestes délicats puisqu'ils préservent son élasticité !


Alors, dites-moi : pour quoi allez-vous essayer de prendre deux minutes de plus ?

Le hygge mis en pratique

17 mars 2017


J'avais décidé de ne pas l'acheter, ce livre.
L'avoir vu dans 80% des publications instagram de la fin d'année semblait m'avoir convaincu de ne pas faire le mouton en me précipitant dans la première librairie venue.

Pourtant, à première vue, ce livre était fait pour squatter ma table de chevet. Le hygge ; la méthode danoise pour vivre mieux ; les photos hyggelig qu'il contient ; c'était la continuité évidente du mode de vie qui me convient ; de cet environnement COSY et COCOONING que je me créé au quotidien.

Alors quand je l'ai croisé en encre et en papier, dans la vraie vie, au détour d'un rayon, je me suis approchée. Avec précaution. J'avais des réserves sur son contenu, qu'on se le dise. Et j'ai lu la phrase qui a réussi à elle seule à me convaincre de repartir avec, même si j'ai fait mine de le feuilleter pour prendre ma décision : "Meik Wiking, président de l'institut de recherche sur le bonheur de Copenhague".

L'auteur serait comme un scientifique du bonheur.
Parler hygge et bien-être de vie, c'est son métier. (Et en plus, il a fait un livre juste canon qui donne de s'endormir avec...)

Pour moi, c'était important de me dire que ce livre était le fruit de longues réflexions et de nombreuses études. Quoique je veuille en penser, je suis une fille très rationnelle, qui utilise son cerveau gauche à 73% (d'après ce petit test certainement pas très scientifique, mais en vrai, le résultat est plutôt probant pour moi...), et qui a besoin de preuves. De chiffres. De résultats...

Bref, je suis repartie avec mon livre que j'avais décidé de ne pas acheter, et je l'ai dévoré.
Et ça m'a fait du BIEN.
Et je me suis retrouvée dedans.
Et j'ai compris que cette façon de penser, correspondait tellement à ma vision du mieux vivre.

Alors, comme après ma lecture de Ranger : l'étincelle du bonheur, j'avais envie de partager avec vous ces choses qui m'ont fait tilt, et auxquelles je fais désormais attention au quotidien.

Une lumière

DOUCE ET CHALEUREUSE


J'ai toujours beaucoup apprécié la vue des flammes dans la cheminée, ou la lueur d'une bougie. Mais je n'avais jamais associé la douceur de cette lumière à une ambiance physiquement AGRÉABLE. Pourtant, il y avait des signes avant-coureurs, comme ma répulsion profonde pour les néons de mon bureau - quand je ne bossais pas encore à mon compte - et que je les éteignais dès que je le pouvais pour profiter de la lumière chaude du lampadaire sur pied, qui éclairait le plafond.

Tout était là : lumière chaude, éclairage indirect.

Il suffit de faire le test chez soi, en remplaçant ne serait-ce qu'une ampoule à la lumière bleue et froide (mauvaise pour nos yeux, soit dit en passant) par une plus chaude. L'ambiance en devient tout de suite plus chaleureuse.

Je crois aussi que c'est pour ça, qu'il manque toujours deux lustres dans notre appartement, après deux ans d'emménagement, et que notre projet de changer quatre lampes n'a toujours pas abouti. Je ne savais pas vraiment ce que je cherchais.


La cuisine

FAITE MAISON


En janvier, j'ai noté dans mes envies pour l'année 2017 de prendre plus de temps pour cuisiner, et de m'essayer à de nouvelles recettes. Et dans le même temps, je me suis découvert un attrait de plus en plus fort pour les plats réconfortants.

Autant, quand je vais au restaurant, j'apprécie les mets raffinés, les dressages à l'assiette minutieux, la cuisine fusion pleine de saveurs... autant, à la maison, j'ai du plaisir à cuisiner des tourtes bien généreuses et des cakes moelleux. 

Prendre le temps de faire mijoter, de couper ses légumes, de regarder son gâteau lever dans le four... on aurait presque envie de se laisser emporter par une vie AU RALENTI, par cette slow life comme on l'appelle en anglais. On essaie de reprendre le temps de vivre, mais ce n'est pas évident ni complètement naturel dans nos vies qui vont toujours trop vite. Mais livre ce livre, qui prend lui-même son temps pour parler de nourriture, de comfort food, de plaisir gustatif... c'est un peu la pichenette qui pousse à se lancer.


Un mode de vie

SIMPLE


Faire du shopping sur les Champs Elysées, ce n'est pas hygge. Mais se poser devant un jeu de société, un dimanche après-midi avec ses amis, ça l'est.

Même si la méthode danoise pour mieux vivre est devenue tendance, qu'elle est partout dans les magazines et un peu dans toutes les bouches, elle est ACCESSIBLE. Ce n'est pas le dernier sac Chanel à la mode, les cours de yoga avec coach privé devant une piscine à débordement ou le voyage spirituel au fin fond de l'Himalaya à 4500 € le billet d'avion.

Le hygge, c'est le quotidien en mieux. 
La vie, en prenant le temps de la vivre.
Les jolies choses, dans la simplicité.

Pas besoin de gagner trois fois le smic en un mois pour en profiter. C'est avant tout un état d'esprit, et des activités à partager avec ses proches : cuisiner à plusieurs mains, refaire le monde devant un feu de cheminée, faire de la luge jusqu'à ne plus sentir ses pieds, regarder Harry Potter entre amis...



Un intérieur

OÙ IL FAIT BON VIVRE


Je sais maintenant pourquoi j'aime tant m'asseoir sur le rebord de la fenêtre quand je suis dans un hôtel qui en a un : parce qu'on s'y sent bien. C'est ce que les danois appellent un hyggekrog : un petit coin douillet idéalement situé à côté d'une fenêtre, avec quelques coussins ou un plaid, où l'on peut s'installer confortablement pour lire un livre, une tasse de thé à la main.

Cliché ?
Peut-être.

Mais agréable ? 
Tellement !

Tellement, d'ailleurs, que je m'étais installée un long moment, sur ce rebord de fenêtre de mon hôtel à Stockholm, d'où j'avais snapé avant de me mettre à l'apprentissage de mon texte de théâtre.

Relire toutes ces choses sur la conception d'une décoration HYGGELIG, tel que prêter attention aux textures, ajouter des objets chinés qui ont une histoire, faire entrer la nature chez soi avec des pièces en bois et quelques plantes, et se laisser tenter par quelques objets en céramique dont les danois raffolent... cela m'a fait mettre le doigt sur pourquoi j'appréciais tant sentir le plan de travail en bois sous mes doigts dans ma cuisine, pourquoi j'aime avoir continuellement des cousins et un plaid pour pouvoir me pelotonner sur mon canapé, et pourquoi je prends bien plus de PLAISIR à utiliser mes assiettes chinées et choisies avec soin, que celles achetées à la hâte...

Parce que ces petits détails qui font sens le sont parce qu'ils sont chargés d'émotions en rappelant un bon moment passé ; comme celui où l'assiette parfaite a été trouvée sous une pile de vaisselle poussiéreuse dans une brocante par un beau dimanche ensoleillé.


Une expérience

PERSONNELLE


Le hygge, ce n'est pas clairement définissable.
Ce n'est pas une donnée scientifique, n'en déplaise à mon esprit rationnel.

Mais c'est un RESSENTI. Un VÉCU. Une expérience.
Tout comme la lecture de ce livre.

Et c'est quelque chose qui me parle beaucoup, parce qu'ici, sur le blog, chaque fois que je prends le clavier, c'est pour vous partager une expérience. On me demandait, dernièrement, pourquoi je répondais qu'un logiciel pour trouver l'amour ne faisait pas partie de ma ligne éditoriale. Pour moi, c'était évident : dans ma vie, l'amour est là depuis bientôt 11 ans. Alors comment je pourrais vous parler de la recherche de l'amour, sans l'avoir expérimenté depuis autant d'années ?

Alors voilà, Le livre du Hygge - Mieux vivre : la méthode danoise, ce n'est pas le recensement des coordonnées GPS pour trouver le bonheur. Mais c'est la découverte d'un style de vie, d'une philosophie de vie même, d'une autre façon de penser son rapport au monde et à la société. C'est ponctué d'études, de chiffres, d'anecdotes... c'est amusant, divertissant, et ça nous amène, ou en tout cas, ça m'a personnellement amené, à repenser ma façon de voir le quotidien. Ce n'est pas magique, et pour ma part, c'est dans la continuité d'une réflexion personnelle que j'ai déjà entamé depuis un petit moment maintenant. Mais si, pour moi, c'est peut-être le milieu du chemin, je suis certaine que ça peut être, pour d'autres, le début du voyage...
Louise Grenadine - blog slow lifestyle à Lyon depuis 2007