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20 févr. 2018

Mes bonnes adresses à Lyon - février

Le mardi, février 20, 2018

Cette nuit, j'avais faim.

Dans mon rêve, j'avais besoin de manger quelque chose sous peine de faire une crise de l'hypolipémie. Et je trouvais, sur un petit plateau, une grosse noix. Avec au moins huit cerneaux dedans.
Mais mauvais.
Très mauvais.

Et ce matin encore, j'avais le souvenir de ce GOÛT.
Mauvais.
Juste très mauvais.

J'étais consciente que la nourriture faisait un peu complètement partie de ma vie. 
Mais il semblerait qu'elle fasse aussi partie de ma vie psychique. Freud dirait certainement qu'il y a du refoulement de désirs gastronomiques derrière.
Ou quelque chose comme ça.

Bref, cette nuit, j'aurais aimé un repas un peu plus appétissant.
Alors ce matin, je me console en écrivant cet article de bonnes adresses lyonnaises, à la lueur de ma bougie qui sent la brioche (et qui me fait saliver) (finalement, ce n'est peut-être pas une si bonne idée) (sinon j'ai cookie aussi...).



Gabriella

PIZZE & COCKTAILS


Je pense que j'ai à peu près saoulé tout mon entourage avec cette histoire de pizza qui est juste à se damner.

Parce que la pizza, j'aime ça.
Mais le vrai gros coup de cœur, la folie dès la première bouchée, ça faisait longtemps que je ne l'avais pas rencontré.

On a tout d'abord commencé par de belles assiettes à partager, avec une burrata fondante et délicieuse. Accompagné d'un cocktail, parce que le concept même du restaurant, c'est ça : déguster une pizza et un cocktail.

À la carte, on retrouve donc le très italien SPRITZ... et ses déclinaisons. Dont le fresco spritz, très rafraîchissant : Martini Bianco, Prosecco Spumante Ponte Villoni, concombre, menthe et fleur de sureau Luxardo.

Puis les pizzas ont commencé leur défilé sur la table. Belles, appétissantes, et si bonnes que la première chose que j'ai fait, en rentrant chez moi ? Vérifier si on pouvait se les faire livrer. (Mais malheureusement, je n'habite pas assez proche de la pizzeria, donc il ne me reste plus qu'à réserver une table pour y retourner très vite !)

Ma pizza préférée ? La regina, un classique indétrônable pour moi, préparée avec de très bons ingrédients : tomates San Marzano AOP, fleur de lait de Salerne, jambon cuit aux herbes de Leoncini et champignons.

Gabriella - le Clan des Mamma
4 rue de Fleurieu, 69002 Lyon

Site internet : leclandesmamma.com



Sauvage

BAR À COQUETELS


Quand j'aime un lieu, j'ai tendance à y aller.
Y retourner.
Et y re-retourner encore.

Si bien que ça faisait un petit moment que je n'avais pas réellement testé de nouveau bar à cocktails, à Lyon.

Celui-ci a récemment ouvert dans le septième, et je suis complètement tombée sous le charme de leur carte, longue (presque) comme le bras, présentée de façon très intelligente (avec le degré d'alcool et les notes majeures sous les ingrédients)... et surtout, avec des recettes originales.

L'idée du bar était de délaisser les alcools forts classiques, et de remettre au goût du jour des apéritifs, type vermouth, petite verveine, bénédictine... un pari (plus que) réussi !

Deux cocktails que j'ai goûtés (et adorés) : 

- le Royaume de Joseon : Korean Soju infusé aux fleurs de chrysanthème, vin de "Ume" au Yuzu du Japon, Bénédictine et traits d'absinthe (servi dans la tasse à thé !),

- et le Ruby Shim : duo de vermouth rouge Antica Formula & La Quintinye, xérés Amontillado, sloe gin, bitters cassis noir de Bourgogne Lejay, noix de muscade rappée.

On s'est aussi régalé avec les TAPAS : saumon confit à l'orange et au bitter Martini Riserva, mascarpome acidulé et blinis au thym, terrine de foie gras de canard au pommeau de Normandie et chutney de pomme au foin.

Sauvage 
3 rue Montesquieu, 69007 Lyon

Page facebook : fb.com/espritsauvagelyon


Mile End

COFFEE SHOP SECRET


Malheureusement, on n'a pas encore de bar clandestin à Lyon. Mais on a peut-être bien notre premier coffee shop secret, caché au rez-de-chaussée d'un CONCEPT STORE

À l'entrée : vêtements et accessoires de mode, plutôt pour un public masculin, et à l'étage, bientôt un tatoueur. 

Mais si on descend les marches, à droite de l'entrée, on arrive dans un véritable salon souterrain, à l'ambiance douce et tamisée. Avec des canapés bleus paon et jaunes. Des fauteuils assortis. Et de petites tables en bois ou en marbre, ainsi qu'une bibliothèque remplie de livres, magazines et jeux de société ; tout le nécessaire pour faire une pause et passer un bon moment autour d'une boisson chaude.

Bref, j'étais bien.
Assise dans un des canapés jaunes avec mon chocolat chaud sur-mesure : base chocolat, lait de soja, sirop d'érable et chantilly. Accompagné d'un cookie. Et de la BFF Marie.

La carte propose les classiques espressos, americano, thés... ainsi que des boissons à composer soi-même, sur base de chocolat chaud, café glacé ou espresso, sept sirops différents, du lait au choix (soja, entier ou 1/2 écrémé) et un topping gourmand.

Reste plus qu'à essayer toutes les combinaisons possibles !


Mile End
22 rue Longue, 69001 Lyon

Site internet : mileendstore.com

16 févr. 2018

Sur la route de l'Ouest islandais - Borgarnes et Stykkishólmur

Le vendredi, février 16, 2018

La prochaine étape de notre séjour était la côte Ouest de l'Islande.
Et c'était finalement le deuxième et véritable départ de ce ROAD TRIP.

Après avoir roulé dans la péninsule de Reykjanes, nous avions passé une dernière nuit à Reykjavik. Avec la douche chaude qui sentait le souffre mais dont l'odeur était presque devenue notre petit canard de bain. À se faire remarquer les 30 premières secondes puis à faire partie du décor, les cinq minutes suivantes. 

Ce matin-là, nous rendions les clefs pour nous lancer (un peu) à l'aventure.
Avec un carnet de route bien préparé.
Toujours.

Une envie irrepressible de s'arrêter à chaque virage pour contempler le paysage et l'immortaliser à travers la lentille de mon appareil photos. Aussi.

Et le GPS nous indiquant inlassablement la même et unique route en direction de notre première étape : Borgarnes ; une petite ville située au bord du fjord Borgarfjörður. Avec les moutons pour compagnons de route.


Partout.
Ils étaient absolument partout.
Le long de la route. Comme sur la route.
À traverser sans crier gare. Un peu comme chez eux. À nous regarder (parfois) de travers comme si nous étions en trop.

Ce qui n'était certainement pas faux.
Sur les routes Islandaises, on a cette sensation (très juste) que le bitume est en trop.
Qu'il est posé là, en plein milieu d'une NATURE qui n'a rien demandé. Qui était là bien avant nous. Et qui s'est juste fait coloniser par les hommes.

Les moutons s'en fichent, de notre code de la route. De l'absence de passages piétons. De la priorité à droite.

Et ça fait du bien, de se rendre compte de ça.
De profiter de ce calme. De cette nature omniprésente. Et de cette quasi absence de l'être humain, si ce n'est cette longue bande de goudron.


Après avoir roulé près d'une heure et demie dans ces paysages déserts, on rejoignait la première ville : Borganes. Moins de 2000 habitants au compteur ; un village pour la France. Et pourtant la vingtième ville la plus peuplée d'Islande !


Borgarnes


On était en plein mois d'août, et tout ce que l'on espérait trouver, c'était de la soupe.
Un bon gros bol de soupe de mouton bien typique pour nous réchauffer de l'intérieur et nous rassasier les papilles.

Notre guide papier recommandait de s'arrêter au restaurant Edduveröld, pour ses plats simples et locaux, et sa belle vue sur le rivage. 
On est passé devant.
Deux fois.
Avant de comprendre que l'adresse avait changé de nom, pas d'emplacement.

Mais les autres petits cafés et leurs sandwichs à la carte ne comblaient pas nos attentes. Alors on a poussé la porte de Englendingavík... et grand bien nous a pris !


Une belle salle très cosy, avec du bois partout et une carte absolument typique.
Et courte. 
Synonyme de produits frais.

Une dizaine de minutes plus tard, nous avions notre goulash de mouton au bout de la cuillère, et du pain beurré à tremper dedans.

RÉCONFORTANT comme un petit plat de grand-mère.
Avec la vue dont le livre ventait les mérites.

Englendingavík
Skúlagata 17, Borgarnes

Page facebook : fb.com/Englendingavík


Un petit tour au Ljómalind Local Market plus tard - qui regroupe plusieurs petits producteurs et artisans de la région (charcuterie, confitures, vêtements en laine, bijoux...), on reprenait la voiture. Les moutons toujours en bord de route.

Et des cascades...
Nos premières cascades islandaises, à quelques dizaines de mètres de la route.


Les premières d'une longue série, dont j'ai rapporté chaque fois un petit souvenir : quelques dizaines de secondes filmées sur mon téléphone, pour emporter des mes bagages un peu de ce bruit si apaisant.

(Que je n'ai pas manqué de vous faire partager en Insta Story, d'ailleurs.)


Le plus difficile, dans ce road trip ? 
Réussir à ne pas s'arrêter tous les deux cents mètres ; il y avait toujours quelque chose à voir !

Mais on a - contre toute attente ? - réussi à atteindre Stykkishólmur en milieu d'après midi.


Stykkishólmur


C'est la plus grande ville de la péninsule de Snæfellsnes. En bord d'océan, avec un petit port et des habitations colorées absolument charmantes (et typiques !).

Tout au bout de ce port, une route aménagée sur la mer permet de rejoindre une petite île de basalte, du nom de Súgandisey. Un phare est placé à son sommet, et il est possible d'y monter pour prendre un peu de hauteur et profiter de la vue.

Sur l'ensemble de la ville.
Le port.


Et l'océan, à perte de vue d'un côté.
Des îles, au milieu.
Et des montagnes, de l'autre côté.


En redescendant vers la ville, on a fait une petite halte dans l'adorable boutique de décoration Bókaverzlun Breiðafjarðar avant de chercher un endroit pour goûter. En vain.

Les restaurants étaient fermés ou ne servaient que le repas. Alors on a opté pour un peu de chocolat acheté au supermarché du coin que l'on se réservait pour un bon gros chocolat chaud, une fois arrivés à l'auberge de jeunesse.

On logeait au Grundarfjörður HI Hostel, pour deux nuits.
Au pied de la montagne Kirkjufell, ou presque.
Avec la vue sur l'océan depuis la cuisine commune. 
Un magnifique coucher de soleil accompagnant notre tasse de chocolat chaud.

Grundarfjörður HI Hostel
Hlíðarvegur, 350 Grundarfjörður

Site internet : hihostels.com


Grundarfjörður


On a profité de cette belle lumière de fin de journée - à 18h, tout au plus ; on se trouvait au nord, très au nord ! - pour une petite PROMENADE à pied, dans la ville... avant de se préparer une soupe de fruits de mer et de filer au lit pour reprendre la route, le lendemain matin, pour découvrir la péninsule de Snæfellsnes.

Egalement sur l'Islande :


13 févr. 2018

Midnight Pest - cocktail vodka & fleurs de sureau

Le mardi, février 13, 2018

J'avoue tout : on a piqué ce cocktail à un barman de Budapest.

Quand on voyage, on aime bien prévoir une ou deux sorties, dans des bars à cocktails, pour découvrir de nouvelles saveurs... et de nouvelles idées à emprunter sans modération pour notre petit bar clandestin - comme on appelle notre appartement quand nos amis viennent s’accouder à l’îlot central de notre cuisine, le temps d'une soirée.

Rob Hemingway, qu'il s'appelait.
Plutôt SEC et très savoureux. 
Avec une petite touche SUCRÉE apportée par l'émulsion à la fleur de sureau.

Il nécessite quelques bouteilles un peu moins classiques que pour un mojito, mais le bon côté, c'est qu'une fois qu'on les a, on a de nombreux cocktails en perspective... l'occasion de rassembler ses proches pour une petite dégustation !

Ingrédients


- 4 cl de vodka Grey Goose ou Żubrówka Biała
- 2 cl de Cointreau, liqueur d'écorces d'oranges douces et amères
- 1 cl de Marasquin Giffard, liqueur de cerises aigres
- 2 cl de jus de citron vert
- 1 blanc d'oeuf
- 1 cl de St Germain, liqueur de fleurs de sureau
- des glaçons

On peut remplacer la liqueur de fleurs de sureau par un sirop de fleurs de sureau ; la liqueur donne une saveur plus délicate mais le sirop apportera plus de sucre.


Matériel


- un petit verre
- un shaker
- un émulsionneur
- un doseur à cocktail
- une coupe à champagne ou un verre martini

Recette


1. Séparer le blanc du jaune d’œuf, et conserver le blanc dans un verre de petite taille.
2. Dans le shaker, verser la vodka, le Cointreau, le Marasquin et le jus de citron vert.
3. Remplir de glaçons et "shaker" fort, jusqu'à ce que le shaker devienne glacé. Réserver.
4. Ajouter la liqueur de fleurs de sureau, ou le sirop de fleurs de sureau, au blanc d’œuf.
5. Émulsionner jusqu'à obtenir une mousse blanche, épaisse et onctueuse (mais pas ferme).
6. Verser le contenu du shaker en filtrant les glaçons, puis le mélange blanc d’œuf / fleur de sureau.

Bonne dégustation !


9 févr. 2018

Une journée détente à Courchevel

Le vendredi, février 09, 2018

Je n'attendais que ça.
Mettre les deux bottes dans la neige et l'écouter craquer sous mes pas.

Après un petit déjeuner parfait au chalet, le programme était simple : PRO-FI-TER du temps magnifique qui régnait en maître au-dessus de la station de Courchevel. Honnêtement, on ne l'aurait pas parié en quittant la grisaille lyonnaise !

Mais au réveil, c'était la bonne surprise.
Un grand ciel bleu.
Un soleil à nous donner envie de délaisser les écharpes.




Station de Courchevel


Un temps parfait pour se promener entre les nombreux chalets qui jalonnent la route de Courchevel 1850... et pour se retrouver au milieu d'une piste de ski, le chéri, le chien, et moi.

Ce qui n'était, disons-le tout de suite, absolument pas prévu.
On a tranquillement commencé notre promenade matinale par le centre, en passant devant l'office de tourisme et les (magnifiques) boutiques de luxe (toutes dans des chalets plus beaux les uns que les autres).

La montagne en face pour compagnon de route, le bruit de nos pas dans la neige (toujours), les skieurs attendant la navette jusqu'au télécabine, les chiens en promenade...






... puis les skieurs.
Juste à côté de nous.
Sur ce qui ressemblait à une piste verte sur laquelle on s'était engagé sans savoir comment.

Ou plutôt si : avec la bénédiction de google maps qui nous indiquait le plus court chemin pour rejoindre le restaurant... sans doute une route transformée en piste de ski durant la saison hivernale.


On s'est fait tout petit, laissant nos huit empreintes comme seuls témoins de notre passage.
Ou presque.


Centre Aquamotion


Je crois que l'on aurait difficilement pu faire un séjour plus axé détente.

Après une matinée à remplir nos poumons de dizaines de kg/m3 d'air pur, on était attendu pour quelques heures encore plus relaxantes au centre Aquamotion de Courchevel ; un IMMENSE (15 000 m2, je crois que le mot n'est pas trop fort) centre aquatique, balnéo, fitness et spa.

On a commencé par tout visiter : piscines (au pluriel ; avec un bassin où rien n'est interdit, ni les bombes ni les plongeons... j'aime beaucoup l'idée !), toboggan, espace de surf, saunas, hammams, mur d'escalade...

Puis on a fait notre choix : filer du côté bien-être où règne un calme absolu.


Grotte marine, bassin balnéo, jacuzzi... et le bassin en extérieur avec ses cascades, ses jets massant, et sa vue sur la montagne... on a tout fait !

Les trois saunas aussi.
Pour découvrir les variations de température (même celui à 90°C !), et juste se poser un instant, en sentant tout son corps se réchauffer et réagir sous la chaleur chaude et sèche de la cabine... le moment idéal pour s'ouvrir à la pleine conscience.



Avant de reprendre la route, en direction de Lyon, un ultime rendez-vous DÉTENTE était prévu.

Une heure de soin : vingt minutes dans un bain hydromassant, en cabine, avec une musique douce et une lumière tamisée pour favoriser la relaxation ; puis quarante minutes de massage du corps, qui sont passés bien trop vite pour changer.

(Mais j'avoue, je pourrais vite devenir accro aux massages. Cette sensation de ressortir délassée comme jamais, avec un corps en chewing gum et la tête totalement vidée... addictif !)

Aquamotion
1297 Route des Eaux Vives, 73120 Courchevel

Site internet : aquamotion-courchevel.com


Bonnes adresses


Et comme un bon séjour hors de la maison ne serait pas complet sans de bons petits plats, nous avons aussi passé un peu de temps à table :

- au restaurant de l'hôtel Fahrenheit Seven, le samedi soir. Une assiette de burrata à partager, en entrée, qui a fait l'unanimité (burrata fumée, à la truffe, à la crème...) avant de passer à l'excellente fondue à la truffe que j'aimerais tellement refaire à la maison !


- et au restaurant Le Chabotté, le dimanche midi, après notre promenade dans la station de Courchevel. La présentation soignée de chaque assiette et les saveurs des bons produits utilisés en cuisine... je leur aurais bien piqué leur recette de purée à la carotte et à la patate douce d'ailleurs !


Un grand merci à l'agence Vie Publique, au centre Aquamotion et à l'office de tourisme de Courchevel pour cette belle invitation.