Que cherchez-vous ?

17 oct. 2018

Petites actions et entraide depuis mon smartphone

Le mercredi, octobre 17, 2018

Souvent, ce que je regrette dans mon métier, c'est de ne pas avoir une véritable utilité.

Je ne sauve pas des vies d'un immeuble en feu.
Je ne soulage pas la douleur d'un bras cassé.
Je ne recueille pas non plus d'animaux abandonnés.

Je vous le confie, comme ça. J'aimerais pouvoir être plus utile, à mon niveau. 
Aussi petit soit-il.

C'est sans doute pour ça que j'ai tout de suite été happée par un article sur l'app store, au sujet d'un jeu qui AIDE la recherche scientifique.

C'était il y a un peu plus d'un an, je pense.
J'ai cliqué.
Et j'ai commencé à me dire que ce serait génial de pouvoir apporter sa petite pierre à la société, ne serait-ce qu'à travers notre smartphone. Parce qu'on est nombreux, aujourd'hui, à passer des heures dessus.

Bref, j'ai fait quelques recherches, et j'ai trouvé trois projets / services, tous très différents, mais qui ont chacun leur UTILITÉ dans le monde. Juste grâce à quelques clics.

Ce n'est pas grand chose.
Un tout petit peu de mes octets que je leur offre.

Je voulais vous en parler car je me suis rendue compte, au fil de nos échanges, que l'on avait énormément de valeurs en commun. Et j'ai pensé que, peut-être vous aussi, vous aimeriez contribuer à ces projets.


Un jeu pour la recherche scientifique



Sea Hero Quest, c'est un jeu plutôt simple en apparence (faire naviguer un bateau, lancer des fusées et photographier des monstres marins), mais qui a été créé dans le but de collecter des données sur nos capacités d'orientation afin de comprendre, prévenir et peut-être même guérir la DÉMENCE.

Les chercheurs à l'origine de ce projet expliquent que jouer 2 minutes permet de générer l'équivalent de 5 heures de données en laboratoire. Et que l'étude précédente, sur la sénilité, ne comptait que 600 sujets contre plus de 3 millions pour celle-ci, grâce aux nombreux joueurs.

Je n'y joue pas tous les jours, bien sûr.
Mais régulièrement. Quand j'ai quelques minutes à tuer, ou que j'ai simplement envie de me poser et de donner un petit peu de mon temps.

Sea Hero Quest
Disponible sur App Store, Google Play et Oculus


Une application pour les personnes malvoyantes



Je crois que si l'on devait trouver une véritable utilité à l'apparition de la photo sur les téléphones, c'est celle-là. Be My Eyes, une application qui permet à une personne malvoyante ou non-voyante, n'importe où dans le monde, de décrocher son téléphone et de demander à une tierce personne "d'être ses yeux", pour quelques minutes.

Quand on n'y est pas confronté au quotidien, on n'y pense pas.
En tout cas, je n'y pensais pas.
Mais comment fait-on, quand on n'y voit pas, pour connaître la date de péremption d'un pot de yaourt ?

Depuis que j'ai installé l'application, en mai dernier, j'ai reçu deux appels. Un premier qui a été réceptionné par une autre personne (plusieurs utilisateurs sont sollicités en même temps, et le premier qui décroche est mis en communication avec la personne qui a appelé), et un second auquel j'ai pu répondre et vérifier un programme de machine à laver.

La sollicitation n'est pas très fréquente, donc. Le téléphone ne va pas sonner toutes les 10 minutes. Mais quand il le fait, on se dit qu'on a pu rendre service, parce qu'on le peut, qu'on a la chance d'avoir deux yeux fonctionnels, et qu'on peut s'en servir pour donner un petit coup de main à d'autres.

Be My Eyes
Disponible en 180 langues sur App Store et Google Play


Un moteur de recherche pour la reforestation



Même si ce n'est pas le sujet premier de cet article, vous savez que j'accorde une grande importance à tous ces petits gestes que l'on peut faire pour mieux consommer / réduire nos déchets (je vous en parlais ici, et encore ).

Mais quand on passe autant de temps que mon métier l'exige, sur internet, on a une empreinte carbone non négligeable. Avec l'électricité que l'on consomme, les e-mails que l'on envoie et ceux que nous stockons, tout comme nos nombreuses recherches sur internet.

Ecosia, c'est un moteur de recherche... qui ne va pas faire disparaître tout ça !
Mais qui permet de : rendre nos recherches plus éco-responsables car la société alimente son moteur de recherche avec une énergie 100% renouvelable, et de les transformer en ARBRES.

Ou presque.

Les bénéfices de l'entreprise sont utilisés pour replanter des arbres afin de lutter contre la déforestation (qui est un facteur du réchauffement climatique) à hauteur d'un arbre planté pour 45 recherches effectuées. Derrière ce projet, il y a toute une économie qui se met en place, parce que c'est un travail réalisé par des habitants de zones déforestées, souvent synonymes de zones très pauvres malheureusement.

Personnellement, j'ai vraiment commencé à utiliser Ecosia cette année bien que je connaissais le moteur de recherche depuis longtemps pour la simple et bonne raison que ses résultats sont générés par Bing. 
Qui n'était pas très efficace, auparavant.
Mais ça a clairement changé, et aujourd'hui, je ne conserve plus qu'Ecosia, sur ordinateur comme sur smartphone et tablette.

Ecosia
Disponible sur ordinateur, App Store et Google Play


Et vous, est-ce que vous connaissez d'autres initiatives de ce genre ?
N'hésitez surtout pas à les partager, j'aimerais beaucoup en découvrir plus !

12 oct. 2018

Découvrir le mode de vie danois à Copenhague

Le vendredi, octobre 12, 2018

Il y a déjà plusieurs années que je voulais visiter Copenhague.
On m'avait comparé son ambiance et sa qualité de vie à celle d'Amsterdam.
Et Amsterdam, ce fut un vrai coup de cœur.

Peut-être aussi parce que c'étaient nos premières vacances à l'étranger, en couple. Parce que les canaux ont cet effet si apaisant. Parce que les façades en briques ont ce charme auquel je ne sais pas résister...

Peut-être pour toutes ces raisons et d'autres, Amsterdam est une ville dans laquelle je me serais bien imaginée vivre. Alors si Copenhague avait le même esprit, je me devais d'aller la découvrir.

Qui plus est après toutes mes lectures sur le hygge et le mode de vie scandinave.
Je voulais y voir de mes propres yeux. Le ressentir véritablement, plus seulement à travers les livres.

Alors fin août, on a fait nos valises pour la capitale du hygge. Des vêtements chauds et confortables à l'intérieur, alors que l'on quittait la canicule qu'il faisait toujours à Lyon.


Nous sommes arrivés en fin de journée. À la tombée de la nuit.

Les lumières des rues nous donnant un premier aperçu  de la ville que l'on traversait pour rejoindre notre logement. Des briques un peu partout, des façades colorées... et un petit nid DOUILLET à la mode scandinave : murs et sols blancs.
Sobre.
Minimaliste.

Mais confortable à la fois. Avec un plaid posé sur l'accoudoir du canapé, quelques lampes qui renvoyaient une lumière tamisée, et un livre qui annonçait la couleur : "How to be Danish ?", sur l'étagère face au lit.



Premiers pas dans la ville


Est-ce que ce serait étonnant si je disais que l'on a commencé notre première vraie journée en terre danoise par un petit-déjeuner avec un roulé à la cannelle dans l'estomac, savouré à la lueur d'une bougie ?

Cliché, peut-être, mais dans le sens "courant. Normal. Classique".
À chaque coin de rue, les bars et restaurants avaient tout l'arsenal du hygge : des bougies allumées sur chaque table, et des plaids sur les assises des terrasses.

De quoi donner envie de s'installer et de ne plus repartir.
Bien que l'on avait rendez-vous, en guise d'introduction à la ville, avec la cérémonie de la relève de la garde.


Tous les jours, à 11h, le spectacle commence devant Amalienborg.

Le spectacle, c'est véritablement le mot. Des policiers sont même là pour "faire la circulation des touristes". Ils nous font reculer, avancer, mettre sur le côté, avancer de nouveau. Un véritable ballet d'appareils photos pour que la CÉRÉMONIE se déroule bien, mais que nous autres en profitions aussi au maximum.

Pendant une heure, les gardes défilent, font des manœuvres, avant de terminer par un petit concert donné par l'orchestre.


Je crois que nous aurons vu la ville sous tous les temps danois possibles. 
Sauf la neige.

Grand ciel bleu, pluie battante, nuages menaçants... le temps n'était pas toujours très clément, mais c'est sans doute ainsi que l'on profite le plus des belles journées... et de celles à ne pas mettre le nez dehors, bien au sec dans un château faiblement éclairé, avec la pluie frappant les carreaux en guise de fond sonore.

On a même fini par aller s'acheter le même imperméable que l'on voyait sur le dos de tous les habitants de la ville. À la boutique Rains. Il existe une toute petite poignée de coupes, une dizaine de couleurs tout au plus. Ils sont assez minimalistes, très scandinaves en cela, et surtout parfaits pour protéger de la pluie.


Mais on a aussi profité de ces belles journées ensoleillées. La ville s'anime, les gens sont dehors.

Parmi ces quartiers où il fait bon se promener, il y a Nyhavn, le port. Très touristique, mais pour une bonne raison : ses façades colorées en briques sont absolument magnifiques. Tout droit sorties d'une carte postale.


Et un peu plus loin, le Kastellet.

Une CITADELLE en forme d'étoile, entourée d'anciennes douves le long desquelles on peut se promener.
Croiser un vieux moulin. Voir la ville d'un peu plus loin.

Ou entrer à l'intérieur pour marcher au milieu des bâtiments en briques, peints en rouge.
La citadelle a été bâtie au XVIIème siècle et elle abrite, aujourd'hui encore, des casernes militaires du XVIIIème siècle, pour certaines encore utilisées.





Le vélo, une institution à Copenhague


J'aurais presque pu commencer par là : le vélo.
À la sortie de la bouche de métro, en arrivant de l'aéroport, nous sommes tombés nez-à-nez avec un parking à vélos.
Pas avec dix vélos.
Ni quinze.
Ou vingt.

Je pense que l'on avoisinait plutôt la centaine.
Puis nos yeux se sont posées sur la route. À plusieurs voies. Dont une voie complète était dédiée aux vélos.

Pas la voie façon piste cyclable en France qui fait tout juste la largeur du guidon.
Une véritable voie, comme celle des voitures. Visible. Plus sûre pour les cyclistes.


Nous qui aimons nous déplacer en vélo, on était ravi.

On avait prévu de délaisser le métro pour rejoindre les quartiers plus éloignés en vélo. Comme le parc de Frederiksberg où l'on s'est promené en fin de soirée, prenant le temps de flâner et d'observer les cygnes, paons et canards...




Après quelques recherches, ce qui nous convenait le mieux était d'ouvrir un compte sur bycyklen.dk, le site des vélos de la ville. On peut payer la location à l'heure, mais avec les nombreux trajets que l'on pensait faire, on a plutôt opté pour l'achat de 10h pré-payées, que l'on peut répartir sur deux vélos (et jusqu'à cinq vélos, si on voyage en famille ou entre amis).

Honnêtement, ce ne sont pas les meilleurs vélos du monde.
Ils sont (très) lourds. Électriques. Avec un fonctionnement en pointillé.
Mais équipés d'un GPS bien pratique pour se repérer en ville.

Et ce fut très agréable, de longer les canaux et de filer à travers la ville sans se sentir oppressés par la circulation. Les voies sont extrêmement bien délimitées et parfois complètement séparées de la route ! Bref, en dehors des heures de pointe, tôt le matin ou tard le soir, ce fut un régal de parcourir la ville ainsi.


Aux heures où le trafic est plus dense, quand les gens vont ou reviennent du travail, c'est autre chose.
On découvre un autre visage des danois. Plus impatients et facilement agacés par : les piétons qui traversent au feu rouge, les erreurs de débutants que l'on fait tant qu'on n'a pas compris comment fonctionnent les intersections et par les autres cyclistes qui les doublent.

C'est assez drôle, en fait.
Il y a le danois avec son état d'esprit scandinave, et le danois sur son vélo.

Je vous en reparlerai plus tard, mais on a fait une visite guidée avec un danois qui nous parlait justement de ce paradoxe. On peut laisser une poussette avec un bébé devant un coffee shop sans qu'il y ait le moindre danger mais les vélos se font voler à tour de bras.





Chiner, flâner... des activités hyggelig


On avait repéré qu'il y avait un marché aux puces dans le quartier de Nørrebro tous les samedis matins. Mais c'était sans compter les ANTIQUAIRES à tous les coins de rue et les nombreuses petites brocantes un peu partout en ville !

Chiner, c'est pleinement hyggelig, alors forcément, il y a de nombreux endroits où s'adonner à cette activité.

Ce fut l'occasion de ramener quelques souvenirs : un petit cadre ancien et une tasse en porcelaine de la Royal Copenhagen. (C'est d'ailleurs un bon plan pour trouver ces articles en porcelaine à des prix beaucoup plus accessibles.)



Les puces de Norrebro longent le Assistens Kirkegård, qui est à la fois un cimetière et un parc où il est très agréable de se promener. On peut même y voir la sépulture de l'écrivain Hans Christian Andersen !

Avec un chocolat chaud à la main, je crois qu'on pouvait difficilement imaginer un samedi matin plus hyggelig. À se promener entre les arbres et les bosquets du parc, tout en parlant de nos projets de maison en s'inspirant de l'architecture croisée au fil de nos voyages.


Le quartier d'Østerbro nous a réservé quelques jolies surprises aussi, avant de retourner à notre appartement, se préparer des smørrebrød maison.

La rue d'Olufsvej serait presque le pendant danois de la rue Crémieux. Une couleur différente par maison, de jolis vélo au look rétro posés devant... 


... et Brumleby m'a fait penser à ces petits quartiers résidentiels dont Meik Wiking parle dans son livre sur le Lykke, où les gens semblent vivre en communauté. Je ne sais pas si c'est le cas, mais c'est l'impression laissée par cet endroit, où l'on trouve des pommiers et des jeux d'enfants, comme ça en plein milieu de ce qui pourrait être une cour intérieure...


Durant ces dix jours, à Copenhague mais aussi aux alentours, on a beaucoup flâné.
Chiné.
Bu des boissons chaudes.
Fais nos propres smørrebrød.
Et terminé la journée par une tisane sous la couette.

Le temps nous y incitait.
Donnait envie de se pelotonner au chaud.
Mais aussi de visiter des châteaux quand la pluie se déchaînait au-dehors.
Comme si le temps participait à l'ambiance de nos visites.

Mais ça, je vous en parle une prochaine fois !

5 oct. 2018

Un gâteau aux figues pour la semaine

Le vendredi, octobre 05, 2018

J'aime prendre le temps, le week-end, de préparer un gâteau.
Avec un base de cake ou une génoise pour pouvoir en manger toute la semaine.

Mais j'aime encore plus faire un gâteau avec ce que j'ai moi-même RÉCOLTÉ.

Un peu comme si je passais du sachet de préparation minute pour des madeleines ou des cookies, à leur préparation de A à Z. Comme un sentiment d'avoir vraiment tout fait maison, cueillette y compris !

Fin août, on a passé le week-end en Ardèche, et on en a ramené une cagette pleine de petites figues violettes terriblement savoureuses que je n'avais qu'une idée en tête : mettre dans un gâteau.

Et comme la saison des figues touche à sa fin en ce mois d'octobre, c'est l'excuse toute trouvée pour se mettre aux fourneaux et faire un dernier cake aux figues et aux amandes !


La recette


J'ai cherché, en vain, une recette dans mes livres de cuisine, avant de tomber sur cette recette du blog mattersofthebelly.com que j'ai très légèrement modifié. Vous me demandez régulièrement s'il est possible de traduire et de faire les conversions tsp / g des recettes anglophones que je teste... donc c'est parti !

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Ingrédients pour un moule de 18 cm de diamètre :

- 130 g de beurre doux à température ambiante
- 100 g de sucre en poudre
- 2 gros œufs
- 2,5 ml d'extrait de vanille
- 120 g d'amandes entières
- 65 g de farine
- une pincée de sel
- 1 g de cannelle en poudre
- 65 g de crème fraîche épaisse
- 11-12 petites figues ou 5-6 de taille classique

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1. Préchauffer le four à 200° C.

2. Dans un saladier, couper le beurre en petits dés puis fouetter avec le sucre jusqu'à ce que le mélange devienne crémeux et homogène. Ajouter le premier œuf. Fouetter jusqu'à incorporation. Répéter avec le second. Puis ajouter l'extrait de vanille.

3. Dans un second saladier, mixer les amandes jusqu'à obtenir une poudre grossière (plus épaisse que celle achetée dans le commerce). Mélanger avec la farine, le sel et la cannelle.

4. Incorporer le contenu du second saladier au premier et battre jusqu'à obtenir une pâte homogène. Ajouter la crème épaisse et battre à nouveau.

5. Beurrer le moule. Tapisser le fond avec du papier cuisson si vous utilisez un moule à fond amovible. Puis verser la préparation dedans et aplanir le dessus avec le dos d'une cuillère.

6. Couper les figues : en deux dans le sens de la hauteur pour les petites, ou en quatre pour les plus grosses. Puis les déposer sur le gâteau en appuyant très légèrement dessus pour les enfoncer de quelques millimètres dans la pâte.

7. Faire cuire pendant 15 minutes à 200° C puis 45 minutes à 170°C. Vérifier la cuisson en insérant la pointe d'un couteau qui doit ressortir propre. (La cuisson peut varier en fonction de la taille du moule.)

8. Laisser refroidir avant de démouler et de déguster !

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Pour faire encore plus gourmand, à l'heure du goûter, on peut le servir avec une crème fouettée très légèrement sucrée. Et il se conserve très bien, plusieurs jours, sous une simple cloche en verre.