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13 juin 2018

Un week-end de Caen à la mer

Le mercredi, juin 13, 2018

Dites, autour de vous, que vous allez à Caen et vous aurez le droit à un hoquet ininterrompu de la même question qui fait rire "Quand ?".

Peut-être parce qu'on ne sait pas grand chose de la ville.
En tout cas, moi, je n'avais absolument aucune image en tête. Aucune idée de ce qui m'attendait. Je savais tout juste la placer, quelque part en NORMANDIE.

Je l'aurais même crue plus loin de la mer.
Alors qu'en 15 km, on a les pieds dans l'eau et du sable entre les orteils.

Bref, début juin, ma valise était prête pour un long week-end de trois jours à Caen. Avec de la combishort et des lunettes de soleil ; prête pour un bain de soleil alors que je quittais la pluie lyonnaise. Encore. Comme lors de mon séjour à Chantilly. À croire que le soleil a immigré dans le nord de la France, cette année !


La ville de Caen


Le soleil n'est pas arrivé tout de suite.
Pas le premier jour.

Mais c'était exactement ce qu'il fallait pour parcourir la ville sans avoir trop chaud. Un ciel blanc / gris qui n'en faisait que mieux ressortir les belles façades blanches des immeubles de la ville - bâties en pierres de Caen.

Et leurs toits gris.
J'adore les toits gris. Et ces façades magnifiques, qui n'ont pas été détruites par la seconde guerre mondiale, par chance !


J'ai beaucoup aimé l'histoire d'amour qui a donné vie à la ville de Caen.
Ou du moins, à ses deux ABBAYES.

Un amour impossible entre Guillaume le Conquérant et Mathilde, sa cousine... au cinquième degré !
Romanesque à souhait.
Ils s'aimaient. Se sont mariés. 
Et se sont fait pardonner auprès du pape en acceptant de lui construire, chacun, une abbaye.

Résultat : la ville de Caen a deux magnifiques abbayes (qui servent aujourd'hui d'hôtels de ville, de musée et de bâtiment pour la région) et le château en son centre : pratique pour se repérer dans les rues.


Abbaye-aux-Dames


Abbaye-aux-Hommes


Bien que la château ne soit pas le plus visible, au loin, puisqu'il n'en reste pas grand chose.
Une partie des ramparts.
Et quelques fondations.

En revanche, l'enceinte du château, en plus d'abriter plusieurs musées, est devenu un véritable lieu de vie pour les Caennais. Il y a un restaurant, des jeux pour enfants... et un jardin de plantes médicinales médiévales, dans lequel nous nous sommes promenées, un soir, avec Yasmine. On s'est abstenues de goûter les feuilles d'absinthe, mais on a reconnu certaines plantes que l'on utilise aujourd'hui en cuisine (comme le thym) et vu, pour la première fois, des plantes plus rares comme la guimauve officinale (ses feuilles sont si douces !).


Biscuiterie Jeannette


La gourmandise nous a poussé dans les bras des Jeannette...

Ces MADELEINES bien dodues au bon goût de beurre qui sont fabriquées dans la région (après une lutte des employés pour que l'entreprise ne ferme pas suite à une liquidation judiciaire !).

J'ai immédiatement foncé sur celles au goût yuzu ; un régal. Mais j'ai tout autant aimé celles à la pistache, à l'amande douce ou encore celles au cœur de chocolat et mandarine...

Biscuiterie Jeannette
23 avenue du Pays de Caen, 14460 Colombelles

Site internet : jeannette1850.com


Bonnes adresses à Caen


À l'heure du goûter, les madeleines à peine digérées, nous avons poussé la porte du plus sympathique des salons de thé.
Situé à l'étage d'une LIBRAIRIE, chez Memoranda.

Des livres jusqu'au plafond, littéralement.
Et, pour la petite anecdote : zéro informatisation. Je ne sais pas comment ils font pour s'y retrouver, mais c'est assez impressionnant. 

Alors on s'est posées là, au milieu de tous ces livres.
Avec un chaï latte et un excellent moelleux au chocolat.
Poussées par la gourmandise et l'envie de passer un petit moment dans ce lieu, presque hors du temps.

Memoranda
19 rue des Croisiers, 14000 Caen


Quelques rues plus loin, une adresse presque cachée, au fond d'une petite ruelle : Greedy Guts.
Un restaurant VEGAN kitsch-mignon, avec une décoration chargée d'objets récupérés... et d'humour. ("Et mon cul, c'est du tofu ?" inscrit sur une carte postale ; celle-là, je m'en souviendrai !)

La propriétaire des lieux est adorable. Très chaleureuse. Et elle m'aurait bien donné envie de revenir, si je vivais à Caen.

Le soir, c'est tapas ; un grand plateau à partager en centre de table. Avec du houmous mais pas seulement : du faux-mage à la noix de cajou absolument divin, des petits hot dog de saucisses vegan, et de nombreux "dips" entre lesquels je n'aurais su choisir mon préféré tellement c'était savoureux.

Greedy Guts
15 rue de Bras, 14000 Caen


Chez Laurence du Tilly


Après une première journée à découvrir Caen - et à se régaler -, je me suis glissée avec un plaisir fou dans les draps de mon appartement.

Appartement, pas chambre !
Puisque nous avons eu la chance de dormir chez Laurence du Tilly, qui a rénové un hôtel particulier pour en faire des chambres d'hôtes... en plus grandes ! Avec coin cuisine, petit salon, et viennoiseries livrées le matin pour un petit-déjeuner de roi.

L'endroit ne compte que trois appartements (donc à réserver bien à l'avance, je dirais), tous dans un style différent.
Le mien était plutôt moderne et design, avec la touche cocooning en plus.
J'aurais pu poser mes valises et ne plus jamais repartir !

Chez Laurence du Tilly
9 B rue Pémagnie, 14000 Caen

Site internet : chez-laurence.dutilly.fr


Promenade jusqu'à la mer


Le lendemain matin, on avait prévu d'aller voir la mer.
Ma première fois de l'année !

Deux vélos électriques nous attendaient chez Electro Bike, prêts à nous emmener jusqu'à Ouistreham.
Une quinzaine de kilomètres, seulement, séparent Caen de la mer. On longe le canal sur la voie de la vélo Francette, et on se retrouve presque en pleine nature.

Le chant des oiseaux d'un côté.
Le calme paisible du cours d'eau de l'autre.

Je fais pas mal de vélo ; dans Lyon, c'est presque mon unique moyen de transport.
Mais très honnêtement, les quinze kilomètres se font très facilement, même sans en avoir l'habitude. Surtout avec un vélo électrique ! Le chemin est plat, propre, et si agréable... un vrai bonheur. Ça m'a donné envie de faire ça plus souvent !


Sur le chemin, on croise le Pegasus Bridge : le premier pont libéré de Normandie durant la seconde guerre mondiale.
Ou du moins, une reproduction puisque l'original se trouve désormais dans un musée.


Ouistreham


Quinze kilomètres plus tard, on arrivait à Ouistreham.
Par son marché de pêcheurs qui a lieu absolument tous les jours ; la bonne adresse pour avoir du poisson et des coquillages extra frais.

La MER n'était pas très chaude, ce qui ne nous a pas empêché de mettre le bout des orteils dedans. Juste pour dire. Et de se promener le long, en scrutant le sol pour ramener un beau coquillage.

Oui, comme une enfant, je suis repartie avec un coquillage dans les poches.
Deux, en fait.
Mais j'en ai cassé un, quelques heures plus tard.
Le second est posé sur le meuble de mon bureau, à quelques mètres de là où j'écris.


Aux alentours du 6 juin, la Normandie fête le débarquement et la libération à travers le D-day festival.
Une vraie fête.
Comme une ode à la liberté et à un monde meilleur.

Le long de la plage, on a assisté à un concert de musiques des années 50.
Avec des danseurs sur la piste en tenue d'époque.
Quelques Jeep garées un peu plus loin.
Et des hommes, et des femmes, en uniforme.

Je me suis dit, qu'un jour, je reviendrai !


La Ferme de Billy


On a terminé ce week-end par un brunch gargantuesque à la Ferme de Billy.

L'endroit est magnifique. HYGGELIG à souhait, à l'intérieur, avec des chandeliers en centre de table, des coussins partout et des fausses peaux de mouton sur les assises.

Et à l'extérieur, on retrouve le bonheur de manger, entourés de verdure.
Avec même quelques compagnons poilus, à quelques centaines de mètres. On leur a rendu visite pour tenter de digérer toutes ces bonnes choses !

La Ferme de Billy
29 bis rue de l'église Saint Ouen, Ferme de Billy, 14980 Rots

Site internet : fermedebilly.fr/


Après... il était l'heure de sauter dans un avion pour retourner à Lyon !
Il y a une ligne directe, avec Hop!, qui permet de rejoindre Caen en moins d'une heure. Plus pratique que le train, pour le coup.

Un grand merci à Caen la mer pour ce beau week-end en Normandie.

8 juin 2018

Un tea time autour des fleurs de sureau - recettes

Le vendredi, juin 08, 2018

Vous voyez, comment font les enfants qui s'impatientent en voiture ?
J'ai fait pareil avec les sureaux. Depuis le début du printemps, je n'arrêtais pas de demander "C'est quand qu'ils fleurissent ?"

Après avoir loupé la FLORAISON de l'année dernière, j'étais bien trop décidée à ne pas me faire avoir une seconde fois. Si bien qu'on a fait deux récoltes : une première sous un orage avec un escabeau métallique entre les mains (ce qui n'est pas vraiment recommandé...), et une seconde, la semaine suivante, juste après la rosée du matin.

On les a triées, faites sécher, laissées infuser, bues avec trois glaçons et une paille, transformées en GÂTEAU terriblement moelleux... Tout ça à partir de petites fleurs blanches et sauvages à l'odeur enivrantes, qu'il a suffit de récolter et de travailler avec un peu (beaucoup) de patience.

Je ne suis pas toujours très patiente quand il s'agit de me régaler. J'aimerais pouvoir commencer un gâteau et le déguster dans l'heure qui suit. Mais les fleurs de sureau demandent un peu plus de temps. Parce qu'on part d'un produit vraiment brut.

Et j'ai adoré ça.
Et je sais déjà quels bourgeons je vais guetter, l'année prochaine au printemps !


Récolter


Il existe différents sureaux, mais le plus commun pousse partout en France (un peu moins en région méditerranéenne) ; c'est le sureau noir avec une floraison en mai / juin. On le trouve souvent autour des maisons, des haies ou des sols en friche.

Nous, on le récolte en Ardèche.
On y descend souvent pour rendre visite à notre famille ; c'est pratique.
Mais j'en ai aussi bien croisé dans le Vaucluse qu'en Normandie !

L'idéal est de repérer un arbuste suffisamment grand pour que les ombelles de fleurs de sureau ne soient pas trop proches du sol ; cela permet de sauter la case "nettoyage" et de perdre trop de pollen dans lequel réside majoritairement son arôme.

D'ailleurs, je vous déconseille aussi la cueillette par temps humide.
On l'a testé, et nous avons aussi dû nettoyer nos fleurs sur lesquelles de petits insectes étaient restés.


Trier


Les fleurs de sureau sont très fragiles ; si on secoue l'ombelle, la moitié des fleurs de tombent... ce qui est pratique pour trier puisque, avant de les transformer en sirop ou de les faire sécher pour le thé, il faut enlever un maximum de tige (qui n'a pas d'intérêt gustatif).



Sirop de fleur de sureau


J'adore ça.
On a toujours une bouteille de sirop Bigallet à la maison. 
C'est rafraîchissant et gourmand à la fois.

Alors ma première idée était de faire, avec ma récolte, mon propre sirop de fleurs de sureau.
Pour le boire avec de l'eau, mais également pour cuisiner.

J'ai donc tout de suite mis de côté huit belles ombelles de fleurs de sureau, qu'il faut utiliser lorsqu'elles sont les plus fraîches possibles.


Ingrédients

- 8 ombelles de fleurs de sureau
- 2 citrons jaunes non traités
- 500 ml d'eau
- 750 g de sucre


Recette

1. Trier les fleurs de sureau pour enlever un maximum de tige.

2. Couper le citron en rondelles.

3. Choisir une bouteille au goulot suffisamment large pour pouvoir faire passer les fleurs de sureau sans les écraser ainsi que les rondelles de citron.

4. Faire bouillir de l'eau et verser 500 ml d'eau bouillante sur le mélange fleurs + citron.

5. Laisser macérer pendant 48h minimum en recouvrant la bouteille d'un linge propre.

6. 48h plus tard, filtrer le liquide au-dessus d'une casserole, à l'aide d'un chinois

7. Ajouter le jus d'un citron filtré (sans pulpe) et le sucre. Puis faire chauffer jusqu'à dissolution complète du sucre.

8. Verser le sirop dans une bouteille. Fermer et conserver au réfrigérateur.


Cake à la fleur de sureau


Après avoir longtemps déprécié les cakes, je me suis clairement prise de passion pour ces gâteaux.

Moelleux à souhait.
Gourmands.
Facile à préparer.
Et qui se conservent bien.

Un dernier point non négligeable puisque j'aime préparer un gâteau le dimanche et en profiter toute la semaine, à l'heure du goûter.

J'ai repéré cette recette sur Mademoisellecuisine.com ; elle provient d'un livre de pâtisserie britannique qui me fait terriblement de l’œil mais dont l'édition semble s'être arrêtée (il va falloir que j'aille faire les librairies d'occasion à Londres !). 

Recette aussitôt adoptée - avec juste deux petits ajustements au niveau de la quantité des graines de pavot et l'ajout d'un sirop sous le glaçage pour conserver le moelleux plus longtemps.


Ingrédients pour le cake :

- 165 g de beurre pommade
- 100 g de sucre
- 2 œufs entiers
- le zeste d'un citron jaune non traité
- 20 g de graines de pavot
- 1 c. à soupe de sirop de fleur de sureau
- 1 c. à soupe d'arôme de fleur d'oranger
- 200 g de farine
- 1 sachet de levure chimique
- 140 ml de lait

Ingrédient pour le sirop :

- 3 c. à soupe de sirop de fleur de sureau

Ingrédients pour le glaçage : 

- 125 g de sucre glace
- 4 c. à soupe de sirop de fleur de sureau
- une pincée de graines de pavot


Recette

1. Préchauffer le four à 180°C.

2. Mélanger le beurre pommade et le sucre en poudre jusqu'à l'obtention d'une crème bien lisse.

3. Ajouter un œuf et mélanger. Ajouter le second et mélanger.

4. Zester le citron au-dessus du mélange pour l'imprégner des arômes. Puis incorporer les graines de pavot, le sirop de fleur de sureau et l'arôme de fleur d'oranger. Mélanger.

5. Terminer en ajoutant la farine, la levure chimique et le lait. Bien mélanger pour obtenir une pâte homogène. 

6. Beurrer et fariner le moule. Verser la pâte et enfourner pour 45 minutes environ.

7. Faire chauffer les 3 c. à soupe de sirop de fleur de sureau jusqu'à frémissement, et les verser sur l'ensemble du cake à la sortie du four.

8. Laisser refroidir et démouler. 

9. Préparer le glaçage en mélangeant le sucre glace et le sirop de fleur de sureau. Étaler et mettre au réfrigérateur une dizaine de minutes pour faire prendre le glaçage.


Tisane et thé


Le reste des fleurs de sureau récoltées, nous l'avons fait sécher.
N'ayant pas de grille très fine, nous avons utilisé deux couvercles grilles de casserole, légèrement rehaussés pour laisser passer l'air, sur lesquelles nous les avons bien étalées.

On les a laissées sécher quatre jours, en les retournant régulièrement pour que toutes les fleurs sèchent bien. Le temps de séchage risque cependant de varier en fonction de l'humidité ambiante et de l'aération de la pièce.

Et c'est tout, il n'y a rien d'autre à faire !

On les conserve désormais dans un ancien bocal à thé (verre fumé anti-UV pour protéger les arômes ; mais ça marche aussi très bien dans une boîte métallique) pour faire des tisanes, des décorations de cocktails... et la prochaine étape va être de trouver un bon thé noir pour faire mon propre mélange.



Et les baies ?


Pour pouvoir également profiter des baies, il faut penser à laisser des ombelles sur l'arbuste, ou à trouver un autre arbuste pour la récolte des fruits ! (Cela parait évident, mais dans un élan de gourmandise, on peut parfois oublier.)

Nous avons deux arbustes très faciles d'accès en Ardèche, donc nous n'avons pris les fleurs que sur l'un des deux. Et maintenant, il va falloir patienter jusqu'au mois d'août pour tenter une gelée ou une confiture de baies !

5 juin 2018

Promenade dans la ville de Lisbonne

Le mardi, juin 05, 2018

Je n’avais qu’une chose en tête en venant à Lisbonne : les AZULEJOS.
Les admirer, partout dans la ville, et en rapporter un ou deux dans ma valise.

Et à peine arrivée, c’est ce que j’ai fait : commencer à m’extasier devant la moindre façade du quartier, un peu en décrépitude mais typique, où nous logions. Glasgow au bout de la laisse pour une promenade bien méritée après deux heures de vol et tout autant d’attente l’aéroport.

Pour tout vous dire, j’ai failli vous faire un « découvrir Lisbonne à travers les azulejos » avant de me raviser, parce que j’avais aussi très envie de vous emmener dans un tour d’horizon de la ville en passant par les bords du fleuve où ils se font plus rares.

Bref, nous sommes partis cinq jours à Lisbonne, sous un magnifique ciel bleu de mai après avoir quitté la pluie Lyonnaise. La douceur de vivre, de l’excellent poisson dans les assiettes (et le poulpe en guest star du séjour)... une belle parenthèse printanière avant les vacances d’été !



Et pourtant, je suis plus une fille du nord.

Attirée par les îles plus britanniques que caribéennes et par le mode de vie scandinave plutôt que par la dolce vita (bien que grande amatrice de pizza).

Mais Lisbonne m’a séduite.
Par sa ville colorée, son rythme de vie, la présence de l’eau qui apaise...



C’est d’ailleurs par là que nous avons commencé ; aux abords du Tage par un dimanche ensoleillé. Le pont du 25-avril en toile de fond, glissant l’impression que nous avions volé jusqu’à San Francisco. Un pont comme un pied de nez à l’histoire et surtout à la dictature, anciennement pont Salazar, aujourd’hui estampillé de la date de la liberté retrouvée par le peuple portugais.

Et juste au-dessus, surplombant le fleuve, le CRISTO REI qui donne un faux-air Brésilien au paysage environnant. Construit par la communauté catholique pour leurs prières exaucées ; des prières demandant à ce que le Portugal soit épargné durant la seconde guerre mondiale.


Quelques jours plus tard, le temps d’un après-midi, nous avons traversé le Tage en direction d’Almada pour nous rendre au pied du Cristo Rei, sur sa colline d’où la vue sur Lisbonne est magnifique.

Panoramique.
Impressionnante.


C’est d’ailleurs dans une petite boutique de la ville d’Amalda que j’ai trouvé mes deux azulejos. La Casa da Avó Berta, dédiée au « made in Portugal » avec des créations artisanales locales mais aussi le thé façon Pasteis de Nata que l’on voit un peu partout. Très gourmand (oui, je m’en suis ramenée une boîte, je suis faible...) mais je n’y retrouve pas forcément le goût du Pasteis.

Des compagnies touristiques proposent de faire la traversée, mais je vous recommande de prendre le ferry qui fait partie des transports en commun de la ville. Pour le prix d’un ticket de métro, vous arrivez au port de Cacilhas qui se trouve à une trentaine de minutes à pied du Cristo Rei (que nous avons fait à la descente ; en montée, on a plutôt opté pour le bus !). ​

 
Riche d’histoire, de culture et d’art ; c’est aussi cette image de Lisbonne que m’a laissé ce voyage.

Je crois que c’est au fil de mes visites, dans les châteaux et les musées de la ville, que je me suis vraiment rendue compte du lien étroit entre le Portugal et leurs voisins. L’omniprésence de la civilisation mauresque dans les vestiges jusque dans la ville actuelle.

Et, on revient à eux : dans l’art de l’azulejos.


Ce que j’aime, quand je visite une ville pendant plusieurs jours, c’est lorsque je commence à retrouver mon chemin sans GPS ni carte.

À reconnaître des rues dans lesquelles nous sommes déjà passés.
À avoir mon chemin préféré...
Parce que je me dis que j’ai bien visité.
Que je commence à M'IMPRÉGNER des lieux.



Après quatre pleines journées de visite, nous avons terminé notre séjour en jouant les touristes que nous étions, à bord d’un ELÉCTRICO ; ces tramways jaunes qui sillonnent les rues.


Malgré son surnom bien mérité de ville aux sept collines (on en a monté, des chemins droits comme des murs, et on a avalé des escaliers !), nous n’avons pris le tramway que le dernier jour. Pour terminer par un petit tour tranquille de Lisbonne.

​Mais ce n’est pas dans le tram 28, le plus célèbre, que nous sommes montés. En travaux sur une partie du trajet, il était remplacé par des bus beaucoup moins typiques.

On a donc opté pour son petit frère : le 12, moins prisé par les touristes (avec donc plus de places assises disponibles), qui fait une boucle d’une quinzaine de minutes, passant dans des petites rues aux façades entièrement recouvertes d’azulejos.


Bon à savoir : les tickets pour le tramway sont moins chers si on les achète dans le métro qu’à bord du tram. Pensez aussi à garder la carte : elle est rechargeable et fonctionne également pour le métro et la ligne de transport en commun fluvial qui mène à Almada. Cela permet de réduire ses déchets (même en vacances !) et d’économiser les 0,50 € facturés par carte.


Après ce petit tour d’horizon de la ville, je vous donne rendez-vous pour la suite... les belles visites et les bonnes adresses Lisboètes !