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L'intolérance au lactose : diagnostic et alimentation

27 mai 2020


Pendant de nombreuses années, j'ai été gênée de parler de mon intolérance au lactose.
Et je me retrouve encore à l'être, dans certaines situations.

Parce que l'intolérance au lactose, comme d'autres intolérances alimentaires, a connu une telle mise en avant qu'elle est devenue un sujet tendance dont parlait tous les magazines. Supprimer les produits laitiers de sa vie, comme cesser de consommer du gluten, a été assimilé à des régimes magiques pour perdre du poids en un temps record.

Si bien que je préférais souvent consommer du lactose plutôt que de préciser "je suis intolérante" pour ne pas donner l'impression d'avoir succombé à un effet mode.

C'est dommage, parce que cette exposition dans les médias aurait pu permettre d'informer véritablement sur ce qu'est l'intolérance au lactose.

Aujourd'hui, je l'assume mieux, et j'ai évoqué le sujet à plusieurs reprises sur le blog ou sur Instagram, glissant une phrase par-ci par-là expliquant mon choix de remplacer la crème fraîche d'une recette par du mascarpone délactosé, ou ma joie de trouver des bounty sans lactose.

Des évocations assez rapides qui ont pourtant soulevé de nombreuses questions.
Alors il était temps que je consacre un article complet à ce sujet, afin de répondre à un maximum de vos interrogations.

Pour le rédiger, je m'appuie bien sûr sur mon expérience et mon vécu, ainsi que sur tout ce que j'ai pu apprendre grâce à des lectures et des échanges avec des médecins. Mais il faut savoir qu'encore aujourd'hui, certains avis médicaux peuvent différer. Et je suis certaine (ou en tout cas, je l'espère) que nous en apprendrons plus encore sur les mécanismes de l'intolérance au lactose dans les années qui viennent.



Intolérance ou allergie ?


Il existe deux choses souvent confondues : 

- l'intolérance au lactose,
- et l'allergie aux protéines de lait de vache.

La différence est de taille, et les conséquences ne sont pas négligeables. 
Une intolérance n'entraîne pas de complications graves immédiates alors qu'une allergie, si.

Il est donc très important de faire la différence, et de savoir qu'il n'y a pas d'allergie au lactose ; seulement aux protéines de lait de vache.

Personnellement, je demande toujours à mes invités ils ont des allergies alimentaires quand ils viennent manger chez moi pour la première fois ; je me sentirais tellement mal si quelque chose arrivait ! Je vous raconte ça parce que, si c'est également votre cas, et qu'un de vos invités précise qu'il est allergique aux produits laitiers, vous ne pourrez pas lui servir les produits délactosés que je liste plus loin car ils contiennent des protéines de vache.

Pour ma part, je suis intolérante au lactose, c'est donc uniquement sur ce sujet que je peux vous conseiller. 

Et, avant toute chose, je ne peux que vous recommander de consulter un médecin en cas de suspicion d'allergie afin de confirmer ou d'infirmer ce diagnostic. Même chose pour les intolérances : les médecins reçoivent régulièrement des patients qui ont supprimé 18 aliments de leur régime alimentaire en pensant y être intolérants, et finalement, un seul leur posait véritablement problème. 


Qu'est-ce que l'intolérance ?


L'intolérance au lactose est très courante en Asie (plus de 95% de la population adulte est intolérante au lactose) mais beaucoup moins en Europe (jusqu'à 23% chez les adultes) ; c'est une question de génétique. 

Elle est due à un déficit en lactase.
Totale, ou partielle. 

La lactase, c'est une enzyme produite par le corps, qui va permettre de digérer le lactose en le décomposant en glucose et en galactose.

En vieillissant, le corps en produit moins. C'est normal, et c'est pour cela que l'on peut, à l'âge adulte, se sentir un peu lourd après avoir consommé un grand bol de lait alors que cela n'arrivait pas quand on était enfant.

Si c'est le seul petit désagrément que l'on ressent, cesser de consommer du lactose est dommage.
De mon point de vue, en tout cas ; Paris-Brest, tropéziennes et crèmes glacées sont actuellement en train de danser la polka dans mon cerveau.


Symptômes


Quand le taux de lactase produite par le corps est trop bas pour digérer le lactose ingéré, les gargouillis et les sensations de lourdeur laissent place à d'autres symptômes : (là, clairement, on entre dans la partie absolument pas glamour du sujet ) :

- ballonnements et excès de gaz,
- diarrhées et/ou constipation,
- douleurs abdominales,
- vomissements

Tout le monde ne souffre pas de l'ensemble des symptômes, cela va dépendre des personnes, du degré d'intolérance et de la quantité de lactose ingérée. Les vomissements, par exemple, sont plus fréquents chez les enfants. 

Certains symptômes peuvent se déclarer une quinzaine de minutes après ingestion du lactose, d'autres quelques heures plus tard, voire même le lendemain. Et si, votre corps n'arrive vraiment pas à s'en débarrasser, les symptômes peuvent persister plusieurs jours sans pourtant avoir de nouveau consommé du lactose.


Mon parcours et diagnostic


Dans les repas de famille, j'ai toujours entendu cette anecdote à mon sujet : j'étais un bébé qui ne buvait pas son biberon. Mon grand-père se rappelait avoir passé deux heures à tourner autour d'une table pour réussir à me faire boire quelques malheureux centilitres de lait.

L'histoire ressort très régulièrement et ça fait beaucoup rire ma famille même si c'était un calvaire pour me faire manger.

Par la suite, j'ai toujours été très lente pour manger car j'arrivais rapidement à satiété, avec cette impression d'avoir le ventre gonflé comme si j'avais beaucoup trop mangé.

Après avoir montré une appétence particulière pour le chocolat chaud à l'eau (si facile à digérer !), j'ai recommencé à boire du chocolat chaud. Et des milkshakes. J'avais 16 ans et demi, je travaillais chez McDonald's à côté de mes études, et je ne résistais pas à ces bombes laitières au moment de prendre mon repas.

C'est là que j'ai commencé à avoir mal.
De grosses crampes au niveau du ventre.
À devoir me poser dans un coin, recroquevillée sur moi-même, en attendant que ça passe.

Et pourtant, je n'avais pas encore connu le pire.
Aujourd'hui, certaines douleurs me remontent jusque dans le cœur tellement me font mal.

Bref, il y a neuf ans environ, j'en ai parlé à mon médecin.
Elle m'a demandé d'amener mon carnet de santé dans lequel un premier indice avait été glissé. À 8 jours, le pédiatre avait noté "anorexique" (on va dire qu'à l'époque, il n'avait rien compris à cette maladie...) mais aussi "IPLV ?" qui signifie "intolérance aux protéines de lait ?"

Depuis, la médecine a fait du chemin, et on sait la différence entre l'allergie et l'intolérance comme je le disais plus haut.

En recoupant avec les informations de mes parents sur des cris / pleurs et coliques après mes biberons, mon médecin m'a fait passer des tests pour savoir si je souffrais d'une intolérance ou d'une allergie.

Et c'est ainsi qu'il y a 8 ans, j'ai été diagnostiquée comme ayant un déficit en lactase de naissance.
C'est assez rare, généralement cela arrive plutôt à l'âge adulte, mais il faut savoir que ça existe. Et qu'une lecture du carnet de santé peut donner quelques pistes à ce sujet !

Il existe désormais plusieurs test pour confirmer le diagnostic d'intolérance au lactose dont un test respiratoire visant à mesurer la concentration d'hydrogène dans l'air expiré après ingestion de lactose (l'hydrogène étant produite par les bactéries en fermentation dans le colon, si le taux est élevé, cela veut dire que le lactose n'a pas été digéré).


Aliments délactosés et alternatives végétales


Mettre enfin le doigt sur ce qui vous fait souffrir pendant des années, c'est bien. Cela permet de savoir ce que l'on peut changer pour améliorer sa qualité de vie.

Mais on ne va pas se mentir, c'est nul, d'être intolérante au lactose (même s'il y a pire, évidemment).
Surtout quand on est gourmande. Quand on rêve de montagne de crème Chantilly sur ses fraises, quand on préfère la crème glacée aux sorbets, ou quand on ne boit son thé qu'avec du lait.

Bref, j'avais faux sur toute la ligne.
Ma seule chance est de ne pas aimer le fromage !

Quand j'en parle, on me dit très souvent que je peux cuisiner avec des crèmes et boissons végétales.
C'est vrai. Il existe plein d'alternatives sans lait animal.
Mais ça n'a pas le même goût. Pas toujours.

Ma blanquette de veau avec la crème liquide au soja est excellente, mais les pâtes à la carbonara avec la même crème liquide (recette d'hérétique, je sais, mais j'aime bien la "carbonora à la française"...) ont un goût que je n'apprécie pas.

Je me suis donc mise en quête d'aliments délactosés.

Très faciles à trouver chaque fois que je suis en voyage, mais une galère sans nom quand on est en France. Pour vous dire : la toute petite épicerie à côté de notre logement, à Lisbonne, était parfaitement achalandée en crème liquide, beurre et yaourts sans lactose, alors qu'il faut faire le tour des supermarchés pour ne trouver que l'un des trois en France !

Ce que je trouve actuellement :

- du beurre marque distributeur Auchan,
- de la crème fraîche Elle&Vire chez Auchan,
- des yaourts nature et fraise marque distributeurs Auchan,
- du lait Matin Léger de Lactel et lait GrandLait léger et digeste de Candia,
- du mascarpone Züger chez Naturalia, Biomonde, Biocoop et l'Eau Vive,
- de la mozarella Züger chez les mêmes enseignes,
- du fromage frais Züger chez les mêmes enseignes également.

À savoir que ça change beaucoup... et rapidement. 

Il y a deux ans, je trouvais le beurre et la crème liquide en marque distributeur Carrefour, et ce n'est plus le cas à l'heure actuelle. C'est notamment l'une des raisons qui m'a poussée à faire mes yaourts maison.

Les produits vegan permettent aussi de se faire plaisir sans être malade ! Parmi les petits plaisirs que je suis bien contente de trouver sans lactose : 

- les barres noix de coco et chocolat au lait Allergo (façon bounty) en supermarché,
- les pâtes à tartiner Nocciolata et Noiseraie qui existent sans lactose, en boutiques bio,
- les cônes à la vanille au soja chez Toupargel

Et puis, il y a ces aliments dans lesquels on ne penserait jamais trouver du lactose mais qui peuvent en contenir, notamment parce que le lactose est utilisé comme conservateur :

- les margarines qui ne sont pas 100% végétales,
- la charcuterie, certaines saucisses, et même les lardons de la grande distribution.


Teneur en lactose des aliments


Tous les produits laitiers ne contiennent pas la même teneur en lactose, ce qui permet d'adapter son régime en fonction de son degré d'intolérance.

Par exemple, le beurre contient assez peu de lactose, environ 0,6 g pour 100 g, tout comme les fromages à pâte dure ; avec un affinage de plus de 12 mois, la teneur est même proche de zéro.

Le site SansLactose.com recense de nombreux aliments et leur teneur en lactose ; très pratique. Seule la donnée sur la "fondue au fromage" est à ne pas trop prendre en compte car cela dépend vraiment de votre recette. Le site est Suisse, donc une recette avec du vacherin sera riche en lactose, tandis qu'une version plus Savoyarde avec des fromages à pâtes dures (chez nous, on fait Beaufort / Comté / Abondance) ne contiendra pratiquement pas de lactose.


Comprimés de lactase


Comme je me sens bien incapable de faire une croix sur toutes ces bonnes choses, je prends de la lactase en comprimé lorsque je fais des écarts. On en trouve assez facilement en pharmacie ; ils sont vendus comme compléments alimentaires, sans ordonnance. 

Leur dosage en lactase se mesure en FCC, et il est plus ou moins élevé en fonction des marques.
Parmi celles que je connais, on trouve :

- Bouillet à 2250 FFC par comprimé,
- Solgar à 3500 FCC,
- Lactolérance à 4000 FCC
- Lactojoy à 14500 FCC

Depuis près de deux ans, je suis passée sur les comprimés de la marque Lactojoy après avoir testé des dosages plus faibles. Ce sont les plus fors du marché à l'heure actuelle, donc si vous n'avez jamais pris de lactase, je vous conseille de commencer par des comprimés ou gélules moins dosées.

Il n'y a pas de surdosage en lactase connu à l'heure actuelle, mais par précaution, il est préférable d'y aller progressivement pour trouver le dosage qui correspond à son intolérance.

Point important à ce sujet : les marques mettent souvent en avant le dosage en FCC pour deux comprimés (ou gélules) sur leur packaging. 

Ce n'est pas un produit miracle, si je fais un repas plein de lactose, je serai mal le lendemain quoiqu'il arrive étant donné mon degré d'intolérance. Mais avec trois comprimés, je peux me faire plaisir avec une part de carrot cake dans un salon de thé, par exemple (au pire, j'aurai un petit peu mal au ventre le lendemain). 


Effets sur la santé à long terme


Les avis médicaux divergent à ce sujet, mais une étude qui faisait la une du Times en 2004 révélait un point commun inattendu entre les maladies chroniques et dégénératives dont on voit le nombre augmenter ces dernières décennies (cancer Alzheimer, dépression, Parkinson, diabète...) : l'inflammation chronique.

Et une mauvaise alimentation, tout comme consommer un ingrédient non adapté à son corps (lorsqu'on est intolérant, donc), fait partie des causes majeures des inflammations cellulaires de notre corps.

Une bonne raison d'écouter son corps, et d'en prendre soin une fois que le diagnostic est posé !


* * *

J'ai tenté de répondre à toutes les questions reçues sur Instagram.
Mais si vous en avez d'autres, n'hésitez surtout pas à les poser en commentaires !

Quelques sources et références sur le sujet : 

- L'ouvrage Les clés de l'alimentation santé par le Dr Michel Lallement

Eczéma et allergies - comment prendre soin de sa peau ?

15 mai 2019

Dermclass La Roche Posay autour de l'eczéma et des allergies

Peut-être que je n'aurais jamais autant pris soin de ma peau si je n'avais pas une dermatite atopique. Que si ma peau n'avait pas été aussi difficile à satisfaire. À apaiser. 

C'est une maladie de la peau, et une maladie, ce n'est jamais très intéressant à avoir.
Elle ne se soigne pas, elle est profondément ancrée dans nos gênes.
Donc on apprend à vivre avec, mais avant d'aller plus loin, j'avais envie de commencer par une note positive

Vivre avec une dermatite atopique, avec des plaques d'eczéma qui surgissent souvent sans prévenir, qui démangent et donnent envie de se gratter jusqu'au sang, c'est nul. Désolée, je n'ai pas trouvé d'autres mots. Et puis, à la limite, on s'en doute.

Alors je me suis dit qu'à travers cet article, j'allais plutôt essayer de vous réconforter comme je l'ai été.

Il y a quelques semaines, je suis montée à Paris pour participer à une DermClass La Roche Posay autour de l'eczéma et des allergies. Et j'ai trouvé cela véritablement RÉCONFORTANT (c'est le mot), d'en apprendre toujours plus au sujet de ma peau. De la comprendre un peu mieux.

Et comme je ne suis pas la seule à avoir mille questions à ce sujet, je vous avais proposé de me faire part des vôtres, sur instagram ; alors j'espère que je répondrai à un maximum d'entre elles ! 

Dermclass La Roche Posay autour de l'eczéma et des allergies

Eczéma atopique ou allergique ? 


L'eczéma atopique, celui que j'ai, est ancré dans nos gênes. Il fait partie de nous, ne se soigne pas, mais avec une bonne routine de soins on peut parvenir à le canaliser et à limiter les périodes de crise. 

L'eczéma allergique est la conséquence d'une allergie de contact, il faut donc identifier le ou les allergènes en cause pour les évincer de son quotidien.

Dans les deux cas, il faut consulter un dermatologue pour poser un diagnostic clair. Une dermatite d'irritation peut faire penser à de l'eczéma sans pour autant en être d'ailleurs !

Dermclass La Roche Posay autour de l'eczéma et des allergies

Soigner une peau atopique


De la patience.
De la patience.
Et encore de la patience.

De la volonté aussi.
J'avoue, j'en manque parfois, ayant la flemme de badigeonner tout mon corps de crème émolliente, alors que c'est la toute première étape.

Notre peau atopique étant ainsi toute notre vie, elle a besoin d'être entièrement HYDRATÉE au quotidien. Pas seulement en période de crise, car à ce moment-là, c'est le traitement dermocorticoïde (délivré sur ordonnance du médecin) qui prend le relais. 

Je suis ce style de personne qui aime prendre le moins de traitements médicamenteux possible.
Mais sans crème à base de cortisone, il m'est absolument impossible de faire passer mes plaques d'eczéma une fois qu'elles sont là. Les crèmes émollientes permettent de prendre soin de la peau, mais pas de la soigner au sens médical du terme.

Une chose que je ne savais pas à ce propos : on n'arrête pas le traitement sur les plaques quand on ne les voit plus, mais quand on ne les sens plus (et idéalement, on continue le traitement 4 jours). Il faut passer le doigt dessus pour voir si la peau est redevenue douce, car après quelques jours de traitement, les plaques ne sont plus visibles mais sont toujours présentes.

Dermclass La Roche Posay autour de l'eczéma et des allergies

Limiter l'apparition de l'eczéma


Si on a une allergie de contact connue et identifiée, il faut prendre le temps de lire les étiquettes des produits que l'on achète pour les éviter, et si on a un terrain propice aux allergies, l'idéal est de choisir des soins formulés sans allergènes majeurs ; c'est le cas de la gamme Tolériane de La Roche Posay.

Et quand on a une dermatite atopique, au-delà d'une hydratation quotidienne de sa peau, on peut : 

- privilégier les matières naturelles pour ses vêtements et sa literie (coton, lin, soie, mais pas la laine qui est extrêmement irritante),

- limiter le nombre de bains et restreindre le temps sous la douche à 5 minutes environ (en plus, c'est meilleur pour l'environnement !) avec une eau tiède aux alentours de 37°C, et faire poser un filtre pour le calcaire, 

- choisir un gel douche sans parfum ou un savon surgras,

- changer sa routine beauté tous les 3/6 mois pour éviter que la peau ne s'habitue aux composants.

Au fil des années, j'ai aussi remarqué que je devais être plus vigilante quand je voyage, car l'eau n'est pas traitée de la même façon partout, et je fais alors très souvent des crises d'eczéma (raison de plus pour arrêter de faire ma flemmarde de l'hydratation en passant une crème émolliente après chaque douche !).

Gamme Tolériane La Roche Posay

Choisir sa routine beauté


Je crois que je l'ai bien intégré à présent : je dois me résoudre à bannir les soins à base d'huiles essentielles. Ces mêmes ingrédients qui, malheureusement, entrent très souvent dans la composition des produits bio et naturels.

Mais les huiles essentielles sont très fortement déconseillées aux peaux atopiques, et je m'en suis vraiment rendue compte il y a quelques mois après un test d'un sérum qui me brûlait systématiquement la peau quand je l'appliquais. Et à terme, ce genre d'inflammation de la peau peut faire surgir des allergies.

Le problème, avec les peaux atopiques, c'est qu'elles sont extrêmement perméables.

D'ailleurs, quand on a des plaques d'eczéma, c'est la porte d'entrée dans notre corps à tout ce qui traîne. Ce qui m'a même fait craindre, fut un temps, que j'étais devenue allergique à un pollen (j'en avais tous les symptômes), mais une fois les plaques soignées et ma barrière cutanée refermée... plus rien !

Alors, je crois que la meilleure chose à faire est de véritablement écouter sa peau.
Voir comment elle réagit avec les produits que l'on utilise. Ne pas insister quand une crème commence à piquer ou à assécher une zone (oui, je parle de vécu avec un contour des yeux que j'avais très envie d'aimer... mauvaise idée !).

La Roche Posay a développé plusieurs gammes adaptées aux peaux allergiques / sensibles / atopiques, dont la gamme Lipikar pour l'atopie, formulée avec des actifs qui apaisent les démangeaisons et apportent des lipides à l'épiderme. Sous la douche, j'utilise actuellement l'huile lavante AP+ que j'adore (ce n'est pas une découverte d'ailleurs car je l'ai achetée plusieurs fois auparavant).

Il faudra aussi que je vous en reparle dans ma routine beauté parce que j'ai trouvé le sauveur de mes lèvres continuellement abîmées : le Cicaplast lèvres. Et comme je mentionnais mon essai de contour des yeux infructueux, depuis la DermClass j'applique le Tolériane ultra yeux, et j'en suis ravie.

Comme vous le savez, je m'oriente petit à petit vers des produits avec de meilleures compositions, du bio et du naturel, alors j'ai été très sensible à cette réponse de La Roche Posay à la question "pourquoi ne pas privilégier une composition 100% naturelle ?" qui est de dire qu'ils ont choisi de piocher le meilleur des ingrédients issus de la nature et le meilleur issu de la chimie. Ce qui fait totalement écho à ma pensée sur le sujet, dont je vous parlais en 2017 dans cet article sur une exposition au sujet des poisons !

Dermclass La Roche Posay autour de l'eczéma et des allergies

Calmer les démangeaisons


Je les connais que trop bien, celles qui nous donnent envie de nous gratter jusqu'au sang...

Lorsque ce sont les plaques d'eczéma qui nous démangent, il faut les traiter, et prévenir leur apparition en amont.

Plusieurs blogueuses présentes à la DermClass m'ont conseillé le Lipikar Stick AP+, qu'il faut vraiment que j'aille acheter. La combinaison de l'effet hydratant / apaisant du produit ainsi que le passage du stick sur la peau qui reproduit un peu la satisfaction éprouvée par le corps lors du grattage, serait très efficace ! 

Et puis, on peut ressentir une forte démangeaison sans eczéma.

Une plaque rouge, des petits boutons comme si on avait été piqué par des bêtes... ça dure quelques heures et disparaît sans laisser de trace ; c'est un URTICAIRE.
Et parce que sinon, ça ne serait pas drôle, avoir une peau atopique peut favoriser leur apparition.

Mais c'est bénin. On peut avoir un traitement à base d'antihistaminiques si c'est trop insupportable, mais sinon, il n'y a pas grand chose à faire, si ce n'est : surtout ne pas mettre la crème à base de cortisone dessus.

Gamme Tolériane La Roche Posay

Prévenir l'allergie au soleil


L'avantage avec cette allergie - qui est généralement une intolérance aux UVA ou UVB - c'est qu'elle peut assez facilement se prévenir (ou même se traiter avec l'aide d'un dermatologue).

Je vous en ai parlé l'année passée je crois : cela fait 10 ans que je fais, chaque année, une cure d'Oenobiol avant de m'exposer au soleil (avec précaution et crème solaire) car j'ai la peau très claire, qui ne bronze quasiment pas, mais qui prend des coups de soleil en 3 secondes.

Prendre des antioxydants fait justement partie de ces moyens de prévention de l'allergie au soleil. Tout comme s'y exposer progressivement, et protéger sa peau avec un bon indice 50 !

Dermclass La Roche Posay autour de l'eczéma et des allergies

Transmission de l'atopie


L'eczéma atopique est génétique, et malheureusement, c'est aussi HÉRÉDITAIRE.

Mais il a été démontré que l'on pouvait réduire de 50% le risque qu'un bébé développe son terrain atopique en le crémant absolument tous les jours dès la naissance avec des produits adaptés, et en évitant ceux qui risquent de sensibiliser sa peau comme les lingettes.

Et maintenant ?
Il ne reste qu'à chouchouter notre peau, même si elle est récalcitrante, parce que je me dis que de toute façon, on ne peut pas en changer !

Si vous avez encore des questions sur le sujet, n'hésitez pas à me les poser en commentaire ; je serais ravie d'échanger avec vous, vous donner une réponse si j'en ai une, ou y réfléchir ensemble si je n'en ai pas.


Article sponsorisé par La Roche Posay
Photos Patrice Larive
Louise Grenadine - blog slow lifestyle à Lyon depuis 2007