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27 juin 2018

Cinq belles visites à faire à Lisbonne

Le mercredi, juin 27, 2018

Quand je prépare un voyage, j'ai toujours une vague idée de l'endroit où je vais atterrir. Une image mentale, parfois erronée.

Des clichés. Ou pas.
Des légendes en arrière-plan.

Je sais à peu près ce que je vais y chercher : des lieux hantés en Écosse, des étendues de nature sauvage en Islande, un esprit hyggelig au Danemark...

Pour Lisbonne, c'était la page blanche.
J'avais vu des centaines de photographies passer sur les réseaux sociaux, et malgré tout, je ne savais pas vraiment ce que j'allais y chercher. Si ce n'étaient des azulejos...

Sur place, ce fut la découverte. Totale.
Une ambiance tranquille et sans prise de tête.

Et une véritable richesse culturelle. Une identité construite grâce au mariage des cultures. Un passé MAURESQUE encore très présent dans la ville. Et de magnifiques édifices à visiter pour en apprendre d'avantage sur le pays.


Mosteiro dos Jerónimos


C'est ici que repose le navigateur Vasco de Gama !
Et c'est d'ailleurs en son honneur - parce qu'il avait découvert la route des Indes - que le roi Manuel Ier a lancé la construction de ce monastère... qui attire la foule, demande un peu de patience dans la file d'attente qui se forme immanquablement devant, mais qu'il serait absolument dommage de louper.

La façade est grandiose.
Mais l'intérieur est encore plus beau.
Le cloître, en particulier. De style MANUÉLIN, donc typiquement portugais. Un beau mélange des cultures, entre art roman, gothique et mauresque.

Bref, c'est beau.
La pierre est presque travaillée comme de la dentelle.

Et une belle exposition, dans l'une des salles, retrace parallèlement l'histoire du monastère, du Portugal et du monde entier. Trois frises chronologiques superposées qui aident à se situer dans le temps.

En sortant (la file d'attente avance moins vite pour le monastère, donc je vous conseille de le faire dans cet ordre), il y a également l'église à visiter. C'est là que l'on retrouve Vasco de Gama.

Monastère des Hiéronymites
Praça do Império, 1400-206 Lisboa

Tickets : 10 € en plein tarif, 5 € pour les étudiants
Site internet : mosteirojeronimos.gov.pt



Torre de Belém


Deux bonnes heures, voire trois, c'est le temps que l'on a attendu pour visiter la tour, pour la simple et bonne raison qu'une centaine de personnes maximum peuvent entrer à l'intérieur, et qu'ils attendent généralement que tout le monde soit sorti pour faire rentrer du monde.

Donc, mettez absolument la main sur un billet coupe-file, et faites-vous détester par les personnes qui attendent depuis deux heures en leur passant devant.

Parce que, ce petit détail de longue file d'attente réglé, la tour de Belem est un très beau monument qu'il est agréable de visiter, bien qu'elle fut conçue pour défendre le port de Lisbonne, à l'origine. Pour son style manuélin, là encore. Et pour sa vue panoramique sur le Tage, le pont du 25 avril et le Cristo Rei.

Tour de Belém
Av. Brasília, 1400-038 Lisboa

Tickets : 6 € en plein tarif, 3 € pour les étudiants
Site internet : torrebelem.gov.pt



Convento de Carmo


Passée l'imposante porte d'entrée du couvent des Carmes, on se retrouve dans une église... à ciel ouvert ! Des arches magnifiques au-dessus de nos têtes, qui paraissent peut-être même plus imposantes avec le ciel pour plafond.

En 1755, la ville a subit un fort tremblement de terre qui a entraîné l'effondrement de la voûte, mais les piliers et les arches sont restés. Et le monument n'a finalement jamais été restauré puisque les ruines avaient terriblement le vent en poupe au XIXème siècle !

Ce qui donne un lieu assez étonnant.
Agréable à visiter. Presque comme un parc de ruines bien conservé, puisque finalement, seul le plafond manque réellement à l'appel.

Le couvent abrite aussi un (petit) musée archéologique ; il y a quelques objets précolombiens à voir, trois momies, des azulejos chrétiens ou encore des sarcophages.

Et depuis la boutique, il y a également une très belle vue sur Lisbonne !

Couvent des Carmes
Largo do Carmo, 1200-092 Lisboa

Tickets : 4 € en plein tarif, 3 € pour les étudiants et gratuit pour les moins de 14 ans
Site internet : museuarqueologicodocarmo.pt




Castelo de São Jorge


On le voit de loin !
Avec ses drapeaux qui flottent au vent, perché sur sa colline.

Il est possible d'y monter avec les électricos, mais faire l'ascension à pied se fait très bien, et permet de passer dans de petites rues avec des boutiques d'art portugais. J'y ai d'ailleurs trouvé mon Coq de Barcelos, fabriqué au Portugal et peint à la main. 

Bref, pour une immersion dans l'HISTOIRE portugaise, c'est la visite incontournable. 
Parce que le château a aussi bien connu l'occupation mauresque qu'une succession de rois portugais.
Et qu'une exposition permet de traverser le temps, depuis les maures jusqu'à aujourd'hui.

Le site est assez grand, il y a vraiment de quoi se promener, sur les remparts notamment pour profiter de la vue panoramique sur la ville.

Et puis, il y a la camera obscura où il faut absolument faire une halte avant de repartir ; une petite salle sombre dans laquelle se trouve un périscope actionné par une personne du site.

Il y a une file d'attente, parce qu'on n'y rentre qu'à une vingtaine de personnes. Mais c'est l'occasion de découvrir la ville de Lisbonne en temps réel, à 360°, tout en se faisant raconter son histoire.

Château de Saint-Georges
R. de Santa Cruz do Castelo, 1100-129 Lisboa

Tickets : 8,50 € en plein tarif, 5 € pour les étudiants et gratuit pour les enfants de moins de 10 ans
Site internet : castelodesaojorge.pt


Museu nacional do azulejo


Je ne pouvais PAS repartir sans être allée au musée des azulejos.

Après les avoir photographiés sous toutes leurs coutures dans les rues de Lisbonne, je suis allée découvrir leur histoire. Leur évolution. Les techniques de fabrication, qui diffèrent et se combinent.

La collection est clairement impressionnante, et retrace les grands mouvements de cet art au fil des siècles. Au fur et à mesure de la visite, on voit les motifs évoluer et leur utilisation aussi. On apprend notamment que, si de nombreuses anciennes façades de la ville sont recouverts d'azulejos, c'est parce qu'il s'agissait d'une façon de montrer sa richesse !

Au dernier étage, il y a une immense fresque d'azulejos représentant Lisbonne ; à voir avant de dire au revoir à la ville...

Musée national de l'azulejo
R. Me. Deus 4, 1900-312 Lisboa

Tickets : 5 € en plein tarif, 2,50 pour les étudiants et gratuit pour les enfants de moins de 12 ans
Site internet : museudoazulejo.gov.pt


3 oct. 2017

Un automne en Andalousie

Le mardi, octobre 03, 2017

J'adore l'automne.
C'est de loin ma saison préférée pour me promener en pleine nature ou pour flâner en ville et m'arrêter dans un salon de thé à l'heure du goûter.

Mais je ne pense jamais à prévoir des vacances à cette période.
Prendre le temps de découvrir un autre coin du globe sous les couleurs d'automne. M'installer dans un petit café cosy et goûter les spécialités d'une autre culture...

Ce serait absolument tout ce que j'aime.
Et j'avoue, l'idée fait de plus en plus son chemin.

D'autant que la semaine dernière, on a essayé de me séduire en me faisant découvrir l'ANDALOUSIE parée de son manteau automnal. Avec ses températures douces qui se prêteraient tout à fait à un pique-nique en plein milieu des feuilles mortes et des arbres aux couleurs flamboyantes.

Je m'y voyais déjà.
Avec mon plaid tartan étendu sur le sol et quelques tranches de jambon ibérique dans l'assiette, accompagnées d'olives vertes marinées.

Pour tout vous expliquer, l'Andalousie s'était installée à la Part Dieu, la semaine dernière. Et après une dégustation de (délicieux) jambons découpé devant moi, je suis passée sous le casque de réalité augmentée pour faire mon premier vol en ULM et tester la Via Ferrata avec l'Andalousie à mes pieds.


Bref, on m'a séduit et je me suis laissée séduire.

L'Andalousie, pour moi, c'était un peu la destination exotique à portée de main (ou presque). Au carrefour de la civilisation latine et orientale sur fond de flamenco et de tortilla. Cliché, très estival et un peu réducteur, finalement. Parce qu'aujourd'hui, je m'imagine bien découvrir cette région en automne ; profiter des températures très douces pour ne porter qu'une chemise en tartan et un petit gilet sur les épaules, tout en découvrant les paysages de cette (grande) région.

En mode ROADTRIP, d'ailleurs, pour voir un maximum de choses.
Cette expérience en Islande, cet été, m'a convaincue de remettre ça. Et étant donné la taille de l'Andalousie, ça me semble tout à fait judicieux.

Et oui, j'ai d'ailleurs déjà tout un programme en tête : 

- mettre les pieds dans un désert pour la première fois de ma vie avec le seul d'Europe, Tabernas,
- profiter d'un pique-nique dans une forêt de châtaigniers de la Sierra de las Nieves,
- ramasser des coquillages sur les plages d'Andalousie au coucher du soleil,
- découvrir les forêts de sapins bleus dans le parc naturel de Grazalema,
- me promener dans l'Alhambra de Grenade et imaginer la vie de ses occupants des siècles plus tôt...


Et vous, est-ce que vous aimez voyager en automne ?


En collaboration avec Andalucia.org
Source photos : @viveandalucia sur instagram



17 juil. 2015

Visiter Barcelone : musées et cathédrale

Le vendredi, juillet 17, 2015

Quand nous avons préparé notre petit séjour de trois jours à Barcelone, le plus gros dilemme ne fut pas de savoir quelle robe emporter (en voiture, on peut prendre deux fois plus de choses qu'en avion, haha), mais quels monuments ne PAS visiter. Notre liste de musées était longue comme le bras, et en trois jours, c'était tout simplement impossible de tout voir (une bonne excuse pour y retourner, donc).

Après toutes les belles visites en rapport avec l'oeuvre de Gaudí, il nous restait juste assez de temps pour trois endroits : le musée national d'art Catalan, la cathédrale Sainte-Croix et le musée Pablo Picasso.

Le musée d'Art Catalan



Depuis le parvis du musée, la vue est superbe. Et pour cause : il surplombe la ville depuis le parc de Monjuïc. C'est donc une visite et un panorama qu'il faut mériter à la sueur de son front, surtout si vous avez le don de choisir le chemin le plus long sans escalator, comme nous. '^^

Mais si vous aimez les beaux musées d'arts, alors foncez. De l'art religieux du Moyen-Âge aux affiches de propagande de la seconde guerre mondiale, la collection est impressionnante.

Le musée est construit en deux grandes parties : l'art roman et gothique médiéval d'un côté, l'art moderne de l'autre. La seconde fut ma préférée ; chaque époque, chaque mouvement et chaque tendance a le droit à son résumé concis des faits importants et des coutumes d'alors pour comprendre l'exposition qui suit. Pourquoi il y eut une vague de peintures représentant un occident idéalisé ? la pauvreté du peuple après l'opulence des plus riches ? C'est réellement passionnant !
Au second étage du musée
Peinture religieuse médiévale provenant d'une église


Une oeuvre m'a particulièrement marquée durant cette visite, et par chance, j'ai réussi à mettre la main sur la vidéo de l'oeuvre complète, disponible sur Vimeo. Prenez trois minutes et vingt-deux secondes pour l'examiner sous tous les angles ; chaque parcelle contient mille détails racontant l'histoire de l'homme.

Il s'agit de "Civilization" de Marco Brambilla (2008). Enjoy : 



Tarifs : 12 € (entrée valable deux jours), -30% pour les étudiants, gratuit pour les moins de 16 ans. Musée gratuit tous les samedis à partir de 15h, le premier dimanche de chaque mois ainsi que le 12 février, le 18 mai, le 11 septembre et le 24 septembre.
Emplacement : Palau Nacional, Parc de Montjuïc, s/n, 08038 Barcelona
Site internet : museunacional.cat

Cathédrale Sainte-Croix




Inutile d'être un amateur d'art et architecture religieuse, ou même croyant, pour apprécier la visite de cette cathédrale. De grandes tapisseries aux couleurs de la ville, de magnifiques peintures en trompe-l’œil, des chapelles décorées avec tout le faste de l'architecture gothique... un beau spectacle pour les yeux, que je vous laisse découvrir en photos.

Remarque : de nombreux vendeurs à la sauvette essaieront de vous faire acheter un foulard pour vous couvrir les jambes ou les bras si vous êtes en short ou débardeur. Certes, il y a toujours un petit panneau demandant d'être couvert, mais celui-ci doit certainement dater un peu car tous les touristes entrent dans leur tenue estivale sans aucun problème.





Tarifs : entrée gratuite le matin, de 8h à 12h45 ; 7€ l'après-midi (le billet donne alors accès aux stalles du choeur, à la Sala Capitular et à l'ascenseur qui mène au sommet du clocher).
Emplacement : Pla de la Seu, s/n, 08002 Barcelona
Site internet : catedralbcn.org

Musée Picasso



Les photos étant interdites dans l'enceinte du musée, je n'ai pu prendre qu'un cliché rapide de la cour intérieure. Mais c'est dans ce bâtiment que l'on retrouve le musée Picasso qui abrite de très nombreuses premières œuvres du peintre.

La collection permanente permet de découvrir les débuts de Picasso à l'école, ses travaux très traditionnels mais réellement bluffants pour son jeune âge (il a commencé à 8 ans !), et son évolution progressive vers le cubisme et le surréalisme.

L'exposition temporaire que nous avons vue est malheureusement terminée. Il s'agissait d'une mise en relation du travail de Picasso et de Dali, très lié autant dans les sujets que dans la façon de les traiter. Personnellement, j'ai adoré !

Tarifs : 14 € pour les adultes, 7,50 € en tarif réduit et gratuit pour les moins de 18 ans
Emplacement : Carrer Montcada, 15-23, 08003 Barcelona
Site internet : museupicasso.bcn.cat

Egalement sur Barcelone : 


26 juin 2015

Le Barcelone de Gaudí

Le vendredi, juin 26, 2015
Parc Guell, zone monumentale

Je n'ai jamais été très branchée "architecte". J'apprécie la beauté des bâtiments d'une ville (les murs en briques, les façades ornementées, les fenêtres en arc... c'est bien souvent ce qui fait tout le charme du paysage urbain), mais je ne me suis jamais intéressée à un architecte en particulier.

Jusqu'à Gaudí. Antoni, de son petit nom.

Il a laissé son empreinte dans Barcelone avec un génie qui tient autant de la folie que de l'intelligence. Ces formes sans précédent, ces couleurs étincelantes, ces mosaïques de carreaux brisés... tout est superbe, exubérant, fascinant et rusé. 

Je vous en dis plus ?

Le Parc Guell


Parc guell, zone monumentale, oeuvre de Gaudi

Pour se glisser doucement dans l'univers de Gaudí, rien ne vaut une visite au parc Guell. Son spectacle se mérite, puisqu'il est perché sur les hauteurs de Barcelone, et qu'il faut affronter une belle volée de marches avant d'entrer dans son décor aux allures presque désertiques en été. Si vous avez de la chance, les escalators vous rendront la montée plus douce. Sinon, je suis de tout cœur avec vous (mais si je l'ai fait, vous pouvez aussi le faire, si si).

La partie du parc où se trouvent les réalisations de Gaudí s'appelle la Zone Monumentale ; il est nécessaire d'acheter un billet d'entrée pour pénétrer dans cet espace et profiter de la magie des lieux.

De loin, les deux maisons, l'escalier du dragon, la salle Hypostyle aux 84 colonnes et la grande esplanade au-dessus, ont des allures de contes de fées, non ? 

Détails du parc guell, zone monumentale

mosaïques de Gaudi au parc Guell

Bancs de l'esplanade du parc guell

La moitié de l'esplanade est entourée d'un banc qui ondule autour de la place ; il est entièrement décoré en mosaïques, donc vraiment magnifique. Pas un seul creux ou une seule avancée ne se ressemble. Mais ce qui m'a le plus étonnée, c'est sa forme. Rien à voir avec nos fauteuils au dossier droit. C'est carrément l'inverse. Le dossier ressort, si bien qu'en l'apercevant, je me suis dit que Gaudí avait certes fait quelque chose de splendide, mais il n'avait vraiment pas pensé au caractère pratique et confortable de son banc.

Grosse erreur.

Gaudí a pensé à tout.
Ou presque.
En tout cas, l'expérience utilisateur (comme on dit maintenant) est au cœur de ses projets architecturaux.

Quand je me suis assise sur ce banc pour faire les photos de mon premier look barcelonais, je l'ai bien compris. La forme du siège épouse parfaitement celle du corps humain. En fait, ce sont nos chaises actuelles qui n'ont rien compris !

oeuvres de Gaudi au parc Guell

Tarifs : 7 € pour les adultes, 4,90 € de 7 à 12 ans et gratuit pour les enfants de 6 ans et moins.
Emplacement : Carrer d'Olot, s/n, 08024 Barcelona
Site internet : parkguell.cat


Casa Batlló


Façade de la casa Batllo

Vous voyez, ces petits masques vénitiens accrochés sur la façade ? À moins que vous y voyiez plutôt des crânes humains ? Ou une représentation du monde aquatique ? À vrai dire, on peut même apercevoir un dragon perché sur le haut du bâtiment si l'on cherche bien... et si l'on regarde avec les yeux de Gaudí. 

L'architecte avait ici carte blanche pour laisser parler sa fantaisie et transformer la demeure traditionnelle acquise par M. Batlló en l'œuvre que l'on peut visiter aujourd'hui. 

Sachez-le, la visite n'est pas donnée. 21,5 € par personne, cela représente quand même un petit budget pour une seule visite. Mais est-ce que ça vaut le coup de les débourser ? Trois fois oui !

Façade de la Casa Batllo, oeuvre de Gaudi

Intérieur de la Casa Batllo, escaliers

Audioguide et écran interactif dans la casa Batllo

La visite est menée par un audio guide interactif. Il est équipé d'un écran afin de nous montrer ce à quoi ressemblait la maison lorsqu'elle était encore habitée par la famille Batlló et nous permet de découvrir de superbes animations, comme la coupe, en 3D, de la bâtisse toute entière et la projection d'un petit film qui donne vie à la façade de la demeure.

Saviez-vous que tout a réellement été pensé en matière de confort et de praticité ? Les poignées de portes, par exemple, épousent parfaitement la forme de la main. La rampe de l'entrée aussi ; elle évolue en même temps que l'on monte les marches. Et les carreaux bleus du puit de lumière qui borde les escaliers ? Ils deviennent plus foncéq à mesure que l'on monte dans les étages afin que la lumière du soleil donne la même intensité lumineuse au rez-de-chaussée qu'au dernier étage. 

Une dernière petite anecdote pour la fin ? Les gardes-corps en verre, dans les escaliers, ont été travaillés de façon à donner l'impression d'être sous l'eau quand on regarde au travers (vous aussi, remuez la tête derrière la vitre en faisant glouglou !). 

La Casa Batlló a sans doute été un fabuleux terrain de jeu pour l'architecte. Tout est réfléchi, depuis la couleur des vitraux intérieurs, l'ouverture des fenêtres avec un système de poulie et cet intérieur tout en rondeur, hommage au vivant et à toutes les créations de la nature. 

intérieur de la casa batllo

Projection d'animation sur la façade de la Casa Batllo

Tarifs : 21,50 € pour les adultes, 18,50 € pour les 7-18 ans et les étudiants, gratuit pour les enfants de 6 ans et moins.
Emplacement : Passeig de Gràcia, 43, 08007 Barcelona
Site internet : casabatllo.es


La Sagrada Familia


détail de la façade de la Sagrada Familia

Il y a des monuments, comme la Sagrada Familia, qui font tellement partie de la ville qu'il serait impensable de ne pas y aller pour une première visite. C'est comme la Tour Eiffel pour Paris, en somme. Et quand on se prend au jeu de découvrir Barcelone sous le regard de Gaudí, on termine forcément par cet endroit.

On pourrait aussi commencer par elle, mais personnellement, j'ai apprécié la montée en puissance et la découverte graduelle de son univers, en commençant la rencontre à tâtons, au parc Guell, avant d'en savoir plus sur l'homme et son génie, grâce aux nombreuses informations distillées par l'audioguide la Casa Batlló.

La Sagrada Familia est le point culminant de son travail ; l'oeuvre de toute une vie, et même plus. Pour la petite histoire, ce n'est pas Gaudí qui devait se charger de la direction des travaux de cette basilique, mais l'architecte Francesco de Paula del Villar y Lozano, qui voyait un projet tout à fait différent, et a finalement laissé sa place, un an plus tard, en 1883, pour cause de divergences de points de vue. La crypte était alors à peine commencée.

Gaudí est arrivé avec un projet très ambitieux en tête ; tellement qu'il n'aura jamais eu la chance de le voir terminé (aujourd'hui encore, les travaux continuent, et on estime à 2026 la fin de la construction).

Avant de voir la Sagrada Familia de mes propres yeux, j'étais très étonnée qu'elle ne soit pas encore achevée ; d'autant plus avec les moyens dont on dispose aujourd'hui. Et puis, je suis arrivée au pied de la Sagrada Familia, sous sa façade principale, ornée de dizaines et dizaines de personnages et animaux, de centaines de détails, d'objets et de costumes... 

Intérieur de la basilique la Sagrada Familia

Architecture de Gaudi pour la Sagrada Familia

Mais ce qui m'a peut-être le plus abasourdie, c'est l'intérieur ; la luminosité de cette basilique, les couleurs qui accrochent le regard, et cette impression de se retrouver dans un lieu qui ne ressemble à aucun autre, à aucune église ou aucune cathédrale visitée auparavant. 

Malgré la date de ce projet dantesque, on a l'impression de pénétrer dans un monument d'un autre temps ; aux lignes contemporaines qui auraient englouti tous les codes de l'architecture romane, gothique et celle de la renaissance, pour accoucher d'une oeuvre nourri de tout ce travail passé.

Intérieur de la Sagrada Familia

Pour profiter d'une rue imprenable sur Barcelone, et avoir un peu l'impression de découvrir les coulisses de la Sagrada Familia, n'hésitez pas à demander un ticket pour l'une des tours. 

Un ascenseur monte les visiteurs par petit groupe pour admirer le panorama, et on peut ensuite librement redescendre par les escaliers escarpés, en colimaçon, qui permettent d'avoir une vue privilégiée sur certains pans des façades de la Sagrada, et même d'apercevoir les travaux en cours (il est aussi possible de redescendre par l'ascenseur, mais ce serait dommage).

Vue de Barcelone depuis la tour de la Passion de la Sagrada Familia

Tarifs : 15 € pour la visite de la basilique seule, supplément de 4,50 € pour monter dans une tour, gratuit pour les enfants de moins de 10 ans.
Emplacement : Carrer de Mallorca, 401, 08013 Barcelona
Site internet : sagradafamilia.org


La Pedrera


Façade de la Pedrera à Barcelone

S'il vous reste du temps, La Pedrera - ou la Casa Milà - fait partie des autres visites incontournables pour découvrir le travail de Gaudí. Budget identique à celui de la Casa Batlló. 

Malheureusement, nous n'avions que trois petits jours sur place, et un programme bien chargé. Il nous faudra donc y retourner pour la visiter ! 

Egalement sur Barcelone :