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5 déc. 2017

10 plaisirs coupables des fêtes de fin d'année

Le mardi, décembre 05, 2017

Est-ce que l'approche des fêtes, et le mois de décembre tout entier même, n'est pas un gigantesque appel à se faire PLAISIR ?

Les calendriers de l'Avent qui débordent de chocolat, les pile de cadeaux au pied du sapin, les repas de Noël qui se démultiplient entre les amis, les collègues de travail, les familles et les belles-familles...

Décembre, c'est presque une ode aux plaisirs de la vie. (Et parfois aux excès.)
Comme s'il était là pour nous rappeler qu'il faut profiter de chaque jour qui passe, avec son compte à rebours qui rythme le mois tout entier.

Dès lors, pas de culpabilité à s'octroyer quelques moments rien que pour soi. Ou à faire quelques écarts bien mérités, après une belle année à être très sage ; le Père Noël nous en est témoin. Et je suis sûre qu'il ne verrait pas d'inconvénients à ce que nous nous fassions une petite liste de l'Avent, remplie de petits plaisirs à S'OFFRIR, en attendant Noël.

#OUIMAISJAIETETRESSAGECETTEANNEE


1. Abuser de raclettes et fondues, parce que le gras c'est la vie, et qu'il n'y a pas meilleur repas pour surmonter l'arrivée des températures négatives. (Et inviter ses amis pour remettre ça, encore !)

2. Faire une session shopping... plusieurs fois dans le mois. Oui, j'ai clairement levé le pied parce que j'ai envie de mieux consommer au quotidien, mais en décembre, j'ai (toujours) une bonne excuse : le sapin, plus grand que jamais, a bien besoin de décorations supplémentaires ; la tradition veut que l'on trouve un nouveau pull kitsch de Noël chaque année, et il faut bien trouver de quoi garnir la hotte du père Noël !

3. Travailler avec une boisson chaude greffée dans la main. Peut-être que ma productivité va légèrement en prendre un coup (soyons honnête), mais ce temps donne envie de se réchauffer de l'intérieur. Et qui dit bien-être au travail, dit travail mieux fait !

4. Acheter un cadeau pour une amie... et s'offrir le même (mais ça prouve qu'il est bien !).

5. Décliner une soirée professionnelle pour fêter Saint Nicolas entre amis ou rattraper les trois épisodes que l'on a en retard, sur sa série du moment. Parce que si on dit oui à tout, on le sait, il y aura tous les soirs un afterwork / arbre / repas... de Noël.

6. Regarder les mêmes films, pour la millième fois, parce que ce sont ceux de Noël, et qu'il est impossible de passer le mois de décembre sans Love Actually, la danse de Hugh Grant et la chanson de Billy Nighy.

7. Manger du chocolat matin, midi et soir... ce qui peut être rapporté à un véritable geste anti-gaspi quand on voit le nombre de papillotes et de boîtes de chocolats que l'on a chaque année, entre ceux que l'on ne peut s'empêcher d'acheter et celles qu'on nous offre.

8. S'offrir une soirée off en se faisant couler un grand bain bien chaud après une longue journée de travail (même si, oui, on va gaspiller de nombreux litres d'eau...) pour se faire un combo : gommage, masque et magazine.

9. Faire bande à part pour le Nouvel An, parce que les soirées avec 158 personnes croisées une fois dans sa vie ne sont jamais les meilleures. Pas de pression pour le 31 décembre : une poignée d'amis regroupés autour d'un bon repas, c'est hygge et bien plus intime.

10. Et continuer à acheter du thé, malgré la soixantaine que j'ai déjà du mal à ranger dans mes placards. Mais j'ai une bonne excuse : les thés de Noël, c'est le moment ou jamais pour les goûter !



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Et vous, quel sera votre dixième plaisir coupable des fêtes de fin d'année ?

17 nov. 2017

Oser vivre la vie dont on rêve

Le vendredi, novembre 17, 2017

Je crois que je n'ai jamais vraiment fait ce que l'on attendait de moi.
Ou ce que l'on essayait de prévoir pour moi.

Des études de médecine, un travail en C.D.I, une vie de famille avec un enfant avant 30 ans... Ce n'est pas moi. Pas la vie dont je rêve, mais celle que l'on colle à une très bonne élève ou à une jeune femme en couple depuis 11 ans.

Ce n'est pas toujours évident, mais j'ai toujours fait en sorte de CHOISIR mon chemin.
Pour n'avoir aucun regret.

Faire un bac S pour assouvir ma soif de connaissance en science ; partir en lettres et arts du spectacle pour mon amour des beaux mots et de la scène ; me laisser porter par la vie et mettre un pied dans le monde de l'intermittence du spectacle, et finir par accepter un C.D.I avant d'entamer un nouveau chapitre professionnel, à mon compte.

J'ai eu la bougeotte, envie de rattraper le temps et vivre à 1000 à l'heure.
Et puis de ralentir.
Profiter de la vie.

Dans un peu moins d'un an, je changerai de dizaine.
30 ans. C'est quelque chose. Une fête avec les proches. Un chiffre rond. Un cap peut-être.

Mais ce sera surtout dix années derrière moi à choisir la vie que je voulais vivre. Celle dont j'avais envie, même si tout n'est pas toujours parfait. Dix ans à toucher du doigt la vie dont je RÊVE; une vie faite de choix qui ne me sont pas dictés par la société.

Ce n'est pas toujours évident, mais j'ai toujours fait en sorte de choisir mon chemin.
Pour n'avoir aucun regret.

Et j'avais envie de partager avec vous ces quatre étapes par lesquelles, inconsciemment ou non, je suis passée chaque fois que j'ai ressenti le besoin de me lancer.


Écouter

SES ENVIES


C'est sans doute la chose la plus dure. Et le premier pas pour se lancer. 
Apprendre à s'écouter, oser rêver et surtout oser vouloir rêver.

Parfois, c'est le corps qui nous aiguille. Quand j'ai choisi de quitter mon C.D.I pour me mettre à mon compte, mon corps avait lancé les signaux d'alarme depuis des mois. Jamais malade, je choppais tous les microbes qui passaient. La fatigue s'accumulait, et un simple montage de dressing m'a valu une belle tendinite au poignet. Trop stressée, plus suffisamment bien dans mon quotidien... mon corps en a payé les conséquences.

Alors j'ai décidé d'y mettre un terme. Même si je n'aurais pas dû attendre autant.

Et parfois, écouter ce que les gens imaginent pour nous est un vrai DÉCLIC. On se rend compte que ce n'est pas de cette vie dictée par d'autres que l'on veut, et on décide alors de (re)découvrir ce que l'on souhaite vraiment.


Définir

SES OBJECTIFS


Je crois que c'est, quelque part par ici, que réside la clef du bonheur.
Ce moment où l'on réussit à déterminer quelle vie nous rendrait vraiment heureux. Parce que c'est alors tout un projet qui se met en place ; un peu comme quand on planifie les vacances d'été !

Et je pense d'ailleurs qu'il faut voir cette quête de notre vie rêvée comme nos vacances : viser un objectif idéal mais ATTEIGNABLE pour ne pas se décourager et avoir la satisfaction d'y parvenir... avant de passer à l'étape suivante.

(Avoir des supers pouvoirs, c'est sympa, mais a priori, difficile à atteindre. Et d'ailleurs, est-ce que ça nous rendrait vraiment heureux ?)

C'est une démarche très personnelle : peut-être que c'est un film ou un livre, qui va nous faire prendre conscience que l'on rêve de plus voyager, d'avoir une belle carrière professionnelle ou de fonder une famille.

Ce petit shoot de bonheur, pour ma part, je le retrouve chaque fois que je me plonge dans une lecture feel good : un magazine ou un livre qui parle de slow life et de petits bonheurs du quotidien. Une vie plus proche de l'instant présent, qui est aujourd'hui la vie vers laquelle je tends.


Lister

LES ÉTAPES


J'adore les listes.
Cette satisfaction de rayer une étape et de passer à la suivante, rien de tel pour visualiser l'avancement de son projet.

Mais on peut aussi la faire mentalement.
L'important, c'est de garder en tête chaque petite chose à faire pour atteindre son but, que ce soit épargner pour acheter une maison, développer son réseau professionnel pour obtenir un poste qui nous tient à coeur, ou rencontrer des associations pour faire du bénévolat.

Et quand je butte, quand je doute ou quand je ne suis plus sûre de pouvoir me lancer, je me pose deux questions (qui peuvent donner sujet à deux nouvelles listes, on ne se refait pas !) : 

- au pire, si j'échoue, qu'est-ce qu'il peut arriver ?
- et au mieux ?

Oser

CHANGER D'AVIS


Mais surtout, je pense fermement qu'oser vivre la vie que l'on rêve, ce n'est jamais une fin en soi.
C'est un projet, un voyage, qui en appelle d'autres.

On n'a pas les mêmes envies à 20 ou 30 ans.

J'ai longtemps rêvé vivre en ville, moi qui suis originaire d'Ardèche. Pouvoir sortir au cinéma ou au restaurant en semaine, découvrir les riches programmations des théâtres et profiter des dernières nouveautés des boutiques qui n'existaient pas chez moi. 

Et maintenant, j'y vis, depuis 8 ans.
Je suis bien, mais j'ai aussi envie, dans quelques années, d'avoir une maison en dehors de la ville, avec un potager rempli de potimarrons à l'automne...

Peut-être que les gens diront que je ne sais pas ce que je veux.
Moi, au contraire, je crois que je sais exactement ce que je veux : écouter mes envies et me lancer le DÉFI de les réaliser.



Viser

(PLUS) HAUT


Parce qu'on peut être une femme et avoir de l'ambition professionnelle.
Être créative.
Avoir envie de fonder une famille ou pas.
Dépasser ses limites et devenir athlète de haut niveau...

En somme, on peut vouloir Viser Haut comme le dit très bien la campagne Cache-Cache qui met à l'honneur des femmes ambitieuses qui ont décidé, un jour, de se surpasser et de s'épanouir dans la vie qui les faisait rêver.

La vision de la femme dans la société me tient à cœur (vous l'avez peut-être remarqué avec les tweets que je partage régulièrement sur le sujet), alors je suis TRÈS heureuse de faire partie de ce beau projet qui, j'espère, vous donnera envie, vous aussi, de vivre votre vie comme vous l'entendez.



Manteau, pull et écharpe Cache-Cache - Jean Le Temps des Cerises - Sac Lancaster - Bottes Eram

Article en collaboration avec Cache-Cache

10 nov. 2017

Mes activités hyggelig de l'automne

Le vendredi, novembre 10, 2017

J'ai toujours vu l'automne comme la saison des contraires.

Cette saison où l'on peut partir en forêt avec une grosse doudoune et une paire de gants pour se réchauffer, mais où l'on peut aussi poser son plaid au sol et s'installer pour manger une barquette aux marrons achetée à la pâtisserie du village parce qu'on a trouvé un coin au soleil où l'on aurait presque chaud.

C'est peut-être la saison la plus imprévisible aussi.

Celle où l'on a ce petit plaisir bien particulier de courir sur les dix derniers mètres en rentrant chez soi parce qu'une pluie battante vient de nous tomber sur le coin du nez.

Personnellement, je déteste ça, être mouillée. Mais il y a la suite.
La porte de chez soi qui s'ouvre. La chaleur du foyer qui nous enveloppe.
Les pieds posés sur le parquet.
Les vêtements mouillés en vrac sur le sol.
La douche bien chaude.

J'enfile alors ma tenue la plus COCOONING possible, et je file derrière ma fenêtre voir les éléments qui se déchaînent ; le bruit de la pluie dans le seau qui sert à arroser nos plantes, et le vent qui siffle dans les arbres.

Est-ce qu'on ne devrait pas, finalement, déclarer l'automne comme la saison la plus hygge de l'année ?
Tout simplement.

Alors oui, peut-être que l'hiver ferait la moue.
Avec ses chutes de neige au ralenti et ses bûches de bois qui crépitent dans la cheminée, l'hiver n'est pas en reste. 

Mais pour le moment, on a encore un bon mois d'automne devant nous.
Et je compte bien en profiter encore un peu (beaucoup...).


Jardiner

À LA MAISON


J'avoue, je n'y aurais pas pensé.
Je n'ai pas vraiment la main verte, et je n'ai pas un bon feeling avec les plantes. Je ne sais pas quand les arroser, quand les tailler, quand les laisser tranquille.

Mais voilà, j'étais derrière ma télévision - ce qui arrive très rarement d'ailleurs - et je suis tombée sur l'émission Silence ça pousse qui donnait ce conseil très précieux : celui de PLANTER à l'automne - hors plantes annuelles - pour que les racines se développent avant de commencer à fleurir ou pousser, au printemps.

Bref, c'est le moment de rajouter encore quelques plantes pour continuer notre cocon végétal sur la terrasse !

- planter de la vigne vierge pour recouvrir la barrière - pas forcément très esthétique - de la terrasse,
- ajouter quelques fougères et bruyères dont j'aime beaucoup les formes douces et harmonieuses,
- rempoter des petits cactus dans un vieux plat Le Creuset, chiné chez Emmaüs
- poncer et vernir de vieux pots à fromage, en bois, pour s'en servir de jardinière.


Jouer

ENTRE AMIS


Je crois que je ne profite jamais autant d'un après-midi jeux de société que lorsque le soleil commence à se coucher à 17h, que l'on allume quelques bougies et guirlandes lumineuses, et qu'un gâteau vient de sortir du four.

Avec une poignée d'amis (à cinq, c'est parfaitement hygge) et quelques jeux pour jouer tous ensemble, ou les uns contre les autres. Dernièrement, j'ai beaucoup aimé : 

- Unlock, un jeu offert par nos amis pour l'anniversaire du chéri, qui est un jeu d'escape game à faire à la maison. Loin d'être facile, on n'a pas réussi à terminer la première partie dans les temps ; les méninges ont chauffé comme jamais, et ça nous a donné envie de recommencer très vite.

- L'auberge sanglante, qui reprend l'histoire de l'Auberge Rouge, en Ardèche ; on incarne donc des aubergistes qui détroussent, tuent ou corromps leurs clients pour finir le plus riche possible. La mécanique du jeu est sympa mais loin d'être évidente pour (vraiment) gagner de l'argent.

- Le lynx, auquel on a joué avec les petites cousines (donc adapté à tous les âges) ; le but est de trouver, avant les autres, un dessin parmi les centaines de dessins du plateau... et de recommencer. Complètement addictif.


Déguster

LES SAVEURS D'AUTOMNE


Il y a trois choses que j'ai toujours chez moi, en automne : du chaï tea, du jus de pomme et des mandarines. 

La première est la boisson que je consomme le plus en cette saison, tellement elle est RÉCONFORTANTE (je la prépare avec 70% d'eau et 30% de lait environ) ; le second me permet de combler mes envies ponctuelles mais fulgurantes de jus de pomme chaud qui embaume tout l'appartement et qui sent presque déjà Noël, et les troisièmes sont les petites touches gourmandes que je peux manger autant au petit-déjeuner qu'en dessert.

Ma recette de jus de pomme chaud préférée : 

- 1 L de ou jus de pomme
- 1 bâton de cannelle
- 2 clous de girofle
- 1 orange coupée en rondelle
- 1 c. à soupe de sucre roux


Créer

DE SES PROPRES MAINS


Je ne fais pas énormément de do-it-yourself, tout au long de l'année. Je ne parviens pas toujours à trouver le temps pour les faire, et je suis un peu du genre à réfléchir mille fois avant de me lancer, pour être (presque) sûre que le résultat me plaira.

Mais l'automne me donne envie de me lancer.
Peut-être parce que je sais que, de toute façon, j'en ferai au moins un : le calendrier de l'Avent pour le chéri.

Et qu'ensuite, je prendrai le temps d'emballer, le plus joliment possible, tous les cadeaux que l'on offre. 

D'ailleurs, j'adore ça, emballer les cadeaux.
Prendre un après-midi juste pour y faire, devant un film de Noël...
Tellement plaisant, et tellement hyggelig aussi. 
À défaut de créer ce que j'offre, je me dis que j'ai au moins pris le temps de faire, moi-même, l'EMBALLAGE.

Cette année, je cherche donc une nouvelle idée pour présenter le calendrier de l'Avent du chéri. Et j'ai aussi très envie de préparer des petits supports pour noter les noms de nos plantes sur la terrasse ; écorces peintes, rondins de bois, galets... je vais y réfléchir encore un peu !


Et puis aussi : se promener en forêt pour une petite cueillette d'automne.


Et vous, quelles sont vos activités hyggelig préférées, en automne ?

8 nov. 2017

Vers une vie plus lagom

Le mercredi, novembre 08, 2017

Autant j'avais décidé de ne pas suivre le mouvement en achetant le livre du hygge comme tout le monde semblait le faire, autant j'ai immédiatement voulu en savoir plus sur le lagom quand on a commencé à vraiment en entendre parler.

Pas que je me sentais plus proche de l'art de vivre suédois que danois.
Au contraire.

Vivre mieux avec moins...
Ni trop, ni trop peu...

Contrairement à l'ambiance cocooning et réconfortante du hygge, qui est absolument tout ce que j'essaie d'amener dans mon quotidien, le lagom semblait plus éloigné de moi. Mais aussi ce vers quoi je voulais aller. Un art du SLOW LIVING qui m'attire.

Et puis, j'y ai pris goût, à ces lectures feel good, très positives, qui nous font voyager et découvrir de nouvelles cultures autrement que par l'image.

Alors j'ai lu.
Deux livres, très différents bien qu'ils portent sur le même sujet.

- Lagom, vivre mieux avec moins, la méthode suédoise d'Anne Brones m'a permis de mettre un pied dans la culture suédoise, sans m'y faire vraiment adhérer. Le ton, didactique et parfois un peu culpabilisant (sur les sujets de l'environnement), était moins en adéquation avec mon envie de me faire du bien en lisant, bien que j'ai beaucoup aimé certaines recettes partagées dans l'ouvrage, à tester très vite.

- Le livre du lagom, l'art suédois du "ni trop, ni trop peu" d'Anne Thoumieux m'a fait faire le grand saut, le soir avant de m'endormir, ou à l'heure du fika ; il m'a fait découvrir une société suédoise que j'avais touché du doigt en allant à Stockholm, et fait approfondir ce que j'en avais un peu appris.

Ces deux lectures m'ont laissé un sentiment très lagom je crois, de ni trop ni trop peu ; je n'ai pas envie d'adopter le lagom dans tout ce qu'il implique, contrairement au hygge, mais il y a des aspects de ce mode de vie qui me parlent énormément, et pour lesquels j'ai envie d'être plus lagom. 

Et c'est ce que j'avais envie de partager avec vous. 
Je ne vais pas vous parler de cette culture sociétale dans laquelle il faut rester à sa place, être dans la norme, ne pas trop se démarquer... ce n'est pas quelque chose dont je me sens proche. En revanche, tout cet autre aspect du lagom, très "slow life", a complètement trouvé une résonance en moi.


Un rythme de vie

PLUS DOUX


Sans doute la chose que j'essaie de faire avec le plus d'ardeur, et qui me donne le plus de mal. Parce que ce n'est pas facile de nager à contre-courant et de ne pas se laisser embarquer dans le tourbillon de la vie quotidienne.

Mais c'est aussi ce que je recherche le plus.
Adopter un rythme moins soutenu pour vraiment PROFITER de la vie.

C'est prendre un dimanche après-midi pour se promener dans les bois, loin du brouhaha de la ville qui ne s'endort jamais.
Se lancer dans une recette de brioche qui demande de la patience et du temps pour lever toute une nuit avant de pouvoir être dégustée.
Lâcher les réseaux sociaux et les tweets qui défilent pour se plonger dans un roman...

Lever un peu le pied pour ne pas toujours chercher à abattre plus de travail, faire plus d'activités... mais rechercher plutôt l'expérience d'un moment simple et de qualité, dont on va pleinement profiter.


Une décoration d'intérieur

DOUILLETTE


J'adore les intérieurs Pinterest très scandinaves et épurés.

Mais chez moi, j'ai besoin de me sentir dans un petit cocon très enveloppant ; pas trop chargé, mais pas trop vide non plus. Finalement, assez lagom dans l'idée mais pas vraiment dans les faits. Mon appartement est loin d'être minimaliste, et il ne le deviendra certainement jamais. Ce ne serait pas moi.

En revanche, j'aime cette idée du design scandinave au service de la fonctionnalité ; l'abandon du plastique au profit de matières plus nobles comme le bois, le cuir ou le textile ; et la mise en avant de quelques belles pièces choisies avec soin.


Une consommation

RAISONNÉE


Je l'avoue : j'ai trouvé, au fond de mon dressing, un ou deux vêtements que je n'avais jamais réellement porté. C'est un peu le coup dur quand on cherche à mieux consommer, mais c'était aussi un constat nécessaire pour confirmer ma volonté d'acheter plus raisonné.

Et plus DURABLE.
Un peu plus cher aussi, forcément, mais au profit de la qualité.
Ce qui peut être l'occasion de jolis cadeaux d'anniversaire ou de Noël !

Du coup, j'ai décidé de me mettre en quête de deux indispensables de ma garde-robe automne/hiver, que je porte tous les ans et que je rachète trop souvent : un beau manteau gris clair ou beige, et une paire de bottes camel ou cognac. 

En espérant trouver deux pièces de belle qualité, quitte à y mettre un peu plus le prix, mais à y garder au fil des années.

Mes petits gestes pour mieux acheter mes vêtements


Une vision

DURABLE


Il y a quelques temps, j'ai fait ma première teinture de vêtement ! Un short qui était bons pour faire des chiffons tellement la couleur était passée, mais dont le tissu était encore en parfait état.

Et je crois que ça m'a fait encore plus plaisir, de le voir ressortir comme neuf, que si j'en avais racheté un.

Déjà parce que j'ai besoin d'en essayer 156 avant d'en trouver un seul qui me va réellement. Et parce que celui-là, je l'ai déjà porté des centaines de fois, et que je sais que je suis réellement bien dedans.

Réparer plutôt que racheter semble être une notion plus présente dans la société suédoise (d'ailleurs, leur gouvernement veut baisser les taxes sur les réparations et les rendre déductibles des impôts), parce que c'est lagom ; plus respectueux de l'environnement et plus durable.

Ce sont des petits gestes que l'on a oublié, comme recoudre un bouton perdu ou faire refaire une semelle de chaussures ; des petits gestes que j'ai envie de retrouver.


Une nature

PLUS PROCHE DE NOUS


Ce qui m'a le plus surprise lorsque j'ai survolé la Suède avant d'atterrir à Stockholm, c'est le vide. Ou l'omniprésence de la nature. Des lacs gelés ; des terres pas toujours cultivées... pour seulement une ferme ou deux séparées par des dizaines de kilomètres.

C'est peut-être ça qui fait que les suédois sont plus proches de la nature que nous.
Et plus ATTACHÉS à elle.

Ils ont naturellement tendance à y passer leurs week-ends ou leurs vacances, parce qu'elle les entoure.

Vider l'eau usagée d'un vase dans une plante qui a besoin d'eau, donner une seconde vie à ses vêtements en faisant un vide-dressing... autant de petits gestes simples mais qui contribuent à moins épuiser les ressources de notre planète.

Mes petites habitudes éco-responsables du quotidien : partie 1 et partie 2.


Un équilibre de vie

À (RE)TROUVER


Finalement, ce que je retiens de ces deux lectures, et ce qui me plait dans le lagom, c'est cette recherche d'un équilibre de vie pour mieux vivre sans forcément avoir plus ; une démarche très SLOW LIVING qui touche aussi bien le rythme de notre quotidien que notre impact écologique. Une façon de réduire tout cela pour (ré)apprendre à profiter de ce que l'on a déjà.

En somme, c'est trouver la juste dose.
Et (re)trouver le bonheur.

Ce qui ne veut pas dire, pour moi en tout cas, qu'il faut se contenter d'un appartement si on rêve de vivre dans une maison ; d'avoir trois plantes si on veut se créer un cocon végétal de dix plantes... mais plutôt qu'il peut être bon de trouver un équilibre (qui nous est propre), et qui parvienne à pleinement nous satisfaire.

Et si vous avez envie de (re)découvrir le mode de vie danois : Le hygge mis en pratique.