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Islande
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Road trip dans la péninsule de Snaefellsnes en Islande

27 févr. 2018

Road trip dans la péninsule de Snaefellsnes en Islande

Ce matin-là, le temps était brumeux.
Mais à vrai dire, je ne sais pas pourquoi j'écris ce matin-là puisque c'était plus ou moins le temps qui a accompagné tout notre voyage.

Une pluie fine.
Un ciel gris. Parfois bas.
De la brume au loin.

Exactement le genre d'ambiance dans laquelle on imagine bien écouter les légendes de peuples cachés, de fantômes islandais et de trolls pétrifiés. 
Le soir, après une longue journée de marche.
Un chocolat chaud entre les mains...

... bien que l'on ait troqué les longues RANDONNÉES contre de plus courtes, tout autour de l'Ouest islandais et du parc national de Snæfellsjökull. En commençant par une halte à quelques dizaines de kilomètres de notre logement, au pied du Kirkjufell.

SOMMAIRE

1. Kirkjufell
2. Arnastapi
3. Hellnar
4. Snæfellsnes
5. Malariff
6. Öndverðarnes

Sur la route de l'Ouest islandais - Borgarnes et Stykkishólmur

16 févr. 2018

Road trip dans l'Ouest Islandais

La prochaine étape de notre séjour était la côte Ouest de l'Islande.
Et c'était finalement le deuxième et véritable départ de ce ROAD TRIP.

Après avoir roulé dans la péninsule de Reykjanes, nous avions passé une dernière nuit à Reykjavik. Avec la douche chaude qui sentait le souffre mais dont l'odeur était presque devenue notre petit canard de bain. À se faire remarquer les 30 premières secondes puis à faire partie du décor, les cinq minutes suivantes. 

Ce matin-là, nous rendions les clefs pour nous lancer (un peu) à l'aventure.
Avec un carnet de route bien préparé.
Toujours.

Une envie irrepressible de s'arrêter à chaque virage pour contempler le paysage et l'immortaliser à travers la lentille de mon appareil photos. Aussi.

Et le GPS nous indiquant inlassablement la même et unique route en direction de notre première étape : Borgarnes ; une petite ville située au bord du fjord Borgarfjörður. Avec les moutons pour compagnons de route.

Au milieu des paysages volcaniques et du lagon bleu, en Islande

26 janv. 2018

Paysage volcanique islandais - Gunnuhver, près de la source chaude

Il était temps de quitter Reykjavik.

Après deux jours et demis à découvrir la capitale islandaise, nous sommes partis à la découverte du reste de l'Islande, en commençant par la péninsule de Reykjanes. Qui n'a d'ailleurs pas volé son nom, "le cap des fumées".

L'Islande est une île volcanique.
Avec du magma en fusion pas très loin sous la surface.
Et des rivières d'eau plus chaude que ce nos orteils peuvent sincèrement endurer.

Alors ça fume. Par endroits.
Il parait même qu'il est fortement conseillé de ne pas mettre les pieds n'importe où, de peur de voir sa semelle fondre sous nos yeux.

J'avoue, cette image ne m'a pas quittée de tout le séjour.

Et c'était un peu ça, que l'on venait voir, sur la péninsule.
La terre en ébullition. 
Comme un cours de S.V.T sur le terrain. 
Finies les explications théoriques sur l'activité de la terre ; ici, en Islande, on la voit partout.

Avec les coulées de LAVE qui s'étendent sur des kilomètres et des kilomètres, et où la nature peine à reprendre ses droits.
Tellement que de nombreux chemins, dans les zones les plus touristiques, sont balisés. Parce que la végétation a beaucoup de mal à se frayer une place, dans ces contrées peu propices à l'épanouissement végétal. (Ou quelque chose comme ça.)


Découvrir la gastronomie Islandaise à Reykjavik

19 janv. 2018

Gastronomie Islandaise - Apotek restaurant à Reykjavik

Je l'admets, je n'étais pas très jouasse à l'idée de manger du poisson séché. Et salé.
Le harðfiskur.
Une spécialité islandaise.

La fin du séjour est arrivée. Nous avions hésité douze fois à en acheter. Et nous sommes repartis sans finalement vraiment regretter de ne pas y avoir goûté. Autant, on aime manger LOCAL. Autant ces filets de poisson qui pendent sur les étals des marchés, secs comme tout, n'ont pas réussi à nous convaincre.

En revanche, on s'est largement rattrapé avec d'autres spécialités culinaires islandaises : le poisson, le poisson, et le poisson. Et la soupe, qu'on n'aura jamais autant apprécié en plein mois d'août que durant ces vacances.

On a profité des trois premiers jours que l'on avait à Reykjavik pour faire le tour des restaurants et coffee shop de la ville ; le reste de notre séjour allait clairement être plus "chasse, pêche, nature et tradition" (ou quelque chose dans le genre) ; l'Islande n'est pas franchement ce que l'on peut appeler un pays très peuplé, et nous savions qu'en nous éloignant de la capitale, pour les 7-8 prochains jours, les bonnes adresses allaient se faire plus rares.

Bonne adresse - Apotek restaurant à Reykjavik - cuisine islandaise

Du poisson

POÊLÉ, FRIT OU EN SOUPE


Cabillaud, morue, aiglefin, lotte, omble chevalier, saumon sauvage, truite d'eau douce... je crois n'avoir jamais autant utilisé google translate, pour traduire des noms de poisson, que lors de ces quelques jours à Reykjavik. Avec le port de pêche à deux pas, c'était l'occasion de se faire une bonne cure d'oméga-3 !

Apotek restaurant est sans aucun doute l'adresse au meilleur rapport qualité/prix de tout le séjour.

Parce qu'en Islande, tout est très cher. De la carte postale la plus basique à 3,50 € à l’œuf vendu 1 € l'unité, en passant par le petit ramequin de soupe à 20 €.

Pour deux plats dignes de menus du soir, on s'en est sorti à 27 € le midi, par personne. Le saumon cru, en entrée, était servi sur une pierre naturellement salée avec quelques tranches de pomme granny et de la salicorne ; un RÉGAL pour les yeux autant que pour les papilles. 

Apotek restaurant
Austurstræti 16, 101 Reykjavík

Site internet : apotekrestaurant.is

Restaurant Icelandic Fish & Chips à Reykjavik - bonne adresse

Notre passion pour le bon fish and chips nous a poussé jusqu'à un restaurant qui longe le port.
La carte propose environ 3-4 poissons, selon la pêche du jour, qui sont ensuite cuisinés en fish and chips. 

Impossible de faire plus frais !

Pas gras mais bien croustillant ; SAVOUREUX et gourmand comme il le fallait pour un soir du mois d'août où le thermomètre affichait tout juste 10° C. J'ai terminé le repas par une grosse tasse de chocolat chaud ; une parfaite soirée de vacances en somme.

Icelandic Fish & Chips
Tryggvagata 11, 101 Reykjavík

Site internet : fishandchips.is


La soupe

VIANDE ET FRUITS DE MER


Dans la vie de tous les jours, je ne suis pas une grande amatrice de soupe.

Alors que les veloutés, j'adore ça.
Mais la soupe de légumes, j'aime moins. Une question de consistance je pense. Je me dis que, tant que j'ai des dents, je n'ai pas envie de me nourrir avec des aliments que je pourrais boire à la paille.

Bref, en Islande, la soupe, c'est un peu la vie.
Mais la soupe de poisson. 
Et de viande !

Et ça, ce fut un bonheur.
De trouver son bol de soupe bien chaude après une journée à se promener, avec quelques morceaux de pain et du beurre à tartiner dessus avant de le plonger dans la soupe.

On en a mangé pendant tout le séjour.
Mais à Reykjavik, c'est dans une toute petite échoppe que l'on a goûté nos deux premières soupes islandaises : une à l'agneau et une aux fruits de mer. Qui peuvent être servis directement au cœur d'une boule de pain !

Icelandic Street Food
Lækjargata 8, 101 Reykjavík

Page facebook : fb.com/pages/Icelandic-Street-food


Hot dog

BŒUF, PORC ET AGNEAU


"Les islandais aiment les hot dogs", c'est la première phrase que j'ai lue à la page gastronomie de mon guide touristique sur la ville de Reykjavik.

Ici, le hot dog s'appelle PYLSUR, et il est traditionnellement préparé avec une saucisse de bœuf, porc et agneau. Tout mélangé.

Dans la capitale, il existe un petit stand avec une queue souvent interminable aux heures de repas. Ouvert depuis 1937, c'est un peu une institution. Un passage obligatoire par lequel Bill Clinton lui-même est passé.

Alors on a fait comme tout le monde ; on a pris notre hot dog avec le tout, c'est-à-dire l'ensemble des condiments proposés (ketchup, moutarde, oignons frits, oignons crus...). En quelques minutes, il n'y avait déjà plus rien, et un deuxième n'aurait pas été de trop même pour mon petit estomac. Mais je me suis réservée pour le goûter / dessert que l'on avait décidé de prendre, quelques minutes plus tard.

Baejarins Beztu Pylsur
Tryggvagata 1, 101 Reykjavik

Site internet : bbp.is

Bakarí Sandholt - salon de thé à Reykjavik

Le skyr

MI-YAOURT MI-FROMAGE


Dans les rayons des supermarchés comme sur les cartes des restaurants, le skyr était un peu partout.

C'est une spécialité islandaise qui se rapproche du yaourt bien épais et généreux que l'on connait, mais qui apparemment devrait être considéré comme un fromage à pâte tendre, techniquement parlant.

Bref, c'est un mi-yaourt mi-fromage qui est souvent aromatisé avec toutes sortes de fruits.
Et que l'on retrouve aussi en PÂTISSERIE.

Comme chez Bakarí Sandholt qui revisitait cette spécialité avec un petit biscuit tendre dessous, et des inserts à la myrtille. Le chocolat chaud était aussi une pure merveille ; très épais, il est mélangé en continu dans une turbine, avant d'être servi aux clients.

Bakarí Sandholt
Laugavegur 36, 101 Reykjavík

Site internet : sandholt.is

Bonne adresse de coffee shop à Reykjavik : Kaffibrennslan

Le goûter

TRÈS GOURMAND


Pour selon que Reykjavik n'est pas une ville immense, on n'a pas eu de mal à trouver trois adresses différentes de coffee shop. Avec toujours de délicieux gâteaux servis avec leur bonne dose de crème fouettée (mais pas sucrée, ou très peu).

En commençant par Kaffibrennslan, un café dans une petite maison en tole très typique, avec un intérieur tout en bois très chaleureux. 

Je me suis régalée avec une part de gâteau au chocolat bien moelleux, tranquillement installée à côté d'une fenêtre d'où l'on entendait le vent souffler (parfaitement hygge !) tandis que le chéri optait pour une gaufre au bacon et sirop d'érable ; une petite bizarrerie sucrée / salée dont les islandais raffolent apparemment.

Kaffibrennslan
Laugavegur, 101 Reykjavík

Site internet : kaffibrennslan101.is

Te & Kaffi - coffee shop islandais à Reykjavik

Il existe même une CHAÎNE, façon Starbucks on pourrait dire, dans la ville.

Des établissements Te & Kaffi un peu à chaque coin de rue, avec la particularité d'être une entreprise familiale qui produit elle-même son café... bien que pour ma part, j'ai délaissé la carte des cafés naturels au profit d'un bon chaï latte et d'un double cookie à 8000 calories.

Te & Kaffi
Plusieurs enseignes dans Reykjavik

Site internet : teogkaffi.is

Excursion sur l'île inhabitée de Viðey à Reykjavik

5 janv. 2018

Randonnée sur l'île de Viðey à Reykjavik

Quand on arrive à Reykjavik, quand on survole l'Islande même, c'est sans doute ce qui frappe le plus : la nature. Cette omniprésence de la nature à l'état sauvage, qui s'étend sur des kilomètres et des kilomètres.

Et c'est assez déstabilisant, quand on n'a pas l'habitude.

Même Reykjavik, la capitale, semble posée au milieu de nul part.
Entourée de NATURE, de falaise, d'un peu d'eau... mais pas de banlieues de centaines de kilomètres, comme c'est le cas chez nous.

D'ailleurs, il suffit de longer le port pour, déjà, apercevoir quelques falaises presque chauves. 
Et inhabitées.
Avec juste un peu de verdure posée sur cette pierre volcanique qui constitue la grande majorité de l'île.

Randonnée sur l'île de Viðey à Reykjavik
Promenade sur l'île de Viðey à Reykjavik

Au nord de Reykjavik, il y a même cette petite île, que l'on rejoint en cinq minutes tout au plus, en bateau. 

Viðey.

Une île INHABITÉE, bien que ce ne fut pas toujours le cas.
On y trouve plusieurs traces de fondations et d'habitations ; il y avait même une école primaire pour ses plus jeunes habitants.

Promenade sur l'île de Viðey à Reykjavik
Visite de l'île de Viðey à Reykjavik
Visite de l'île de Viðey à Reykjavik

Aujourd'hui, il ne reste que deux bâtiments : la plus ancienne maison en pierre d'Islande qui abrite désormais un café, ainsi qu'une église en bois. 

Visite de l'île de Viðey à Reykjavik
Randonnée sur l'île de Viðey à Reykjavik

Le reste de l'île est une étendue presque sauvage faite de quelques chemins tracés par l'homme, que l'on peut emprunter pour se promener.
Et observer des oiseaux.

Il y en a beaucoup, qui vivent et se reproduisent sur l'île. 
Une trentaine d'espèces, répertoriées sur des panneaux afin de nous permettre de les reconnaître.

Si l'on marche doucement, et si l'on est aussi silencieux que possible, on parvient à les voir d'assez prêt.
Je me suis d'ailleurs essayée au pistage d'un huîtrier pie, qui marchait tranquillement sur un sentier, mais qui a réussi à me semer malgré ses petites pattes, tellement j'essayais de marcher doucement pour ne pas l'effrayer.

Promenade sur l'île de Viðey à Reykjavik

Et puis, en contrebas de l'île, il y a une petite plage de sable noir.
Qui a donné lieu à un (presque) véritable tour de magie : moi et ma force légendaire de Viking, brisant un caillou à mains nues.

Je vous avoue ne pas avoir percé le mystère de ces pierres friables, mais ça nous a donné matière à nous amuser, et à envoyer des vidéos à nos amis, histoire de les épater un peu. (Mais je crois qu'ils n'ont malheureusement pas gobé l'histoire de ma force décuplée par mon arrivée en Islande.)

Randonnée sur l'île de Viðey à Reykjavik
Randonnée sur l'île de Viðey à Reykjavik

Après quelques heures passées sur l'île, nous sommes rentrés avant que le temps ne se gâte (et que la dernière correspondance navale ne passe), avec une envie énorme de boisson chaude et de gâteau, pour un goûter plus réconfortant que jamais... mais je vous en parle une prochaine fois !

Découverte de l'île de Viðey à Reykjavik
Découverte de l'île de Viðey à Reykjavik

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Premiers pas en Islande dans la ville de Reykjavik

28 nov. 2017

Découverte de la ville de Reykjavik en Islande

Je n'ai jamais été aussi proche du Groenland que cet été, quand, avec le bûcheron, nous avons décidé de partir, à la fin du mois d'août, vers la destination la plus tropicale que nous avons pu imaginer : l'Islande.

C'était un peu une obsession, ce Groenland, d'ailleurs.
Savoir que l'on était plus proche de cette terre de glace que des îles britanniques, c'était peut-être ce qui cristallisait ce sentiment d'être presque au bout du monde, perdus sur une île où la première station essence peut se trouver à 50 km de notre chambre d'hôtes...

Ce qui, à première vue, ne ressemblait absolument pas aux vacances dont j'avais l'habitude. Aux semaines dans une capitale, à parcourir les musées et restaurants, à flâner dans les boutiques locales et à se promener dans les parcs...

Mais je me suis laissée convaincre.

D'abord, de partir dans un pays où il n'y a presque personne. Et presque rien.
300 000 habitants environ dont 200 000 sont regroupés dans la (pas si grande) région de REYKJAVIK.
Et de filer sur les routes.
Prendre une voiture, et avaler des kilomètres pour aller voir des merveilles de la nature.

En février dernier, quand on a réservé nos billets, c'était pour moi un grand pas vers des vacances plus lentes, presque plus lagom ; on partait loin, mais sur place, on allait vivre à un tout autre rythme. À profiter du bruit des cascades, accepter de marcher sous la pluie, flâner sur une plage de sable noir...

Alors on a commencé en douceur.

En passant deux jours à Reykjavik, la capitale. 
Louise Grenadine - blog slow lifestyle à Lyon depuis 2007