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Deux jours de parenthèse blanche à La Plagne

9 janv. 2019


C'est assez récent, finalement.
Quelques années, tout au plus.

Mais depuis, chaque hiver, j'ai envie de voir la NEIGE. La montagne enneigée. De me prendre un grand bol d'air bien pur, que je tente vainement de conserver dans mes poumons jusqu'à mon retour à Lyon.

Cela peut paraître cliché, "le bol d'air pur" de la montagne.
Mais quand on y est, qu'on prend le temps d'inspirer profondément, on le ressent. Cet air différent. Frais et vivifiant aussi. Mais surtout bien moins chargé que celui de la ville. Plus léger. Plus respirable. Bref, moins pollué.

Alors fin décembre, j'ai empaqueté gants, bonnets, bottes fourrées, pantalon de ski, manteau en laine et... pull de Noël, pour deux petits jours à La Plagne, à l'occasion de l'ouverture d'un nouvel hostel : le Ho36. 


Un nuit au Ho36


Ici, pas d'écran plat 58 pouces au-dessus du bar, pas de sachets de cacahuètes à 50 € dans le mini-bar de la chambre.

L'hostel, c'est un peu un slow hôtel.
Une auberge de jeunesse en mieux.

Avec une grande pièce à vivre où "VIVRE", est le mot clef.
Des canapés sur lesquels on resterait bien tout l'après-midi.
La vue sur la montagne, avec son grand ciel bleu qui fait rêver les skieurs, ou ses nuages noirs, plus menaçants, qui me donnent envie de commander une tasse de thé et d'ouvrir un bon bouquin.
Et les jeux de société, aussi, autour de la cheminée. Pour les soirées d'hiver, après une journée passée sur les pistes...


Je m'y suis sentie bien.
Et c'est absolument tout ce que je recherche, peu importe où je pars.

Que ce soit dans un grand hôtel, un logement type airbnb, ou un hostel.
Être à l'aise.
Comme chez soi.

Dans la chambre, mais aussi dans le reste de l'établissement...
En fin de journée, avant de passer à table, je suis descendue m'installer dans un des canapés. 
Comme chez moi.


Et puis nous sommes passés à table. 
Plusieurs fois en deux jours, histoire de goûter une bonne partie de la carte. 

Des spécialités SAVOYARDES absolument délicieuses comme la potée, mais aussi l'assiette de raclette sur pomme de terre. J'avoue, je me suis aussi laissée tenter par le fish'n'chips, parce que j'adore ça (c'est déjà une bonne raison), et parce que je me devais de goûter au moins un plat hors spécialités locales puisque la carte en propose (ça, c'est une fausse raison, on est d'accord). Tout aussi bon que le reste, et fait maison comme l'ensemble des plats à la carte.

Le seul petit bémol côté cuisine, c'est le petit-déjeuner.
Très simple, avec quelques viennoiseries, un peu de jambon, de fromage et du pain.
Il manquerait juste un appareil pour se préparer des œufs à la coque et peut-être un cake fait maison pour la gourmandise.


Ho36 La Plagne
D221 La Plagne centre, 73210 Mâcot-la-Plagne

Chambres individuelles, familiales et chambres partagées jusqu'à 14 personnes
Site internet : ho36hostels.com/la-plagne


Promenade en raquettes


Bien installés à l'hôtel, nous avons enfilé les bonnets pour une petite excursion sur le domaine skiable de La Plagne.

Les skieurs, skis aux pieds.
Et moi, armées de mes raquettes, prête à randonner sur la neige.

C'était ma troisième fois.
Et j'étais ravie.

C'est une activité que j'ai découvert il n'y a pas si longtemps.
En 2015.
Le temps passe bien plus vite que ce que je pensais déjà...
Mais c'est une activité que j'aime beaucoup.

Pour son environnement, bien sûr. La neige, les paysages de montagne, l'air pur cliché qui remplit nos poumons... mais aussi son caractère indéniablement SLOW.

On ne fait pas de sprint, en raquettes.
Ce n'est pas le but.

On marche, on avance bien, on peut faire de belles et longues randonnées. Mais on prend le temps de faire chaque pas, de décoller sa raquette de la neige, de se positionner sur ses appuis en descente... et on regarde ce qui nous entoure. On tend l'oreille. On aiguise son œil pour repérer des traces de lièvre dans la neige...


Idéalement, on part avec un guide comme Philippe, qui nous fait partager ses anecdotes tout au long du chemin. Et qui nous apprend à (presque) bondir sur nos raquettes en appréhendant des descentes que l'on n'aurait pas osé affronter, seuls. 

S'enfoncer dans la poudreuse.
Rebondir sur ses deux pieds.
Commencer à se sentir à l'aise et amorcer un début de course pour dévaler la pente... un bonheur.

Et surtout, on opte pour la SÉCURITÉ.
J'ai fait des raquettes sans guide, en Auvergne. Mais à La Plagne, on est en haute montagne. Le temps change véritablement très vite (et on s'en est rendu compte quelques heures plus tard). Partir seul pourrait s'avérer très dangereux.

Espaces montagnes
Réservation de randonnées en raquettes

Site internet : espacesmontagnes.fr


Sur le chemin du retour, on a même eu la chance de croiser des chiens de traîneaux, impatients de partir courir sur les pistes.

Tellement adorables, j'en aurais bien ramené un à l'hôtel !


Escape game en montagne


Le soir venu, nous avons troqué les bonnets contre un casque de chantier.
Et une cagoule aussi.

90% de la population mondiale avait disparu à cause d'un virus meurtrier, et on venait de trouver un signal provenant d'un BUNKER dans lequel on espérait trouver une communauté de survivants.

Et puis, tout a dérapé.
On s'est retrouvé enfermés, et nous n'avions qu'une heure pour nous enfuir.

Un scénario catastrophe dans lequel on s'est volontairement plongé puisqu'il y a un établissement d'Escape game sur la station de La Plagne Tarentaise.

Ils ont actuellement deux salles, donc deux scénarios.
Celui que j'ai testé, sombre, plus angoissant et tellement bien ficelé (j'ai adoré), et un second, plus mignon, dont l'histoire se passe dans un chalet.

Escape 2 Rooms
Galerie commerciale, Plagne Bellecôte, 73210 La Plagne Tarentaise

Site internet : escape2rooms.fr


Après deux jours face à la montagne, il était temps de rentrer.
Avec une belle neige épaisse se déversant sur le paysage en guise d'au revoir...

Un grand merci à l'agence 14 septembre et au Ho36 pour cette belle invitation à la neige.

Cueillette de houx dans les sous-bois

4 janv. 2019


Les matins d'hiver passés en Ardèche, je voudrais rester sous la couette.
Ou devant la cheminée.

Le brouillard derrière la fenêtre, l'air froid que l'on peut deviner rien qu'en jetant un œil de l'autre côté de la fenêtre... rien n'est fait pour motiver la frileuse que je suis à risquer le moindre orteil dehors...

Si ce n'est la décision, prise la veille, de profiter d'un week-end à la campagne pour cueillir du houx !

J'aime l'idée de rapporter un peu de NATURE dans notre appartement lyonnais.
D'avoir passé un bon moment, à sauter d'arbuste en arbuste, plutôt que de stand en stand, sur le marché.

Et la boisson chaude, au retour de notre cueillette. 
Devant la cheminée, toujours !
Parce qu'en sous-bois, la paire de gants de ville (aussi épaisse soit-elle) et les chaussettes polaires dans les bottes en caoutchouc, n'ont pas suffit à me préserver pleinement du froid. Soyons honnête !

Mais rentrer chez soi avec quelques branches de houx fraîchement cueillies, en offrir à ses proches et en garder quelques unes pour décorer son intérieur... ça vaut bien quelques frissons.


Pour un b-houx-quet d'hiver...


Direction les sous-bois pour repérer le houx. 
Il pousse sous forme d'arbuste voire sous forme d'arbre pour les plus grands.

On en trouve le long de certains petits chemins, pour les plus faciles d'accès. Mais on peut aussi s'aventurer hors des sentiers pour en trouver cachés entre les arbres.

Dès fin novembre, les baies rouges (ou jaunes / oranges selon les variétés) commencent à apparaître. Le houx les garde tout l'hiver, mais comme les oiseaux s'en nourrissent, mieux vaut prévoir sa cueillette relativement tôt dans la saison.

Nous, on a fait ça juste après Noël, comme ça, quand on se sépare du sapin, il nous reste le bouquet de houx dans la maison !


On ne prélève pas plus d'une ou deux branches par arbuste.
Parce qu'il faut laisser de quoi se nourrir aux oiseaux qui vivent dans les sous-bois, mais aussi pour ne pas dépouiller le plant et prendre le risque de le faire mourir.

Dans certaines zones, il y a même des réglementations assez strictes et l'ONF fait des contrôles pour éviter les cueillettes sauvages excessives et les reventes illégales. N'hésitez donc pas à consulter les informations données sur leur site internet.

Bon à savoir : si les oiseaux, notamment les merles, raffolent des baies de houx, elles n'en restent pas moins toxiques pour l'homme et de nombreux animaux.

Notre outil de "chasse" : un bon sécateur pour faire une taille bien nette.
Cela évite d'endommager l'arbuste en coupant la branche à main nue, et cela permet également aux branches cueillies de durer plus longtemps !

Si jamais vous en cherchez un, il faut justement que l'on change celui que l'on a Lyon et c'est le modèle de la marque Opinel qui nous a été chaudement recommandé.


Puis on prend le temps de choisir. 
Personnellement, je cueille les branches en fonction du vase dans lequel je veux les mettre. Cela évite de couper de longues branches si je sais d'avance que je les mettrai dans un petit vase ; ce serait du gâchis.

Et à la maison, on retire les feuilles sur la partie basse de la branche afin qu'elles ne trempent pas dans l'eau du vase. 
Je garde aussi une branche pour la poser sur une meuble, mais je sais que sans eau, elle séchera beaucoup plus vite ! 

Donc, petite astuce, si vous cueillez du houx pour un repas qui a lieu dans une semaine, par exemple : gardez la branche dehors, sur un rebord de fenêtre ou sur votre balcon. Loin de la chaleur intérieure, elle vivra bien plus longtemps.
Cela marche aussi pour les branches de sapin ; j'en ai depuis plus d'un mois sur ma terrasse, que j'ai utilisées comme centre de table pour tous les repas de fête à la maison, et elles n'ont pas séché d'un pouce !

Sablés cannelle, orange et fruits secs pour le thé de Noël

21 déc. 2018


J’adore les sablés.
Ces petits gâteaux que l’on mange sans faim - et sans fin - avec le thé.
Qui ont le même pouvoir réconfortant qu’une tranche de cake. Et toute la SIMPLICITÉ de la recette qui va avec !
Mais c'est surtout au moment des fêtes de fin d'année que je prends le temps d'en faire.
Je ressors les emporte-pièces de Noël, et je les façonne, l'un après l'autre, avec un film de Noël en fond.

Et cette année, le quartier lyonnais République Grolée Carnot m'a proposé de partager cette activité si hyggelig avec vous. Sous un lodge / verrière dans lequel résonnait les chants de Noël.
Un moment juste parfait !

Pour l'occasion, j'ai ressorti ma recette de sablés préférée, natures mais plein de beurre... que j'ai décidé de modifier pour lui donner comme un goût de Noël. Avec des épices dedans, de l'orange, et des fruits secs.

Chose promise, chose due, je vous glisse la recette.
Pour vous qui avez participé à l'atelier, et pour tous les autres qui n'ont pas pu.

À déguster avec un bon thé de Noël aux épices et aux agrumes !


Ingrédients :


Pour environ 14 (grands) bonhommes

- 250 g de farine + environ 50 g pour la confection
- 120 g de sucre en poudre
- 120 g de beurre à température ambiante
- 1 œuf entier et 2 jaunes d’œuf
- 1 c. à café de mélange pour pain d'épices ou de cannelle en poudre
- 1 grosse orange non traitée ou 2 petites
- 50 g de noisettes entières
- 50 g d'amandes entières
- 2 c. à soupe de noix de coco râpée


Recette :


1. Dans un saladier, verser la farine et le sucre en poudre puis ajouter, au centre, le beurre pommade, deux jaunes d’œuf et le mélange pour pain d'épices (ou la cannelle).

2. Zester l'orange au-dessus du saladier ; cela permet de donner d'autant plus de goût à la pâte.

3. Plonger les mains, et sabler le mélange. Prendre des petites quantités et frotter du bout des doigts voire même entre les deux paumes de ses mains, jusqu'à ce que le mélange soit complètent friable et qu'il ne reste plus de morceaux de beurre.

4. Dans un bol, casser un œuf entier, le fouetter et l'ajouter au saladier. Toujours à la main, mélanger afin de faire une boule de pâte et ajouter une cuillère à soupe de farine pour la rendre moins collante.

5. Préchauffer le four à 180°C.

6. Étaler la pâte sur un plan de travail fariné (l'abaisser jusqu'à 5 mm d'épaisseur environ), et la découper à l'aide d'emporte-pièces. Ne pas hésiter à prélever des petits morceaux de pâte, et étaler en plusieurs fois, pour éviter d'avoir une grande étendue de pâte plus difficile à décoller.

7. Couper avec un couteau, ou écraser à l'aide d'un pilon, les amandes et noisettes entières. Parsemer les sablés avec des morceaux de tailles différentes. Saupoudrer de noix de coco râpée. Et appuyer légèrement, avec la paume de la main, de façon à ce que les amandes et les noisettes s'enfoncent d'un petit millimètre dans la pâte.

8. Enfourner 10-12 min à 180° C. Sortir les sablés quand ils commencent à légèrement se colorer, et les laisser refroidir environ 5 min, le temps qu'ils durcissent.





Deux beaux ateliers réalisés place de la République avec vingt d'entre vous !

Le quartier République Grolée Carnot proposait également une quinzaine d'autres ateliers gratuits à l'approche des fêtes, et il y en a d'autres à venir jusqu'au 24 décembre.


Article en partenariat avec République Grolée Carnot
Louise Grenadine - blog slow lifestyle à Lyon depuis 2007