J'aime recevoir. Prendre le temps de dresser la table. Cueillir
quelques fleurs pour déposer un bouquet en son centre.
Puis partager un repas, échanger entre deux bouchées, rire en se passant le
sel, terminer la soirée à refaire le monde dans le canapé... avant de
recommencer, autour d'une fournée de pancakes, le lendemain matin.
Mais si je ne devais garder qu'un seul moment de la journée pour recevoir mes
proches, je crois que ce serait pour le tea time.
Théières, tasses à thé en porcelaine et fourchettes à entremets ont eut raison
de moi.
J'aime le bruit de la bouilloire qui chauffe en cuisine, le temps que l'on
prend pour faire infuser ses feuilles de thé avant de pouvoir le déguster, le
nuage de lait qui tourbillonne dans la tasse, les scones que l'on tartine
généreusement de marmelade et les gâteaux à étages dans lesquels je plongerais
bien tout entière !
Bref, aujourd'hui je vous invite à prendre le thé.
Ou plutôt, à préparer un afternoon tea avec moi.
L'étiquette
C'est un sujet sur lequel j'aime tout particulièrement m'instruire. L'étiquette.
Ou les bonnes manières, le savoir-vivre...
Toutes ces petites règles qui régissent la vie en société, et notamment les
arts de la table. Que l'on peut suivre, ou pas. Qui ont évolué au
fil des siècles, aussi.
Et qui peuvent changer, d'un pays à l'autre. J'ai notamment découvert lors
d'un
atelier de savoir-vivre à Versailles
que j'avais naturellement tendance à me tenir à table comme l'étiquette le
recommande dans la société anglaise : avec les mains sous la table, posées sur
les genoux. Or, en France, les bonnes manières invitent plutôt à poser les
poignets sur le bord de la table ! (oups.)
Choisir la vaisselle
Chinée, dépareillée, assortie...
Je la choisis selon l'envie du moment et le nombre de convives à table,
car pour gagner de la place tant que nous vivions en appartement tout ayant le
plaisir de posséder plusieurs services, j'avais limité mes acquisition à
quatre ensemble de tasses à thé et soucoupes par service. Chose à laquelle je
vais pouvoir remédier maintenant que
nous avons déménagé
!
Pour garder une unité avec six convives à table, j'ai donc opté pour des
nuances de bleu avec mon service Blue Italian de la faïencerie anglaise Spode,
le service Vieux Luxembourg de la maison Villeroy & Boch et un serviteur à
gâteaux chiné.
Décliner sa table dans plusieurs nuances d'une même couleur permet de créer facilement un ensemble harmonieux avec une vaisselle dépareillée. On peut aussi associer des assiettes anciennes, à dominance blanche, mais avec des motifs très différents, qui auront en commun un style vintage qui se mariera aisément.
Et on peaufine l'harmonie visuelle avec des éléments similaires entre chaque convive : serviettes en tissu, verres et couverts.
C'est à ce moment-là que je suis les quelques petites règles des arts de la table pour
disposer tous les éléments sur ma table :
- une tasse à thé posée sur une soucoupe en haut à droite de l'assiette à
dessert avec sa anse pointant vers la droite,
- à gauche de l'assiette, une fourchette sur une serviette en tissu avec
l'ouverture placée face à l'assiette,
- à droite de l'assiette, de l'intérieur vers l'extérieur, un couteau puis
une cuillère à café,
- et le verre d'eau se place à gauche de la tasse.
Viennent ensuite le sucrier, les pots à lait, les théières et les plats à
gâteaux, placés au centre de la table.
On peut également rajouter un couteau à dents si de la viande est servie
ainsi qu'une fourchette et une assiette supplémentaire si on sert un plat à
la place des traditionnels sandwichs qui se mangent à la main.
Préparer et servir le thé
J'ai souvent entendu cette fameuse expression "thé bouillu, thé foutu".
Et en effet, mes thés (noirs) de maisons françaises sont toujours marqués
avec une température d'infusion inférieure à 100°C. Au maximum, 95°C. Tandis
que mes boites de thés anglais recommandent toutes de les faire infuser dans
une eau à 100°C.
Une chose assez amusante, qui tient sans doute d'une simple différence de
culture et de préférence gustative entre les anglais et les français...
En général, je suis donc les indications du producteur de thé sauf en de
rares occasions, comme avec ce thé noir Earl Grey récemment acheté, à faire
infuser à 85°C. J'ai essayé, mais 90°C était, d'après moi, un minimum pour
profiter de toutes les saveurs.
Quelques petits conseils pour réaliser la tasse de thé parfaite
:
- réchauffer la théière avec de l'eau chaude (que l'on jette ensuite) avant
de faire infuser le thé pour éviter que l'eau ne refroidisse au contact de
la porcelaine froide,
- toujours utiliser de l'eau que l'on vient juste de tirer du robinet et ne
jamais la faire chauffer deux fois car l'oxygène contenue dans l'eau va
permettre à toutes les saveurs du thé de se développer,
- si on a la possibilité de préparer le thé avec de l'eau filtrée, le goût
n'en sera que plus intense (depuis que nous avons l'eau de la source, à la
maison, j'ai découvert des saveurs plus prononcées dans chacune de mes
tasses !),
- verser le lait après le thé pour mieux doser (l'inverse se faisait
autrefois pour préserver la porcelaine de basse qualité qui éclatait au
contact d'un liquide trop chaud),
- puis servir sans trop remplir les tasses, pour laisser la place à chacun
de rajouter du lait, du sucre, ou même une tranche de citron jaune.
Thés et recettes
Et que servir à table ?
En règle générale, le menu d'un afternoon tea se fait en trois temps
: sucré, salé puis sucré.
Pour commencer, des scones avec un assortiment de marmelades et de
confitures. Difficile à trouver en France, la clotted cream peut être
remplacée par du beurre. Et j'ai récemment acheté (chez Pralus) une
marmelade à la mandarine et au rhum absolument délicieuse !
Puis des petits sandwichs de pain de mie (appelés finger sandwichs en
anglais)ou des toasts dont les trois traditionnels : œuf/mayonnaise,
concombre et saumon.
Enfin, on termine par le dessert : plusieurs pâtisseries de petite taille si
on a le temps de les préparer, mais une belle part de gâteau à étage feras
tout aussi bien l'affaire.
Quelques idées de recettes :
- un Victoria Sponge Cake si les fraises sont de saison,
Et dans la tasse, je suis une inconditionnelle de l'afternoon teade
Whittard qui est vraiment le thé noir parfait pour accompagner des scones,
tout comme le Fortmasonde Fortnum & Mason avec ses saveurs
florales délicates, idéal avec un gâteau aux fraises, et un bon thé Earl
Grey aura toujours sa place à ma table, et se mariera très bien avec un
dessert au chocolat.
Je crois que je peux le dire : j'ai une véritable passion pour le sureau. Ses
fleurs, ses baies, en gâteau, glace, liqueur... je crois que je l'aime sous
toutes ses formes.
Depuis cinq ans (déjà), je suis sa floraison pour récolter ses fleurs et en
faire du sirop. Sirop que j'aime beaucoup utiliser en cuisine, comme pour
ma recette de
cake anglais au sureau
et aux graines de pavot ; un délice. Mais on peut aussi, beaucoup plus
simplement, en mettre quelques gouttes dans sa crème liquide quand on la monte
en chantilly ; le mariage avec les fraises marche particulièrement bien.
Mais aujourd'hui, il est question de gelée car, cette année, j'ai enfin pu
prendre le temps de me lancer dans la confection d'une gelée de fleurs de
sureau.
Après la
gelée de baies de sureau noir
l'année dernière, j'avais bien trop envie de faire la même chose avec les
fleurs car le goût est totalement différent. Et il faut bien avoir un petit
stock de gelée pour accompagner les scones tout au long de l'année !
Sans plus tarder, je vous dévoile donc ma recette. Très simple et plutôt
rapide à réaliser d'ailleurs. Le plus long sera peut-être de surveiller de
près la floraison du sureau durant les mois de mai et juin - voire juillet
dans certaines régions.
Ingrédients
Pour un dizaine de pots de confiture :
- 20 ombelles bien garnies de de fleurs de sureau - 1 citron jaune non
traité - 3 L d'eau - 1,3 k de sucre en poudre - 10 g
d'agar-agar
1. Trier les ombelles pour retirer un maximum de tige.
2. Couper le citron en rondelles et faire bouillir l'eau.
3. Déposer les fleurs de sureau dans une grande casserole avec le
citron et 3 L d'eau bouillante.
4. Recouvrir d'un linge propre et laisser macérer 48h.
Deux jours plus tard...
5. Retirer les rondelles de citron.
6. Faire chauffer en portant à ébullition pendant quelques minutes.
7. Filtrer le jus à l'aide d'une passoire à mailles fines.
8. Mélanger le sucre et l'agar-agar puis l'incorporer au jus.
9. Porter à ébullition afin de dissoudre complètement le sucre puis
conserver une petite ébullition pendant environ 5 minutes tout en remuant le
mélange.
10. Remplir, à chaud, les pots de confitures préalablement stérilisés
puis refermer. Déguster dès le lendemain, lorsque la gelée a fini de prendre.
Si vous testez cette recette, n'hésitez pas à partager vos photos avec le
hashtag
#earlgreyandsconescookclub
sur Instagram pour que je puisse vous rendre une petite visite !
Il y avait ces deux beaux citrons qui nous faisaient les yeux doux. Un
peu gros pour notre petit citronnier âgé de (seulement) 4 ans, dont les
branches ployaient sous leur poids.
Ils ont mûri, lentement. Et à la fin de l'hiver, ils se sont parés d'une
belle robe jaune.
De quoi nous donner envie, avec le retour des beaux jours, de les transformer
en une petite douceur de saison : des citrons givrés parfumés avec le basilic
récemment planté dans le jardin.
Rien de compliqué dans cette recette, il suffit d'avoir une petite sorbetière
pour obtenir un sorbet bien onctueux.
Ingrédients
Pour deux citrons givrés :
- 2 gros citrons jaunes non traités - 125 g de sucre en poudre -
100 ml d'eau - 6 feuilles de basilic - le blanc d'un gros œuf
Recette
Avant de se lancer, bien penser à mettre le bol de la sorbetière au
congélateur (environ 12h avant de l'utiliser).
1. Couper les extrémités du citron : juste un peu sur le bas pour que
le citron tienne droit sur une assiette, et suffisamment sur le haut pour
pouvoir plonger une cuillère à soupe.
2. Vider la pulpe à l'aide d'une cuillère en raclant bien sur les bords
pour tout retirer.
3. Mettre les citrons évidés et les chapeaux au congélateur.
4. Placer une passoire à maillage très fin (façon tamis) au-dessus d'un
récipient, puis déposer la pulpe dans la passoire et presser pour en extraire
un maximum de jus, soit environ 12 cl. Ajouter la moitié des feuilles de
basilic et réserver.
5. Porter à ébullition l'eau, le sucre et les feuilles de basilic
restantes. Puis verser sur le jus de citron et mélanger. Laisser refroidir
avant de passer à l'étape suivante.
6. Monter le blanc en neige (pas trop ferme) puis incorporer au mélange
eau / citron après avoir retiré les feuilles de basilic.
7. Verser le tout dans la sorbetière et laisser tourner jusqu'à obtenir
un sorbet bien onctueux (environ 40 min).
8. Remplir les citrons avec le sorbet et les maintenir bien droits, au
congélateur, jusqu'à dégustation. L'excédent de sorbet peut être mis dans un
pot en verre fermé, également au congélateur.
Si vous testez cette recette, n'hésitez pas à partager vos photos avec le
hashtag
#earlgreyandsconescookclub
sur Instagram pour que je puisse vous rendre une petite visite !
Un délicieux parfum d'orange mélangé à celle du chocolat noir et de la pâte en
train de cuire... C'est l'odeur qui s'échappe du four et qui embaume la
cuisine lorsque je prépare ces petits biscuits.
Biscuits qui ressembleraient presque à des cookies. En plus
petits. Moins sucrés. Plus croquants aussi.
Le genre de petit gâteau parfait pour accompagner une tasse de thé. Je
les conserve dans un bocal en verre, sur le buffet de la salle à manger, pour
les avoir toujours à portée de main.
Et quand on touche le fond ? C'est qu'il est temps d'en refaire !
Je tiens cette recette du livre
Tea Fit for a Queen
dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois.
Elle nécessite cependant quelques ajustements car la première fournée s'est
clairement avérée trop cuite même en ayant choisi de faire des biscuits un peu
plus gros que la recette le suggérait ; j'ai donc compté 10°C et 5 minutes en
moins pour une cuisson parfaite.
J'ai également remplacé le "soft light brown sugar" par l'alternative
dont la texture me semblait la plus proche, à savoir du sucre complet
muscovado.
Et pour que mes gâteaux s'imprègnent au maximum des arômes d'agrumes, je les
zeste toujours très tôt dans la recette et juste au-dessus de mon mélange.
Ingrédients
Pour une quinzaine de biscuits :
- 125 g de beurre doux à température ambiante - 50 g de sucre de canne
blond - 50 g de sucre complet muscovado - 1 œuf (moyen à gros) -
1/2 tsp d'extrait de vanille - une bonne pincée de sel - 175 g de
farine - le zeste d'une orange non traitée - 75 g de chocolat noir
70%
Recette
Préchauffer le four à 180° C.
1. Dans un saladier, déposer le beurre, les deux sortes de sucre, et
zester l'orange par-dessus. Patienter 5 minutes.
2. Pendant ce temps, couper le chocolat en morceaux pour faire les
pépites. Réserver.
3. Mélanger le contenu du saladier (beurre, sucre) jusqu'à obtenir une
texture crémeuse et homogène puis ajouter l’œuf, l'extrait de vanille et le
sel en fouettant à grande vitesse.
4. Incorporer la farine ainsi que les pépites de chocolat.
5. Sur une plaque à pâtisserie, déposer un tapis de cuisson en silicone
ou une feuille de papier cuisson.
6. Prélever une petite quantité de pâte (j'ai utilisé une
tablespoon pour avoir toujours la même quantité) et la rouler entre les
deux paumes de ses mains afin de former une boule. Poser sur la plaque et
répéter l'opération jusqu'à épuisement de la pâte.
7. Avant de les aplatir comme recommandé sur la recette, je reprends
chacune des boules dans ma main pour un dernier façonnage ; la pâte est alors
moins collante car elle a pu légèrement sécher. Puis je les aplatis doucement
du plat de la main.
8. Faire cuire pendant dix minutes.
9. Déguster encore chauds ou laisser refroidir avant de les déposer
dans un bocal en verre hermétique. Ils se conservent ainsi facilement pendant
deux semaines.
Si vous testez cette recette, n'hésitez pas à partager vos photos avec le
hashtag
#earlgreyandsconescookclub
sur Instagram pour que je puisse vous rendre une petite visite !
Il y a le chocolat chaud mousseux et aérien, le lait chocolaté avec plus de
lait que de cacao, le chocolat chaud que l'on déguste assis sur un tronc
d'arbre couché lors d'une promenade en forêt, le chocolat chaud du réconfort
lové dans un plaid devant la cheminée, celui dans lequel on plonge un bâton de
cannelle, et même celui avec une goutte de Mandarine Napoléon ou de Chartreuse, pour les plus grands.
Et puis, il y a le chocolat chaud épais.
Vraiment épais.
Et si onctueux.
Celui que l'on prend le temps de déguster, assis à une table.
Avec la jolie porcelaine et le pichet à portée de main pour se resservir.
Celui-ci, je l'ai dégusté pour la première fois au salon de thé Angelina à
Paris, il y a quelques années. Et ce n'est que très récemment que j'ai
découvert la recette, dévoilée par l'ex chef pâtissier de la maison, Sébastien
Bauer.
Une recette faite de lait entier.
Et, selon les versions glanées ça et là sur internet, un tiers de chocolat au
lait.
Pas tout à fait compatible avec l'intolérance au lactose ou même un régime
vegan.
Le lait entier n'étant pas disponible sans lactose, et les laits végétaux
n'apportant pas suffisamment de matière grasse pour rendre ce chocolat chaud
parfaitement onctueux, un petit ingrédient supplémentaire était nécessaire.
Je vous le dévoile ?
Ingrédients
Pour deux grandes tasses :
- 540 ml de lait sans lactose ou de lait végétal
- 150 g de chocolat noir 70%
- 1 gousse de vanille
- 2 c. à café de fécule de maïs
Recette
1. Écraser légèrement la gousse de vanille puis la fendre sur toute sa
longueur et récupérer les grains avec la lame du couteau.
2. Verser le lait dans une casserole et ajouter les grains de vanille ainsi
que la gousse fendue, avant de porter à ébullition.
3. Baisser légèrement le feu pour conserver un lait frémissant et incorporer
le chocolat tout en fouettant le mélange.
4. Dans un petit bol, délayer la fécule de maïs avec quelques gouttes de lait
puis verser dans la casserole en continuant de fouetter.
5. Laisser chauffer à feu moyen quelques minutes jusqu'à l'obtention de
l'onctuosité souhaitée. Et servir aussitôt !
Potirons et potimarrons sont sans doute les légumes que je consomme le plus en
cette saison.
En recette salée comme sucrée.
La purée de potimarron, avec une bonne dose de beurre, m'a définitivement
conquise, tout autant que le
pumpkin spice latte, boisson élue la plus réconfortante de l'automne !
Et puis, il y a cette tarte, à laquelle je suis fidèle depuis plus de huit
ans. Ressortie d'un vieux numéro du magazine Saveurs ; un hors série pour
les fêtes de l'année 2011.
Fondante à souhait.
Et gourmande. Croquante aussi, avec les amandes caramélisées.
Au fil des ans, j'ai apporté des petites variations dans les épices (tantôt
pain d'épices, tantôt mélange 5 épices), les fruits secs (100% d'amandes ou
50% de noisettes) et la courge (potimarron ou potiron).
Ingrédients :
Pour la pâte :
- 150 g de farine
- 20 g de poudre d'amande
- 75 g de beurre salé à température ambiante
- 1 c. à soupe de sucre en poudre
- 1 jaune d’œuf
Pour la garniture :
- 500 g de chair de potiron ou potimarron
- 80 g de miel
- 2 œufs
- 3 c. à café d'épices à pain d'épices
- 6 c. à soupe d'amandes émondées
- 3 c. à soupe de sucre en poudre
- 1 c. à soupe de fécule de maïs
- 1 c. à soupe de miel
Recette
Commencer par la pâte...
1. Dans un saladier, mélanger la farine avec la poudre d'amande, le
beurre, le sucre en poudre et le jaune d’œuf.
2. Ajouter 2 à 3 c. à soupe d'eau. Pétrir la pâte puis foncer un moule
à tarte, préalablement beurré. Réserver.
Ensuite, la garniture...
3. Faire cuire la chair de potiron coupée en dés dans une c. à café
d'huile de tournesol.
4. Hors du feu, ajouter les œufs, le miel, les épices et la fécule.
Mixer.
5. Préchauffer le four à 200° C.
Puis les amandes caramélisées...
6. Concasser les amandes.
7. Dans une poêle, ajouter les amandes et le sucre. Remuer
jusqu'à ce que le sucre prenne une belle couleur brune.
8. Disposer la moitié des amandes sur la pâte, verser la garniture puis
enfourner pendant 45 minutes (quand la pâte est bien cuite, baisser à
180°C).
9. À la sortie du four, badigeonner le dessus de la tarte de miel à
l'aide d'un pinceau, et parsemer les amandes restantes.
10. Laisser refroidir... et déguster !
N'hésitez pas à partager vos tartes au potiron avec le hashtag
#earlgreyandsconescookclub
sur Instagram pour que je puisse vous rendre une petite visite !
J'aime le potimarron. Mais alors, vraiment. Le potiron aussi. La
butternut. Les pâtissons... et tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à
une courge.
Que ce soit en gâteau façon carrot cake, en tarte sucrée, mais aussi en
velouté, rôtis ou en purée. Alors forcément, le pumpkin spice latte me
faisait de l’œil.
À un détail près : je ne bois pas le café. Je n'aime pas ça, du tout, et
dans les coffee shop (essentiellement chez Starbucks en France), cette boisson
de l'automne est toujours servie avec un shot d'expresso.
Alors j'ai attrapé un potimarron dans le potager, le plus aiguisé et le plus
grand des couteaux de ma cuisine, et je me suis lancée. En rajoutant un peu de
ci, un peu de ça, pour trouver un mélange gourmand, réconfortant, au bout goût
de courge et d'épices, mais pas trop sucré.
Et en bonus de la recette, je vous donne une petite astuce pour faire cuire un
potimarron sans avoir à l'éplucher au préalable !
Ingrédients :
À force de faire des recettes de cuisine britannique, j'ai pris l'habitude de
mesurer avec mes cups et tablespoons que je trouve si pratiques ! Je vous mets
l'équivalent en ml mais si vous êtes équipés de cups, ce sera sans doute plus
simple.
Pour une tasse :
- 1 cup de lait (240 ml) - 4 tbsp de purée de potimarron (60 ml) - 1
tbsp de sirop de pain d'épices Vedrenne (15 ml) - 1/2 tbsp d'extrait de
vanille (7,5 ml)
Pas besoin de rajouter du sucre : le sirop de pain d'épices parfume la boisson (les saveurs sont délicieuses) tout en la sucrant.
Pour la rendre encore plus gourmande, je monte du mascarpone en
chantilly avec quelques gouttes de sirop de pain d'épices. (Complètement
facultatif : la plupart du temps, je prépare mon pumpkin spice latte sans la
chantilly.)
Et pour les amateurs de café, on peut toujours rajouter un shot d'expresso
avant dégustation !
Recette :
Pour la purée de potimarron :
1. Couper une moitié de courge dans le sens de la hauteur. 2. Déposer une
moitié sur un plateau recouvert de papier cuisson, face coupée vers le bas. 3.
Faire cuire au four pendant 45 min environ à 150°C. 4. À l'aide d'une
cuillère à soupe, racler la chair. Elle se conserve 4 à 5 jour, au réfrigérateur, dans un bocal hermétique.
Passer ensuite à la boisson :
5. Verser l'ensemble des ingrédients dans une casserole. 6. Mettre sur feu moyen à vif, en fouettant pour bien mélanger. 7. Laisser chauffer
jusqu'à obtenir un léger frémissement (ne pas attendre l'ébullition). 8.
Couper le feu, verser dans une tasse, rajouter la chantilly, et déguster !
N'hésitez pas à partager vos pumpkin spice latte avec le hashtag
#earlgreyandsconescookclub
sur Instagram pour que je puisse vous rendre une petite visite !
Il m'aura fallu quatre années de récolte de fleurs de sureau pour finalement
mettre la main sur les baies de sureau noir !
Et
un déménagement. Pour me rapprocher de la source et pouvoir bondir sur l'arbuste sitôt
ses fruits mûrs.
Depuis quatre ans, c'est mon petit rituel du printemps : la
cueillette des fleurs de sureau. Suffisamment pour faire mon sirop de l'année. Pas plus, pour
laisser les fleurs devenir de belles baies juteuses.
Juteuses, d'ailleurs, elles l'étaient. De quoi repeindre ses doigts pour
quelques jours après les avoir triées.
Un petit inconvénient rapidement rattrapé par le plaisir de faire (enfin) de
la gelée de sureau maison.
Les effluves qui s'échappent de la cuisine. Embaumant petit à petit
chacune des pièces autour. La buée qui se forme sur la porte de la
cuisine après deux heures de cuisson. La porte que l'on ouvre pour
laisser sortir l'humidité. Et les délicieuses odeurs qui nous
chatouillent le nez jusque dans le jardin.
Le lendemain matin, les quelques pots de ce premier cru n'attendaient que
notre cuillère... et
une fournée de scones
pour le déguster comme il se doit.
Ingrédients
Bien en peine à l'idée de peser mes baies de sureau lors de la récolte, j'ai
cueilli celles que je trouvais bien mûres, et ce n'est qu'après extraction du
jus que j'ai adapté ma quantité de sucre et d'agar agar ; ce que je vous
recommande de faire.
Pour vous donner un ordre d'idée, avec une belle caisse de baies j'ai obtenu
800 ml de jus et j'ai rempli trois beaux pots de confiture (et il me restait
un fond qui est parti dans un tout petit pot).
Par rapport aux recettes traditionnelles (baies, sucre et agent gélifiant),
j'ai simplement ajouté un peu de gin Bombay Saphhire. J'ai souvent remarqué
que les recettes de marmelades, gelées et confitures britanniques contenaient
du whisky ou du gin (la
marmelade à l'orange
que je fais est d'ailleurs aromatisé au whisky) alors j'ai eu envie de faire
la même chose avec la gelée. C'est facultatif, mais le résultat est délicieux.
- 1 L de jus de baies de sureau noir - 500 g de sucre en poudre - 4
g d'agar agar - 6 tsp de gin
Recette
1. Cueillir les baies et les préparer dans les 24h, pour en extraire un
maximum de jus, sans les laver afin de conserver un maximum d'arômes. Les
fruits n'ont pas le goût de la fleur de sureau et pourtant, elles exhalent des
effluves qui rappellent la fleur !
2. Séparer les baies des tiges : c'est l'étape qui colore les doigts.
3. Extraire le jus.
Pour cette étape, j'ai emprunté l'ancien extracteur de jus à la vapeur des
beaux-parents (Japy'Fruits) : cela fonctionne avec une cuve remplie d'eau que
l'on fait bouillir. C'est donc très différent des extracteurs de jus à froid
qu'il existe aujourd'hui.
Avec un extracteur de jus à la vapeur : remplir la cuve du bas avec de
l'eau, mettre les baies dans la cuve du haut, puis installer la machine sur le
feu pour faire bouillir l'eau. Cette étape prend plusieurs heures mais permet
d'obtenir un jus parfait pour faire la gelée.
Avec une bassine à confiture : porter à ébullition les baies et un peu
d'eau (1/2 verre) pendant 5 minutes environ puis faire chauffer à feu doux
jusqu'à ce que toutes les baies aient éclaté.
4. Appuyer avec le dos d'une louche sur les baies pour récupérer le
plus de jus possible.
5. Filtrer le jus avec un tamis et mesurer le volume obtenu pour
adapter le dosage de sucre et d'agar agar.
6. Verser le jus de baies de sureau dans une bassine à confiture ou une
grande casserole.
7. Dans un récipient, mélanger le sucre en poudre et l'agar agar puis
ajouter le tout à la casserole.
8. Faire chauffer jusqu'à obtenir une petite ébullition tout en
mélangeant afin de bien dissoudre le sucre.
9. Ajouter le gin et mélanger.
10. Verser dans des pots préalablement stérilisés (avec de l'eau
bouillante). Refermer, laisser refroidir à température ambiante, et attendre
jusqu'à ce que la gelée soit bien figée.
11. Et enfin, déguster !
N'hésitez pas à partager vos réalisations de gelée de baies de sureau (et votre dégustation !) avec le hashtag
#earlgreyandsconescookclub sur Instagram pour que je puisse vous rendre une
petite visite !
Avant de quitter la ville pour la campagne, on avait un objectif très précis :
savoir préparer à la maison les plats et boissons que nous n'aurions plus à
portée de main.
Les burgers, makis et pizzas, les cocktails, le chaï latte, et suffisamment de
gâteaux réconfortants pour avoir notre salon de thé à domicile.
On avait déjà pris de l'avance : je m'entraînais sur le carrot cake et
autres cakes anglais depuis quelques années et la pile de livres de recettes
de cocktails a considérablement grandi au fil du temps.
Mais on avait oublié un plat : le ceviche. Obligés de s'y mettre dans les
derniers mois précédent notre emménagement ! D'autant qu'un poissonnier
vient toutes les semaines au marché du le village où nous avons posé nos
cartons.
Bref, j'ai parcouru plusieurs recettes sur internet, j'ai piqué des idées dans
les restaurants lyonnais, et j'ai assemblé tout ça pour faire ma propre
recette. Pas trop épicée. Et gourmande.
Je vous la donne ?
Ingrédients
Pour 4 personnes :
- 4 filets de poisson - 200 ml de jus de citron vert - le jus de
deux oranges - 1/2 c. à café de sucre - le zeste d'1/2 citron
jaune - 1 cm de gingembre frais - 7 grains de poivre noir de
Kampot - 1 c. à café de graines de coriandre - 2 échalotes -
quelques brins de ciboulette - 2 grosses patates douces - une
dizaine de radis - 2 poignées de grains de maïs grillés salés
Le poisson :
Nous avons essayé avec trois poissons différents : saumon, cabillaud et lieu
jaune, en fonction de nos envies du moment (et de la pêche du jour).
Recette
Une heure avant le repas...
1. Préparer la marinade en mélangeant, dans un saladier, le jus de
citron vert et d'orange ainsi que le sucre.
2. Zester le demi citron jaune au-dessus du saladier et râper le
gingembre frais. Puis émincer les échalotes et hacher la ciboulette.
Mélanger.
3. À l'aide d'un pilon de cuisiner, écraser finement les grains de
poivre et graines de coriandre, puis les ajouter à la marinade.
4. Retirer la peau et les arêtes des filets de poisson, les couper en
gros cubes, et les déposer dans la marinade (elle doit recouvrir les
morceaux). Réserver au réfrigérateur pendant une heure.
5. Éplucher, couper et faire cuire la patate douce. Réserver.
6. Couper les radis en fines lamelles de 2 mm environ (avec une
mandoline par exemple). Réserver au réfrigérateur.
... au moment de servir
7. Disposer le poisson et les patates douces dans des assiettes creuses
avec un fond de marinade. Ajouter les lamelles de radis et les grains de maïs
par-dessus.
Sans aucun doute une des recettes que j'avais le plus hâte de tester. So
British. Festive. Et si différente des desserts que je prépare
habituellement.
On a d'ailleurs souvent cette image de la gelée verte qui bouge toute seule au
centre de la table et qui, dans l'inconscient collectif, semble représenter
les desserts anglais. Dessert que je n'ai d'ailleurs jamais eu l'occasion de
goûter.
Alors, quand j'ai feuilleté le (magnifique) ouvrage des recettes de Noël de
Downton Abbey, la gelée au champagne a tout de suite attiré mon attention.
Mais j'ai préféré attendre la saison des fruits rouges pour la préparer. Et
pour Noël prochain, je vais réfléchir à une version hivernale, avec des
rondelles d'orange et des quartiers de mandarine.
Parce que oui, cette recette est une petite merveille. Elle est légère,
parfait pour terminer le repas par un peu de fraîcheur. Et, préparé avec
un champagne soigneusement choisi, c'est un délice.
Ingrédients
Pour 6 personnes :
- 1 bouteille (75 cl) de champagne ou de vin blanc pétillant, - 8
feuilles de gélatine ou 5 c. à café de gélatine en poudre - 115 g de
sucre en poudre - des fruits et/ou des fleurs comestibles
Pour le champagne, nous avons demandé conseil à une caviste chez qui nous
allons régulièrement à Lyon (La Cave Ô papilles) et qui nous a très bien
orienté vers un Gimonnet Gonet pour son accord pinot noir et chardonnay, fin et fruité ; ce qui était parfait
en dessert.
Et pour les fruits (qui sont d'ailleurs facultatifs), j'ai fait un mélange de
fruits rouges : mûres, framboises, groseilles et myrtilles, que j'ai mis en
quantité assez importante donc il est probable que j'en mette légèrement moins
la prochaine fois (mais en même temps, le mariage gelée au champagne / fruits
rouges était si bon...)
Recette
30 minutes avant de commencer la recette...
1. Placer la bouteille au congélateur.
30 minutes plus tard...
2. Faire tremper les feuilles de gélatine dans un récipient rempli
d'eau froide pendant 10 minutes, ou faire ramollir la gélatine en poudre dans
2 cuillères à soupe d'eau pendant 5 minutes.
3. Dans une casserole à feu moyen, verser 120 ml de champagne et le
sucre en poudre. Replacer la bouteille au congélateur (si elle tient debout)
ou au réfrigérateur. Mélanger doucement le champagne et le sucre jusqu'à
dissolution complète. Réserver.
4. Sortir les feuilles de gélatine de l'eau en les pressant
délicatement pour bien les essorer. Puis les déposer dans un bol posé
au-dessus d'un saladier rempli d'eau chaude. Mélanger doucement jusqu'à ce que
la gélatine ait entièrement fondu.
5. Verser la gélatine fondue dans la casserole de champagne et
mélanger, puis filtrer la préparation à l'aide d'une passoire fine dans un
saladier. Laisser refroidir à température ambiante.
Lorsque le mélange a refroidi...
6. Ajouter 480 ml de champagne et remuer délicatement.
7. Dans un moule, verser la moitié du mélange puis déposer la moitié
des fruits. Si le champagne mousse, patienter un peu avant de placer le moule
au réfrigérateur pendant 30 minutes.
8. Répartir ensuite le reste de fruits sur la gelée qui a commencé à
prendre, et napper le tout avec le reste de mélange au champagne.
9. Couvrir le moule et le placer au réfrigérateur jusqu'à ce que la
gelée prenne, entre 8h et 24h. Nous l'avons laissé une journée complète, et je
pense qu'il est plus prudent de toujours la préparer la veille pour le
lendemain.
8h à 24h plus tard...
10. Faire bouillir de l'eau et remplir un grand et large saladier dans
lequel on vient tremper les bords du moule quelques secondes avant de démouler
la gelée sur un plat de service. Servir avec des petits-fours en
accompagnement pour encore plus de gourmandise.
J'ai préparé ma gelée dans un moule en téflon ; cela fonctionne bien mais il
est important de réchauffer toutes les parois du moule pour réussir à la
démouler. Quelques secondes, pas plus, au risque de la faire fondre.
Pour ne pas avoir à le faire dans la précipitation au moment du dessert, il
est tout à fait possible de démouler la gelée avant le repas et de la laisser
ensuite au réfrigérateur, prête à être servie. Pour notre première fois, nous
l'avions préparée pour deux personnes, et nous en avons profité pendant deux
jours. Une fois bien prise, il n'y a pas de risque qu'elle retombe du moment
qu'elle est conservée au frais.
À l'intérieur, 80 recettes pour les fêtes de fin d'année. Il s'agit
majoritairement de plats et desserts que l'on va plutôt préparer pour des
occasions plutôt que pour le quotidien (huîtres gratinées, Yorkshire Christmas
pie, tourte au sanglier, mince pie...) mais il y a quelques recettes plus
simples pour tous les jours (salade de pommes au céleri, poêlée de pommes de
terre, artichauts gratinés, biscuits au pain d'épices...).
On y trouve aussi des photos de la série et des textes sur les traditions de
Noël en Angleterre.
N'hésitez pas à partager vos réalisations de gelée de champagne avec le hashtag
#earlgreyandsconescookclub
sur Instagram pour que je puisse vous rendre une petite visite !
Il y a cette recette de cake que je fais depuis des années. Au citron
jaune, par Pierre Hermé.
Moelleux à souhait, terriblement savoureux, qui se conserve facilement cinq
jours sous ma cloche en verre... bref, le cake parfait.
Tellement que les non-amateurs de cake ont toujours le même comportement
envers lui. Ils prennent timidement une demi-part. Dégustent une
bouchée. Et s'en servent une part complète quelques minutes plus tard.
Alors quand, au détour du rayon fruits et légumes du magasin bio, j'ai repéré
des citrons bergamote, que je les ai achetés - sans avoir de projet pour eux -
juste parce que j'avais terriblement envie d'y goûter, mais que je n'ai pas
trouvé de recette qui m'enthousiasmait particulièrement (et parce que, en
toute honnêteté, j'avais simplement envie d'une tranche de cake pour
accompagner mon thé), je me suis tournée vers cette fameuse recette de cake au
citron.
Puis, comme l'évocation de la bergamote (même s'il s'agissait bien de citrons
bergamote, et pas de bergamote en tant que telle) a appelé à mon bon souvenir
ces recettes de gâteaux parfumés au thé noir Earl Grey dont j'avais croisé la
route sur Pinterest, je me suis dit que j'allais tenter ça :
détourner un peu la recette de Pierre Hermé.
Et si je vous en parle aujourd'hui, c'est bien sûr que l'on s'est régalé. À
refaire très vite. Dès que je remets la main sur des citrons bergamote !
Ingrédients
Pour le gâteau - 8 parts environ dans un moule à cake de 25 x 11 x 6 cm
:
- 95 g de crème liquide - 2 c. à thé de thé noir Earl Grey - 200 g
de sucre en poudre - 2 citrons bergamote non traités - 3 gros œufs à
température ambiante - 190 g de farine - 2/3 c. à café de levure
chimique - 65 g de beurre fondu - 1 c. à soupe de rhum blanc -
une pincée de sel
Pour le sirop :
- 75 g d'eau -
30 g de sucre - le jus d'un demi citron bergamote
Recette
1. À l'aide d'un mortier, écraser finement les feuilles de thé.
2. Mettre à chauffer, dans une casserole, la crème liquide et les
feuilles de thé tamisées à l'aide d'une passoire à maille fine pour n'en
conserver que les plus petits bouts.
3. Porter à ébullition sur feu moyen puis laisser infuser 5 minutes
puis laisser refroidir.
Préchauffer le four à 160 °C.
4. Dans un saladier, verser le sucre et zester finement les citrons
bergamote au-dessus. Mélanger et laisser reposer 10 minutes pour que le sucre
s'imprègne de la saveur des citrons bergamote.
5. Faire blanchir les œufs avec le sucre et les zestes. Puis ajouter la
crème refroidie, le rhum et une pincée de sel. Fouetter.
6. Incorporer la levure chimique dans la farine, puis ajouter au
saladier. Mélanger.
7. Ajouter le beurre fondu encore un peu tiède. Mélanger puis verser
dans un moule préalablement beurré.
8. Enfourner pour 55 minutes. La lame du couteau doit ressortir sèche.
Quelques minutes avant la fin de la cuisson, préparer le sirop.
9. Dans une poêle, faire chauffer l'eau et le sucre à feu moyen.
Laisser frémir quelques minutes.
10. Hors du feu, ajouter le jus de citron et mélanger.
11. Arroser le cake encore chaud et laisser tiédir avant de démouler.
N'hésitez pas à partager vos tea time autour de ce cake avec le hashtag
#earlgreyandsconescookclub
sur Instagram pour que je puisse vous rendre une petite visite !
C'est le gâteau du réconfort. Moelleux à cœur avec un bon goût de
chocolat. Dégusté sans modération les jours de pluie, de grand vent, de
froid, les jours passés sous le plaid ou autour d'un jeu de société.
J'ai mis longtemps avant de faire mon premier brownie. Peut-être parce
que j'en avais ce souvenir pas très heureux de sa version industrielle.
Mais aujourd'hui, il est devenu pour moi synonyme de gourmandise. Dégusté avec
une pleine théière de thé Earl Grey bien chaud. Un peu de sucre, et un nuage
de lait.
Je vous donne la recette ?
Ingrédients
Pour 9 à 12 parts dans un plat carré de 20 cm de côté
- 300 g de chocolat noir à 70% de cacao - 100 g de beurre - 1/2 tsp
de fleur de sel - 3 œufs - 40g de sucre de canne complet - 150
g de sucre en poudre - 1 tsp d'extrait de vanille - 100 g de
farine - 60 g de noisettes - 40 g d'amandes
Recette
1. Couper les noisettes et les amandes en morceaux puis les mélanger
avec la farine.
Préchauffer le four à 180°C.
2. Faire fondre le chocolat ainsi que le beurre au bain-marie. Puis
ajouter le sel. (J'utilise actuellement le sea salt rapporté de l'île
de Skye ; un délice)
3. Dans un second saladier, battre les œufs, le sucre et l'extrait de
vanille pour obtenir un mélange homogène.
4. Incorporer le mélange œufs/sucre au chocolat fondu. Puis ajouter la
farine avec les noisettes et les amandes. Mélanger jusqu'à incorporation de la
farine, pas plus !
5. Tapisser un plat de papier cuisson, verser la préparation dedans et
enfourner pour 25 minutes environ. La pointe du couteau doit ressortir encore
humide avec de petites miettes de gâteau dessus (s'il ressort sec et propre,
c'est déjà trop cuit).
6. Laisser refroidir complètement avant de découper. Sous une cloche en
verre, ou dans une boîte hermétique, le brownie se conserve plusieurs jours.
Bonne dégustation !
Et n'hésitez pas à partager vos instants gourmands autour de ce brownie avec
le hashtag
#earlgreyandsconescookclub
sur Instagram pour que je puisse vous rendre une petite visite !
Pendant des années, j'ai régulièrement acheté des lunettes de Romans dans le
commerce. Toujours à la fraise. Sauf une fois, pour essayer myrtille
ou framboise. Mais je suis vite revenue à la fraise. Le mariage du
sablé, du beurre, du sucre glace et de la confiture de fraise donnant ce goût
régressif que je ne retrouvais pas avec les autres.
Bref, j'ai longtemps mangé des lunettes de Romans. Avant de faire
moi-même, une fois par semaine, des cakes et petits gâteaux pour la semaine.
Plusieurs fois, j'ai croisé des sablés à la confiture dans mes livres de
recettes. Et chaque fois, j'avais en tête ces petits fours qui restent au
fond de la boîte, qui sèchent ou se ramollissent, et qui sont inévitablement à
la confiture. D'ailleurs, j'écarte désormais les petits-fours à la confiture
quand j'en commande en pâtisserie.
Puis, à Noël, j'ai eu envie confectionner une
Christmas cookie box. Avec des petits gâteaux de différentes saveurs pour avoir le plaisir
d'ouvrir la boîte et de prendre ce temps d'être indécise. Peser le pour
et le contre entre un sablé aux agrumes et une meringue au chocolat. Hésiter.
Se décider. Plonger la main... et la faire dévier au dernier moment. Avant
de la replonger, quelques minutes plus tard.
C'est là que je me suis décidée à faire quelques sablés à la confiture. Juste
pour voir. Parce qu'ils seraient beaux, au fond de ma boîte.
Quand j'ai mordu dans le premier, toute l'ampleur de
ma contradiction m'a sauté à la figure. Ce fut comme retrouver un
ami perdu de longue date. Un goût d'avant, de ces lunettes de Romans
dégustées avec parcimonie, pour ne pas finir le paquet en deux jours, mais y
revenir quand même, le lendemain.
Et comme à Noël, j'en avais bien trop peu fait, il était temps de lancer une
nouvelle fournée. Pour confirmer ce que je savais déjà : ces sablés ont
fait leur entrée dans mes petits
gâteaux préférés pour accompagner une bonne tasse de thé.
À force de voir de belles photos de Christmas cookie box, j'avais très
envie d'en faire une. Ce qui n'a rien d'étonnant quand on sait à quel
point j'aime les petits-fours.
Je crois que ça s'est perdu un peu, d'ailleurs. Peut-être est-ce même un
peu démodé ?
Mais j'avoue que j'ai un faible pour ces petites pâtisseries souvent assez
simples - cigarettes russes, tuiles et sablés - présentées dans leur boîte en
carton.
On la pose au centre de la table. De la fumée
s'échappe de la théière. Les plus gourmands repèrent les gâteaux au
chocolat. Ou à la confiture. Et on pioche. Une fois, deux fois,
trois fois. Par pure gourmandise.
Alors dimanche après-midi, je me suis lancée dans la confection de mon propre assortiment de biscuits de Noël. Et comme j'ai un don tout particulier pour
toujours en faire trop, il restait largement de quoi remplir mon pot à
gâteaux et une bonne boîte supplémentaire à offrir !
Je vous raconte, et je vous livre
tous mes conseils pour vous lancer.
Choisir 2 à 3 recettes de base
Si je n'avais pas posé mes idées sur un papier, je serais encore en train de
pâtisser à l'heure qu'il est. J'avais des idées de sablés, cookies,
madeleines, truffes au chocolat... beaucoup trop de préparations différentes
pour que ce soit raisonnable.
Alors j'ai pris un crayon de papier et un bloc-notes, et j'ai noté ce que je
voulais vraiment faire pour ce premier assortiment :
- des sablés au beurre, un indispensable pour accompagner le thé, - des
biscuits aux épices et à l'orange pour les saveurs de Noël, - des
meringues pour ce croustillant/fondant que j'aime tant, - des sablés à la
confiture car je n'en avais jamais fait, - et du chocolat parce que je
suis gourmande.
Trois recettes de base pour huit petits gâteaux différents.
Et j'aurais
presque pu m'arrêter à deux car ma recette de sablés se décline très
facilement avec des épices et de l'orange, mais j'avais envie d'essayer la
recette d'un livre que je n'avais pas encore goûtée.
Confectionner les gâteaux
Mes huit variétés de biscuits fixées, je note en face de chacune
l'emporte-pièces que j'utiliserai pour les faire. Très important pour ceux à
la confiture puisqu'il faut penser à avoir un nombre paire de petits disques.
- Sablés au beurre (étoile), - Sablés au beurre roulés au sucre
(étoile), - Sablés au beurre et confiture de fraise (cercle), -
Biscuits nordiques à l'orange et aux épices (flocons), - Biscuits
nordiques à l'orange et aux épices recouverts de chocolat (flocons et
sapins), - Biscuits nordiques à l'orange et aux épices, chocolat et noix
de coco (sapins), - Meringues au chocolat.
Une plaque de cuisson par pâte et par forme découpée à l'emporte-pièce pour
une cuisson uniforme. Et je termine par les meringues dont les blancs d’œuf
proviennent de la recette de sablés au beurre pour lesquelles il ne faut que
des jaunes. Ainsi, pas de gaspillage !
Petites astuces en vrac :
- J'utilise un pinceau pour recouvrir les sablés de chocolat plutôt que de les
tremper dans le chocolat liquide ; cela permet de conserver le croustillant du
sablé,
- Pour les meringues, j'ajoute une cuillère à café de
chocolat en poudre non sucré à la préparation, et je les saupoudre de copeaux
de chocolat noir juste avant de les enfourner,
- Je ne suis pas une
grande amatrice de glaçage royal (que je trouve trop sucré) mais j'aime la
possibilité décorative qu'il apporte donc je me limite à quelques petites
touches sur les flocons pour les égayer sans que cela interfère dans la
dégustation.
Pour les recettes, j'ai utilisé :
- celle de mes sablés à la confiture façon lunettes de Romans (avec ou sans confiture)
- celle des biscuits nordiques au gingembre et à l'orange du livre
Desserts Hygge
(en remplaçant les clous de girofle en poudre et la cardamome en poudre par un
mélange d'épices pour pain d'épices),
- celle de
Mercotte pour les meringues
(avec l'ajout du chocolat en poudre et une cuisson plus longue pour de plus
grosses meringues : 1h35 à 110°C dans mon four)
Assembler la boîte
Pour le contenant, on peut utiliser une boite en métal qui aura l'avantage
d'être réutilisable et de parfaitement conserver la fraicheur des sablés, ou
une boîte en carton à laquelle on donne une seconde vie.
On sépare ensuite visuellement les différentes variétés de gâteaux. En
alternant les couleurs, les biscuits nappés de chocolat et ceux qui ne le sont
pas. On peut également en disposer un petit paquet sur la tranche pour
varier. Et faire quelques piles de gâteaux attachées par une petite
ficelle.
Si la boîte sera offerte, on la referme et on la termine comme un joli
paquet cadeaux. C'est le moment de sortir toutes ces petites choses que l'on récupère toute
l'année et qui s'avèrent toujours très utiles pour décorer : pommes de pin
ramassées en forêt, ficelles et rubans de cadeaux qui nous ont été faits,
branches de sapin ou rondelles d'orange séchées...
Et maintenant, à votre tour !
N'hésitez pas à partager vos photos de Christmas cookie box sur le hashtag Instagram #earlgreyandsconescookclub pour
que je puisse découvrir vos réalisations !