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5 juin 2018

Promenade dans la ville de Lisbonne

Le mardi, juin 05, 2018

Je n’avais qu’une chose en tête en venant à Lisbonne : les AZULEJOS.
Les admirer, partout dans la ville, et en rapporter un ou deux dans ma valise.

Et à peine arrivée, c’est ce que j’ai fait : commencer à m’extasier devant la moindre façade du quartier, un peu en décrépitude mais typique, où nous logions. Glasgow au bout de la laisse pour une promenade bien méritée après deux heures de vol et tout autant d’attente l’aéroport.

Pour tout vous dire, j’ai failli vous faire un « découvrir Lisbonne à travers les azulejos » avant de me raviser, parce que j’avais aussi très envie de vous emmener dans un tour d’horizon de la ville en passant par les bords du fleuve où ils se font plus rares.

Bref, nous sommes partis cinq jours à Lisbonne, sous un magnifique ciel bleu de mai après avoir quitté la pluie Lyonnaise. La douceur de vivre, de l’excellent poisson dans les assiettes (et le poulpe en guest star du séjour)... une belle parenthèse printanière avant les vacances d’été !



Et pourtant, je suis plus une fille du nord.

Attirée par les îles plus britanniques que caribéennes et par le mode de vie scandinave plutôt que par la dolce vita (bien que grande amatrice de pizza).

Mais Lisbonne m’a séduite.
Par sa ville colorée, son rythme de vie, la présence de l’eau qui apaise...



C’est d’ailleurs par là que nous avons commencé ; aux abords du Tage par un dimanche ensoleillé. Le pont du 25-avril en toile de fond, glissant l’impression que nous avions volé jusqu’à San Francisco. Un pont comme un pied de nez à l’histoire et surtout à la dictature, anciennement pont Salazar, aujourd’hui estampillé de la date de la liberté retrouvée par le peuple portugais.

Et juste au-dessus, surplombant le fleuve, le CRISTO REI qui donne un faux-air Brésilien au paysage environnant. Construit par la communauté catholique pour leurs prières exaucées ; des prières demandant à ce que le Portugal soit épargné durant la seconde guerre mondiale.


Quelques jours plus tard, le temps d’un après-midi, nous avons traversé le Tage en direction d’Almada pour nous rendre au pied du Cristo Rei, sur sa colline d’où la vue sur Lisbonne est magnifique.

Panoramique.
Impressionnante.


C’est d’ailleurs dans une petite boutique de la ville d’Amalda que j’ai trouvé mes deux azulejos. La Casa da Avó Berta, dédiée au « made in Portugal » avec des créations artisanales locales mais aussi le thé façon Pasteis de Nata que l’on voit un peu partout. Très gourmand (oui, je m’en suis ramenée une boîte, je suis faible...) mais je n’y retrouve pas forcément le goût du Pasteis.

Des compagnies touristiques proposent de faire la traversée, mais je vous recommande de prendre le ferry qui fait partie des transports en commun de la ville. Pour le prix d’un ticket de métro, vous arrivez au port de Cacilhas qui se trouve à une trentaine de minutes à pied du Cristo Rei (que nous avons fait à la descente ; en montée, on a plutôt opté pour le bus !). ​

 
Riche d’histoire, de culture et d’art ; c’est aussi cette image de Lisbonne que m’a laissé ce voyage.

Je crois que c’est au fil de mes visites, dans les châteaux et les musées de la ville, que je me suis vraiment rendue compte du lien étroit entre le Portugal et leurs voisins. L’omniprésence de la civilisation mauresque dans les vestiges jusque dans la ville actuelle.

Et, on revient à eux : dans l’art de l’azulejos.


Ce que j’aime, quand je visite une ville pendant plusieurs jours, c’est lorsque je commence à retrouver mon chemin sans GPS ni carte.

À reconnaître des rues dans lesquelles nous sommes déjà passés.
À avoir mon chemin préféré...
Parce que je me dis que j’ai bien visité.
Que je commence à M'IMPRÉGNER des lieux.



Après quatre pleines journées de visite, nous avons terminé notre séjour en jouant les touristes que nous étions, à bord d’un ELÉCTRICO ; ces tramways jaunes qui sillonnent les rues.


Malgré son surnom bien mérité de ville aux sept collines (on en a monté, des chemins droits comme des murs, et on a avalé des escaliers !), nous n’avons pris le tramway que le dernier jour. Pour terminer par un petit tour tranquille de Lisbonne.

​Mais ce n’est pas dans le tram 28, le plus célèbre, que nous sommes montés. En travaux sur une partie du trajet, il était remplacé par des bus beaucoup moins typiques.

On a donc opté pour son petit frère : le 12, moins prisé par les touristes (avec donc plus de places assises disponibles), qui fait une boucle d’une quinzaine de minutes, passant dans des petites rues aux façades entièrement recouvertes d’azulejos.


Bon à savoir : les tickets pour le tramway sont moins chers si on les achète dans le métro qu’à bord du tram. Pensez aussi à garder la carte : elle est rechargeable et fonctionne également pour le métro et la ligne de transport en commun fluvial qui mène à Almada. Cela permet de réduire ses déchets (même en vacances !) et d’économiser les 0,50 € facturés par carte.


Après ce petit tour d’horizon de la ville, je vous donne rendez-vous pour la suite... les belles visites et les bonnes adresses Lisboètes !

Également sur Lisbonne :


16 mai 2018

Un week-end princier près de Chantilly

Le mercredi, mai 16, 2018

Je ne sais pas si j'étais plus excitée à l'idée de visiter le domaine de Chantilly, de découvrir la dentelle ou de goûter la vraie crème Chantilly.

Un peu (beaucoup) les trois.

Je ne me lasse pas de visiter des CHÂTEAUX.
En France, comme à l'étranger.
Des palais royaux, des châteaux forts, à l'architecture médiévale, baroque ou renaissance... 

Quand on en a vu un... on voudrait tous les voir.
Découvrir leur histoire, imaginer la cour qui s'y pressait pour les dîners mondains, ou l'Histoire qui s'y est jouée entre deux anti-chambres. Comment une mode vestimentaire a fait la renommée d'une ville ou comment un dessert connu dans le monde entier est né...

Bref, je me suis régalée... !

... à découvrir Chantilly et ses alentours, pendant ce long week-end de printemps qui m'aura valu mon premier petit coup de soleil de l'année tellement le temps était radieux. 


Château de Chantilly


Magnifique.
Difficile de qualifier autrement le château quand on arrive au portail et qu'on le voit entouré d'eau et de jardins

On n'imagine pas, alors que l'on a tout juste fait trois pas dans le domaine, qu'il y a déjà tant à raconter ; sur le "petit château" qui date du XVIème siècle alors que le reste a été construit au XIXème, ou sur la dépendance - un château, en vérité - construite dans le seul but de loger les 3000 invités du baptême du fils de Condé !


À l'intérieur, le château est un véritable MUSÉE.
Au sens premier.

La collection de son dernier occupant, le Duc d'Aumale (qui a légué le domaine à l'Institut de France à condition que les oeuvres restent telles qu'il les a agencées), est impressionnante. Plusieurs galeries de tableaux comme je les aime : des dizaines de toiles accrochées aux murs, sur fond de tapisserie ancienne et colorée.

On visite également les appartements, une impressionnante bibliothèque où je me serais bien installée sur un fauteuil pour découvrir un peu les trésors que recèlent les étagères, ou encore le couloir de service où sont entreposées des pièces du service de table en porcelaine de Chantilly qui m'a sérieusement fait de l’œil...


Et puis, il y a cette pièce que l'on ne voit pas.
Réservée aux restaurateurs du musée... mais que l'on a eu la chance de découvrir.

La bibliothèque cachée, en somme. 


Parc du château


Après une bonne heure et demie de visite du château, il était temps de découvrir le domaine. Ou du moins, une partie. Les JARDINS à la française dessinés par Le Nôtre au XVIIème siècle, le jardin anglo-chinois de la fin du XVIIIème, et le jardin à l'anglaise du XIXème.

Un véritable patchwork historique.
Ou comment traverser les siècles en quelques (bonnes) dizaines de minutes de marche.


Pour la petite anecdote, il y a, dans le domaine, le hameau qui a inspiré Marie-Antoinette pour le Hameau du Trianon. Cinq maisons représentant des habitations plus modestes de l'époque, entourées de vergers et de potagers, créées pour le divertissement des invités du château.

Aujourd'hui, il s'y cache un restaurant où l'on peut venir prendre une coupe de crème Chantilly, pour le goûter !

Domaine de Chantilly

Entrée : 8 € l'accès au parc et 17 € l'accès complet au domaine
Site internet : domainedechantilly.com


La capitainerie


Nous, c'est au restaurant du château que nous l'avons goûtée, la vraie crème Chantilly. Entièrement montée à la main, c'est ce qui donne droit à l'appellation ! Et ce qui la rend plus légère, en bouche, que celle réalisée au robot car on y fait entrer plus d'air !

Restaurant La Capitainerie

Ouvert tous les midis.
Menu du jour à partir de 29 €


On y a aussi déjeuné.
Et je vous laisse imaginer mon état d'euphorie quand j'ai su que nous allions manger DANS le château !

Assises, avec Lili in Wonderland avec qui j'ai passé ce séjour, à côté d'une fenêtre donnant sur une petite cour du château, on était BIEN

Brioche au saumon et œuf parfait ; dos de cabillaud au beurre blanc puis profiteroles accompagnées de crème Chantilly... en sortant de table, j'avais trop mangé, mais c'était tellement bon !


Grandes Écuries


Chantilly est connue pour être la capitale du cheval.
Et pour abriter les plus belles écuries du monde entier (rien que ça !).

Personnellement, je ne suis pas très calée sur le sujet. Et je ne suis jamais montée à cheval ; chose à laquelle j'ai très envie de remédier depuis que j'ai vu le spectacle équestre des Grandes Écuries.

Pas pour devenir une grande cavalière (c'est peut-être un peu tard, maintenant, de toute façon), mais pour en apprendre plus sur cet animal. L'approcher. Et découvrir ce plaisir d'une promenade à cheval. Dans la forêt de Chantilly, cela doit être magique !


Les grandes écuries abritent également le musée du cheval ; très intéressant ! On en apprend beaucoup sur la relation chevaux / hommes à travers le temps ; les croisements, l'agriculture, la chasse à courre, les courses hippiques...

Les grandes écuries

Entrée : 21 € le billet spectacle et 30 € avec le billet domaine.


Musée de la dentelle


Depuis quelques années, j'ai régulièrement des coups de cœur pour des pièces en dentelle. Dernièrement, j'ai cherché pendant près d'un an un petit caraco bleu marine avec de la dentelle au-dessus de la poitrine ; la pièce qui me manquait pour la marier avec un gilet en grosses mailles l'hiver, ou avec un simple jean au printemps. 

J'étais donc d'avance ravie de découvrir le musée de la dentelle.
Que je pensais plus grand.
Mais dont j'ai adoré la visite !

Seules deux pièces sont à visiter, mais avec une GUIDE, c'est tout ce qu'il fallait pour plonger, pendant une bonne heure, dans l'histoire de la dentelle de Chantilly. Qui est une dentelle entièrement faite à la main, à l'aide de fuseaux, soit dit en passant.

Musée de la Dentelle de Chantilly

Entrée : 5 € en plein tarif et gratuit pour les moins de 18 ans
Site internet : chantilly-dentelle.com


Maison d'hôtes


C'est un véritable coup de cœur.
Tant pour le lieu que pour l'accueil que nous a réservé Clare Howarth qui a, au fil des années, façonné un magnifique jardin paysagé là où il n'y avait rien, à son arrivée.

Une (fausse) peau de mouton posée sur une banc en extérieur, des plaids accrochés au porte manteau, des petits coussins partout dans la chambre, des bouquets de fleurs sauvage sur la grande table d'hôtes... est-ce que cette maison n'était pas juste complètement faite pour moi ?


J'avoue, j'y serais bien restée plus de deux nuits !

Qui plus est avec le petit-déjeuner qui nous attendait le matin : un délicieux cake au citron, des fruits rouges, du pain irlandais, des pancakes aux myrtilles... un RÉGAL.

La Maison et l'Atelier
26 rue des croix (Crouy-en-Thelle), 60530 Neuilly-en-Thelle

Site internet : lamaisonetlatelier.com


Autour de Chantilly


À quelques kilomètres de Chantilly, il y a la très jolie ville de Senlis à visiter absolument. L'office de tourisme distribue gratuitement un flyer avec plusieurs parcours qui permettent de découvrir les jolies rues de la ville, mais aussi les remparts et quelques belles vues sur la ville.


À midi, on a fait une halte au Comptoir Senlisien : risotto sauce écrevisse puis chou aux fruits rouges et glace verveine ; c'était parfait.


Nous avons également visité la Clouterie Rivierre, dernière clouterie de France.

De prime abord, j'avoue, je n'étais pas hyper emballée. Mais sur place, je me suis totalement laissée prendre par la visite, faite avec beaucoup de passion pour l'histoire de cette entreprise et ce métier d'artisanat derrière lequel il y a bien plus que des clous pour accrocher des tableaux au mur... comme des pointes recouvertes d'or pour la maroquinerie de luxe, par exemple !

Clouterie Rivierre
6 rue des Usines, 60100 Creil

Visites les mercredis et les week-end sur réservation - 9 € / personne.
Site internet : clous-rivierre.com


La région a également abrité plusieurs carrières (qui ont notamment servis à la construction du château de Chantilly, mais également d'autres monuments à Paris !), alors nous avons fait une halte au Musée de la Pierre de Saint Maximin où une visite guidée d'une ancienne CARRIÈRE est proposée.

Maison de la Pierre
22 rue Jean-Jaurès, 60740 Saint-Maximin

Entrée : 6,50 € pour les adultes et 5 € pour les enfanrs
Site internet : maisondelapierre-oise.fr


Un grand merci à Oise tourisme pour ce beau séjour dans le département.