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Slow living
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Cueillette de houx dans les sous-bois

4 janv. 2019


Les matins d'hiver passés en Ardèche, je voudrais rester sous la couette.
Ou devant la cheminée.

Le brouillard derrière la fenêtre, l'air froid que l'on peut deviner rien qu'en jetant un œil de l'autre côté de la fenêtre... rien n'est fait pour motiver la frileuse que je suis à risquer le moindre orteil dehors...

Si ce n'est la décision, prise la veille, de profiter d'un week-end à la campagne pour cueillir du houx !

J'aime l'idée de rapporter un peu de NATURE dans notre appartement lyonnais.
D'avoir passé un bon moment, à sauter d'arbuste en arbuste, plutôt que de stand en stand, sur le marché.

Et la boisson chaude, au retour de notre cueillette. 
Devant la cheminée, toujours !
Parce qu'en sous-bois, la paire de gants de ville (aussi épaisse soit-elle) et les chaussettes polaires dans les bottes en caoutchouc, n'ont pas suffit à me préserver pleinement du froid. Soyons honnête !

Mais rentrer chez soi avec quelques branches de houx fraîchement cueillies, en offrir à ses proches et en garder quelques unes pour décorer son intérieur... ça vaut bien quelques frissons.


Pour un b-houx-quet d'hiver...


Direction les sous-bois pour repérer le houx. 
Il pousse sous forme d'arbuste voire sous forme d'arbre pour les plus grands.

On en trouve le long de certains petits chemins, pour les plus faciles d'accès. Mais on peut aussi s'aventurer hors des sentiers pour en trouver cachés entre les arbres.

Dès fin novembre, les baies rouges (ou jaunes / oranges selon les variétés) commencent à apparaître. Le houx les garde tout l'hiver, mais comme les oiseaux s'en nourrissent, mieux vaut prévoir sa cueillette relativement tôt dans la saison.

Nous, on a fait ça juste après Noël, comme ça, quand on se sépare du sapin, il nous reste le bouquet de houx dans la maison !


On ne prélève pas plus d'une ou deux branches par arbuste.
Parce qu'il faut laisser de quoi se nourrir aux oiseaux qui vivent dans les sous-bois, mais aussi pour ne pas dépouiller le plant et prendre le risque de le faire mourir.

Dans certaines zones, il y a même des réglementations assez strictes et l'ONF fait des contrôles pour éviter les cueillettes sauvages excessives et les reventes illégales. N'hésitez donc pas à consulter les informations données sur leur site internet.

Bon à savoir : si les oiseaux, notamment les merles, raffolent des baies de houx, elles n'en restent pas moins toxiques pour l'homme et de nombreux animaux.

Notre outil de "chasse" : un bon sécateur pour faire une taille bien nette.
Cela évite d'endommager l'arbuste en coupant la branche à main nue, et cela permet également aux branches cueillies de durer plus longtemps !

Si jamais vous en cherchez un, il faut justement que l'on change celui que l'on a Lyon et c'est le modèle de la marque Opinel qui nous a été chaudement recommandé.


Puis on prend le temps de choisir. 
Personnellement, je cueille les branches en fonction du vase dans lequel je veux les mettre. Cela évite de couper de longues branches si je sais d'avance que je les mettrai dans un petit vase ; ce serait du gâchis.

Et à la maison, on retire les feuilles sur la partie basse de la branche afin qu'elles ne trempent pas dans l'eau du vase. 
Je garde aussi une branche pour la poser sur une meuble, mais je sais que sans eau, elle séchera beaucoup plus vite ! 

Donc, petite astuce, si vous cueillez du houx pour un repas qui a lieu dans une semaine, par exemple : gardez la branche dehors, sur un rebord de fenêtre ou sur votre balcon. Loin de la chaleur intérieure, elle vivra bien plus longtemps.
Cela marche aussi pour les branches de sapin ; j'en ai depuis plus d'un mois sur ma terrasse, que j'ai utilisées comme centre de table pour tous les repas de fête à la maison, et elles n'ont pas séché d'un pouce !

Le plaisir de cuisiner à quatre mains

28 nov. 2018


J’adore cuisiner.
Sortir la tablette de chocolat, la motte de beurre et le kilo de farine... et me lancer. Peser mes ingrédients, ne penser à rien d’autre, faire vrombir le batteur tandis que je casse les œufs méticuleusement pour séparer le blanc du jaune.

Le sucré.
La pâtisserie.
Bien souvent, c’est un plaisir en solo, pour moi.

Mais j’aime aussi y mêler nos quatre mains. Nous partager les tâches pour pouvoir dire « c’est nous qui l’avons fait ». Un double « je » qui, l’un sans l’autre, n’aurait pas donné ce même résultat.

On manque trop souvent de temps.
Ou on ne prend pas assez le temps. Vaste débat.

Mais cuisiner à deux, ça se prépare un peu. Choisir une recette. Réunir les ingrédients. Ne pas terminer sa journée de travail trop tard. Laisser les factures au porte-manteau et enfiler son tablier.

La semaine dernière, j’en ai eu envie. Besoin. 
De renouer avec la cuisine à quatre mains. Au QUOTIDIEN. Passer du temps derrière le plan de travail, sans écran. Juste le bruit du couteau sur la planche à découper, notre petit chien qui quémande et le robot qui bat son plein.

Une tourte à l’anglaise.
Rien de plus réconfortant. Et de plus parfait pour un plat préparé à deux. Mijoté de longues minutes, remué sans cesse puis passé au four. Autant de temps d’attente, d’effluves odorantes qui s’échappent des plats, de salive écoulée en mince filet au bord des lèvres...

Bref, on a repris le temps de cuisiner à quatre mains.
Et on a mis en place un « super fichier » pour ne plus avoir aucune excuse de ne pas se lancer.

Des dossiers. Des listes. Avec des noms de recettes alléchantes et des ingrédients listés sur une application que l’on a en commun (Wunderlist pour ne pas la citer. Mais cela fonctionne tout aussi bien avec les simples notes de l’iPhone ou avec certainement 36 autres applications de listes partagées.).

L’un et l’autre, nous pouvons prendre envie de cuisiner. 
De bien manger. 
De chercher la fiche d'ingrédients et de faire les courses. 
Pour se lancer, le soir venu, dans une recette à quatre mains.

Petits bonheurs slow life de l'automne

26 sept. 2018


Je ne crois pas qu'il y ait un autre moment de l'année que j'attends plus que l'automne.

Parce que tout découle de l'automne.

Les arbres et leurs couleurs jaunes, rouges, oranges. Magnifiques.
Les potagers remplis de courges. De toutes tailles. De toutes formes.
Avec le potimarron en guest star. Pour tous les veloutés à venir. Avec son bon goût de châtaigne.

Et les châtaignes elles-mêmes, que je pourrais manger simplement rôties au four, tous les soirs pendant trois mois.
Parce que c'est un repas du soir. Pour moi. Que l'on déguste en se brûlant les doigts, parce qu'elles se décortiquent mieux quand elles sont encore chaudes.
Et de l'autre côté de la fenêtre, la nuit. 
Tombée plus tôt parce que les jours diminuent.

Arrive ensuite l'excitation des derniers jours de novembre.
Le décompte avant l'achat du sapin. L'ouverture du calendrier de l'Avent. Les lumières dans les villes. L'avant fêtes de fin d'année, juste avant la fin de l'automne. Cette période d'attente joyeuse où l'on écoute en boucle des playlists de Noël que l'on connait sur le bout des doigts.

L'automne, quoi.
Cette saison que je préfère, qui nous invite à cocooner. Retrouver le plaisir d'être chez soi. De rester au chaud. D'inviter ses proches. Et de simplement RALENTIR encore un peu le rythme.


#NeverTooSlowInAutumn



Allumer ses bougies quand la luminosité faiblit en intérieur, mais sans briquet. En revenant aux bonnes vieilles allumettes. Parce que ce petit rituel de craquer l'allumette, puis de la souffler et de sentir cette odeur si réconfortante, fait désormais pleinement partie du plaisir que j'ai d'allumer des bougies chez moi.

Se promener en forêt pour profiter des changements de couleur de la nature, et prendre un grand bol d'air pur. Loin de la ville, loin des bruits de la circulation, quelque part dans les montagnes ardéchoises. Et revenir deux semaines plus tard, pour voir que tout a encore changé !

Faire entrer la nature chez soi avec des décorations de saison. Sans acheter et consommer, année après année. Juste en ajoutant, sur le coin d'un meuble, quelques pommes de pin ramassées en promenade. Ou le potimarron pour le velouté de fin de semaine, dans un vieux panier posé en décoration.

Commencer un nouveau livre de développement personnel. Parce qu'on sort parfois moins, avec le retour du froid, on a plus de temps à la maison pour se poser et lire. Pour ma part, j'ai commencé "Méditer, le guide pratique de la pleine conscience".

Ramasser des châtaignes dans les bois après avoir demandé, pendant des semaines "quand est-ce qu'elles arrivent ?" N'être qu'impatience à l'idée de les faire rôtir au four, le soir, en rentrant. Et vouloir y retourner, pour faire de nouvelles cueillettes d'automne.

Conserver les graines de courges pour en faire des petits en-cas salés. On veut tester depuis un petit moment étant donné la quantité de potirons et potimarrons que l'on mange en automne, donc cette année, on va s'y mettre vraiment !

S'enrouler dans un plaid bien épais, avec une tasse de lait chaud et du chocolat en morceaux dedans, sur la terrasse, pour profiter d'une fraîche mais belle journée d'automne. Ou du bruit de la pluie, je trouve ça très agréable aussi.

Profiter des odeurs de feu de cheminée quand on passe le week-end en Ardèche... et pouvoir passer des heures à sentir Glasgow quand son pelage s'en est imprégné, une fois rentrée chez nous. (Si je pouvais, je l'encouragerais fortement à se prélasser à côté du poêle tout le week-end pour qu'il garde l'odeur pendant plusieurs jours !)

Et vous, quels sont vos petits bonheurs slow life de l'automne ?

Prendre le temps de regarder les étoiles

8 août 2018


Un jour, j'aurai un télescope.
Cela fait partie de notre projet de maison.
La cheminée. La grande table d'hôtes. Et le télescope. Pour pouvoir regarder les étoiles, loin des lumières de la ville qui nous privent de ce plaisir.

Quand j'étais petite, j'ai vu des étoiles filantes.
Pas une. Pas deux.
Une bonne dizaine, si ce n'est plus.

Chaque année, en août, il y a ces nuits des étoiles filantes, dont on profite de moins en moins ; la faute à la pollution lumineuse.

Mais quand on prend le temps de sortir de la ville, et de s'installer dans l'herbe et la brise fraîche de la fin de soirée, on peut profiter de ce MAGNIFIQUE spectacle, gratuit, qui se joue tous les soirs au-dessus de nos têtes.

Je me souviens encore la première fois où j'ai vu Cassiopée.
J'étais en colonie de vacances ; une nuit à la belle étoile. On nous a fait découvrir cette constellation, moins connue des enfants que nous étions que la Grande Ourse.

Parfois, si le ciel est complètement dégagé, et la nuit très noire, on peut même voir la voie lactée.
En fin d'automne ou en début d'hiver, avec un gilet en grosses mailles et une écharpe enroulée sur plusieurs tours pour se tenir au chaud. 

C'est beau. Et il n'y a même pas besoin de télescope pour déjà en profiter pleinement.
Juste de quelques petits conseils à suivre pour organiser sa soirée.


#RegardonsVersLeCiel



1. Sortir de la ville, et s'en éloigner au maximum. L'idéal est de rechercher les zones bleues ; ce sont les lieux avec le moins de pollution lumineuse, où l'on peut voir entre 1000 et 5000 étoiles (ça donnerait presque le tournis !). Pour ça, il y a la très utile carte Google map des pollutions lumineuses de l'AVEX.

2. Télécharger une application sur son smartphone pour repérer les étoiles, les constellations et même les planètes visibles à l’œil nu. Il en existe plusieurs qui sont gratuites et très bien faites ; je vous conseille de les tester avant pour voir laquelle vous plait le plus. Pour ma part, j'utilise l'application Carte du ciel qu'il suffit de pointer vers le ciel pour se repérer (existe pour iOS et Android).

3. Suivre le calendrier des phénomènes astronomiques : on entend toujours parler de la pluie des étoiles filantes des Perséides, mi-août,  mais il y en a plusieurs dans l'année. Le Chouette Calendrier rassemble les dates principales sur plusieurs années, et une fois qu'on a les dates en tête, on peut trouver des informations plus précises sur les magazines scientifiques en ligne.

4. Vérifier la météo. Cela peut paraître évident de ne pas sortir sous la pluie pour regarder les étoiles, mais personnellement, j'en oublie parfois qu'un temps sec ne signifie pas un ciel sans nuages... !

5. Emporter un plaid ou un drap pour s'allonger dessus et pouvoir contempler le ciel sans avoir mal aux cervicales au bout de dix minutes (oui, c'est du vécu !).

6. PRO-FI-TER. Du spectacle mais aussi des bruits de la nature qui nous entourent forcément si l'on s'est éloigné de la ville.



Crédit photo : Sindre Strøm from Pexels
Louise Grenadine - blog slow lifestyle à Lyon depuis 2007