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26 sept. 2018

Petits bonheurs slow life de l'automne

Le mercredi, septembre 26, 2018

Je ne crois pas qu'il y ait un autre moment de l'année que j'attends plus que l'automne.

Parce que tout découle de l'automne.

Les arbres et leurs couleurs jaunes, rouges, oranges. Magnifiques.
Les potagers remplis de courges. De toutes tailles. De toutes formes.
Avec le potimarron en guest star. Pour tous les veloutés à venir. Avec son bon goût de châtaigne.

Et les châtaignes elles-mêmes, que je pourrais manger simplement rôties au four, tous les soirs pendant trois mois.
Parce que c'est un repas du soir. Pour moi. Que l'on déguste en se brûlant les doigts, parce qu'elles se décortiquent mieux quand elles sont encore chaudes.
Et de l'autre côté de la fenêtre, la nuit. 
Tombée plus tôt parce que les jours diminuent.

Arrive ensuite l'excitation des derniers jours de novembre.
Le décompte avant l'achat du sapin. L'ouverture du calendrier de l'Avent. Les lumières dans les villes. L'avant fêtes de fin d'année, juste avant la fin de l'automne. Cette période d'attente joyeuse où l'on écoute en boucle des playlists de Noël que l'on connait sur le bout des doigts.

L'automne, quoi.
Cette saison que je préfère, qui nous invite à cocooner. Retrouver le plaisir d'être chez soi. De rester au chaud. D'inviter ses proches. Et de simplement RALENTIR encore un peu le rythme.


#NeverTooSlowInAutumn



Allumer ses bougies quand la luminosité faiblit en intérieur, mais sans briquet. En revenant aux bonnes vieilles allumettes. Parce que ce petit rituel de craquer l'allumette, puis de la souffler et de sentir cette odeur si réconfortante, fait désormais pleinement partie du plaisir que j'ai d'allumer des bougies chez moi.

Se promener en forêt pour profiter des changements de couleur de la nature, et prendre un grand bol d'air pur. Loin de la ville, loin des bruits de la circulation, quelque part dans les montagnes ardéchoises. Et revenir deux semaines plus tard, pour voir que tout a encore changé !

Faire entrer la nature chez soi avec des décorations de saison. Sans acheter et consommer, année après année. Juste en ajoutant, sur le coin d'un meuble, quelques pommes de pin ramassées en promenade. Ou le potimarron pour le velouté de fin de semaine, dans un vieux panier posé en décoration.

Commencer un nouveau livre de développement personnel. Parce qu'on sort parfois moins, avec le retour du froid, on a plus de temps à la maison pour se poser et lire. Pour ma part, j'ai commencé "Méditer, le guide pratique de la pleine conscience".

Ramasser des châtaignes dans les bois après avoir demandé, pendant des semaines "quand est-ce qu'elles arrivent ?" N'être qu'impatience à l'idée de les faire rôtir au four, le soir, en rentrant. Et vouloir y retourner, pour faire de nouvelles cueillettes d'automne.

Conserver les graines de courges pour en faire des petits en-cas salés. On veut tester depuis un petit moment étant donné la quantité de potirons et potimarrons que l'on mange en automne, donc cette année, on va s'y mettre vraiment !

S'enrouler dans un plaid bien épais, avec une tasse de lait chaud et du chocolat en morceaux dedans, sur la terrasse, pour profiter d'une fraîche mais belle journée d'automne. Ou du bruit de la pluie, je trouve ça très agréable aussi.

Profiter des odeurs de feu de cheminée quand on passe le week-end en Ardèche... et pouvoir passer des heures à sentir Glasgow quand son pelage s'en est imprégné, une fois rentrée chez nous. (Si je pouvais, je l'encouragerais fortement à se prélasser à côté du poêle tout le week-end pour qu'il garde l'odeur pendant plusieurs jours !)

Et vous, quels sont vos petits bonheurs slow life de l'automne ?

8 août 2018

Prendre le temps de regarder les étoiles

Le mercredi, août 08, 2018

Un jour, j'aurai un télescope.
Cela fait partie de notre projet de maison.
La cheminée. La grande table d'hôtes. Et le télescope. Pour pouvoir regarder les étoiles, loin des lumières de la ville qui nous privent de ce plaisir.

Quand j'étais petite, j'ai vu des étoiles filantes.
Pas une. Pas deux.
Une bonne dizaine, si ce n'est plus.

Chaque année, en août, il y a ces nuits des étoiles filantes, dont on profite de moins en moins ; la faute à la pollution lumineuse.

Mais quand on prend le temps de sortir de la ville, et de s'installer dans l'herbe et la brise fraîche de la fin de soirée, on peut profiter de ce MAGNIFIQUE spectacle, gratuit, qui se joue tous les soirs au-dessus de nos têtes.

Je me souviens encore la première fois où j'ai vu Cassiopée.
J'étais en colonie de vacances ; une nuit à la belle étoile. On nous a fait découvrir cette constellation, moins connue des enfants que nous étions que la Grande Ourse.

Parfois, si le ciel est complètement dégagé, et la nuit très noire, on peut même voir la voie lactée.
En fin d'automne ou en début d'hiver, avec un gilet en grosses mailles et une écharpe enroulée sur plusieurs tours pour se tenir au chaud. 

C'est beau. Et il n'y a même pas besoin de télescope pour déjà en profiter pleinement.
Juste de quelques petits conseils à suivre pour organiser sa soirée.


#RegardonsVersLeCiel



1. Sortir de la ville, et s'en éloigner au maximum. L'idéal est de rechercher les zones bleues ; ce sont les lieux avec le moins de pollution lumineuse, où l'on peut voir entre 1000 et 5000 étoiles (ça donnerait presque le tournis !). Pour ça, il y a la très utile carte Google map des pollutions lumineuses de l'AVEX.

2. Télécharger une application sur son smartphone pour repérer les étoiles, les constellations et même les planètes visibles à l’œil nu. Il en existe plusieurs qui sont gratuites et très bien faites ; je vous conseille de les tester avant pour voir laquelle vous plait le plus. Pour ma part, j'utilise l'application Carte du ciel qu'il suffit de pointer vers le ciel pour se repérer (existe pour iOS et Android).

3. Suivre le calendrier des phénomènes astronomiques : on entend toujours parler de la pluie des étoiles filantes des Perséides, mi-août,  mais il y en a plusieurs dans l'année. Le Chouette Calendrier rassemble les dates principales sur plusieurs années, et une fois qu'on a les dates en tête, on peut trouver des informations plus précises sur les magazines scientifiques en ligne.

4. Vérifier la météo. Cela peut paraître évident de ne pas sortir sous la pluie pour regarder les étoiles, mais personnellement, j'en oublie parfois qu'un temps sec ne signifie pas un ciel sans nuages... !

5. Emporter un plaid ou un drap pour s'allonger dessus et pouvoir contempler le ciel sans avoir mal aux cervicales au bout de dix minutes (oui, c'est du vécu !).

6. PRO-FI-TER. Du spectacle mais aussi des bruits de la nature qui nous entourent forcément si l'on s'est éloigné de la ville.



Crédit photo : Sindre Strøm from Pexels

17 juil. 2018

Cueillir un bouquet de fleurs sauvages d'été

Le mardi, juillet 17, 2018

Plus jardin à l'anglaise que jardin à la française, j'aime quand la nature semble reprendre ses droits.
Les accumulations, un peu hasardeuses, de pots en terre cuite sur la terrasse.
Notre romarin qui part en vrille et pousse dans tous les sens.

Un semblant de NATUREL dans des plantations guidées par notre main.

Pour les bouquets, c'est pareil.
Plus épis de blé que roses rouges, j'aime ceux qui semblent avoir été cueillis le long d'un chemin, un soir d'été. 

Alors forcément, rien de mieux que de vraiment le cueillir le long d'un chemin.
Le matin, ça marche aussi.
Ou l'après-midi, selon la chaleur ambiante.

Le tout est de se promener, de profiter de la nature, et de ramasser quelques brins au passage, pour se constituer un joli bouquet. 

C'est ce dont j'avais très envie, depuis une petite année : réussir à faire un bouquet que je peux garder toute une saison pour apporter un peu de nature dans l'appartement. Alors on a commencé cet été ; sans doute la saison la plus facile pour débuter avec les bouquets sauvages qui durent dans le temps.



#Bouquetdeschamps



Sortir de la ville et filer à la campagne, pour une promenade à pied ou en vélo, dans des sentiers en terre longés par les fleurs sauvages. Nous, c'est en Ardèche, à une heure de Lyon, que l'on passe une bonne partie de nos week-ends..

S'équiper d'un sécateur, d'un ciseau ou d'un petit couteau, pour couper les tiges. Cela évite d'avoir à tirer dessus et d'arracher leurs racines au passage, condamnant la plante à ne pas repousser l'année suivante.

Cueillir avec modération, aux endroits où les plantes sont nombreuses. On n'y pense pas toujours, mais il est important de ne pas déséquilibrer la nature en cueillant trop au même endroit.

Choisir des espèces végétales qui ne se faneront pas en quelques jours si on veut garder le bouquet durant tout l'été. Pour ma part, j'ai misé sur les graminées sauvages que l'on trouve absolument partout en cette saison. Ceux qui ressemblent à des plumeaux ou à de faux petits épis de blé, en laissant de côté ceux à la tige encore verte pour qu'ils sèchent plus rapidement. J'ai aussi pris quelques bleuets, qui apportent une belle couleur au bouquet, avant de devenir de belles fleurs sèches aux reflets jaunes/blancs, quelques semaines plus tard.

Repérer les champs de blé fraîchement fauchés (ça marche aussi pour la lavande, quand on est en Provence). Les machines laissent forcément derrière elles des épis que l'on peut ramasser sans voler la récolte des agriculteurs. C'était la petite touche que je voulais pour terminer de donner un esprit champêtre à mon bouquet d'été !

Prêt(e)s à vous lancer ?

21 juin 2018

Petits bonheurs slow life de l'été

Le jeudi, juin 21, 2018

J'ai un problème avec l'été : c'est paradoxalement une saison que j'attends presque impatiemment et que je n'aime pas pour autant.

Des restes de l'enfance.
Les souvenirs des grandes vacances. Des heures passées dans la piscine avec les cousins. Du couvre-feu qui s'éternise. Des chichis mangés en bord de plage...

Mais c'est aussi cette saison où il fait trop chaud.
Passé 28°C, je suis en short / débardeur, à espérer un retour des nuages dans un ciel désespéramment trop bleu, les bras presque collants de crème solaire.

Une saison à deux vitesse.
Elle m'aime moi non plus.

Adulte, les longues vacances d'été sont derrière nous. Ce n'est plus la saison où tout commence ; les sorties en semaine, les glaces à l'heure du goûter, les barbecues entre amis... c'est plutôt la saison où tout continue. Ces mêmes soirées sur la terrasse, ces glaces après le ciné, ces planchas allumées après 22h.

Une deuxième saison pour profiter de vivre un peu plus dehors. Pour repousser la nuit. Et prendre la chaleur comme une excuse toute trouvée pour RALENTIR le rythme. Finalement, que demander de plus ?


#SummerJustWannaBeSlow



Cueillir des baies de sureau après avoir guetté leur arrivée pendant plusieurs semaines. J'ai tellement aimé préparer mon cake aux fleurs de sureau à partir des fleurs récoltées que j'ai très envie de me lancer dans une confiture de baies à présent.

Tenir un carnet de jardinage ; on passe notre temps à lire des fiches sur nos plantes pour savoir quand tailler celle-ci, quand resurfacer celle-là... alors j'ai commencé à rassembler toutes ces informations dans un joli carnet pour pouvoir les retrouver en un coup d’œil. 

Regarder le ciel étoilé. Difficile de profiter de sa beauté quand on vit en ville, alors on profite de nos week-end en Ardèche pour s'installer dehors et repérer la Grande Ourse ou Cassiopée. 

Faire des bocaux avec le trop plein de production du potager des parents du bûcheron, c'est notre but culinaire de l'été ! Plutôt que d'acheter des conserves cet hiver, pour nos coulis de tomates, on va tenter de garder un peu de temps pour faire des bocaux dès que les tomates seront là.

Se promener à vélo, pas simplement pour se déplacer dans Lyon comme je le fais toute l'année, mais pour aller plus loin. Pour simplement profiter du paysage, du vent dans les cheveux... comme lorsque je longeais ce canal pour aller de Caen à la mer ; un moment très slow, très agréable.

Arroser les plantes le soir, les pieds dans mes bottes en caoutchouc, pour ne pas risquer de les brûler avec le soleil qui se reflète dans les gouttes d'eau. À la nuit tombée, avec les températures qui chutent et me feront presque frisonner, juste avant de boire une infusion et de me glisser sous la couette.

Préparer des eaux fruitées le matin pour en profiter à l'heure du goûter. Et se faire un plaisir (moins healthy) pour changer : menthe, citron vert et sucre, pour un mojito sans alcool que l'on peut consommer avec moins de modération !

Profiter des orages des soirs d'été qui rafraîchissent l'air et illuminent le ciel. J'adore me glisser dans ma chilienne, un plaid bien doux sur les genoux, et savourer une tasse de chocolat chaud tout en écoutant l'orage gronder.

Et vous, quels sont vos petits bonheurs slow life estivaux ?