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Montagne
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Un moment convivial au Rocky Pop Hotel

12 avr. 2017


Quand je pars en vacances, je loge rarement à l'hôtel ; je préfère bien souvent un petit appartement réservé sur Airbnb et compagnie, que je choisis bien COSY.

Parce que, dans la vie, j'apprécie deux sortes d'hôtel (pas plus) (oui, je suis pénible) : ceux qui nous en mettent plein la vue avec leurs quatre ou cinq étoiles, leur spa de folie et leur chambre plus grande que mon appartement, ET ceux où l'on se sent immédiatement, comme chez soi, où l'ambiance est conviviale et décontractée, peu importe le nombre d'étoiles au tableau.

Mais : les premiers coûtent un bras et font exploser le budget vacances ; et les seconds sont des perles rares qu'il n'est pas si facile de trouver. À défaut, je me rabats 90% du temps sur les appartements de particuliers.

Alors, quand on met la main sur ces petits COCONS hôteliers, on peut avoir envie de garder l'adresse pour soi ; ce serait dommage que l'endroit soit complet quand on voudra y retourner ! Ou alors, on peut se dire que ça sert à ça, un blog (ou des amis, ou la famille, ou ce que vous voulez d'autre) : partager ses coups de cœur, quitte à se faire rafler la dernière place.

Dernièrement, je suis partie prendre un grand bol d'air à Chamonix, juste avant que le printemps ne fasse complètement fondre la neige. C'était PARFAIT. Et c'était l'occasion de découvrir un hôtel complètement hors du commun, où vous vous faites accueillir par des ballons de plage géants suspendus dans les airs, si ce n'est pas par R2-D2 et C-3PO (qui est le grand-père de Sheldon, on est d'accord ?).


Petit tour
DU PROPRIÉTAIRE

Ma chambre n'était pas aussi grande que mon appartement, mais je me suis véritablement sentie BIEN dedans. 

J'ai essayé de vous expliquer pourquoi, en écrivant puis en supprimant mes phrases les unes après les autres, mais je n'y arrive pas. Parce que ça ne s'explique pas. Peut-être que c'est grâce à ces quelques touches de couleur rouge et chaudes dans la chambre, parfaitement dosées ; peut-être parce que cette salle d'eau à petits carreaux blancs à un côté rétro et réconfortant... C'est un ressenti avant tout.

Et le sentiment se prolonge dans les parties communes. Depuis le bar, on peut aussi bien apercevoir l'espace cuisine en libre service (avec tisanes à toute heure...), le coin détente avec les canapés en tissus, mais aussi les grandes et longues tables conviviales où l'on peut venir dîner... Un bel ensemble qui fait place, avant tout, au confort et à la convivialité.



On passe
À TABLE

Mais l'endroit que j'ai préféré, pour manger en tout cas, c'était sûrement cette salle qui semble presque suspendue à quelques mètres au-dessus du sol extérieur, avec ses tables basses inspirées de la culture japonaise (avec une petite surprise pour les européens que nous sommes : un espace creux sous la table pour laisser passer nos jambes !). On y a pris le petit-déjeuner aussi bien que le dîner, avec la montagne en arrière-plan.

Je crois d'ailleurs qu'on a goûté une bonne partie de la carte : burgers, pizzas, plats savoyards et gastronomie française. Et honnêtement, je me suis RÉGALÉE. Mention spéciale pour le baba au génépi, avec sa mousse si légère qu'on en reprendrait bien deux fois !

Et le petit-déjeuner ? Il passe haut la main l'épreuve du feu. Des œufs brouillés et du bacon grillé, c'est (presque) tout ce qu'il faut pour que je sois comblée dès le réveil. Les viennoiseries étaient aussi au rendez-vous pour mes envies de sucré, et j'ai même pu avoir bonne conscience en rajoutant quelques fruits dans un petit bol.

Je vous avoue qu'on s'est aussi laissé tenter par un verre au bar... deux soirs de suite. Mais pour la bonne cause ! Parce que je peux maintenant vous dire que j'ai été ravie des deux cocktails que j'ai goûté : le Rocky Sour (génépi, citron et griottines), local et original ; le Chambord Margarita (téquila, Chambord et citron vert), plus corsé mais très savoureux.


C'est l'heure
DE LA RÉCRÉATION

Le séjour s'est achevé par une victoire écrasante au baby foot, et une victoire mentale sur le ping pong dont je gardais le souvenirs de mes désastreux scores du lycée !

De chaque côté de l'hôtel, en terrasse abritée en somme, il y a quelques tables et canapés / fauteuils pour prendre l'air, profiter de la vue sur la montagne, ET organiser un petit tournoi amical de baby foot, ping pong, et même de pétanque. Ce qui est bien, c'est que ça nous amuse à (vraiment) tout âge.

Et j'avoue, je suis allée faire ma GEEK aussi : il y a deux bornes d'arcade à l'intérieur ; pas des bornes vintage, elles fonctionnent avec un émulateur (oui, c'est l'instant geek), ce qui fait qu'il y a quasiment 500 jeux dessus. Alors je me suis fait des petites parties de Mrs Pacman et de Arkanoïd (casse-briques) ; c'était trop tentant !

(D'ailleurs, si vous avez 2 ou 20 minutes de votre vie à perdre, il y a un Pacman en bas de la page du site de l'hôtel ! Vous me dites votre meilleur score ?) (ne m'en voulez pas, moi non plus j'ai pas su résister, et je n'avais pas envie d'être la seule...)



Rocky Pop Hotel
1476 Avenue des Alpages, 74310 Les Houches

Site internet : rockypop-chamonix.com

On termine sur une petite vidéo du séjour ?



Encore un grand merci à Laurence de l'agence Fort et Clair pour cette belle invitation.

Prendre un grand bol d'air à Chamonix

31 mars 2017


Ce n'est pas que l'hiver commençait déjà à me manquer ; mais la NEIGE, un peu. Ce crouch-crouch sous les bottes, ces paysages recouverts de blanc tellement apaisants...

Je ne skie pas. Mais j'aime la montagne en hiver.

Peut-être parce que j'avais l'habitude de passer l'hiver les pieds dans la neige, en Ardèche.
Et qu'à Lyon, la neige, je suis déjà heureuse quand elle recouvre un bout de mon balcon. À l'ombre. Pendant 5 minutes et demies. Sur 1/2 millimètre d'épaisseur.

Alors j'étais naturellement toute en joie à l'idée de passer trois petits jours près de Chamonix.

Doudoune sur les épaules, une grosse écharpe plaid autour du cou ; je me suis rendue à la gare TGV équipée comme jamais pour un après-midi où il ne faisait pas loin de 18°C au soleil dans les rues de Lyon. Normal.

Promenade
EN MONTAGNE

#LUNDI - 1h20 plus tard, j'arrivais à Bellegarde, prête à prendre le volant, direction Chamonix. Des voitures bien grandes pour mon petit gabarit nous attendait - des Kodiaq de la marque Skoda ; mais ça se laisse conduire avec une douceur folle, si bien que j'ai parfois eu du mal à faire descendre l'aiguille à 130 sur l'autoroute (je sais, c'est mal), et qu'en 1h30, j'étais à Chamonix, au milieu des montagnes enneigées et des paysages de FOLIE.

C'était lundi, en fin d'après-midi, et il était déjà presque l'heure de passer à table. 

#MARDI - Alors ce n'est que le lendemain que j'ai vraiment pu profiter de ces paysages de folie associés à un temps de dingue. Un ciel bleu comme jamais, un soleil qui me faisait presque tomber la doudoune...

C'est ce que je trouve agréable aussi, en montagne : les rayons du soleil cognent tellement qu'il fait hyper bon à cette période. (Et en plus, on évite les périodes de vacances scolaires, donc les lieux blindés de touristes ; donc c'est plus agréable #CQFD).


Presque pas par hasard du tout, notre promenade du matin dans les petites routes de montagne nous a mené vers l'Auberge de Boerne, au milieu d'une toute petite commune de quelques maisons parfaitement TYPIQUES, à la jolie architecture de montagne que j'aime tant, où l'on a croisé des totems sculptés sur des troncs d'arbre, et de la neige blanche sans une trace de pas dedans.

Le repas était simple mais avec de bons produits dedans : une salade de noix et de fruits secs, une tarte à l'aubergine, et un fromage blanc avec de la confiture de myrtilles ; je me suis régalée. Le petit moment hygge parfait pour clôturer ce repas : le thé bu au soleil sur le muret en pierre devant l'auberge, avec la montagne enneigée sous les yeux.

Auberge de Boerne - Gîte et refuge
288 Trélechamps, 74400 Argentière

Site internet : la-boerne.fr



On chausse
LES RAQUETTES

Et puis, on s'est envolé tout là-haut sur les pistes. Avec le balancement du téléphérique pour nous bercer. J'adore cette sensation : voir le sol nous échapper, et la montagne se rapprocher. On aurait presque l'impression de voler !

Sur les raquettes, c'était une autre histoire. On était, au contraire, bien accroché au sol. J'ai bien manqué de finir fesses premières dans la neige, mais mon sens de l'équilibre hors paire ma chance insensée m'a permis de rester à la perpendiculaire, et de continuer à progresser dans la neige.

On a appréhendé quelques pentes à la montée, on a profité de la vue folle sur la chaîne du Mont Blanc, on a fait des descentes un peu plus abruptes, et puis on s'est arrêté pour échanger, aussi, avec notre guide de haute montagne. Et c'était hyper intéressant, de parler de la NATURE, de l'évolution du climat, du pourquoi cette zone est balisée parce qu'aller y marcher dérangerait trop la faune et la ferait mourir... 

C'était la deuxième fois, que je faisais des raquettes. Mais c'était mieux que la première fois. On ne longeait pas les pistes ; on était légèrement à l'écart, avec les SAPINS pour compagnons de route. Et c'était chouette ; tellement que je n'ai pas vu passer la bonne heure et quart de promenade, qui s'est soldée par une tasse de thé bien chaude.

Compagnie des guides de Chamonix
Site internet : chamonix-guides.com


La détente
POUR TERMINER

Ce n'est pas que j'étais complètement épuisée, après la sortie raquette, mais quand même, le soir, je ne me suis pas faite prier pour filer sous la couette.

#MERCREDI - Et c'est peut-être pour ça que, le lendemain matin, c'était encore plus agréable d'avoir un programme de pure détente ; un petit moment au SPA Nuxe de l'hôtel Heliopic à Chamonix. 

L'endroit est juste parfait ; calme et reposant, avec le bruit de l'eau qui descend le long de la fontaine murale quand ce n'est pas le bruit des bulles du jacuzzi. 

Grande piscine et espace tisanerie - avec vue sur les sommets enneigés -, sauna, bain vapeur, hammam et bain bouillonnant... avec tout ça, on aurait presque du mal à savoir par où commencer si des panneaux ne nous suggéraient pas un parcours pour profiter au maximum des bienfaits du spa. 

Parcours qui commençait, pour mon plus grand bonheur, par le sauna. Fermer les yeux et profiter de sa chaleur enveloppante ; je ne connais rien de plus RELAXANT. S'en est suivi le bain vapeur puis la grotte de glace... où j'avoue, je ne suis pas restée plus de deux minutes. Je suis trop frileuse, alors j'ai terminé par une petite séance de hammam et de bain bouillonnant, avant de devoir retourner à la vraie vie, avec un corps tout mou tellement il était détendu.

Quelques heures plus tard, après un déjeuner à l'hôtel (dont je vous parle très vite), il était temps de rentrer à Lyon, et de faire le chemin en sens inverse, de la gare à chez moi, avec ma doudoune, le soleil qui tapait, et les 21°C annoncés en plein soleil. #Leprintempsestarrivé !

Spa by Nuxe de l'hôtel Heliopic
50 Place de l'Aiguille du Midi, 74400 Chamonix-Mont-Blanc

Site internet : heliopic-hotel-spa.com



Un grand merci à Laurence de l'agence Fort et Clair pour cette belle invitation.

La Clusaz version été

5 août 2015


Et si on refermait le volet de ce séjour intense en Savoie Mont Blanc par une dernière journée à La Clusaz, riche en sensations fortes et en paysages à couper le souffle ? 

Peu casse-cou et plus du genre à passer mes vacances dans un musée qu'accrochée à une falaise à 300 m du sol, je me suis pourtant laissée entraîner dans ce programme dingue que j'avais tellement envie de partager avec vous. Pour passer des vacances dépaysantes (et un peu sportives quand même) ou juste un week-end "wahou", suivez le guide !

Après une promenade autour du lac d'Annecy et un vol au-dessus du Grand-Bornand, nous avons donc mis le cap sur la station de ski de La Clusaz qui nous a dévoilé son plus beau portrait estival !


Via Ferrata Yves Pollet-Villard


La fille ultra concentrée sur l'emplacement de son pied droit, scotchée contre une falaise à pic d'où les randonneurs avaient à peine la taille d'une petite fourmi, c'est moi. Le vide sous mes pieds était vertigineux, et oser un regard vers le bas faisait un million de guili au ventre. C'était génial !

Pourtant, au début, je me suis vraiment demandée ce que je faisais là ; ce qu'il m'avait pris de dire oui à cette activité défiant toute ma personnalité non-adepte de sensations fortes ; et est-ce qu'il m'était encore possible de faire demi-tour. 

Je ne sais pas si c'est pareil pour toutes les via ferrata, mais celle-ci nous met vraiment à l'épreuve dans les 15 premières minutes. Est-ce que c'est une sorte de test pour savoir si on peut s'engager plus loin ? Peut-être. Toujours est-il que cette toute première partie nécessite un minimum de connaissance en escalade. Et heureusement, nous avions un guide de haute montagne très professionnel qui a su nous mettre en confiance. Il avait donc pris la tête de la cordée, et nous faisait passer les instructions : mettez le pied gauche dans ce trou, descendait le corps pour avoir plus d'aisance, décollez-vous du mur pour ne pas glisser... 

La première partie de 15 minutes, donc, m'a vraiment donné du fil à retordre. Déjà, parce qu'au début, on n'est pas encore habitué à avoir le vide dans son dos (même si le plus haut reste à venir), et que l'on commence tout juste à apprendre à se mouvoir contre la montagne. Alors on a peur de glisser, on se cramponne comme on peut, on se dit que c'est difficile de trouver de bonnes prises... et petit à petit, on prend un peu d'assurance, on s'élève de plus en plus haut, et on se promène en dépassant ses limites et en se vidant totalement l'esprit. Là-haut, on ne pense plus qu'à une chose : bouger le bras droit, accrocher le mousqueton, passer la corde, caler le pied gauche... Un vrai bonheur !



Merci à Fred, notre guide PAR-FAIT qui a même immortalisé ces moments sur le pellicule (je dis ça pour la forme, parce qu'aujourd'hui, le pellicule...voilà quoi), et à Juliette pour cette dernière photo sur la passerelle suspendue dans le vide.


Randonnée en VTT électrique


Je sais ce que vous allez me dire (si si !) : le vélo électrique, trop facile, c'est même pas du sport. Chose que je croyais aussi avant d'aller me promener dans la montagne et passer dans des sentiers escarpés.

Alors oui, c'est vrai, on roule plus vite et plus facilement, et on fait des montées de dingue qu'on n'aurait jamais cru gravir en vélo. Mais ce n'est qu'une assistance au pédalage, donc si on ne pédale pas, on n'avance pas. Et ça, ça change tout.

Si on est sportif, on peut donc se faire vraiment plaisir en s'offrant une bonne suée : il suffit de faire un parcours plus long et plus dur ; l'avantage : on voit des paysages encore plus beaux.

Et si on n'est pas sportif, on y va un peu plus tranquillement pour profiter d'une bonne balade à vélo sans mourir à l'arrivée.

À la base, je ne suis pas hyper sportive (mais je suis en train d'y remédier), mais on nous avait quand même prévu un parcours assez sympa (comprendre : pas de tout repos) : des passages un peu techniques et d'autres qui demandaient quand même de bien appuyer sur les pédales. Mais ça en valait la peine ! À l'arrivée, un chalet au bord du lac des Confins, presque adossé à la montagne, où l'on s'est fait un bon ravitaillement après tant d'efforts.





3 bonnes adresses à La Clusaz


Si vous organisez un séjour dans la station de ski, en hiver ou en été, voilà trois adresses que je vous recommande ; testées et approuvées par mes papilles !

La première, Le Chalet du Lac, se trouve au bord du lac des Confins, dans la réserve naturelle des Aravis ; autour, il n'y a donc que vous, le calme de la montagne et le paysage magnifique qu'elle offre. Nous nous sommes régalés autour d'un apéritif dînatoire fait de produits régionaux, et j'ai fait ma gourmande avec une excellente (et généreuse !) crème brûlée en dessert.



Une adresse en pleine nature pour un repas original après une randonnée : le Chalet de Paccally. La spécialité du chef : cuisiner avec des fleurs. Personnellement, je me suis régalée !


Et enfin, de retour à la station de La Clusaz, voici une adresse pour boire un bon cocktail (ou un verre de vin, du champagne, un jus de fruits...) : Les Caves du Paccaly


Alors, la montagne, ça vous gagne ? ;)


Encore un grand merci à Céline de Savoie Mont Blanc et Nicolas de We Like Travel pour ce beau programme à la Clusaz et durant tout ce séjour.

Randonnée et parapente au Grand-Bornand

24 juil. 2015

Parapente au Grand-Bornand

Qui aurait cru que l'été 2015 serait celui de mon grand saut ? Dans le vide, ou presque. Retenue par une grande voile, libre comme l'oiseau, planant au-dessus de la montagne...

Début juillet, je visitais Annecy le temps d'une journée, avant de mettre le cap sur Le Grand-Bornand, toujours en Savoie Mont Blanc. Station de ski l'hiver, terrain de jeu des randonneurs et des amateurs de sensations fortes l'été. C'est la deuxième fois que je découvrais les joies de la montagne en été, après un mois passé en Haute-Maurienne, à travailler la semaine et à profiter de chaque instant sur place le week-end.

Entre randonnée à la tombée de la nuit, grillades au feu de bois, baptême de parapente et découverte de la région, le programme fut riche et intense !

Massif des Aravis en été

Randonnée au soleil couchant


Prenez un guide passionné par son métier et débordant d'enthousiasme à l'idée de partager ses connaissances, ajoutez à cela de magnifiques paysages du Massif des Aravis, baignés d'une douce lueur de fin de journée d'été, et une randonnée dans le calme ambiant de la nature... 

Un cocktail détonnant pour un grand bol d'air pur !

Notre marche fut ponctuée de belles surprises et de découvertes : nous avons croisé une marmotte et un ver luisant, senti l'odeur de vinaigre dégagée par une fourmilière affolée, appris à distinguer la gentiane de sa presque jumelle la vératre (la première permet de faire des liqueurs quand la seconde est un dangereux poison), allumé un feu de camp avec les branches mortes collectés dans la montagne, et passé une soirée à se réchauffer autour de grandes flammes jaunes (so cliché mais tellement agréable !).

Et pour compléter la randonnée, il est possible de dormir sous un grand tipi aménagé de paille. Charlie, notre super guide (vraiment), conseille de laisser le sac de couchage de côté et de dormir à même le sol pour profiter au mieux de sa nuit au grand air. Et même si nous n'avons pas dormi sur place, je dois dire que la couche avait plutôt l'air confortable !

Le programme parfait pour une petite escapade entre amis (et pourquoi pas avec des enfants aussi) : après-midi randonnée, nuit sous le tipi avec LE barbecue sur feu de camp, et le petit-déjeuner à la ferme, avec le bon lait encore tiède, le petit fromage bien frais et les tartines de confiture maison.


Paysage du massif des aravis en période estivale





Baptême de parapente au Grand-Bornand

Baptême de parapente


Partager le ciel avec des champions de parapente : check ! 

Cette année, le Grand-Bornand organisait la première édition de l'événement "Back to Grand-Bo", une compétition regroupant les professionnels de la discipline pour les mettre au défi de réaliser la plus grande boucle aller-retour possible !

C'était aussi l'occasion de faire son baptême de parapente en bi-place, chose que l'on peut bien sûr faire toute l'année (même en hiver !) (décollage et atterrissage en ski, avis aux amateurs de glisse).

Et c'est donc le samedi matin, après une bonne nuit pour nous remettre de cette randonnée de nuit, que nous avons rassemblé tout notre courage pour monter jusqu'au sommet de la montagne en télésiège. Plus on prenait de l'altitude, plus mon cœur battait la chamade. Est-ce que j'allais oser le faire ? Allait-on devoir se jeter dans le vide au décollage ? J'avoue tout : je n'étais pas hyper rassurée, mais je savais que je le regretterais si je ne me lançais pas.

Tout est allé très vite au décollage ; pas le temps de se poser plus de questions. On nous a confirmé que les conditions étaient optimales pour voler, et je fus équipée, en un rien de temps. Pas de saut dans le vide pour décoller (ouf !) mais une pente raide dans laquelle trois petits pas, tout juste, ont suffi pour tendre la voile et démarrer le vol.

La sensation est immédiate : euphorie, allégresse, légèreté, liberté... c'est dingue, et je pense l'avoir répété au moins dix fois. 

J'ai même eu la chance de conduire moi-même le parapente et de faire des petits virages pour me promener tranquillement dans les airs ! (regardez la photo en tête d'article : c'est moi !! ^^ ) Et pour quelqu'un de peu rassurée au départ, j'ai même dit oui aux petits tours sur nous-mêmes (de l'extérieur, c'était peut-être moins spectaculaire, mais depuis le parapente, la vitesse paraissait folle !) (on a fait 5-6 tours, après j'ai préféré dire stop, ça commençait à me brasser, haha).

Mais ce qui m'a permis de vraiment apprécier, et de dépasser ma peur, c'est le professionnalisme du moniteur. Toujours à demander si ça allait, si je voulais faire des virages ou si je préférais aller tout droit... Et ça, c'était vraiment très rassurant !


Compétition de parapente au Grand-Bornand

  • Baptême de parapente en bi-place, petit vol (seulement en hiver) à 75 € ou parcours découverte à 90 € ; à partir de 6 ans.

Ferme produisant du reblochon fermier

Visite à la ferme


Saviez-vous que reblochon vient du mot "rebloche", qui signifie deuxième traite en patois ? Cette spécialité est en fait née d'une fraude fiscale d'antan. Les paysans payaient alors leurs taxes selon la quantité de lait produite en une journée. Au passage du propriétaire des terres, les paysans faisaient une première traite incomplète pour faire diminuer leurs taxes, et faisaient la seconde plus tard. Celle-ci était très riche en crème, donc toute destinée à devenir du fromage.

J'aime beaucoup ce genre de petite histoire sur les origines d'un produit ; on ne le voit plus de la même façon après !

Avis aux amateurs de fromage, donc : si je vous ai parlé du Reblochon, c'est parce qu'il s'agit d'une spécialité de la région, et qu'il est possible de rendre une petite visite à un exploitant dans sa ferme afin d'en découvrir la fabrication, et même de faire une dégustation.

Et pour les plus mordus de fromage, il y a le marché traditionnel du Reblochon, tous les mercredis sur la place de la Grenette.


Reblochon fermier en cours d'affinage



Et vous, vous aimez la montagne en été ?


Un grand merci à Céline de Savoie Mont Blanc et Nicolas de We Like Travel pour ce beau programme à la découverte du Grand-Bornand.
Louise Grenadine - blog slow lifestyle à Lyon depuis 2007