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Séjour au Maroc - la beauté du Haut Atlas et un aperçu de Marrakech

19 mars 2019


Tout a commencé par un magazine de vélo que lisait le bûcheron.
Et un article sur une course de VTT en plein désert marocain.
Des paysages de folie pour une course tout aussi dingue.

L'idée a fait son chemin, tranquillement, et pour ses trente ans, j'ai décidé d'embarquer nos amis dans cette aventure : partir tous ensemble au Maroc.

Le désert étant un peu trop loin pour un séjour de 4 jours, on a mis le cap sur le Haut Atlas.
Aux alentours de Imlil.
Un coin reculé connu pour être un bon point de départ pour la RANDONNÉE.
Et les balades en vélo.

C'était fin novembre. Et on se préparait à un multiple choc de températures.
La fraîcheur de la France. La chaleur à l'aéroport de Marrakech. Puis la douceur de Imlil... et les froides nuits au coin du feu, dans un tout petit village où les animaux se promènent encore en liberté.


Trois nuits à Tamatert


Je l'avoue, c'est la décoration berbère aux couleurs très douces, et le fait de savoir qu'il y aurait une cheminée dans chaque chambre, qui m'a fait jeter mon dévolu sur le Hiba Lodge.

Une maison d'hôtes à six chambres, perchée au-dessus de Imlil dans le village de Tamatert.
L'un des derniers villages desservis par une route goudronnée.

Autant dire que nous étions reculé de tout, ou presque.

Avec le bruit de la rivière en fond sonore, et le crépitement du feu dans la cheminée pour nous endormir. Feu absolument indispensable, tout comme les 4 ou 5 épaisseurs dans le lit et les nombreux tapis berbères au sol car, aussi confortable fut le lodge, il y faisait froid.

Il faut dire que nous étions au pied du Haut Atlas, avec le mont Toubkal pas si loin.
Alors la nuit, les températures chutaient drastiquement.


D'ailleurs, c'était devenu mon habitude.
Le matin avant le petit-déjeuner, comme le soir avant le dîner, j'allais me coller devant une des cheminées.

Je n'ai jamais mangé d'aussi bons TAJINES qu'ici.
Fatigués de nos journées de marche, on prenait le repas sur place.
Et tous les soirs, Rachida - qui tenait l'établissement et nous a merveilleusement bien accueilli - nous préparait une nouvelle recette.
Agneau, bœuf, boulettes... dans un tajine chauffé au feu de bois qui donnait ce petit goût parfait à tous les aliments.

Ce qui m'a furieusement donné envie d'avoir une cuisinière à bois, plus tard dans notre maison, tellement cette cuisson change tout.

Hiba Lodge
Tamatert, Imlil, 42152, Morocco

Site internet : hibalodge.com


Imlil - jour 1


Arrivés en début d'après-midi, nous avons découvert le village d'Imlil avec un sandwich de pain pita / bœuf / œuf / oignons dans un main...


... avant de prendre de la hauteur !

Le long de la route, puis des chemins.
Pas toujours véritablement tracés.
Un peu au hasard, simplement pour profiter du paysage et du soleil qui allait tranquillement se coucher dans la vallée.


Ouirgane - jour 2


C'est en taxi que nous avons commencé la seconde journée.
Mettant le cap sur le barrage de Ouirgane, pour découvrir une autre vallée.

Complètement DIFFÉRENTE.
D'autres reliefs.
La terre très rouge.



Et des cactus un peu partout.
Des figues de barbarie qui ne demandaient qu'à être cueillies.
Mais par des mains plus expertes que les miennes qui se sont retrouvées entièrement recouvertes de minuscules épines jaunes.

On a bien fait des rire un groupe de femmes et d'enfants qui passaient par là.
De vrais touristes !

Malgré la barrière de la langue, une des femmes nous a montré comment faire.
Elle a pris quelques branches dans une haie pour en faire un bouquet et taper les fruits avec.
D'une efficacité rare. Autant dire qu'on a reproduit la même chose sur nos mains !


Quand on a, en permanence une connexion internet avec soi, on oublie parfois ce que c'est que de se promener sans itinéraire tout tracé. De simplement se dire : et si on allait là-bas, voir ce qu'il y a ?

C'est peut-être ça, aussi, qui était tellement agréable lors de ce séjour.
Redécouvrir ce plaisir simple de... la DÉCOUVERTE. Au détour d'un chemin.
Se retrouver à visiter les ruelles d'un petit village qui se trouve sur notre route...


On a suivi la route, aussi. Pour passer de l'autre côté du lac.
Et on est même passé au travers.
Le niveau était bas, cela nous a semblé une bonne idée.

Une petite aventure, malgré tout. À sauter de cailloux en cailloux pour éviter de s'enfoncer dans l'eau jusqu'aux chevilles.

En fin de journée, le temps s'est fait menaçant, le ciel gris.
Un temps à retourner devant la cheminée... bien que la pluie ne soit jamais tombée.


Parc national du Toubkal - jour 3


On avait gardé le meilleur pour la fin.
Peut-être.
Parce que, finalement, chaque endroit ne se ressemblait pas. Et tout, jusque là, avait déjà été magnifique.

On avait donc prévu une grande randonnée. Au-dessus de Imlil, du côté du village berbère Armed, en direction du mont Toubkal.



Le soleil était de sortie, et il faisait bon.
Chaud même. La crème solaire n'aurait pas été de trop !

Le goudron n'était plus vraiment au rendez-vous.
Sur la route, les moteurs se faisaient rares, remplacés par les mulets qui sont indispensables à la population locale.

On a grimpé - pas mal -, descendu une pente un peu improbable, on est aussi monté sur des rochers pour profiter des paysages incroyables qui étaient à nos pieds, on a croisé un troupeau de moutons et des chercheurs de géodes dans le lit de la rivière, traversé un petit pont pas tout à fait stable pour découvrir une cascade presque cachée...




Le calme.
La DÉCONNEXION quasi totale.
Le grand air.
Marcher, se vider la tête, vivre au présent.

C'était parfait.
Je m'attendais à voir de beaux paysages, et donc à apprécier ce voyage bien sûr. Mais je ne m'attendais pas à ça, à ce bien-être procuré par ces quelques jours hors du rythme frénétique de nos vies quotidiennes.


Marrakech - jour 4


Le retour en ville a été quelque peu rude.
Après trois jours à côtoyer la quiétude de la nature, la plongée dans la médina de Marrakech fut un peu choc.

Mais nous avions quelques heures avant de prendre l'avion ; c'était l'occasion d'avoir un petit aperçu de la ville. On a parcouru les petites rues, comme tout au long de ce séjour, un peu au hasard. Passant devant un stand qui exhalait une folle odeur d'épices avant de se retrouver en plein souk du textile.

On a même croisé un charmeur de serpent.
Peut-être tout à fait commun, par ici. Mais c'était une première, pour moi.


La ville était bruyante, très énergique, un peu oppressante après ces quelques jours autour de Imlil... mais pleine de COULEURS aussi. Avec ces tapis accrochés contre les murs, ces bâtiments couleur ocre, ces lanternes qui pendent au-dessus d'une échoppe...

Bref, c'était beau.
Et malgré une chaleur à laquelle on ne s'attendait pas, fin novembre (et un coup de soleil sur le crâne...), ce fut une belle façon de clôturer ce voyage.






Conseils pratiques 


Avant de terminer cet article, je vous liste toutes ces petites informations qui nous ont bien servi durant ce séjour.

- Rejoindre Imlil : en taxi, depuis l'aéroport. À la sortie, les chauffeurs étaient très entreprenants et n'ont pas hésité pas à attraper nos valises pour les mettre dans leur voiture sans nous avoir dit le prix de la course. Négociez absolument le prix avant de partir. Si vous demandez trop bas, le chaffeur refusera catégoriquement, et vous pourrez proposer un peu plus à un autre chauffeur, et ainsi de suite jusqu'à trouver le bon tarif (un conseil donné par un local qui nous fut très utile !). On a payé 500 dirham à l'aller et 400 au retour pour cinq personnes ; c'est souvent plus cher à l'aller car le taxi risque de rentrer à vide.

- Aller à Ouirgane depuis Imlil : en taxi également. Rachida, du Hiba Lodge, connaissait un chauffeur qui est venu nous chercher à Tamatert. N'hésitez donc pas à demander là où vous logez, ils ont l'habitude d'accueillir des touristes et de réserver des taxis, et même des guides si vous en cherchez.

- Négocier : c'est notre chauffeur de taxi, à l'aller, qui nous a vraiment informé sur le fonctionnement, bien que nous nous étions déjà un peu renseigné. Il nous a expliqué qu'il s'agissait d'une véritable culture, et que les gens avaient ce plaisir de la négoce. Lui-même, quand il allait au marché, proposait un prix relativement bas, et quand il recevait un non catégorique, il passait au stand suivant en faisant une offre un peu plus élevée, et ainsi de suite. Pour ma part, je ne me suis occupée de négocier que pour acheter un petit tajine à épices dans la ville de Imlil. Sans parler, pratiquement. Simplement en regardant les différents modèles, en disant que j'aurais préféré plus petit, plus clair... bref, j'ai utilisé la technique de "je ne suis pas très intéressée", et je n'ai d'ailleurs jamais proposé de prix ; le vendeur s'en est chargé pour moi, le faisant baisser encore et encore jusqu'à atteindre sa dernière offre.

- Louer des vélos : il y a une boutique de location de vélo dans le village de Imlil, où il est possible de réserver et payer son équipement en ligne via le site Bimbimbikes.com pour éviter les frais de change. En revanche, ne vous attendez pas à avoir le même modèle que celui indiqué sur le site. Il est même possible, comme ce fut le cas pour nous, que la boutique soit fermée. Il faut alors appeler un numéro de téléphone, indiquée sur la porte, pour que le propriétaire vienne l'ouvrir.

- Manger : il y a quelques restaurants dans Imlil, mais tous n'étaient pas très bien notés et certains, d'après notre taxi, étaient même assez chers. On a donc pris tous nos repas du soir au lodge (et je crois qu'on aurait difficilement pu mieux manger !) ; Rachida préparait également des pique-niques pour le déjeuner, et on s'est aussi arrêté à une toute petite échoppe, dans Imlil, qui prépare de très bons sandwichs pain pita avec plusieurs ingrédients au choix pour 20 dirham.

- Boire : j'ai lu tout et son contraire. Ce qui ressort en général est que l'eau serait potable à Marrakech et dans les grandes villes, mais resterait déconseillée aux touristes qui sont plutôt sensibles des intestins. Du côté de Imlil, région tout de même assez reculée des grandes villes, on a opté pour l'eau minérale qui était d'ailleurs la seule servie au lodge. Des bouteilles étaient d'ailleurs à disposition dans les chambres, à notre arrivée.

Louise Grenadine - blog slow lifestyle à Lyon depuis 2007