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10 avr. 2018

Dernière escale en Islande, sur la Côte Sud

Le mardi, avril 10, 2018

Je n'aurai jamais fait autant d'articles sur un seul et même voyage, et j'ai pourtant envie de dire que c'est déjà la fin. 

La dernière étape de ce road trip vers l'inconnu.
Vers un nouveau type de voyage, pour moi.
Sans des dizaines de musées et châteaux à visiter, mais plutôt des immenses contrées nues. 
Inhabitées.
Sauvages.
Ou presque.

Je suis une fille qui aime la ville. L'agitation. L'idée qu'il y a toujours quelque chose à voir. À faire.
Et je me suis découverte une envie de calme. De NATURE. De partir sur les routes et de profiter du paysage. À deux. 
D'être dehors, entourée de panoramas sublimes, pour construire des trolls de pierre, suivre des oiseaux sur un sentier, écouter le bruit des vagues qui s'échouent contre les falaises volcaniques...

Après deux journées passées dans le Cercle d'Or, nous avons refait nos valises, chargé la voiture, et nous sommes partis pour une dernière escale sur la Côte Sud. Sans doute la partie la plus isolée de notre périple. Avec pour objectif de voir les premiers icebergs de notre vie...


Seljalandsfoss


L'intérêt d'un road trip, c'est de pouvoir s'arrêter quand on veut.
Quand un paysage nous semble intéressant.
Quand un panorama est indiqué sur un panneau.
Ou quand un groupe de personnes s'est arrêté, et que notre curiosité est attisée.

On avait ainsi toute une liste de points d'intérêts repérés sur une carte avant de découvrir les icebergs, en commençant par - sans doute - le lieu le plus humide de tout ce séjour : Seljalandsfoss. Une chute d'eau de 65 m de haut absolument assourdissante, qui éclabousse tout à plusieurs mètres à la ronde, mais surtout derrière laquelle on peut passer pour avoir un tout autre point de vue.

Le chemin est glissant. Un peu boueux aussi. Mais se retrouver derrière cette chute d'eau est MAGIQUE.


Gljufrafoss


Un peu plus loin, à cinq minutes à pied tout au plus, il y a une seconde cascade à aller voir.
Plus petite mais plus cachée.

Que l'on peut observer de haut, en faisant un petit peu d'escalade, ou par en bas, en se risquant à sauter de pierre en pierre, dans la petite rivière qui en découle. (C'est là que l'on est content d'avoir des chaussures bien étanches !). On se retrouve alors au pied de cette cascade, dans une CAVITÉ creusée dans la roche par le temps et - certainement - l'érosion due à l'eau.

On était trempé, malgré nos petites vestes étanches.
Pas question de risquer l'appareil photo là-dessous.
Mais c'était à voir !

C'est en reprenant la voiture, en longeant la côte Sud de l'Islande, que nous nous sommes rendus compte que nous étions pratiquement au pied de Eyjafjallajökull ; sans doute le volcan islandais au nom compliqué le plus connu de toute l'Europe. Ce volcan qui est entré en éruption, deux fois, en 2010, et qui a bloqué une bonne partie du trafic aérien...

Ainsi, le long de la route, on croise la ferme de Þorvaldseyri qui a notamment fait face aux nuages de cendres provoqués par l'éruption, avec succès, mais non sans difficulté. Nous n'y sommes pas allés, mais une exposition raconte les défis qu'ils ont dû relever pour que la ferme survive à cette éruption.


Skógafoss


Quand j'y repense, chaque cascade était vraiment différente. Et c'est sans doute ce qui les rend toutes si intéressantes à découvrir.

D'en bas, Skógafoss est absolument impressionnante. 62 m de chute sur 25 m de large ; elle est belle.


Mais pour l'apprécier pleinement, il faut faire l'effort de prendre les escaliers, un peu abrupts, qui permettent de monter à son sommet, de là où se jettent les chutes. Et partir pour 45 min de PROMENADE, environ, en longeant le cour d'eau qui rentre dans les terres, et dévoile alors de magnifiques paysages.

Un nuage de brume nous suivait. 
Le bruit de l'eau accompagnait notre marche.
Et devant nous, un océan de verdure.
C'était calme. Agréable. Reposant.


Sólheimajökull


À moins de vingt minutes en voiture, l'ambiance était tout autre.
Si je m'étais presque séparée de mon écharpe durant la balade le long de la rivière, je m'apprêtais alors à m'enrouler dedans des pieds à la tête.

Ce fut notre première rencontre avec un GLACIER.

Ou une langue glacière, plus exactement ; celle de Sólheimajökull, qui peut s'escalader avec un guide et l'équipement adapté.
Sans, il est déjà possible de l'approcher de très près, et de mettre les pieds sur cette plage de sable et de glace qui la borde.


Reynisfjara


Notre dernière étape de la journée fut la plage de sable noir de Reynisfjara.
Je ne vous en ai pas parlé, jusqu'ici, mais l'Islande est l'un des personnages principaux de la série Games of Thrones ; les paysages volcaniques, été comme hiver, se transforment régulièrement en plateau de tournage.

C'est le cas de cette plage, près de la ville de Vík í Mýrdal.


Maison d'hôtes


Notre logement, pour la nuit, se trouvait alors à pas moins de 218 km de Vik.
Ce soir là, on avait choisi une petite ferme / maison d'hôtes pour point de chute, loin de tout
Entourée de moutons.

Mais je crois que ce qui m'a le plus marquée, c'est la distance à parcourir pour trouver la première supérette et la première station essence : plus de 50 km. Pas question d'oublier de faire son plein d'essence !

La Côte Sud était clairement l'étape la plus SAUVAGE de notre road trip. Déserte. Très peu urbanisée. Mais avec de magnifiques sites naturels à découvrir.

Lækjarhus Farm Holidays
Borgarhöfn 6, Lækjarhús, 781 Höfn

Je crois que c'est pour cela, que j'aime tant partager avec vous mes voyages : parce que j'ai l'impression de les faire une seconde fois.
Mais inévitablement, je dois les terminer, une seconde fois...

Réveillés par aucun bruit de voiture aux alentours, nous n'avons cependant pas traîné au lit ; nous avions une longue route avant d'arriver à l'aéroport, et les icebergs nous attendaient !


Jökulsárlón


Sans doute l'endroit où je me suis le plus crue au Groënland.

Des ICEBERGS dérivaient devant mes yeux en direction de la mer. 
Avec leur couleur bleue absolument impressionnante. 
De véritables statues de glace façonnées par la nature, parfois striées des cendres des éruptions volcaniques.

Au bord de la lagune, l'air semblait avoir subitement chuté de 10°C, et pourtant, nous y sommes restés un moment, à regarder les nuances de couleurs, les formes des icebergs, et leur dérive, pas si lente que ça d'ailleurs !



Un petit arrêt sur la route pour admirer une dernière fois ces petites églises islandaises, à l'architecture trop mignonne pour ne pas faire penser aux maisons de poupées.


Parc national Skaftafell


Pour cette toute dernière journée en terres vikings, nous avions envie d'en prendre plein les yeux, une dernière fois.

Alors après les icebergs, nous nous sommes arrêtés au parc national de Skaftafell pour s'offrir un dernier grand bol d'air pur durant une belle randonnée de deux heures.

Plusieurs circuits sont prévus pour les touristes, avec des panneaux indiquant les différentes routes à suivre afin de découvrir les beaux sites naturels que renferme le parc. À commencer par la CASCADE de Svartifoss, moins impressionnante que celles des jours précédents, mais absolument superbe. Elle jaillit au centre d'une très belle formation d'orgues basaltiques qui sont caractéristiques de l'île.


Nous avons peut-être eu de la chance, mais c'est dans un grand calme que nous avons pu faire cette PROMENADE. Bien que ce soit un parc très populaire, on était bercé par le chant des oiseaux et le bruit du vent. Les conditions idéales pour discuter tranquillement et profiter du paysage qui se déroulait sous nos yeux.


Au milieu de cette verdure, nous avons vu se dessiner, au loin, la langue glacière de Skaftafelljökull. Un point de vue permet d'en surplomber une partie, depuis les falaises de Sjónarnípa, et d'admirer les icebergs qui s'en détachent.

Un océan de glace, voilà ce qui se trouvait à mes pieds.
Avec la montagne, face à moi, embrumée.
Le ciel bleu perçant sous les nuages blancs.



27 mars 2018

Excursion dans le Cercle d'Or islandais - Kerið, Geysir, Gullfoss

Le mardi, mars 27, 2018

Comment nous avons réussi à nous extraire des sources chaudes de Reykjadalur ?
Grâce à un petit coup de pied de la vraie vie. Celle où il y a encore quelques horaires à respecter, notamment si l'on veut récupérer sa chambre à l'hôtel avant que la réception ne ferme.

C'est d'ailleurs le premier et seul hôtel où nous avons logé de tout le séjour.

Avec un petit déjeuner comme je les aime, nous attendant sagement le matin. Œufs brouillés, bacon, jus d'orange et gaufres ; tout ce qu'il fallait pour commencer cette seconde journée dans le CERCLE D'OR, à la découverte de toujours plus de sites naturels... et extraordinaires.


Hôtel Gullfoss
Brattholt, Blaskogabyggd, 801 Seloss

Site internet : hotelgullfoss.com

En commençant par Kerið...


Kerið


Là, sous nos yeux, un CRATÈRE d'explosion de plus de 6500 ans dans lequel est venu naturellement se former un lac. 
Vert. 
Entouré de terre rouge.
Comme si un peintre s'était fait plaisir, et avait choisi les couleurs les plus saturées de sa palette pour peindre le paysage qui s'étalait sous nos yeux.

Nous avons pris le temps d'en faire le tour.
En longeant le cratère, par le haut. Puis le lac, par le bas.
Et d'observer les oiseaux qui marchaient tranquillement le long du sentier. Plutôt habitués aux touristes, il faut croire.

L'occasion d'une petite balade d'une heure environ ; pour se réveiller et commencer la journée par un grand bol d'air, avant de continuer notre route.


Geysir


Comme la source chaude de Gunnuhver, Geysir est absolument incontournable en Islande.
Ne serait-ce que pour se trouver être LA source chaude jaillissante qui a donné son nom à toutes les autres : les GEYSERS.

Bien que depuis 1916, son activité s'est drastiquement ralentie, et qu'il demeure rare, aujourd'hui, de le voir s'élever aux 80 m pour lesquels il est célèbre.

En arrivant sur le site géothermique, j'avoue que nous n'avons pas été follement doués. La carte indiquant les geysers, à l'entrée, est plus qu'approximative dans sa représentation des distances, si bien que nous avons attendu quinze bonnes minutes devant un champ de simples fumerolles.


Ne riez pas.
Je vous le confesse pour vous éviter cette erreur.

Suivez plutôt le chemin principal jusqu'à arriver devant une pierre sur laquelle est gravée STROKKUR. Le petit frère ou le voisin de Geysir. Un geyser plus modéré mais beaucoup plus régulier, qui jaillit entre 15 et 30 m de hauteur, toutes les dix minutes environ.


Je pense qu'on a bien dû le voir se manifester une bonne dizaine de fois.

De près (en veillant au sens du vent pour éviter la douche) mais aussi de loin. Prendre du recul permet d'avoir une meilleure appréciation de sa hauteur... et de payer une petite visite à Geysir, bien qu'il était clairement endormi ce jour-là.


Et c'était déjà l'heure du goûter.
Dans un coin touristique où, étonnement peut-être, les restaurants et les salons de thé ne se bousculent pas.

On a tout de même trouvé un peu de chaleur autour d'une tasse de chocolat chaud viennois et d'une part de carrot cake au Geysir Center, qui est à la fois une grande boutique souvenir, un centre d'information, une station essence et un restaurant.

Geysir Center
Haukadal, Selfoss 801

Site internet : icelandtravel.is


Gullfoss


Souvent, on voit les chutes de Gullfoss sous un grand ciel bleu, en photo.
Avec un petit arc-en-ciel qui se forme, tellement il y a de l'humidité dans l'air.

Pour nous, l'ambiance fut tout autre.
Plus mystérieuse, peut-être.

Il faisait plutôt gris. Il a même plu d'ailleurs. Si bien qu'une épaisse brume enveloppait les cascades. Une brume venant à la fois du ciel et des chutes elles-mêmes.


Leur débit est impressionnant. Et le bruit de l'eau, presque assourdissant. 
Mais assourdissant dans le bon sens. 
Parce que reposant. 

Quand on vit en ville, toute l'année, on en oublie les sons de la nature. Combien cela peut-être agréable, d'entendre autre chose que le silence d'un appartement au quadruple vitrage.

Bref, c'était la plus grande CASCADE que j'avais jamais vue. 
La plus grande double cascade, pour être exacte, puisqu'elle se jette deux fois à quelques mètres d'intervalle, créant ainsi, tout autour d'elle, un nuage constant de gouttelettes en suspension.

La légende raconte qu'elle renferme un trésor. Celui de Gygur, un riche fermier qui ne supportait pas l'idée que tout son or serait légué à une tierce personne, à sa mort. Il jeta alors un coffre, rempli de sa fortune, dans les chutes.


Contrairement à notre premier soir dans le cercle d'or, nous n'avons pas traîné sur la route du retour, parce qu'il est difficile de se restaurer après 19h - 19h30.

La veille, c'est dans une pizzeria, un peu plus loin sur la route, que nous avons atterri.
Sur les (très bons) conseils du réceptionniste de l'hôtel. Une PIZZERIA aux airs de pub, où les pizzas étaient absolument délicieuses.

Skjol Café

Biskupstungnabraut, Kjóastadir 1, Geysir 801
Site internet : skjolcamping.com

Mais ce soir-là, le bruit des chutes de Gullfoss encore dans les oreilles, nous avons mangé notre dernière soupe de mouton du séjour au Geysir Center. L'endroit fait un peu cantine, mais la soupe était chaude et plutôt bonne. De quoi nous rassasier jusqu'au petit-déjeuner du lendemain matin, avant de prendre la route vers notre dernière étape de ce road trip... la Côte Sud.

13 mars 2018

Découverte du Cercle d'Or en Islande - Pingvellir et Reykjadalur

Le mardi, mars 13, 2018

Partager le récit de mon voyage en Islande, avec vous, me donne l’impression de faire ce voyage une seconde fois.

Et je m’en rends vraiment compte aujourd’hui, alors que cette série d’article touche presque à sa fin. Que j’approche dangereusement des dernières photos à trier. Et des dernières étapes de notre road trip.

Cela faisait déjà 7 jours que nous étions en terres Viking.
Que nous avions pris l’habitude de nous arrêter en plein milieu de la route pour admirer le paysage. Sans forcément toujours prendre le temps de se garer...

Et que nous avions presque laissé derrière nous les montres qui rythment nos vies. On conjuguait le temps au présent. Notre jeu de jambes battait les secondes. Et la qualité relative de la route décidait des temps de trajet.

Bref, nous étions vraiment en vacances.

Et après deux jours dans l’ouest islandais, on refaisait notre valise, direction le CERCLE D'OR.

Qui n’est, à proprement parler, pas du tout une région particulière de l’Islande, mais une zone artificiellement délimitée par le tourisme, en somme. Autant dire que si nous avions été seuls sur les falaises de la côte ouest, nous allions rencontrer beaucoup plus de monde à Þingvellir (que je ne sais toujours pas si je dois prononcer Pingvellir, Tingvellir ou Thingvellir...).


Parc national de Þingvellir


Je crois que c’est l’un de mes site préférés en Islande.

Même si, en écrivant ça, je me rends compte que j’ai tellement aimé tout ce voyage que j’ai du mal à choisir un endroit favori ; mais le parc national de Þingvellir est si chargé d’histoire et de sites époustouflants qu’il a une place particulière dans mes souvenirs.

D’ailleurs, le parc est classé au patrimoine de l’UNESCO, et ce n’est pas volé !


C’est notamment ici que fut construite l’une des toutes premières églises d’Islande (bien que l’actuelle date de 1859). Installée juste à côté de l’actuelle maison de campagne du premier ministre islandais. Autant dire qu'il a une vue pas mal du tout, pour les vacances !

Le bâtiment a, à l’origine, été bâti pour célébrer le 1000ème anniversaire de l’Alping, qui n’est rien d’autre que le premier parlement démocratique au monde, créé par les Vikings vers l'an 930.

Comme quoi, on est loin de la vision de barbares sanglants que l’on a d’eux aujourd’hui !


Et on y était : au rocher de la loi où tout a commencé, puis aux pieds des falaises de l’Almannagjá où les réunions eurent place, plus tard, du fait de la parfaite acoustique naturelle du lieu.

On a même marché dans le grand RIFT de l’Almannagjá, résultat de la forte activité tectonique du site. Les nombreux étangs, les rivières, les cascades et les failles qui façonnent le paysage de Þingvellir, sont les preuves vivantes de l’activité interne de la Terre, et de la divergence entre la plaque d’Amérique du Nord et la plaque d’Europe.


Et c’est un paysage à couper le souffle qui s’étend sous nos yeux quand on suit le chantier qui mène au centre d’accueil des visiteurs, sur une falaise.


Source chaude de Reykjadalur


On avait déjà pas mal marché, dans le parc national. Mais c’était une journée avec, il faut croire. Si bien qu’on s’est lancé dans une randonnée de 45 minutes aller et 45 minutes retour, pour se baigner en plein air.

Oui.
Alors qu’il faisait à peine 10ºC dehors.
Que le temps était loin d’être ensoleillé.
Et que nous n’avions même pas de serviette de bain pour nous sécher.

Mais on avait nos maillots de bain dans le coffre de la voiture, et on savait qu’on n’aurait peut-être plus jamais l’occasion de randonner dans une vallée géothermique avec une source chaude à l’arrivée.


Il y a environ 3 km de marche avant de pouvoir se prélasser dans l’eau à plus de 40ºC. Et ça se mérite un peu. Le sentier monte. Monte. Et monte encore. Il est préférable d’avoir une bonne paire de chaussures pour éviter de se fouler la cheville sur les parties accidentées. Et, là encore, on est prévenu : un pied en dehors du sentier balisé, et c'est la fondue de semelle (presque) assurée !

Mais on y est arrivé.

Après 45 bonnes minutes à sillonner la vallée GÉOTHERMIQUE, à passer dans des écrans de fumée, et à s’enfoncer toujours plus loin de la civilisation, nous découvrions une rivière où des dizaines de personnes se prélassaient.

C’en était presque invraisemblable.
Nous, avec nos doudounes et nos gants.
Eux, en maillot de bain.

L’endroit est aménagé juste comme il faut pour préserver le paysage naturel, facilitet la circulation et offrir un minimum d’intimité pour se changer (soit deux - trois paravents le long de la rivière ; j’avoue, j’ai demandé au bûcheron de me cacher derrière lui pour me changer).


Et c’est ainsi que nous, les deux extravagants de la famille, qui partent passer les vacances d’été dans un pays où les températures frôlent celles de l’hiver français, nous nous sommes retrouvés allongés dans cette rivière chaude au milieu de nul part, à faire un selfie improbable pour nos cousins.

Après avoir manqué de perdre deux pieds et deux tibias.
Parce que non, nous n’avions pas beaucoup réfléchi au pourquoi, plus haut dans la rivière, personne ne se baignait.
Alors on a pensé que c’était une bonne idée de s’y installer...
Jusqu’à ce que la moitié de mes jambes soient rouges écrevisse. En l’espace de dix secondes.
Et que je sois incapable de tenir plus longtemps, moi, la fille qui prend ma douche à 40°C.

Alors on est redescendu de deux-trois mètres, juste ce qu’il fallait pour que la chaleur soit supportable.

(Et donc nous avons supposé que plus on descendait, plus l’eau se rafraîchissait. Ce qui permet de choisir son endroit en fonction de ses préférences en terme de température.)


Le plus difficile, finalement, fut de réussir à s’extraire de ce lieu magique, où l’eau était si chaude que le besoin se faisait sentir, par moments, de sortir le haut du corps de l'eau, pour se rafraîchir.

Mais il était temps ; temps de quitter cette source chaude pour rejoindre nos vêtements restés sur le bord, baignant dans une température extérieure approchant tout juste les 10°C. Temps de se sécher avec un morceau de T-shirt et tout ré-enfiler pour refaire le chemin en sens inverse, avant de rejoindre l’hôtel pour une bonne nuit réparatrice.

C’était un peu fou, quand on y repense.
Parce que c’est tout ce que je n’aurais jamais songé faire.

Mais finalement, on a juste pris le temps de vivre une belle expérience. En pleine nature. Sans antenne wifi, sans vidéo, sans attraction à sensation forte...
Et c’était magique !